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 [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]
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[TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 10 Fév - 14:46
Avery était seule et ne pouvait dépendre que d’elle-même. Fatiguée, la jeune femme était à bout. La première semaine avait été difficile, tant physiquement qu’émotionnellement.

Sa rencontre avec Bradley Cooper, à l’aube du deuxième jour de la mise en quarantaine, lui avait permis de garder la vie sauve. Avery avait tout d’abord dormi profondément durant de longues heures, confortablement installée dans le lit d’hôpital de cette grande chambre chaleureuse, reprenant des forces. A la suite de quoi, elle avait pris une douche. Aujourd’hui, la simple idée de pouvoir se laver la faisait rêver. Ses vêtements étaient à nouveau souillés de sang, sa peau recouverte d’une fine couche de saleté et de sang coagulé… L’horreur. Avery avait cru, durant les trois jours passés en compagnie de Brad, que la situation s’arrangeait quelque peu. Elle avait eu de l’espoir. Bradley et elle avaient alterné les gardes, s’assurant qu’aucun rôdeur ne vienne les déranger dans la chambre, et étaient partis explorer chacun à leur tour l’hôpital, à la recherche d’autres survivants ou de nourriture. Bizarrement, ils ne croisèrent jamais âme qui vive dans les couloirs sombres de l’hôpital. Ils trouvèrent cependant quelques vivres, de quoi apaiser leur faim.
Bradley avait été mordu durant le quatrième jour. Ce jour là, Avery avait tué un être humain, lui tirant une balle dans la tête. Elle n’aurait jamais pu s’il ne l’avait pas supplié d’en finir. Elle avait tué son ami.

Survivre durant les quelques jours suivants n’avait pas été une mince affaire. Avery avait du,  à plusieurs reprises, se défendre contre des mordeurs affamés. Heureusement, elle avait bien souvent réussi à les éviter. La jeune femme avait vécu cachée, recluse. Sa discrétion l’avait sauvée à de nombreuses reprises. Cependant, elle n’osait pas, ou peu, dormir. Elle était terrifiée à l’idée d’être attaquée durant son sommeil.

Alors qu’elle avait cessé de compter les  jours, un bruit retentissant avait raisonné dans le bâtiment, semblable à un effondrement. Avery n’avait réussi à trouver la raison de ce vacarme qu’après de longues heures de recherches. Peut-être même une journée entière, elle ne savait plus trop.  L’un des murs d’Highland General Hospital avait été explosé. Avery ne se demanda pas comment, ni même par qui. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était sortir d’ici. Quitter cet enfer.

Pourtant, ce qu’elle vit à l’extérieur était tout aussi abominable. Des corps, des dizaines de corps. Ayant peur que l’un d’eux finisse par se relever, Avery ne s’attarda pas. Elle souhaitait s’éloigner, partir le plus loin possible. Mais les  quartiers alentours de l’hôpital étaient tous barricadés. Sans issue. Avery, épuisée et affamée, était dans un état pitoyable. Grelotante, elle regrettait à présent les murs de l’hôpital qui l’avaient protégée du froid jusque là. Ses collants étaient déchirés de parts et d’autres, laissant apparaître ses jambes nues. Quelle idée de porter un short et des collants par un temps pareil. Quelle abrutie. Heureusement, elle avait embarqué un gros sweat dans la chambre qu’elle avait squattée ainsi qu’un anorak noir à capuche, plutôt large.

Les rues étaient complètement désertes et la jeune femme ne croisa aucun rôdeur. Ses pas l’avaient guidée inconsciemment auprès du lac. Avery adorait Lake Merritt, il n’était pas rare qu’elle vienne traîner ses états d’âme ici, avant. Avant les zombies, avant la quarantaine. Avery décida de s’asseoir quelques instants sur des galets. Derrière elle se trouvait un grand immeuble, probablement un hôtel. Avery se laissa emporter dans ses pensées. Allyson et Layla étaient peut-être quelque part ici, encore en vie. Du moins, c'est ce que la jeune femme espérait.


Dernière édition par Avery Carter le Mer 19 Fév - 22:59, édité 2 fois
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Mer 19 Fév - 22:33
Ca faisait quelques jours déjà qu'Alice s'était jointe à eux, et qu'Alisha est partie sans donner le moindre signe. Rien de spéciale s'était passé durant ce temps, ils n'ont pas rencontré de zombies et donc ils ont en profiter pour se rapprocher. Il n'y a eu aucune tension, aucune dispute. Tout s'était calmé un peu comme s'ils étaient revenus dans "le bon vieux temps", en apparence. Durant la nuit, les cauchemars ne manquaient pas de se manifester. Jack avait souvent la visite de la petite, et c'est elle qui courait derrière lui avec sa poêle en main. Du coup, il dormait peu pour éviter, ce qui se voyait. Les autres ne semblaient pas plus dormir que lui, vu leurs cernes. Le jour, ils ne faisaient pas grand chose contrairement aux premiers jours. Ils se contentaient principalement de faire des tours de garde au cas où leurs nouveaux voisins viendraient leur rendre une petite visite. 
Bref, c'est durant une de ces journées que le bruit d'un écroulement se fit entendre dans tout l’hôpital. Ils n'eurent pas vraiment le temps pour y prêter attention qu'une horde de zombies se précipitait dans leur direction, et dans celle d'où avait semblé provenir le bruit. Jack se rappela avoir crié quelque chose aux autres, mais il ne saurait dire quoi, avant de se mettre à courir aussi vite qu'il pu. Il ne se demanda pas où ça le mènerait, ni même s'il arriverait à s'en sortir... il voulait juste vivre. Un regard en arrière, il vu Franz quasi à la même hauteur que lui et Michelle un pas derrière mais encore assez loin des morts-vivants. Ils ne semblaient pas comprendre plus que lui, quoique avec eux on sait jamais: si ça se trouve Franz avait compris ce qu'il se passait et il a transmit ça par la pensée à Mitchy. M'ouai, moyen. Durant un moment interminable, ils coururent droit devant, les zombards sur leurs talons. Jack ne voyait pas Alice, mais il espérait qu'elle ait réussi à se cacher quelque part. 

Ils coururent jusqu'à déboucher devant un trou dans le mur. What? Pas le temps de réfléchir, ils sortirent par là et ce qu'il vit l'aurait figer d'horreur si il n'y avait pas leur poursuiveurs derrières. Ils étaient dehors, ça oui. Mais c'était pire que ce qu'il a pu voir à l’intérieur de l’hôpital: il y avait des corps partout. En pleins milieu de la route, sur l'appuie fenêtre, dans les voitures qui étaient rentrées en collision, sur les toits... Partout... Partout...

Jack était à bout de souffle. Les deux autres l'étaient également. Il jeta un regard derrière lui; plus de mordeurs. Il s'arrêta. Non, il s'écroula par terre tentant de reprendre son souffle. Après quelques minutes où que des halètements s'entendaient, Jack regarda autour de lui. Il ne savait pas où ils étaient, il avait froid, faim et il était épuisé. Ses yeux passèrent de Michelle à Franz, de Franz à Michelle. 


" Où est Alice?"

Il savait que personne n'a vu Alice. Il le savait bien. Mais ça ne l'avait pourtant pas empêché d'espérer que l'un d'eux disent "Je l'ai vue se planquer dans une armoire, elle va bien". Il voulait plus perdre de personnes, il y en avait eut assez. 

Ils s'étaient arrêtés là pendant un quart d'heure, le temps de souffler et de reprendre ses forces. Durant ces quinze minutes, Franz n'avait rien dit. Pas qu'il était un bavard né mais il était du genre à conseiller d'aller là plutôt qu'ici, de faire ci au lieu de ça, ... C'était inquiétant de le voir ainsi, un air anxieux sur le visage... Jack le fixa quelques instants, dans l'espoir de percer ses mystères mais en vain. Il retourna son attention sur Mitchy qui était assise sur le banc et lui parla.
Ensuite, ils reprirent la route. Enfin, ils marchaient droit devant eux, errants dans les ruelles d'Oakland, à la recherche d'un refuge où ils pourraient manger à leur faim et dormir. Dans le groupe personne ne parlait, tous trop concentrer sur leur propre pensée, et après plus d'une trentaine de minutes, après avoir vu d'innombrable bâtiments, rues, cadavres et un grand parc,  ils aperçurent un hôtel qui serait idéal pour eux. En s'approchant de plus en plus du lieu, une jeune femme apparaissait devant qui semblait également vouloir prendre refuge ici. Jack regarda pour la deuxième fois Michelle et Le Vieux successivement puis s'arrêta avec eux. Ils ne pouvaient pas s'approcher d'elle comme ça, tout simplement. Après une discussion qui se déroula plus entre lui et Mitchy qu'à trois, la plus jeune se proposa pour aller parler à l'inconnue.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Jeu 20 Fév - 1:47
«Où est Alice?»
Ce fut la phrase qui me tira de mes pensées. Des corps, tellement de corps. Je n'avais jamais vu une telle horreur et à ce moment là, j'ignorais complètement que ce spectacle serait un de mes bons souvenirs.

Je me tournai vers Jack, tentant d'ignorer le haut-le-cœur qui s'empara de moi.

«Elle est partie, simplement.»

«Et elle ne reviendra pas.»

Je ne savais pas où elle était, je ne savais pas pourquoi elle était partie non plus. Par contre, un sentiment de déception s'emparait de moi chaque fois que j'y pensait. Chaque fois que je parlais à un nouveau -ou une nouvelle dans notre cas-, celui-ci partait ou, dans le cas de Scout, disparaissait pour toujours. Je serrai les poings et pensai à autre chose.

Nous continûment notre chemin. Je m'arrêtai même sur un banc quelques instants. Le sommeil du groupe entier était difficile. Un soir, j'ai même entendu Jack dire dans son sommeil: «Non, pas la poêle...!»

Puis, une silhouette au loin. Je serrai mon couteau plus fort, avant de me rendre compte que ce n'était pas un rôdeur, mais plutôt une femme. Je me tournai vers mes compagnons et leur demanda si nous devions approcher la femme. Voyant Franz silencieux comme une tombe et connaissant la difficulté d'approche de Jack, je me proposai pour lui parler. Étant devenue la ''porte-parole'' du groupe, je m'y attendais un peu.

