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 Tu étais mon nouveau rêve [Keithou & Charlie]
Charlie Dawkins
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Tu étais mon nouveau rêve [Keithou & Charlie]   
Jeu 12 Jan - 3:28
Le temps est long. Depuis que je suis enceinte, mon ventre m’empêche de trop bouger. Je suis devenue inutile, incapable d’aider Keith ou Elijah à faire quoique ce soit. La douleur est quasi constante et je ne peux pas m’empêcher de me demander si le bébé va bien. Si seulement nous avions pu avoir un vrai médecin, quelqu’un qui aurait pu m’examiner et nous rassurer quant à mon état et celui du bébé… Je crois que Keith se fiche bien de l’état du bébé. Je sens bien qu’il ne le tolère pas tout à fait, mais je suis pourtant sûre qu’il changera d’avis une fois que ce petit être sera venu au monde. Je sais qu’il sera une responsabilité énorme, surtout dans cette période d’apocalypse, mais l’idée de donner la vie au milieu de tous ces drames, je trouve ça réconfortant. Je glisse une main protectrice sur mon ventre bien rond maintenant. Dans trois mois, je crois, il devrait être là. Je me demande comment il sera, si ce sera une fille ou un garçon… Je crois que j’aimerais les deux, et je me prends à imaginer qu’un jour, quand tout cela sera fini, Keith et moi aurons une vraie famille. Je souris doucement, le soleil brille encore dans le ciel même s’il fait froid.

Seulement, l’ennui se fait vite sentir. Les garçons sont sortis, ils cherchent des provisions. Avec le temps, ils ont besoin d’aller toujours plus loin, de partir toujours plus longtemps. Mon inquiétude ne me lâche plus, dès qu’ils passent la porte de notre nouvelle planque. Nous avons du rejoindre les quartiers plus centraux d’Oakland pour avoir plus de provisions potentielles près de nous. Nous avons choisi Ghosttown, parce que Keith connaît bien le quartier. J’ai peur quand même. Toute seule dans l’appartement, j’essaie de chanter pour briser le silence de la solitude, pourtant ma voix résonne étrangement sur les murs froids. Un frisson traverse mon corps et j’attrape un sweat que je laisse ouvert pour faire de la place à mon ventre. Le contact humain me manque. J’ai beau aimer Keith, apprécier la compagnie d’Elijah, deux personnes ce n’est pas assez. Ma famille me manque, et dans ces moments de solitude profonde, je ne peux m’empêcher de penser à Luke. Il me manque terriblement lui aussi, mais la simple pensée de cette dernière nuit tous les deux me soulève le cœur. Les doigts tremblants, j’attrape un cachet et de l’eau. Il paraît que ça apaise les maux de ventre, les angoisses, un peu tout. Je ne sais pas trop si ça fonctionne, mais je fais au moins semblant. Sourire et dire que tout va bien, c’est tout ce que je peux faire pour Keith et Elijah, alors je fais au moins cet effort quand ils sont là.

J’entends un bruit d’ailleurs, et mon corps se tend brusquement. Le bébé réagit instantanément, je le sens bouger doucement, donner un coup. J’ai mal, mais alors que je lui parle d’une voix qui se veut rassurante, je me lève pour atteindre mon sac. Je suis obligée de le poser sur la table maintenant, parce que me baisser est devenu une véritable épreuve. Moi qui ai toujours voulu être maman, je me demande parfois ce que j’avais dans la tête. Le bébé bouge et je pose ma main sur mon ventre. Dans mon sac, j’attrape ce flingue que je ne veux toujours pas mais dont je ne peux plus me séparer maintenant. Plus question de me battre au corps à corps avec une poêle. Lentement, je me traîne jusqu’à la porte d’entrée de l’appartement et je glisse un œil curieux dans le couloir. J’ai à peine le temps d’apercevoir une silhouette qui grimpe les escaliers rapidement, sans se retourner vers ma porte. Mon cœur bondit dans ma poitrine et malgré l’inquiétude, malgré la fatigue, je ne peux pas m’empêcher de céder à la curiosité. J’attrape la clé de l’appartement et je sors en fermant derrière moi.

