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 Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE
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Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Lun 21 Avr - 6:43
La nuit était tombée depuis maintenant plusieurs heures. Les deux hommes attendaient toujours devant les portes de l’hôtel. Maintes fois avaient-ils mentionné qu’attendre les filles à cet endroit alors qu’il ne voyait plus ou moins rien était très dangereux. Et à chaque fois qu’ils se l’étaient dit, ils avaient néanmoins décidé de rester dehors au cas où l’une des deux seraient blessées lorsqu’elles arriveraient.

Si elles arrivaient.

Pourquoi prenaient-elles autant de temps? Même si Franz s’était juré qu’elles ne les importaient que peu en dehors qu’elles augmentent leurs chances de survie, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Au cours des deux derniers jours, ils avaient beaucoup profité et ils n’avaient réalisé qu’au troisième jour ensembles qu’il fallait se mettre à la recherche de ressources. Ils avaient besoin de nourriture, mais aussi d’armes et de matériel médicinal. Ainsi, ils s’étaient séparés pour s’étaler sur un plus grand territoire. Jack et Franz n’avait rien rapporté et étaient arrivés pendant que le soleil se couchait.

Maintenant, Franz estimait qu’il devait être une ou deux heures du matin. Comment devraient-ils réagir? Partir à leur recherche était suicidaire. Ne rien faire pouvait signifier la mort pour les deux femmes. Mais, si il ne s’était même pas déplacé pour sa propre femme, pourquoi le ferait-il pour elles?

Encore une fois, il se sentait mal. Il se rappela sa conversation avec Avery, avant que les deux femmes ne partent. Elle voulait qu’il lui apprenne à tirer, mais il n’avait pas voulu dû à l’urgence de la situation. Il avait même ajouté que tout irait bien. Il espérait ne pas avoir eu tord. Il espérait que, si Avery est morte, ce ne soit pas de sa faute puisqu’il ne lui a pas montré comment utiliser son arme. Il culpabilisait.

Franz regarda Jack. Il tenait fermement son pistolet dans sa main droite et avait accoté sa pelle sur la porte fermée de l’hôtel.


« Peu importe ce qui les a ralenties, j’espère que ça en a valu la peine. Je veux pas penser qu’elles soientt mortes. Je veux les attendre encore un peu. Dans tous les cas, on évite de quitter notre poste. Si on se perd nous aussi, on est morts.
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Lun 21 Avr - 13:40
. « Froid Nocturne » .
Semaine 2, Jour 4
Ft. Michelle, Thomas, Franz & Jack
02:30

Thomas avait insisté pour qu’ils se rendent à l’hôpital, pour trouver sa grand-mère. La réponse d’Avery et Michelle avaient été immédiate, c’était un non catégorique. Pourtant, cette bouille d’ange de Thomas, qui avait réellement insisté, avait fini par l’emporter. Elles avaient cédé face à ses yeux brillants et ses supplications. Dire qu’Avery s’était promis de ne plus jamais approcher cet endroit … Rien n’avait changé, le spectacle qui s’offrait à eux était des plus terrifiant. Bon nombre de corps sans vie, en décomposition, étaient rependus sur le sol. Des morts-vivants déglingués, pour la grande majorité. Une odeur putride et fétide les agressait à chaque pas tandis que les innombrables tâches de sang noirâtres se dessinaient partout sur le sol. Avery, d’un geste quasiment automatique, avait recouvert Thomas de son anorak noir, enfonçant la capuche sur sa tête pour lui épargner cette vision. Le fait de passer la brèche créée par l’explosion quelques jours auparavant en sens inverse ne plaisait pas à Avery. Pas du tout.