J'avançai prudemment vers la femme. Ses formes et son visage s'éclaircissaient à chaque pas. À mis chemin entre elle est les deux hommes, je m'arrêtai et regardai mes compagnons. Mon regard criait l'hésitation, mais Jack me fit signe de continuer. Je déglutis et retournai ma tête vers l'avant et avança d'un pas certain. Je rangeai mon couteau dans ma ceinture avec l'autre. J'imagine que notre rencontre aurait été étrange si je l'avais abordée avec une arme pointée sur elle.

J'essayai de me remémorer comment parler à quelqu'un sans avoir l'air étrange. Enfant, c'était tellement facile. Pas de jugement sur qui tu es, la condition monétaire de ta famille ou encore, sur l'apparence. Quoique si mon approche était refusée à cause de quoi j'avais l'air, c'est moi qui aurait juger la jeune femme. Certes, elle était jolie. Mais nous étions aussi tâchées de sang et aussi décoiffée l'une que l'autre.

Je chassai ces pensées stupides de mon esprit. Ma capacité d'imaginer des situations inutiles et complètement débiles en état de stress m'a toujours surprise.

Je ferme les yeux et respire grandement. Courage. Rappelle toi la maternelle. Vous êtes des enfants. N'ai pas peur.

Je tentai de faire assez de bruit à chaque pas, ne voulant pas la faire sursauter en lui parlant.

«Je... bonjour. C'est une belle journée, n'est-ce pas ?»
Je me mordis la lèvre. Oh oui, quel beau paysage. Un vent froid et le regard aux aguets, au cas où un mangeur d'homme arriverait. Je devais faire mieux.

«Tu es seule ? C'est dangereux, être seule... dans ce monde. Nous sommes trois, nous. Enfin, nous étions plus, mais certains nous ont quittés. Enfin, quittés, ils sont partis hein ! Ne pense pas que tous ceux avec nous meurent subitement hein ! Ha ha ha ! ...ha.»

Ha. Ha. Ha. Je repensai à Scout. À Alisha et Alice qui devenaient on ne sait quoi. Je me battais contre mes larmes. Non, pas maintenant, n'y pense pas.

Je m'accotai contre la fontaine et regardai le sol.

«...Excuses-moi. Je dis n'importe quoi, vraiment. On m'a un peu nommé porte-parole tu sais. Je dois avoir l'air terriblement folle à t'approcher ainsi. Mais on ne peut pas survivre seul. Et nous, on est trois. Une personne de plus nous aiderait. Tout le monde y gagne. Je crois que je dois vraiment avoir l'air débile. On ne se connait pas mais... Je ne sais pas pourquoi on m'a envoyé.

Je me relevai en balançai mes bras d'avant en arrière.

«Nous serons là-bas, si tu veux nous rejoindre. On en devrait pas bouger beaucoup, ou alors pas rapidement. Enfin, un peu plus rapidement qu'eux mais... Je me tais.»

Je me dirigeai vers mes compagnons, une main sur mon front, à frotter ma sueur et ma stupidité, et une main sur mon cœur, à prier que mon discours n'ait pas été dit pour rien.

Devant le regard interrogateur de mes camarades, je secouai négativement de la tête.

«J'ai vraiment été stupide. On verra ce que ça donnera.

En me dirigeant vers un banc pour ruminer seule, je glissai presque silencieusement, comme un murmure imaginaire à Fran:

«S'il-te-plait, on a besoin de ta force. Redeviens notre Fran. On n'y arrivera pas sans toi. Je n'y arriverai pas.

Ah oui, j'avais oublié qu'à la maternelle, j'étais celle qui n'osait jamais parler. Contente de constater que rien n'a changé.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Ven 21 Fév - 2:29
Cet hôpital avait été la pire expérience de toute sa vie.

Ce ne fut pas long qu'au début de la première semaine il rencontrait Michelle et Jack, deux jeunes adultes qu'il arrivait presque à considérer comme des amis au bout de 8 jours de survie groupés. Cependant, il avait aussi rencontré Alisha (avec qui il avait eu une relation presque mauvaise, mais il savait malgré tout qu'elle n'était pas un danger pour eux.) et Scout à ce moment là, la première étant désormais disparue et la seconde... il ne voulait même pas y penser. Il ne voulait pas y penser, mais la seule chose qui lui venait en tête, c'était le son étouffé d'une balle que l'on tire à travers un coussin. Puis, il se rappelait de la vibration qu'avait causé le tir dans son bras. Il l'avait tuée, parce qu'elle avait été mordue. Et peu avant ça, il avait tué un vieil homme.

Au cours de sa première journée en enfer, Fran avait tué deux êtres humains. Le seul soulagement qu'il tirait de cela était que ce n'était pas devenu une habitude depuis. D'accord, il avait déjà éliminé un bon nombre de morts-vivants, mais il ne devait pas trop s'en vouloir pour ça, non?

Puis était venue leur première réelle mission; après s'êtres enfermés dans une chambre et êtres passés au travers du deuil de Scout, ils avaient décidé de trouver de la nourriture. Cela avait été étonnement simple et la rencontre d'Alice en avait été une bonne. À ce moment là, Fran avait compris qu'il était un diplomate totalement merdique et que pointer une arme à feu vers une adolescente en parfaite santé (minus la schizophrénie...) n'était pas quelque chose d'acceptable. Mais, à dire vrai, lorsqu'il avait appris à connaître un peu plus Alice, il avait réalisé qu'elle était une addition de qualité à leur trio habituel.

---

Ils traversèrent le trou causé par l'explosion, et le coeur de Franz s'arrêta.

En sortant d'ici, il espérait avoir affaire à des militaires, à la police, ou tout du moins que le périmètre de l'hôpital soit sécurisé. Faute d'un manque de batterie dans son téléphone, il n'avait pas pu écrire à sa femme depuis le troisième jour. Mais il savait qu'elle était là, à quelque part à North Oakland. Et ce qu'il voulait faire, bien évidemment, c'était d'aller la voir tout de suite.

Les alentours de l'hôpital étaient des plus déprimantes. Aveuglé par la lumière du soleil, l'allemand distingua fumées, feux, voitures entassées ou pulvérisées, des vrais cadavres et des cadavres qui bougent. Jusqu'où dans la ville avaient-ils avancés? Une partie de lui ne voulait pas savoir, mais l'autre espérait grandement qu'ils n'étaient pas parvenus à sa maison. Puis, un étonnant soulagement lui vint quand il se rappela que sa fille n'était pas en ville.

Il avait besoin de recharger son téléphone. Puis d'aller à North Oakland. Trouver sa femme et partir d'ici. Aussi affreux que cela puisse paraître, il n'hésiterait pas à abandonner Jack et Michelle si il pouvait assurer la sécurité pour sa famille. Mais, pour l'instant, ces deux là étaient sa seule bouée de sauvetage. Il devait s'y accrocher.

Depuis qu'ils étaient sortis de là, il n'avait pas parlé, beaucoup trop perdu dans ses pensées. Ainsi avait-il suivi ses deux compagnons, ne prenant aucune initiative pour les diriger.

---

Peu de temps après, ils étaient arrivés au Lake Meritt. Lieu où Franz et sa femme s'était rencontrés il y a plusieurs dizaines d'années. C'était un endroit qui lui rappelait beaucoup de choses, de belles choses habituellement. Mais voir le lac aujourd'hui ne faisait que l'enfermer plus profondément dans lui-même et ainsi son attention se reporta sur la réalité que lorsqu'il vit la femme assise. Les autres aussi l'avait apperçu et Fran mis aussitôt sa main sur le manche de son pistolet. Michelle s'était avancée vers elle et Franz s'avança un peu également. Il entendit sa partenaire lui parler et au même moment, il enlevait la sécurité sur son arme. Il était prêt. Un faux mouvement et il dégainait et tirait.

Mais, Michelle revenant, il mit de côté ses doutes. Surtout qu'elle ne paraissait aucunement effrayée. Tout était ok, donc.

«S'il-te-plait, on a besoin de ta force. Redeviens notre Fran. On n'y arrivera pas sans toi. Je n'y arriverai pas.»

Ce n'était pas du tout ce dont il avait besoin. Il ne répondit pas tout de suite, prenant une longue pause tout en regardant le lac.

«C'est ici qu'on s'est rencontrés, moi et ma femme. Dans l'hôpital, j'ai pu les oublier elle et Abigail pendant un petit moment. Mais depuis que je suis sorti, je n'arrive pas à penser à autre chose, parce que j'ai passé tant d'années avec elles ici. Tu n'y arriveras pas sans moi ? Moi, je n'y arriverai pas sans elles. Laisse moi un peu de temps avec moi-même. Je ne vous laisserai pas tomber.»

Pour l'instant, ils étaient sa famille.

Lentement, il s'approcha de la femme qui était assise. Il se mit à parler lorsqu'il su qu'elle pouvait l'entendre.

«Si aujourd'hui je devais mourir, je voudrais que ça soit ici, près du lac. Je m'appelle Franz. Fran.»
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Jeu 13 Mar - 0:34
Tout était calme et silencieux près du lac. Le silence étant trop difficile à supporter, Avery frottait ses Dr Martens d’un geste nonchalant sur le sol. Le bruit du mouvement régulier de ses pieds sur les galets était la seule chose audible aux alentours. Le regard rivé sur la surface lisse du lac qu’elle aimait tant, tournant le dos à la rue, Avery était perdue dans ses pensées. En désaccord complet avec la réalité. S’il y a une chose qu’il est nécessaire d’avouer, c’est que l’attitude de la rouquine en cet instant n’était pas des plus sûres. En effet, celle-ci tournait le dos à tout danger possible sans se soucier aucunement de ce qui pouvait lui arriver. Il faut dire que les morts-vivants étaient le dernier de ces soucis. Le chant des oiseaux lui manquait, le brouhaha des conversations et de la circulation semblaient soudain ne pas être si terrible, finalement, et la jeune femme regrettait sa vie d’avant. Le calme de cet endroit l’angoissait. Elle n’était pas bien. Pourtant, en regardant le lac, Avery aurait pu croire que rien n’avait changé, que tout était comme avant. Avant... La jeune femme laissa échapper un soupir. Tandis qu’elle pensait à Alisha, elle prit une grande inspiration. Ce n’est absolument pas le moment de craquer.