Je n’ai pas monté un étage que je regrette déjà. Tout mon corps hurle de douleur, que ce soit le dos, les jambes ou le ventre, j’ai l’impression de me faire rouler dessus par un camion. Mais je dois savoir, si quelqu’un s’approche si près de chez nous, il faudra que je prévienne les autres. Et si c’est une menace, je tire. J’ai appris maintenant, je ne raterai pas ma cible. Alors pour une fois que je peux servir à quelque chose, je prends mon courage à deux mains et je continue de grimper. Nous vivons au deuxième étage, pour se protéger un peu des zombies trop curieux, l’immeuble en a cinq, alors ma silhouette inconnue n’a pas pu filer bien loin. Je monte, mais je ne trouve personne. C’est quand je commence à me dire que j’ai rêvé, que je deviens folle à force d’être toute seule, que j’entends le bruit d’une porte. C’est au dernier étage, il me faut encore un temps fou pour y arriver. Essoufflée comme jamais, un vertige me force à faire une pause, adossée contre le mur et les deux mains sur mon ventre. Il commence à peser son poids celui-là, et j’ai vraiment hâte qu’il sorte de mon ventre. « Allez courage bébé… » Je lui parle encore, parce qu’il paraît qu’ils entendent. Je n’ai pas l’impression que ça l’apaise, mais le pauvre doit se dire que je suis une bien mauvaise maman avec le peu de nourriture et de repos que je lui offre. Pourtant, je finis par me reprendre et je trouve cette dernière porte en m’appuyant contre le mur du bout des doigts. Je crois qu’elle mène au toit et je n’ai pas tellement envie d’y aller, mais quelque chose me pousse à y aller. La connerie sûrement.

Je grimpe le petit escalier en métal en essayant de faire le moins de bruit possible. J’ai du mal à contrôler ma respiration et mon cœur bat si fort que je suis sûre qu’on peut l’entendre à 100 mètres à la ronde, mais tant pis. Je monte et quand j’ouvre enfin la porte qui mène au toit, mon cœur se fige brusquement. La silhouette, je la reconnais maintenant, et c’est celle de Keith. Il me tourne le dos, debout face au vide. Quelque chose ne va pas, je le sens d’ici, alors je m’approche doucement, en faisant tout de même un peu de bruit pour signaler ma présence. « Keith ? Qu’est-ce que tu fais là ? » J’arrive à lui demander d’une voix saccadée et sûrement plus inquiète que je ne l’aurais voulu, en me glissant à ses côtés.
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Keith Harrison
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Re: Tu étais mon nouveau rêve [Keithou & Charlie]   
Sam 21 Jan - 1:22
C'est un jour comme les autres qui s'est levé sur Oakland. Un putin de jour comme les autres, et pourtant le dernier pour moi.

Quand j'ai ouvert les yeux, on a suivit la procédure habituelle. On a pris notre temps, j'ai traîné au lit un peu plus longtemps que d'habitude peut-être, mais qu'importe, c'est pas comme si notre emploi du temps était bousculé de rendez-vous. Je ne peux jamais me lasser de somnoler contre Charlie, en écoutant sa respiration régulière et en faisant courir le bout de mes doigts sur sa peau douce. J'aime croiser son premier regard quand elle ouvre un œil curieux dans ma direction en émergeant doucement. J'aime cet air mal réveillé qu'elle me jette et pourtant plein d'amour, et ce petit sourire heureux malgré toutes les galères que l'on traverse. Quand j'y repense, ça me fout le seum de me dire que tout ça, c'était pour la dernière fois. J'en veux plus, j'en veux pour toujours. J'ai l'impression de ne pas avoir assez profité, et je suis bouffé par le regret. J'ai l'impression que ça fait des années lumières que je n'ai pas vu le beau sourire de Charlie, et savoir que je ne le reverrai plus, ça me brise le cœur. Alors je m'efforce de respirer à fond, et je retrace mentalement la journée pour trouver le courage qu'il me faudra pour la suite.