Une fois dans l’hôpital, ils se rendirent compte que l’endroit était absolument désert. En effet, en dehors de quelques zombies démembrés à la marche lente et nonchalante que le petit groupe parvint à éviter en longeant les murs silencieusement, il n’y avait absolument aucune trace de vivants. Ceci, à la grande déception de Thomas. Avant de quitter le lieu où tout avait commencé, Avery suggéra qu’ils prennent le temps de chercher des médicaments et, éventuellement, des armes. Ainsi, Michelle trouva un couteau supplémentaire dans les vestiaires de l’hôpital tandis qu’Avery, elle, découvrait un taser sur une pile de vêtements semblant appartenir à un membre des forces de l’ordre. Pas très utile, pour combattre des rôdeurs, c’est sûr... Pourtant, la jeune femme le fourra malgré tout dans son sac. L’oreille attentive, les jeunes femmes surveillaient chaque recoin des pièces qu’elles traversaient, par peur d’une mauvaise surprise. En fouillant un peu plus aux Urgences, elles trouvèrent de nombreux médicaments. Ne sachant pas trop ce qui pourrait leur être utile en raison de leur manque de connaissance en la matière, les deux filles s’emparèrent de plusieurs cartons et flacons qui traînaient sur les étagères et dont les étiquettes semblaient pouvoir être utiles. Seringue, flacons aux étiquettes indiquant « Hémorragie », « infection », « Fièvre »... En tout, elles avaient dérobé pas moins de six produits médicaux, répartissant tout cela dans leurs sacs et remplissant également celui du petit Thomas, qui d’ailleurs avait bien du mal à rester silencieux. Très agité, l’enfant était très intéressé et curieux. Il posait des questions, s’éloignait pour « aider » … Au lieu de ça, il les mettait en danger. Finalement, il avait fallu qu’Avery hausse le ton avec l’enfant pour qu’il daigne rester en place. Peut-être allait-il la détester, mais au moins il serait en vie.

Il n’était pas moins de midi lorsque les trois survivants quittèrent l’hôpital. Fouiller les différents établissements de Lake Meritt à la recherche de nourriture ne fût pas une mince affaire. Thomas, au beau milieu de l’après-midi, se montra tout excité lorsqu’il trouva une énorme boîte de raviolis qu’il rangea dans son sac avec difficulté, arrachant un sourire aux jeunes femmes, essayant de ne pas abîmer ses bandes dessinées et les différents jouets qui remplissaient son sac. Mettre la main sur de la nourriture qui ne soit pas avariée était plutôt difficile. Il était près de seize heures lorsqu’ils trouvèrent un supermarché où enfin ils trouvèrent de la nourriture mangeable et appétissante. Une fois leurs sacs remplis grâce à sept différents produits, Avery Michelle et Thomas quittèrent le supermarché.

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00:30

Le coucher du soleil passé depuis plusieurs heures déjà, Avery commençait sérieusement à douter du fait qu’ils arriveraient à rejoindre Franz et Jack. Les avaient-ils attendues ? Etaient-ils toujours en vie ? L’angoisse qui tiraillait depuis le coucher du soleil n’était pas prête de la quitter, du moins pas avant qu’elle ne voie de ses propres yeux Franz et Jack. Thomas, à force de marcher, ne tenait plus sur ses jambes depuis plusieurs heures maintenant et Michelle et Avery se relayaient donc afin de le porter d’heure en heure, les ralentissant.

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Tout avait été bien trop facile durant la journée. Avery avait pressenti que tout ne pourrait pas se dérouler si simplement. Deux hommes les avaient abordées en début de soirée, dans le but de voler leurs vivres et leurs armes. Thomas, désireux de montrer son courage, s’était dressé face à eux, refusant tout échange. Naïve inconscience. De cette manière, Michelle et Avery , désirant défendre le gamin, s’étaient mises en danger. Lâches. Ces deux hommes n’avaient aucune dignité et n’avaient pas hésité une seconde à attaquer les filles. Incapables de se battre au corps à corps, les deux filles avaient dû encaisser quelques coups avant de s’en sortir. Le taser et les couteaux les avaient sauvées. Michelle et Avery se complétaient. La brune les avait effrayé avec ses belles lames et la rouquine, profitant de cette diversion, avait assommé les individus d’une bonne décharge. De cette manière, elles avaient pu fuir et conserver toutes leurs trouvailles, reprenant Thomas sur le dos.