Lorsqu’elle entendit des bruits de pas réguliers sur les galets, Avery ne se retourna pas immédiatement. Elle avait la certitude absolue qu’il s’agissait d’un humain. La vitesse et la démarche ne trompaient pas.

«Je... bonjour. C'est une belle journée, n'est-ce pas ?»

Avery, toujours assise par terre, se contenta de lever la tête en direction de la jeune fille arrivée à sa hauteur. Celle-ci semblait plus jeune qu’elle. Son visage aux traits fins et parfaitement dessinés lui donnait un air innocent et sympatique. Pourtant, elle semblait également très mature. Malgré tout, la brune semblait plutôt gênée d’aborder ainsi Avery.

Un sourire étira le visage de la rouquine. Une belle journée, hein ? Difficile à dire. Pas de zombie, pas de pluie. Peut-être... Malheureusement, Avery avait du mal à relativiser. Aucun journée n’était belle à ses yeux. Tout était injuste. Injuste et dégueulasse. Et elle n’avait aucune envie de parler du temps. Elle n’avait pas envie d’être abordée. Elle voulait juste que tout ce bordel touche à sa fin.

« Tu es seule ? C'est dangereux, être seule... dans ce monde. Nous sommes trois, nous. Enfin, nous étions plus, mais certains nous ont quittés. Enfin, quittés, ils sont partis hein ! Ne pense pas que tous ceux avec nous meurent subitement hein ! Ha ha ha ! ...ha. »

Les yeux brillants, l’inconnue semblait extrêmement nerveuse. Avery, surprise par le discours de la jeune fille, resta silencieuse. La jeune fille étant maladroite et anxieuse, Avery se dit qu’il valait ne pas l’interrompre. Elle comprenait l’attitude de la jeune brune. Ils avaient probablement vécus des moments difficiles dans cet enfer.

«...Excuses-moi. Je dis n'importe quoi, vraiment. On m'a un peu nommé porte-parole tu sais. Je dois avoir l'air terriblement folle à t'approcher ainsi. Mais on ne peut pas survivre seul. Et nous, on est trois. Une personne de plus nous aiderait. Tout le monde y gagne. Je crois que je dois vraiment avoir l'air débile. On ne se connait pas mais... Je ne sais pas pourquoi on m'a envoyé. »

Avery ne savait absolument pas quoi répondre. On peut vivre seul, pensa-t-elle. Elle s’en était rendu compte durant ces derniers jours. Elle avait changé. Cette apocalypse était en train de faire d’elle quelqu’un d’autre et elle n’aimait pas cela. Voir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’humain, était rassurant. Au fond, Avery avait peur d’être seule. Mais elle avait aussi peur d’être avec des gens. Peur de s’attacher. Peur de devoir tuer. La situation actuelle était des plus étranges. Avery était mal à l’aise. Elle avait l’impression d’être recrutée. Avant même qu’elle n’ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, la jeune fille terminait son discours, avant de repartir, en direction de deux hommes se trouvant plus loin. Elle ne s’était même pas présentée… Avery tenta, sans pour autant vouloir sembler intéressée, de jeter un œil aux compagnons de la jeune fille. Ceux-ci étant trop loin, elle abandonna rapidement.

« Nous serons là-bas, si tu veux nous rejoindre. On en devrait pas bouger beaucoup, ou alors pas rapidement. Enfin, un peu plus rapidement qu'eux mais... Je me tais. »

Quelques minutes passèrent et Avery ne bougea pas. Elle devait saisir sa chance, augmenter ses chances de survies. Elle avait certainement pu survivre seule quelques jours mais elle ne tiendrait pas bien longtemps. Alors qu’elle commençait à sérieusement envisager la proposition qui venait de lui être faite, quelqu’un s’approcha à nouveau.

« Si aujourd'hui je devais mourir, je voudrais que ça soit ici, près du lac. Je m'appelle Franz. Fran. »

Lorsqu’Avery entendit la voix grave de cet homme raisonner derrière elle, elle eut comme l’impression qu’il venait de lire dans ses pensées. Interpelée par l’accent allemand, la jeune femme, toujours assise, tourna la tête en direction de l’inconnu. Celui-ci semblait presque faire deux fois sa taille. Sa musculature était d’ailleurs tout aussi impressionnante que sa taille. Avery remarqua que cet homme aux cheveux noirs était bien plus âgé qu’elle. Une dizaine d’années, peut-être plus. Impossible de le dire. Tout comme elle ne savait pas dire s’il était beau ou tout simplement banal.

Avery, ne souhaitant pas être regardée d’aussi haut, se redressa sur ses deux jambes. Elle se sentait totalement ridicule, du haut de ses 1m65, à côté du colosse lui faisant face, mais n’y laissa rien paraître.

« J’adore cet endroit, moi aussi. Si je pouvais choisir, ce serait aussi ici. »

Avery marqua une pause avant de reprendre la parole.

« Je suis Avery. Enchantée, Fran. »

Avery lui tendit la main afin de la serrer. S’il y a bien une chose qu’elle avait appris au fil des années, principalement en côtoyant des avocats et des hommes de lois, c’est qu’une poignée de mains ne trompe pas. La sienne était sûre et ferme et celle de son interlocuteur surpris la jeune fille. Pas d'hésitation, un geste assuré. Et rassurant. Malgré cela, Avery n'était pas convaincue.

« Vous avez eu pitié de moi ou vous souhaitez simplement améliorer vos propres chances de survie ? »

Avery ne voulait pas être rude ou sembler froide mais la situation actuelle lui semblait être des plus étranges. La fatigue n'aidant pas, sa susceptibilité était à la limite de se transformer en énervement. Soupirant, la jeune fille passa la main dans ses cheveux d'un geste nerveux. Le grand brun ne lui avait strictement rien fait. Tout comme la jeune fille, malgré sa maladresse. Se laisser ronger par la situation ne la mènerait à rien...


« Désolée. Mon but n’est pas d’être insupportable mais… »
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Ven 14 Mar - 4:55
L'allemand ne ressentit aucune gêne lorsqu'il la scruta de haut en bas une fois qu'elle fut relevée. Ainsi rencontrait-il encore une petite femme; elle semblait de la même taille que Michelle (... et donc d'Abigail), mais son visage était beaucoup plus mature. Certitude était donc qu'elle soit une adulte et il se dit que, une fois décrassée et coiffée, elle devait être plutôt jolie.

Tout de suite, il s'était fait une idée d'elle. Elle ne s'était pas levée quand Michelle lui avait parlé, mais il n'avait suffit d'une phrase évoquant la mort pour qu'elle réagisse. Il était très probable qu'elle ait perdu quelqu'un, donc. Comme eux ils en avaient perdus. Scout, Alisha et Alice. Une était morte, les deux autres disparues... mais Franz voulait éviter d'espérer pour elles, de peur de tomber sur leurs cadavres un jour.

Il ne comprenait pas exactement pourquoi elle avait adopté ce comportement si dangereux. S'asseoir près d'un lac, sans même prendre compte des alentours?

« J’adore cet endroit, moi aussi. Si je pouvais choisir, ce serait aussi ici. »

Oui. Ça, il l'avait compris. Il allait mourir ici, au Lake Meritt. À ce moment là, il le savait.

« Je suis Avery. Enchantée, Fran. »

Alors qu'il pensait à un tas de choses, elle lui tendit la main, qu'il prit et secoua. Toute cette formalité le surpris et, sans le vouloir, il sourit. Son travail d'avocat consistait en partie à serrer des mains et cela l'avait toujours amusé, car ses pattes étaient très souvent bien plus grosses que celles de ses clients et collègues. Il avait toujours l'impression d'intimider les gens involontairement.


« Vous avez eu pitié de moi ou vous souhaitez simplement améliorer vos propres chances de survie ? »

Il fut surpris de cette question, mais en compris l'utilité. Oui, il avait eu pitié. Et oui, il voulait améliorer ses propres chances de survie. Mais ce qui était plus vrai que tout, c'était qu'il ne voulait pas laisser derrière une personne en santé pouvant être sauvée. Ils seraient plus forts à quatre, et elle serait plus en sécurité avec eux.

Ses raisonnements furent interrompus.

« Désolée. Mon but n’est pas d’être insupportable mais… »

Il la coupa.

« Insupportable ? C'est un drôle de mot à utiliser dans ce contexte, j'trouve... Je comprends que tu te poses des questions. Oui, on a eu pitié et oui, on veut améliorer nos chances de survie.

Je te connais pas, mais je vais être sincère et nous verrons si tu vas te fâcher ou si tu seras ok. La vérité, c'est que je refuse de te laisser derrière.

Je suis désolé de te dire ça comme ça, mais je ne peux pas me permettre de passer par quatre chemins. Et si tu tiens absolument à mourir ici...



Il sortit son pistolet et le plaqua contre sa tempe.

Il y a 4 balles dans le chargeur. Assez pour chacun d'entre nous. Te laisser derrière, c'est équivalent à tous se tirer dans la tête. »
Il réalisa que son exemple était très drastique et pas forcément bon pour attirer Avery vers leur groupe. Mais qu'en avait-il à faire ? Elle savait qu'elle devait venir. Elle le savait déjà, c'était certain. Il n'avait eu qu'à lui donner une petite "poussée" un peu plus sérieuse...

Il espérait ne pas avoir perdu son pouvoir argumentatif.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 17 Mar - 14:07
Avery commença à s’excuser. Elle ne souhaitait pas être désagréable mais son degré de fatigue et d’énervement l’avait menée à un point presque critique- A vrai dire, elle avait l’étrange impression d’être sur le point d’exploser. Et ce n’était pas la faute de Fran, elle le savait. Ce n’était la faute de personne. Alors qu’elle n’avait pas terminé sa phrase, l’allemand l’interrompit.

« Insupportable ? C'est un drôle de mot à utiliser dans ce contexte, j'trouve... Je comprends que tu te poses des questions. Oui, on a eu pitié et oui, on veut améliorer nos chances de survie.