Je me rappelle avoir roulé hors du lit, parce que maintenant Charlie ne peut plus se permettre de sauter des repas. Il nous faut toujours plus de provisions, alors avec Elijah on se balade dans le quartier. Par chance je connais bien le coin, j'ai habité ici depuis toujours. Alors pendant que Charlie se repose en sécurité, on fouille les appartements, les uns après les autres, à la recherche du saint Graal. Je me rappelle que Elijah n'a pas voulu prendre Lily avec lui, par sécurité. Il débloque complètement avec cette guitare d'ailleurs, mais au fond, il n'est pas méchant. Après un dernier au revoir à ma princesse, on s'est grouillé de partir. La nuit tombe de plus en plus vite, et il faut aller de plus en plus loin pour trouver des trucs. Quand on a trouvé un immeuble que l'on avait pas encore fouillé, c'est peut-être à cause de ça qu'on s'est dit que c'était une bonne idée de se séparer pour fouiller l'étage un peu plus vite. Il n'y avait eu aucun bruit étrange, et l'endroit avait eu l'air calme. C'est ce qui a du nous mettre en confiance. Mon cœur s'accélère alors que je me rappelle de ces derniers instants. Je donnerai tout pour remonter le temps jusqu'à ce moment et hurler à mon moi du passé que c'est une profonde connerie.

Pourtant, impuissant, je me revois proposer l'idée à Elijah, qui n'y voit aucun inconvénient. Je me revois décider de partir du fond pendant qu'il partira du début, au plus proche des escaliers. Je ne sais pas à quoi je pensais en défonçant la porte de l'appartement sans me méfier. Je ne sais pas comment j'ai pu être aussi stupide pour baisser ma garde. Mais je me revois entrer dans l'appartement d'un pas rapide. Je panique presque alors que je me rappelle avec précision avoir cherché la cuisine, poussé par la faim et l'inquiétude que Charlie puisse se sentir faible. Je pourrais m'insulter la journée entière en me rappelant cet instant où j'ai posé ma batte sur le comptoir pour me jeter sur les placards à la recherche de quelque chose à manger.

Quand j'ai entendu le grognement, c'était déjà trop tard. Elle était trop près, j'ai mis mon bras en avant, par réflexe, pour protéger mon cou. Ça ne l'a pas empêché d'y planter ses dents. Avec toute la fureur qui l'animait, elle m'a arraché un bout de chair, et je n'ai pas pu contenir un cri de douleur mêlé à l'effroi. J'ai hurlé comme je n'avais jamais hurlé avant. C'était le cri qui marquait la fin de ma vie, et la fin de tout espoir aussi. Je me rappelle encore du son de ma propre voix, comme s'il résonnait toujours en moi. C'est le son de la fatalité qui s'est abattue sur moi aussi. Après tout c'était fait. Après tout ce temps, ces bâtards de zombie m'ont finalement eu. J'ai cru pendant longtemps que peut-être on allait s'en sortir. Que notre routine était imparable, et qu'il suffisait de continuer comme ça et d'attendre la fin du cauchemar. La fin, elle est là, mais ce n'est pas celle qu'on espérait tous.

Maintenant je me tiens le bras. Ça pisse le sang, et ça brûle comme si des flammes invisibles me léchaient le bras constamment. Ça me lance dans tout le bras, et je sais que je n'en ai plus pour longtemps. Je le sens, c'est en moi, dans mon sang. Ça s'insinue, ça me dérange, ça me brûle. Doucement le poison se faufile partout, et chaque pulsation de mon cœur fait courir le venin un peu plus loin en moi, en précipitant un peu plus mon funeste destin vers l'inévitable. Je vais vomir.

Hors de question de transformer en une de ces choses. Je ne veux pas mourir, mais je veux encore moins devenir un de ces pourris. Quelque part peut-être un autre couple lutte pour survivre. Je ne serais pas un de ceux qui les mènerons à leur perte. Alors j'ai crié à Elijah de courir. Je lui ai hurlé de sauver sa vie, et que l'immeuble était infesté. Il m'a cru, bien sûr. Il n'avait aucune raison de faire autrement. Il a détalé comme un vrai pro, je dois lui reconnaître. Moi j'ai pris mon temps. Je l'ai laissé mettre lui-même de la distance entre nous. Je l'ai contourné, et puis j'ai compté sur son bon sens pour comprendre que je ne reviendrais pas. Il m'en voudra peut-être de ne pas avoir été honnête avec lui, mais je m'en contrefous. J'ai quand même le droit de choisir ma propre fin !