Insupportable, oui. Cette situation était insupportable. De plus, Avery savait pertinemment qu’elle n’était qu’à deux doigts de l’être, elle aussi. Elle avait envie de tout envoyer balader. De hurler contre lui, contre le monde entier. Au fond, elle avait du mal à se l’avouer mais la jeune femme le savait : elle avait été tentée d’abandonner. Faire face au lac, tourner le dos à tout risque éventuel… C’était presque du suicide, elle en était parfaitement consciente. Elle en avait ras-le-bol. Le simple fait d’ignorer l’état de santé de ses proches, ou tout simplement de prendre le risque de voir d’autres gens mourir la rendait malade.

Fran venait d’avouer qu’ils avaient eu pitié d’elle. La jeune fille laissa échapper un soupir. Evidemment. Une pauvre jeune fille en détresse seule près du lac, à la merci des mordeurs. Il y avait de quoi avoir pitié. Cependant, il admit également qu’ils souhaitaient, lui et ses compagnons d’infortune, améliorer leurs chances de survie. Ils ne la connaissaient pas. Aussi prenaient-ils le risque d’admettre au sein de leur groupe une personne susceptible de les pousser à leur perte. Avery ne fut donc pas surprise du geste de l’homme, qui soudainement braqua un revolver contre sa tempe.

Je te connais pas, mais je vais être sincère et nous verrons si tu vas te fâcher ou si tu seras ok. La vérité, c'est que je refuse de te laisser derrière.

Je suis désolé de te dire ça comme ça, mais je ne peux pas me permettre de passer par quatre chemins. Et si tu tiens absolument à mourir ici...

Avery ne broncha pas. A des lieues de paniquer, la jeune femme, amusée, se contenta d’esquisser un sourire, laissant l’allemand terminer.

Il y a 4 balles dans le chargeur. Assez pour chacun d'entre nous. Te laisser derrière, c'est équivalent à tous se tirer dans la tête. »

Comment est-ce qu’un parfait inconnu pouvait, sans même la connaître, ne pas vouloir la laisser derrière lui ? La jeune femme était plutôt surprise. C’était quoi, au juste, un défenseur de la justice ? Sa méthode, bien que plutôt brutale, était justifiée. Il cherchait probablement à la tester, à la pousser dans ses retranchements. Avery ne put s’empêcher de penser qu’elle aurait probablement agit de manière similaire, à sa place. Pourtant, son amusement laissa très rapidement place à la colère. Le sourire qui étirait ses lèvres s’effaça tandis qu’elle fronçait les sourcils et qu’elle repoussait d’un geste sec le bras de Franz avant de s’énerver contre lui.

« Je suis quoi ? Une pauvre demoiselle en détresse une seconde, et la sauveuse de l’humanité celle d’après ? C’est quoi l’idée, m’intimider ? Me donner l’impression que sans moi, ça ne fonctionnera pas ? On a tous été livrés à nous même pendant je ne sais combien de jours et on a survécu. Non c’était pas facile, c’est facile pour personne, mais votre pitié, vous pouvez la garder. Et ton flingue, tu ferais mieux de le ranger. L’intimidation, ça fonctionne pas avec moi. C’est complètement idiot. Ca t’as pas effleuré l’esprit que peut-être, sans même pointer ton machin sur moi, je pourrai accepter ? J’allais dire OUI, merde à la fin. »

Avery marqua une pause. Hurler sur Fran n’était probablement pas la solution la plus judicieuse. Mais il l’avait franchement cherché.

« Et me laisser derrière vous n’aurait rien changé. Ton argument est bidon. » Ajouta-t-elle plus calmement.

Pourquoi tenaient-ils tant à ce qu’elle les rejoigne ? Sa question resterait probablement sans réponse. Pour leur propre survie. Par égoïsme et pitié. Avery n’aimait pas vraiment cette idée, mais elle s’y ferait. Elle avait envie de les connaître, de leur laisser une chance de changer d’opinion. Et puis, le grand allemand lui plaisait bien. Il ne manquait pas d’idées et de cran. Et puis, il semblait spontané. Avery se sentait déjà plus légère. Comme quoi, hurler un bon coup lui avait fait plus de bien que de mal. La jeune femme plongea son regard dans celui de l'allemand et poursuivit :

« Et ne pointe plus jamais une arme sur toi comme ça. Jamais. On s’est bien compris ? »

Elle songea au revolver se trouvant dans son sac en bandoulière. Peut-être que ce Fran pourrait l’aider à apprendre à l’utiliser ?


Dernière édition par Avery Carter le Mer 26 Mar - 7:47, édité 1 fois
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 17 Mar - 16:43
[HRP: Après ce poste, on peut retomber à un ordre de jeu incluant tout le monde. N'hésitez pas à créer des scènes plus "réduites en personnages" comme celle Ave/Franz ! Ça ajoute de la profondeur aux personnages... je pense à Jack et Michelle... huhu <3]

Lorsqu'il avait plaqué son pistolet contre sa propre tempe, Franz savait plus ou moins dans quoi il s'embarquait. Pragmatique, il l'avait toujours été, et étant avocat, ce n'était pas la première fois qu'il usait de méthodes drastiques pour tirer parti des autres... mais c'était la première fois qu'il employait une méthode si drastique. La vérité, c'était que cette "menace" n'était rien d'autre que du chantage émotionnel. Voir les réactions de la jeune femme lui permettrait d'analyser le genre de personne qu'elle est puisqu'il y avait toujours la possibilité qu'elle soit un danger pour eux.

Il ne fut donc pas particulièrement surpris lorsqu'elle se mis à lui hurler dessus. En fait, son plus grand soucis avec le fait qu'elle criait était que les z... zombies (il détestait ce mot) semblaient attirés par le son. Il ne savait pas si elle était armée, mais lui n'avait qu'une pelle et quatre balles de pistolet... Jack avait une poêle... et Michelle un couteau. Autant dire qu'ils en avaient chié à chaque fois qu'ils s'étaient battus contre des morts-vivants et qu'il ne s'agissait sûrement que d'un coup de chance qu'ils soient encore en vie.

Entre temps, l'autre partie de son cerveau, la rationnelle, celle qui n'avait pas peur des hypothétiques morts-vivants à leur trousse, analysa ce que la femme disait.

« Je suis quoi ? Une pauvre demoiselle en détresse une seconde, et la sauveuse de l’humanité celle d’après ? C’est quoi l’idée, m’intimider ? Me donner l’impression que sans moi, ça ne fonctionnera pas ? ... »

Il avait l'impression qu'elle ne voulait pas avoir de responsabilités. Elle ne voulait pas être un facteur dans "ce qui ne fonctionne pas".

« ... On a tous été livrés à nous même pendant je ne sais combien de jours et on a survécu. Non c’était pas facile, c’est facile pour personne, mais votre pitié, vous pouvez la garder. Et ton flingue, tu ferais mieux de le ranger. L’intimidation, ça fonctionne pas avec moi. C’est complètement idiot. ... »

Puis, son analyse le mena à penser qu'elle soit soi orgueilleuse, soi à la recherche de son indépendance. Elle veut se donner un air et elle y croit fermement. Mais au fond d'elle, il y a quelque chose d'autre. Il n’émettait que des hypothèses et, pour l'instant, il n'arrivait pas à une conclusion logique.

« ... Ça t’as pas effleuré l’esprit que peut-être, sans même pointer ton machin sur moi, je pourrai accepter ? J’allais dire OUI, merde à la fin. ...»

Et ceci semblait être une tentative de rejeter la faute sur lui.

Lorsqu'elle eut fini de crier, Franz la regarda droit dans les yeux. Son expression, neutre, n'avait pas changée lorsque la demoiselle le grondait, mais lorsqu'il croisa son regard, il haussa les sourcils et se mord la lèvre inférieure avant de hocher calmement la tête de haut en bas. Elle finit d'affirmer quelques trucs, qu'il trouva sans réellement importance. Au final, il avait quand même "gagné".

Lorsqu'elle lui dit de ne plus pointer une arme vers elle, Franz lui montra son pistolet, désignant un endroit en particulier sur l'arme.

« Je n'ai pas enlevé la sécurité. Aucun coup ne serait parti, même si j'avais appuyé sur la gâchette. Si tu as besoin d'une arme, je suis prêt à te laisser ça, d'ailleurs. J'ai déjà une pelle. »

Sa taille, son poids, son corps en générale laissait tout indiquer qu'un coup de pelle de sa part était très efficace. Surtout sur le crâne déjà ramolli d'un cadavre, en fait. L'homme se mit à marcher, rengainant son arme à feu avant d'aller reprendre sa pelle dans ses mains. Il continua à parler à Avery pendant ce temps là et fit signe aux deux autres de se rapprocher.

« C'vrai que te laisser derrière n'aurait rien changé. Mais le contraire a le potentiel de changer quelque chose. On sera peut-être mort demain. Mais au moins, on aura essayé, non ? »

Il prit une pause.

« Et, ça fait du bien de crier après quelqu'un ? »

Il jeta un regard vers elle, espérant peut-être un sourire, ou quelque chose du genre.

« Avery, je m'excuse. Ce que j'ai fais, c'était clairement pas correct. Mais au moins je sais que peux te faire un minimum confiance. Si tu m'avais dis de tirer, je serais parti. Ta réponse, aussi... euhm... insupportable qu'elle soit, me permet au moins de voir que t'as encore toute ta tête et que tu nous attaqueras pas dans le dos. »

Il attendait donc que les autres reviennent. Le pire dans tout ça, c'est qu'ils avaient peut-être vu sa petite scène avec son pistolet...
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Mar 18 Mar - 15:23
(HRP : Y’a eu quiproquo. Je croyais qu’il pointait le flingue sur SA tempe, à elle. Haha. Pas grave. Je réponds une dernière fois et ensuite on reprend le fil tous ensemble. Ce sera donc à Jack après moi :3)

Avery, en hurlant sur Fran, ne se souciait absolument pas des zombies qui pouvaient traîner aux alentours. La jeune fille agissait sans réfléchir, sans s’inquiéter. Ca ne lui ressemblait pas vraiment. Quoique … Ses cris étaient probablement un bon exemple de sa susceptibilité. L’expression de son besoin de se défouler, aussi. Quoi qu’il en soit, la jeune femme avait toujours été extrêmement prudente depuis le début de la quarantaine afin de rester en vie. Fatiguée de faire attention, cela lui faisait un bien fou de s’époumoner. C’était soit ça, soit elle risquait de fondre en larmes. Encore une fois. Hors de question de craquer, cette fois. Avery, qui ne pouvait jamais s’empêcher très longtemps d’être douce et attentionnée, souhaitait éviter d’être « la gentille ». Pire encore, de « bonne poire ». Du moins, pour un temps…

Alors qu’elle terminait sa tirade, la jeune fille s’interrogea au sujet du grand allemand. Devait-elle être effrayée ? Malgré sa grande taille et son visage dur, Avery ne put s’empêcher de le trouver rassurant. Intimidant, certes, mais rassurant. Elle pensait qu’il ferait un bon leader, qu’il serait de bon conseil. De plus, au vu de son pouvoir de persuasion et de son caractère, Avery ne put s’empêcher de penser qu’il ferait un bon avocat. Le genre qui vous met la rage tant il est intelligent, tant il ose.

Lorsque le regard d’Avery croisa celui de Franz, celui-ci haussa légèrement les sourcils et se mordit la lèvre inférieure avant de hocher la tête de haut en bas. La jeune femme, à cet instant, n’aurait pas su dire si elle trouvait cela sexy ou tout simplement énervant. En tout cas, elle espérait que le grand brun réalise que, bien que sa technique soit intelligente, elle était exagérée.

« Je n'ai pas enlevé la sécurité. Aucun coup ne serait parti, même si j'avais appuyé sur la gâchette. Si tu as besoin d'une arme, je suis prêt à te laisser ça, d'ailleurs. J'ai déjà une pelle. »

Comme pour ajouter une couche, l’allemand lui indiqua qu’il n’avait pas enlevé la sécurité et qu’il ne risquait donc rien. Avery se sentait stupide. Et lui, toujours très calme, il avait la classe.

« C’est gentil, j’en ai aussi un… »

Pour accompagner sa réponse, Avery plongea la main dans son sac afin d’en sortir le revolver, qu’elle désigna d’un mouvement de tête, le tenant au bout des doigts.

« Mais j'sais pas l’utiliser… »

Allez savoir comment elle avait réussi à tuer un zombie avec ce truc alors qu’elle n’avait absolument aucune idée de la manière dont le manier. Elle avait envie d’apprendre. Brad lui avait promis de l’aider, mais il n’avait pas eu le temps… Avery lui fit remarquer à cet instant que l’abandonner ici n’aurait rien changé. Tandis qu’il faisait signe à ses amis de se rapprocher, il lui répondit :

« C'vrai que te laisser derrière n'aurait rien changé. Mais le contraire a le potentiel de changer quelque chose. On sera peut-être mort demain. Mais au moins, on aura essayé, non ? »

Avery ne répondit rien, mais elle aimait beaucoup cette manière de penser. A sa place, elle aurait fait la même chose.

« Et, ça fait du bien de crier après quelqu'un ? »

Avery ne répondit pas tout de suite.

« Avery, je m'excuse. Ce que j'ai fais, c'était clairement pas correct. Mais au moins je sais que peux te faire un minimum confiance. Si tu m'avais dis de tirer, je serais parti. Ta réponse, aussi... euhm... insupportable qu'elle soit, me permet au moins de voir que t'as encore toute ta tête et que tu nous attaqueras pas dans le dos. »

Le visage d’Avery se fendit d’un sourire. Elle ne s’attendait absolument pas à voir Franz s’excuser.

« C’est rien, j’aurai probablement fait la même chose... En moins exagéré, peut-être. » Fit-elle en levant les yeux vers l’allemand, toujours souriante, avant de poursuivre.

«  Ma réponse était probablement très puérile mais franchement, je dois avouer que ça m’a fait un bien fou de hurler un coup ! »

La jeune fille et le garçon qui étaient restés plus loin s’approchèrent. Avery se sentait beaucoup plus détendue. Tout à coup, elle se sentit un peu anxieuse à l’idée de rejoindre un groupe qui se connaissait déjà. Lorsque les deux compagnons de Franz arrivèrent, Avery les gratifia d’un sourire.

« Je m’appelle Avery, enchantée. »

Les joues de la jeune femme rosirent quelque peu. Ces deux-là l’avaient probablement entendu piquer une crise contre Franz. A vrai dire, elle n’en était pas très fière.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 24 Mar - 19:28
Comme prévu, Michelle était partie parler à l'inconnue mais est revenue sans plus de "réponses" que si ça aurait été lui. Au moins ça lui a évité de se sentir stupide. Jack pensa qu'un jour il devrait lire un livre sur "comment engager une discussion" ou quelque chose du genre. Oui, ça serait une bonne chance. Il ajouta ça à la liste mentale qu'il s'est faite depuis cette... Catastrophe? Apocalypse? Cauchemar? Il ne savait pas comment appelé ce qui leur arrivait. Ah, et si il survit il devrait lui même faire un petit carnet en notant tous ce qui s'est passé, toutes les personnes qu'il a rencontré, et tous les lieux qu'il a pu voir. Qui sait, peut-être que dans l'avenir, les élèves devront étudier le sujet "Les grands changements de 2015" ou encore " 2015, l'évolution"... Car oui, si ça se trouve ces êtres déambulant comme dans un vieux mauvais film peuvent être la futur étape de l'évolution de l'Homme... Finalement non, il en doute sincèrement. Même pour lui qui ne s'est jamais intéresse à l'histoire et l'évolution ça ne semblait pas crédible. Bref.

Jack resta dans ses pensées jusqu'à ce qu'il remarque que Mitchy laissa Franz, lequel est allé rejoindre l'inconnue. Ah bah tous le monde ira lui parler à ce rythme. Peut-être qu'il devrait commencer à fuir avant d'être envoyé à son tour.... Le vieux, convainc la. Non, Jack ne fait pas son associable. Il a juste pas l'intention de la faire fuir face à la bêtise humaine qui l'habite. M'ouai.

Il observa Mitchy qui s'installa près de lui et la regarda quelques instants avant de se remettre à fixer droit devant. C'est vrai qu'eux deux n'ont jamais eu l’occasion de se parler en étant que deux: y a toujours eu quelqu'un d'autre. Du coup, il ne savait pas comment engager la conversation. Deuxième fois en quelques minutes, en fin de journée il obtiendra peut-être un record. Il rejeta un coup d’œil dans sa direction. Elle semblait trop occupée dans ses pensées pour dire quoique ce soit. Jack soupira. Il n'allait pas mentir, la jeune fille lui plaisait. Et il voulait vraiment, pour une fois, faire un effort donc il se lança:

"Euh... Il fait beau aujourd'hui... Tu trouves pas?"


Il se maudit mentalement. C'est vrai qu'il a fait beau aujourd'hui. Avec leur course et les sans-cervelles qu'ils ont rencontré. Oui, il fait très très beau hein. C'est comme si il disait à une mouton entouré de loups "Oh tiens, ça te dit un barbecue?". Jack a vraiment pas assuré sur ce coup. Il fit passer la poêle d'une main à l'autre plusieurs fois, vieux tics qu'il a, toujours à jouer avec ce qu'il a en main,  en même temps qu'il se reprit:


"C'était une réflexion... Idiote, désolé..."

A la fin de ses mots,il vit Franz pointé sa propre arme sur lui. Whut? Il se passait quoi là? Il ne pouvait pas faire une connerie, pas maintenant après tous ça! Pas après s'être attaché à lui! Jack voulu crier "Franz, ne fait pas ça!" ou un truc du genre mais il entendit l'inconnue hurler sur le vieux. Même si il ne la connaissait pas, il l'appréciait déjà. Rien que pour ce geste. Et encore plus après l'avoir vu entrain de l'engueuler. Il n'entendit pas ce qu'elle dit mais ne voudrait pour rien au monde être à la place du vieux à ce moment là.


"Si elle se met à l'étrangler, on intervient ou on observe?"

Un faux amusement était marqué dans sa voix. La réponse était évidente mais la tentation était trop forte. Et Jack espérait détendre un peu l'atmosphère avec des petites remarques à deux balles. Peut-être que dans une vie antérieur il était un fou du roi qui a été décapité à cause des blagues sans humour... Qui sait.
Franz leur fit un signe pour qu'ils le rejoignent. Ok, pas de danger. Jack se leva et tendit une main à Mitchy afin l'aider à se relever. Ils se dirigèrent vers les deux autres, avec une sorte de gêne. Ce qu'a fait Franz ne quittera pas de si tôt son esprit, et il savait parfaitement que si Michelle l'a vu aussi, elle était d'autant plus bouleversée. Après tous, les deux semblaient assez proches malgré la situation dans laquelle ils se trouvent.


« Je m’appelle Avery, enchantée. »

Avery. Elle était une belle femme. Tout comme son caractère semblait prudent et rationnel. Semblait, Jack ne l'a vu que de loin, pas plus. Et vu qu'elle avait l'air gênée de ce qui s'était passé, il profita pour lui dire avec un sourire:


" Jack, moi de même. Si tu cherches à gueuler encore une fois sur Franz, préviens moi. Je voudrais voir sa réaction."
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Sam 29 Mar - 3:25
Tu n'y arriveras pas sans moi ? Moi, je n'y arriverai pas sans elles. Moi, je n'y arriverai pas sans elles. Sans elles. Ces mots. Ces deux mots. Évidemment, à quoi pensais-je ? Je restais figée. Que pouvais-je faire d’autre ? Alors qu’il s’avançait vers la jeune femme, moi, je reculais vers le banc. Je me laissa tomber sur celui-ci. C’était évident, Michelle.

Sa famille. Comment as-tu pu oublier la tienne ? Ils y pensent tous. C’est clair. Ton père. Tu es avec eux pour retrouver ton père. Comme il est avec nous pour retrouver sa femme et sa fille. Une fois qu’il les aurait retrouver, il survivrait avec elles. Et nous serions la poêle et moi.

Je ramenai les jambes sur le banc et m’accotai au dossier. Le soleil se cachait derrière un nuage lorsque j’entendis des pas. C’est la tête coincée entre mes genoux que j’écoutai la voix familière de mon camarade m’aborder.