Alors j'erre dans les rues, sans vraiment me décider. Je suis arrivé à la fin de mes mémoires de la journée, et inévitablement, mes pas m'ont ramené jusqu'à chez moi. J'hésite un instant devant l'immeuble. Je ne peux pas infliger cette vision à Charlie. Pourtant, mon cœur s'accélère et les larmes me viennent quand je songe que je ne la reverrais jamais. C'est injuste ! Je veux la prendre dans mes bras une dernière fois ! Je veux sentir son parfum, écouter le son de sa voix tranquille et voir encore son beau sourire. Tout ça, c'est fini pour moi. Tout est fini. Je ne veux surtout pas la voir pleurer, hurler, maudire le sort de me voir mourant. Je ne veux pas supplier Elijah de m'achever et de veiller sur Charlie pour moi. Il le fera, j'en suis presque sûr. Alors pour être sûr de ne pas hésiter, je grimpe les escaliers le plus vite possible. Comme un défi, je ne compte surtout pas les étages. Je sais pourtant quand je passe devant celui où Charlie se trouve, mais je ne ralentis surtout pas.

Mes poumons brûlent, ma tête tourne, j'ai le cœur qui va lâcher je le sens. Quand je débarque enfin sur le toit, je peine à trouver l'oxygène. Les sanglots me bloquent la gorge, les larmes me piquent les yeux, ma blessure continue de saigner, si ce n'est de plus en plus. Ma main gauche serre mon bras droit qui ne cesse de me faire mal. A ce stade, je serais capable de l'arracher moi-même pour faire cesser la souffrance. J'ai chaud, beaucoup trop. Je n'aurais probablement pas du courir. Je ne me sens pas bien du tout. Il me faut sans doute plusieurs minutes où je reste assis par terre, seulement à essayer de respirer. Ça n'est que lorsque le seuil de la douleur redevient supportable que je parviens à me redresser. Un vent doux me caresse les cheveux, et je me plais à croire que d'une certaine façon, c'est une caresse de ceux qui m'attendent de l'autre côté. Je ferme les yeux, je respire une dernière fois en ignorant mon bras qui me lance, et je laisse tomber mon sac au sol.

Une idée me vient, pourtant. Avant d'en terminer pour de bon, je prends le luxe de fouiller dans la petite poche pour en tirer la photo de Charlie. Elle est belle, dans une jolie robe, et elle a son sourire heureux, celui qui m'est si cher. Je fais courir un doigt sur ses lèvres en papier, en me rappelant leur véritable toucher avec un léger sourire. Voilà le dernier souvenir que je veux avoir d'elle. Je suis prêt. Il ne faut pas que je réfléchisse davantage. Je n'ai qu'à sauter, et voilà tout. Ce sera rapide, indolore. Ce sera fini, la douleur, la tristesse, l'angoisse. Terminé.

Et pourtant, pourtant destin cruel, tu frappes encore. La voix inquiète de Charlie retentit dans mon dos et me fige. Je suis comme transpercé en plein cœur par le coup du sort. Son souffle saccadé ne trompe pas sur le fait qu'elle vient de faire un effort douloureux, et pourtant mon regard reste rivé sur le vide. Je sais que je ne pourrais pas résister à un dernier regard vers elle. Je sais qu'il ne faut surtout pas que j'attende une seconde de plus. Et pourtant je ne peux pas m'empêcher de songer à ce qu'elle va ressentir si je fais une chose pareille. C'est déjà trop tard, elle a tout vu ou presque. Elle sait tout, ou ce n'est qu'une question de temps. J'ai soudainement perdu toute mon assurance. Face à ce vide meurtrier, j'ai peur. J'ai peur de mourir.

Alors je recule soudainement, et face à ma lâcheté j'éclate à nouveau en sanglot. "Charlie !" J'arrive à peine à murmurer, et je me jette dans ses bras sans croiser son regard. "Je...je suis....désolé." Je balbutie comme je peux alors que les sanglots me secouent violemment. Je la serre contre moi, comme si elle était la seule chose qui me retenait encore sur le toit, comme si j'avais déjà les pieds dans le vide. J'ai peur, si peur, je me raccroche à elle en espérant de tout mon cœur qu'elle m'empêchera de faire ça. Et je m'en veux, terriblement. Je suis un lâche, un looser, un bon à rien. Je détruis la vie de Charlie parce que je viens de perdre la mienne. Je ne mérite pas de vivre, et surtout je ne la mérite pas elle.
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