«Euh... Il fait beau aujourd'hui... Tu trouves pas?»

Beau ? Vraiment ? Était-ce le moment de parler de météo ? De parler tout court ? Je relevai tout de même la tête vers le ciel et répondit à Jack, le regard en l’air.

«Tu vois le gros nuage ? Il est gris et semble long. Je crois qu’il va pleuvoir. Ça fait longtemps, ce serait bien. Par contre, une minute ou deux plus tôt, j’aurais été d’accord, en effet.

Je me demande comment on fait pour survivre lorsqu’il pleut. Peut-être que les zombis fondent ? Que tout se terminerait avec des simples gouttelettes venues du ciel ? Une théorie parmi tellement d’autres.

Alors que j’allais enfouir ma tête loin du regard de Jack à nouveau, il s’adressa à moi une fois encore.

«C'était une réflexion... Idiote, désolé...»

Des paroles. Encore des paroles. Mais je ne pouvais lui en vouloir. Mes oreilles en avaient assez, ma tête allait exploser, mais mon esprit arrêtait de me chuchoter des idées noires.

«Idiote ? Non, je ne crois pas. Ça aurait été idiot si tu m’avais dis que l’eau de la fontaine coulait, ou que, sans nos paroles, il n’y aurait aucun bruit. Mais le temps n’est pas idiot. C’est un truc de la vie de tout les jours, et je crois qu’en ce moment, c’est bien de se souvenir de ce genre de choses, pas vrai ?»

Je regardai mon compagnon et m’efforçai de sourire. Ce n’était pas le temps de déprimer. Alors que mon moral commençait à remonter, je jetai un coup d’oeil vers Franz et la jeune femme. Il avait l’air de mieux s’en tirer que moi. Mon sourire devenait de plus en plus naturel jusqu’à ce que je le vois. Mon compagnon prit son arme et se la flanqua contre la tempe.

Mon coeur cesse de battre. Mon regard est perdu dans le vide. Je n’entend plus Jack, je ne le vois plus, ni lui, ni sa main qu’il me tend. Mon regard est bloqué sur Franz. Non. Sur larme qui menace sa vie à tout moment. Je me lève d’un bon, mais reste figée. Je vois, j'entends la jeune femme engueuler mon ami sans trop m’en rendre compte. Mon coeur résonne dans mes oreilles. Il bat vite ou non ? Bat-il encore ? Alors qu’ils discutent tranquillement, Jack les rejoins. Et moi, je reste là. Je ne bouge pas. Ma vue s’embrouille. Il n’allait rien faire. Il n’avait pas l’intention de s’enlever la vie. J’ignore si ces larmes sont de colère ou de soulagement. Je vois seulement les trois là-bas qui se présentent. Je sens mon corps bouillir, mes idées se mélanger. Je ne sais plus quoi penser. Est-ce les hormones de femmes qui m’ont pousser à les rejoindre rapidement, tout en essayant de garder mon calme. Étonnamment, j’échoue, pour la première fois de ma vie. Je m’emballe pour de vrai.

Il était beaucoup plus grand. Beaucoup plus fort. Mais en arrivant devant Franz, je saisit tout de même sa chemise et regarda ses yeux qui me paraissaient si haut.

«Tu veux les retrouver ? Tu veux survivre avec elles ? Parfait. Mais ne me refais jamais un coup pareil. Jamais. Je te vois encore pointer ton fichu flingue contre ta propre tête et je pars. Tu en as peut-être rien à faire, mais une personne de plus ou de moins dans cette situation, c’est beaucoup. Et tu l’as dit toi même. Je n’ai pas peur de ta hauteur ou de ton caractère Franz. T’es un père de famille, et moi je veux retrouver le mien. Ne fait rien de mal. Elles t’attendent sûrement aussi. Alors en attendant de les retrouver, tu te tiens tranquille et on fera pareil.

Je le lâchai d’un coup et baissai la tête. Rouge de honte, je réussi tout de même à articuler quelques mots.

«Je suis désolée. J’ai eu peur, tu comprend ?

Je relevai la tête et lui dis, malgré mon visage écarlate:

«Mais je suis sérieuse. Je n’hésiterai pas à dégager si tu fais un geste aussi lâche encore une fois, même si ce n’est qu’une simulation.

Je me tournai vers la jeune femme et, les joues toujours embrasée, je tentai de me présenter convenablement.

«Excuses-moi, je ne suis pas comme ça habituellement. Mais parfois, ça arrive. J’ai cru t’entendre lui gueuler dessus aussi, ça nous fait un point commun ! Je m’appelle Michelle, comme tu le sais déjà. Désolée pour ma première impression sur le bord de la fontaine, j’étais plutôt intimidée. Enfin, si j’ai bien compris… bienvenue parmi nous !»
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Sam 29 Mar - 4:26

Aujourd'hui, c'était le festival des femmes en colère, apparemment. À la maison, il y était bien habitué, puisqu'il vivait avec deux dames. Nul n'est un besoin urgent d'avouer que c'était absolument infernal lorsque leurs problèmes mensuels se synchronisaient ! Dans un sens, cela lui manquait... mais tout d'elles lui manquaient.

Cela avait un impact tout autre puisque c'était deux personnes qu'ils ne connaissaient pas ou presque qui lui criaient après. Pour Avery, il pouvait comprendre; il l'avait testée et imaginait qu'il fut quand même assez difficile de ne pas paniquer face à une personne menaçant de se suicider. Il y avait été préparé, donc ses paroles ne l'avaient pas réellement dérangé; il espérait seulement qu'elle ait pu se purger du noir qu'elle accumulait depuis sûrement trop longtemps depuis le début de tout ça.

Or, lorsque ce fut au tour de Michelle de le gronder, il le prit tout autrement.



«   Tu veux les retrouver ? Tu veux survivre avec elles ? Parfait. Mais ne me refais jamais un coup pareil. Jamais. Je te vois encore pointer ton fichu flingue contre ta propre tête et je pars. Tu en as peut-être rien à faire, mais une personne de plus ou de moins dans cette situation, c’est beaucoup. Et tu l’as dit toi même. Je n’ai pas peur de ta hauteur ou de ton caractère Franz. T’es un père de famille, et moi je veux retrouver le mien. Ne fait rien de mal. Elles t’attendent sûrement aussi. Alors en attendant de les retrouver, tu te tiens tranquille et on fera pareil.   »



« Ne me refais jamais un coup pareil ». Quelque chose se prit dans sa gorge. Sûrement de la colère, ou tout du moins un début de. Elle continuait son petit discours insignifiant, qui eut le don de l'insupporter dès ses premiers mots. L'imbécile osait réellement pensait qu'il voulait tirer, lorsqu'il avait appuyé le canon de l'arme contre sa tempe ? Elle était sérieuse ?Il ne sut juger si sa colère était justifiable, mais dans tous les cas elle n'avait pas à lui faire promettre quelque chose. « Tu te tiens tranquille ». Il la regarda, sans réelle émotion collée au visage. Il n'allait pas exploser contre elle. C'était clairement injuste. Mais, il la coupa tout de même lorsqu'elle commença à s'excuser.

«   Michelle. Va pas croire que j'aurai tiré. Et va pas croire que je vais te promette de ne "plus te faire ça". Et si tu veux partir pour quelque chose d'aussi insignifiant que ça... je t'ai jamais retenue. Jamais obligée. Penses bien à ce que je dis: il se passera sans doute des choses bien plus pire que le pauvre Franz qui menace de se tirer dans la tête avec un pistolet dont la sécurité est activée.   »

Cela s'entendait bien dans sa voix qu'il était dérangé par les conséquences de ses actions. Certes, il savait que son idée n'était pas des meilleures; mais la fin justifie les moyens. Facile à comprendre pour lui que l'on puisse être en désacord avec ses actions. Mais, au moins, Avery était avec eux. Ils pourraient peut-être survivre une journée de plus. Il l'espérait.

Leur vie ne tenait plus qu'à un fil depuis maintenant une semaine. Tant de gens étaient morts, et il ne pouvait pas croire que cela ne leur arriverait pas. Peut-être qu'ils seraient sauvés par l'armée. Peut-être que non. Il ne pouvait pas se permettre de vivre sur des croyances ou d'imaginer un Deus Ex Machina arriver. Il devait être réaliste, et la vérité criait très fort dans sa tête qu'on ne survit pas à ça. On repousse seulement notre mort.

Il savait que sa femme était sans doute morte. Le quartier - peut-être même la ville - avait été pris d'assaut par les morts. Elle n'était pas comme lui. Elle n'était pas froide et calculatrice. Elle était guidée par ses émotions et la première chose qu'elle ait sans doute fait aura été de le chercher dans la ville, tout en ignorant le danger. Il avait toujours apprécié ses attentions. Elle lui avait toujours tout donné. Elle était morte, maintenant.

Il ne se laisserait pas mourir. Pas pour faire plaisir à Michelle, ou à quiconque. Mais, si il meurt, sa fille à des miliers de kilomètres de là serait orpheline. Et il ne pouvait pas concevoir ça.

Pendant que ses pensées s'emmêlaient dans sa tête, Michelle se présentait plus ou moins à Avery. Il se réveilla donc, pour finalement parler.


«  Bon. Nous devrions sans doute nous bouger. Il va sûrement se mettre à pleuvoir et j'ai pas spécialement envie d'être otalement détrempé. Vu que l'hôtel est proche, on pourrait en profiter pour fouiller. Peut-être trouver d'autres... survivants.   »


Ne pas mentionner son envie de chercher sa femme - ou plutôt son cadavre - lui serra le coeur. Le désespoir étendit tout de suite sa bile noire en lui et il du se retenir de ne pas éclater en sanglots alors que sa gorge était remplie d'un noeud invisible. Il souffrait. Il voulait la chercher, lui aussi. Mais la rationalité lui disait que cela n'était qu'un risque trop dangereux à prendre. Il devait l'abandonner.

Mais comment oublier quasi vingt ans de sa propre vie?

L'homme rangea son pistolet et reprit sa pelle entre ses mains. Il jeta un regard vers Avery.


«   Si t'as faim, j'ai de la nourriture en masse pour partager. Je sais pas à quoi a l'air ton stock, donc... je propose. »


Il n'attendit pas de réponse à sa proposition. Il jeta un regard vers l'hôtel, et se mit à marcher. Plutôt. Très. Lentement. Pris dans ses pensées de sa femme. Morte ou vivante.

Il réalisait de plus en plus ce que voulait dire l'apocalypse. Il ne peut plus se montrer affaibli par ses sentiments. Il ne peut plus pleurer. Il ne peut plus faire attention à ses actions, pour ne pas faire peur à ses alliers. Il doit survivre et, pour y arriver, il devra tuer. Tuer pour se défendre, tuer pour prendre. Passer par dessus la moralité, pour finalement se hair lui-même.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Mer 2 Avr - 18:50
« Jack, moi de même. Si tu cherches à gueuler encore une fois sur Franz, préviens moi. Je voudrais voir sa réaction »
Avery adressa un sourire à Jack et ne put retenir un petit rire. « A t’entendre, on dirait qu’il est inatteignable, c'est dingue. Enfin ! Je manquerai pas de te le faire savoir, alors. »

Alors que le jeune homme s’était présenté à Avery, la jeune fille qui était venue l’aborder précédemment, elle, se dirigea immédiatement vers Franz sans même lui accorder un regard. Celle-ci saisit l’allemand par le col et commença à l’engueuler. Apparemment, le geste de Franz n’avait pas plu à la jolie brune… Avery, qui elle aussi s’était emportée, comprit que la provocation de Franz ait pu s’avérer énervante. Elle ne pouvait donc pas réellement contester la réaction de la jeune fille. Pourtant, le discours tenu par l’inconnue la mettait mal à l’aise. Franz semblait être quelqu’un de réfléchi et stratégique et ça, Avery avait pu le sentir en quelques minutes à peine. Elle avait donc du mal à comprendre la réaction de l’adolescente, qui devait le connaître. Elle semblait, en un sens, très attachée à l’allemand et, à l’opposé, ne pas véritablement le connaître et ne pas savoir à quoi s’attendre avec lui. C’était l’impression qu’elle donnait à Avery. Sans quoi, elle ne se serait pas énervée de cette manière. Après tout, l’incident s’était déroulé quelques minutes auparavant. Avery se demanda si ces trois-là se connaissaient réellement, s’ils se faisaient confiance. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre en rejoignant un groupe. Au fond, elle s’était probablement habituée à vivre, ou plutôt survivre, seule.

« Je suis désolée. J’ai eu peur, tu comprends ? »
A bien y regarder, l’inconnue semblait jeune. Avery songea à l’âge de la jeune fille. 16 ou 17 ans, pas bien plus. Elle était probablement effrayée. Surtout si elle était attachée à Franz. L’espace d’un instant, Avery se demanda qu’elle aurait été son attitude si, plus jeune, elle s’était retrouvée dans ce bordel, cette apocalypse.

« Mais je suis sérieuse. Je n’hésiterai pas à dégager si tu fais un geste aussi lâche encore une fois, même si ce n’est qu’une simulation. »
Un geste lâche ? Avery pinça les lèvres, se retenant d’intervenir. Ce n’était pas ses affaires, s’en mêler n’aurait fait qu’empirer la situation. Cependant, la jeune femme était d’avis que Franz, bien qu’il ait commis un acte de provocation, était quelqu’un d’intelligent. Il l’avait testée. Il tenait à son groupe, il tenait à sa vie. Son attitude, bien qu’elle ait pu sembler irréfléchie, était au contraire totalement calculée. Et efficace, d’ailleurs. C’était un homme intelligent. Alors qu’Avery retenait son souffle, ne voulant pas intervenir, Franz répondit à la jeune brune.

L’allemand semblait énervé. Pourtant, il pesait ses mots. Se contentant d’expliquer à la jeune fille qu’il ne l’a retiendrai pas et qu’il ne l’avait jamais fait, il ajouta quelque chose laissant sous-entendre qu’elle devrait se préparer à voir bien pire à l’avenir. Les choses avaient au moins le mérite d’être claires. Avery, ne se sentait absolument plus gênée d’avoir hurlé sur Franz. Ce qu’elle avait fait elle n’était rien comparé à la scène de ménage à laquelle elle venait d’assister, aux premières loges qui plus est.

Tandis que l’adolescente se tournait enfin dans sa direction pour se présenter, Avery remarqua que ses joues étaient rosies par l’émotion.

« Excuses-moi, je ne suis pas comme ça habituellement. Mais parfois, ça arrive. J’ai cru t’entendre lui gueuler dessus aussi, ça nous fait un point commun ! Je m’appelle Michelle, comme tu le sais déjà. Désolée pour ma première impression sur le bord de la fontaine, j’étais plutôt intimidée. Enfin, si j’ai bien compris… bienvenue parmi nous ! »
Personne n’est comme ici, habituellement, songea Avery. Les gens changent.

« C’est rien. » Avery marqua une pause avant de poursuivre. « Un point commun ? Si on veut. C’est vrai qu’il m’a mis les nerfs. Mais tu sais, son geste était légitime. C’était pour vous protéger. Il tient beaucoup trop à sa vie pour tirer. Et à la vôtre aussi…. Enfin, bref. Je suis contente de vous rencontrer. & Merci ! »

Avery, qui avait peur d’aller trop loin, décida de ne rien ajouter de plus. Elle avait le sentiment que tout allait bien se passer, avec Michelle, Jack et Franz.

«  Bon. Nous devrions sans doute nous bouger. Il va sûrement se mettre à pleuvoir et j'ai pas spécialement envie d'être totalement détrempé. Vu que l'hôtel est proche, on pourrait en profiter pour fouiller. Peut-être trouver d'autres... survivants.   »

Avery, comme pour vérifier les dires de Franz, leva les yeux en direction du ciel. Effectivement, les nuages gris envahissant le ciel ne présageaient rien de bon… Par ailleurs, Avery ressentait le besoin de réchauffer ses membres endoloris par le froid. Il fallait absolument qu’elle trouve un pantalon. Se balader en short avec des collants troués était le moyen parfait pour attraper la mort par un temps pareil. Acquiesçant d’un signe de tête, Avery se mit en marche en direction de l’hôtel, suivant Franz qui marchait lentement devant. Les jambes tremblantes, Avery se sentit soudainement faible. Elle avait faim. Plus encore, elle avait besoin de dormir. Depuis la mort de Brad, elle ne s’était pas convenablement reposée.

«   Si t'as faim, j'ai de la nourriture en masse pour partager. Je sais pas à quoi a l'air ton stock, donc... je propose. »

Surprise, Avery leva les yeux en direction de l’allemand. La dernière chose à laquelle elle s’attendait, c’était qu’il lui propose à manger.

« C’est gentil, merci. Je dois avouer que j’ai pas grand-chose… Je mange ce que je trouve, quand je le trouve en fait… »

On ne mange jamais à sa faim. Pas dans une situation pareille. La jeune femme, heureuse de marcher tranquillement, sentait ses forces la quitter petit à petit. La tête ailleurs, Avery manqua de trébucher et de terminer sa course contre le sol. S’accrochant au bras le plus proche, elle s’excusa immédiatement d’un grand « Merde ! Désolée ! » avant de replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille d’un geste nerveux. Décidément …

« Avant de rentrer dans cet hôtel, on ferait mieux de penser à une manière de s’assurer qu’il n’est pas envahis par quoi que ce soit. »

Humains ou zombies.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 14 Avr - 23:08
Bon... Cette journée ne sera sûrement pas la plus merveilleuse de toute la vie de Franz, et Jack remercia Dieu de n'être pas à sa place. Oui, une apocalypse d'hommes dégoulinant de baves et de morceaux de peaux qui se détachent n'est rien comparée à la "fureur" de deux femmes... On va dire ça. Plus sérieusement, Avery et Michelle ont plus de points communs qu'il ne l'aurait cru au début. Maintenant, fallait plus qu'espérer que ça soit une chose positif pour le groupe. En tout cas, à ce qu'il parait que le vieux avait posé le pistolet contre sa tempe pour les protéger... Il aurait pu trouver un autre moyen de le faire tout de même! A l'avenir, si il trouve un pistolet à eau, il le prendra pour lui tiens. Comme ça, s'il cherche à faire à nouveau une scène comme ça, il prendra un faux-pistolet.... Jack sait très bien que sa pensée est puérile et plus qu'improbable mais c'est que l'air de rien, il comprenait les deux femmes, il comprenait qu'elles l'aient engueulé d'avoir fait ça, vu que lui même avait faillit faire une mini-crise cardiaque. 

Jack se balança d'une jambe sur l'autre, se sentant un peu... de trop. Oh oui, il savait que dans le genre de situation qu'ils se trouvaient n'importe quelle personne est primordiale pour la survie. Plus on est, plus on a de la chance de survivre. Que peu importe ce qu'il se passe, il faut se tenir en groupe. Mais parfois il se dit qu'il aurait mieux valu qu'il soit enfermé dans son petit atelier, à terminer le plan sur le tuyau-coupant qu'il avait à peine envisagé à l'époque, et en sortir qu'une fois des "armes" assez pratique et léger pour se trimballer avec pour tuer des zombars. Peut-être que s'il trouvait un morceau de scotch et deux trois petites babioles, il pourrait être d'une utilité. Oui, il se doit de faire ça. Après tous, ils auraient de meilleures chances de survie avec de bonnes armes... Il faudrait qu'il en parle avec Franz, pour voir si ça serait possible par après, quand ils auront leur propre "planque", d'avoir un petit coin pour faire un atelier où il mettrait les différents ustensiles et où il pourrait créer ce que bon lui semble. 


«  Bon. Nous devrions sans doute nous bouger. Il va sûrement se mettre à pleuvoir et j'ai pas spécialement envie d'être totalement détrempé. Vu que l'hôtel est proche, on pourrait en profiter pour fouiller. Peut-être trouver d'autres... survivants.   »

Jack leva les yeux au ciel. C'est vrai qu'avant tous ça, Mitchy avait dit qu'il allait pleuvoir... Il soupira. Ce n'était pas là le problème. La deuxième partie de la phrase oui par contre. Fouiller l'hôtel, voir si y a d'autres survivants, espérer qu'il n'y ait pas... ces monstres. A la limite, fouiller l'hôtel serait même bien. S'il y aurait des outils ça serait même génial! De même pour voir s'il y aurait d'autres personnes. Mais par contre, si jamais ils... ne seraient pas très "plus on est nombreux, mieux c'est" et qu'ils se mettaient à les attaquer... Vaut mieux ne pas y penser. Jack suivit les deux "adultes" en direction de l'hôtel, se replongeant dans ses pensées.  

« Merde ! Désolée ! »

Jack releva sa tête et vit Avery manquer de s'étaler le long de la rue si elle ne se serait pas rattrapée au dernier moment. Elle était vraiment mal au point... Il se demandait ce qu'elle a bien pu vivre depuis le début de cet enfer. Sans doute pas mieux qu'eux....


« Avant de rentrer dans cet hôtel, on ferait mieux de penser à une manière de s’assurer qu’il n’est pas envahis par quoi que ce soit.  »

Dire qu'il avait espéré ne pas entendre ça... Elle n'aurait pas pu dire qu'elle avait déjà été dans cet hôtel et que donc c'était sûr... Mais bien évidement, Dieu -ou qui que ce soit d'autre- semble s'amuser de là haut. C'est vrai que voir des gens risquer leur vie tout le temps était divertissant. Quoique, avant tous ça, aussi bien Jack que les autres regardaient ce genre de films et séries. En souriant souvent, de plus est. Ils osaient dire "mais oui, il ne fallait pas y aller!" alors que le protagoniste n'entendait évidement pas le son du danger. Si ça se trouve, Jack et les autres ne l'entendent également pas et que quelqu'un est entrain de dire "Non, ne faites pas ça!". Jack aurait dû ne pas regarder trop de films. 

"Je ne suis pas trop pour ce plan mais... Si on arrive à longer les murs le plus discrètement possible et attaquer ce qu'il y a avant de se faire remarquer... Tout devrait aller bien."

Théoriquement parlant.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Jeu 17 Avr - 1:21
Bien sur que Fran était intelligent. Je le savais. Mais je ne voyais pas comment se foutre un flingue contre la tempe nous protégerais. Ils pouvaient bien être tous contre moi, ça ne m’importait que très peu. Mon avis ne changerait pas, mais je n’étais pas assez stupide pour argumenter.

En échangeant mes deux couteaux de mains sans cesse pour m’occuper, j’écoutai, tête baissée, les autres discuter. Apparemment, il allait pleuvoir.  Je l’avais bien vu, tout à l’heure. Nous n’avions pas de veine. Pleuvoir, c’est si rare. Et voilà que, lorsqu’on en à le moins besoin au monde, ça arrive. Quelqu’un nous détestais là-haut, c’est ce que je me disais.

J’écoutai un peu plus attentivement leur conversation. Alors ils voulaient prendre l’hôtel ? Ça n’allait pas être si simple. Avery avait raison, il nous fallait un plan. Et quelque chose de plus réfléchi que de longer des murs.

Je relevai la tête et laissai mon orgueil derrière avant de prendre la parole.

«Tu as oublié l’épisode de la caféteria ? On a foncé dans le tas et ce n’est pas passé loin. Ce qu’il nous faut, c’est un vrai plan. Quelque chose de solide.»

Quelque chose de solide. Ça parraissait si simple dit comme ça. Je sortis mon calepin et passai toutes les pages de griffonnages et de dessins. Arrivée à une page vierge, je pris mon stylo de ma poche et retira le bouchon. L’encre baissait, il m’en fallait un nouveau bientôt. Ce cahier, c’était mes traces, le fossile que je laissais aux archéologues du futur.

«Voilà ce que je proposes. Nous sommes quatre non ? Il nous faudra deux à l’avant et deux à l’arrière. Ceux à l’avant ouvrent les portes et éclatent les têtes de tous nos copains qui nous prennent pour le repas. Pendant ce temps, les deux autres se dirigent vers la salle suivante en esquivant le plus possible, mais en se défendant tout de même. Ceux du début les rejoignent et ferment les portes de la salle. On se dirige ensuite vers la suivante.»

Je griffonnais le plan en l’expliquant.

«Si on veut s’établir là. S’il y a de ces merdes qui nous y attendent, on ne pourra pas toutes les éliminer. Le plus important sera de s’assurer qu’aucune autre ne puisse entrer. On fait le tour des fenêtres accessible à partir sur sol de dehors et des portes. On barricade tout et on ne prend qu’une chambre. Il faut être réaliste, ça prendra du temps.

Je refermai mon carnet et le rangeai.

«Y a des questions ou des commentaires ? Y a un problème avec le plan ou des trucs à changer ?»

Après le tour de table de commentaires, j’empoignai un couteau dans chaque main et levai la tête.

«Très bien. Je propose Fran et moi-même et pour ouvrir la zone à Jack et Avery. Il ne faut pas trainer. Le plan compte sur la vitesse avant tout. N’oubliez pas ça et tout ira bien.

Je me tournai vers Jack et Avery.
«On vous ouvre la porte et vous courrez vers la prochaine que vous voyez. Dès que vous voyez que nous sommes un minimum capable de vous rejoindre, vous ouvrez les prochaines. On vous suit et on s’occupe de fermer la porte derrière vous. Fran...

Je me tournai vers lui mais dirigea mon regard ailleurs après quelque instants.

T’es intelligent, j’ai pas à te dire quoi faire.

Je me tournai en direction de l’hôtel et pris une grande inspiration. Le ciel s’assombrissait de plus en plus.

«Allez, on se bouge. Mes cheveux frisent à l’humidité et vous ne voulez pas voir ça.


Dans un petit rire pour mon humour absolument horrible, je me dirigeai vers les grandes portes de l’hôtel.
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Re: [TERMINÉ] Rencontre dans un autre monde. Un enfer. [Semaine 2 - JOUR 1]   
Lun 21 Avr - 6:20
Franz avait donné une de ses barres granola à Avery.

Un vrai plan. Quelque chose de solide. Ça avait été les mots que Michelle avait prononcés.

Le pourcentage de chances que l’hôtel ne soit pas vide était forcément très grand et ça ne prenait pas un génie pour deviner cela. La jeune fille avait raison; il devait élaborer un plan. Cependant, alors même que l’allemand songeait à ce qu’ils devaient faire, Michelle prit l’initiative, prenant de suite l’homme au dépourvu.

Elle avait tellement de potentiel. Il aurait aimé la présenter à sa fille. Ça aurait changé de ses amis impolis et absolument inintelligents. Pourquoi, quand on est jeunes, est-ce qu’on se tient avec les gens les plus stupides possible? Lui-même n’était pas des plus fréquentables, dans sa jeunesse. Mais ça, c’était une autre histoire, qui était heureusement restée en Allemagne.

En Allemagne…

Il allait devoir dire pourquoi il est venu aux États-Unis. Il savait qu’il avait leur confiance, mais en savoir un peu plus sur la personne qu’il est aiderait sans doute la complexité du groupe. Leur parler de son passé accentuera forcément l’aspect confiance. Non? Oui.

Le plan de Michelle était flou. Très flou même. Mais, au fond, il se résumait à entrer, frapper, et fermer. Entrer, frapper, fermer.Est-ce que ces trois étapes, pourtant si simples, pouvaient se vanter former un plan une fois effectuées ensembles? Au fond, Franz aurait voulu critiquer le plan de la jeune adulte, mais il se refusa de briser le momentum de Michelle.

«Y a des questions ou des commentaires ? Y a un problème avec le plan ou des trucs à changer ?»

« Non, ça ira. »


Puis, la suite du plan. Moi et Franz, on ouvre les portes. Vous deux, vous êtes derrière.

Chef, oui chef!

Bien que le moment était bref, Franz était heureux que quelqu’un prenne l’initiative de mener les opérations. Il se sentait brièvement plus léger, mais l’idée qu’ils seraient possiblement confrontés à des morts-vivants lui faisait froid dans le dos. Il se savait efficace avec sa pelle et son pistolet, mais il ne suffit qu’un gros groupe se cache derrière une porte pour renverser les chances.

T’es intelligent, j’ai pas à te dire quoi faire.

Elle était intelligente, elle aussi. Mais bon. Il ne répondit tout simplement pas. Un compliment était apprécié, mais les quinze dernières minutes avaient tout de même refroidi le monsieur.


Quelques temps après, ils ouvraient les portes.

Une demi-heure après et une vingtaine de cadavres débarassés, ils purent enfin considérer que l’endroit était nettoyer. La majorité des morts étaient éloignés les uns des autres. Leur tendance à déambuler servait grandement dans un lieu aussi grand. Il y avait sûrement d’autres survivants dans l’hôtel puisqu’il était si grand. Cependant, le groupe ne se cassa pas trop la tête et se contenta de monter au dernier étage pour se choisir des chambres. Elles étaient toutes identiques et contenaient un lit double, un grand meuble avec une télévision dessus ainsi qu’un fauteuil. Le reste du mobilier était classique, du genre table de chevet. Rien de bien impressionnant, mais déjà mieux que tout ce qu’ils avaient pendant la dernière semaine.

En entrant dans sa chambre, Franz se dirigea tout de suite vers la salle de bain, pour tourner les poignées du bain. L’eau se mit à couler en abondance, et l’homme cria de bonheur.

Crier de bonheur. Cela faisait tellement longtemps!

« Y’a de l’eau! Essayez! »


Et, assez drôlement, il se déshabilla simplement avant d’entrer sous la douche. Il n’en avait que faire de la pudeur et ce n’est qu’une fois entré et totalement détrempé qu’il se rendit compte que la porte de la salle de bain était toujours ouverte.

Une pensa le frappa comme une balle de fusil.

Il devait fermer cette porte.

Il y avait peut-être encore des morts qui traînaient…

Peu importe les bonheurs qu’ils rencontreraient, ceux-ci seraient toujours restreints. Ils sont condamnés, et plus jamais ce ne sera comme avant. Franz s’en rendit compte avec l’une des choses les plus banales du quotidien. La douche.

Son bonheur mourût et il alla fermer la porte.

Lorsqu’il s’installa dans son lit, il ne put dormir. Et, au travers du silence de la nuit, son voisin de chambre pouvait l’entendre pleurer doucement.
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