Surpris quelques minutes plus tard par une horde d’environ 6 zombies, Michelle et Avery, après avoir caché Thomas en lieu sûr, s’étaient battues pour leur survie. Impossible, cette fois-ci, de jouer sur l’effet de surprise. Les morts-vivants, face à elles, ne les avaient que trop bien vues. La fuite n’était pas une option non plus, car elles se trouvaient dans un cul de sac. Avery, à l’aide d’un des couteaux de Michelle, se démenait tant bien que mal pour échapper aux mordeurs. Sa rapidité et son agilité étaient les seuls avantages qu’elle possédait, son seul moyen de survivre.
Il fallut de nombreuses minutes aux filles pour venir à bout des 6 morts-vivants. Minutes qui, aux yeux d’Avery, semblaient avoir été une éternité. Alors que les trois survivants ne se trouvaient qu’à une vingtaine de minutes du lieu de rendez-vous, il était nécessaire de prendre un détour d’environ une heure pour emprunter des chemins plus sûrs. En effet, en grimpant le long des échelles de secours d’un immeuble, il leur avait été possible de constater que les rues n’étaient pas sûres.

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02:30

Thomas assoupi dans le creux de son cou, Avery n’en revenait toujours pas d’arriver aussi tard. Songer au fait qu’ils étaient si proches de l’hôtel durant tout l’après-midi et qu’ils y arrivaient si tard la déprimait. Tandis que la lune se reflétait à la surface du lac et qu’une légère brise caressait leurs joues, Avery et Michelle restaient silencieuses. Le bruit de leurs pas dans la nuit était la seule chose que l’on pouvait entendre et, si l’on avait l’oreille fine, la respiration régulière du petit garçon. Avery, qui avait de plus en plus froid et dont les lèvres palissaient, avait hâte d’enfiler les habits chauds qu’elle avait trouvé au supermarché. Et, par la même occasion, de changer les vêtements de Thomas, qui puait la vieille benne à ordures.

Tandis que l’hôtel se dessinait de manière plus précise sous leurs yeux, les deux filles accélérèrent le pas. En s’approchant, elles distinguèrent la silhouette de Fran et Jack devant l’hôtel. Il n’y avait aucun doute possible, c’était bien eux. Ils avaient attendu. Avery sentit son cœur bondir dans sa poitrine, soulagée. Ses vêtements étaient encore plus laborieux qu’auparavant et elle portait une mauvaise marque sur la joue, un hématome, résultat de leur malencontreuse rencontre avec les deux hommes quelques heures plus tôt. Sur son dos, Thomas, roulé en boule, dormait paisiblement. Il était si finement accroché à Avery qu’il était difficile de le repérer au premier coup d’œil. En arrivant à la hauteur des deux hommes, un sourire illumina le visage de la rouquine, contente de retrouver Jack et Fran en un seul morceau. Pourtant, rapidement, elle se rappela sa discussion avec l’allemand, la veille. Au lieu du « Vous m’avez manqué. » qui devait initialement sortir de sa bouche, la jeune femme fonça droit sur Franz, levant la tête dans sa direction.

« Tu seras ok… Je suis certain que tout ira bien... Tu parles, c’était des conneries ! On a failli y rester ! Que des groupes de morts isolés… ? Certainement pas. T’en savais strictement rien ! Même les humains seraient prêts à nous tuer, maintenant.
Et savoir me servir de ce flingue aurait été bien utile. »


Avery marqua une pause et repris son souffle tandis qu’elle tenait son revolver dans la main. Le ton sévère de sa voix, sans que ce soit des cris, avait probablement réveillé Thomas. A vrai dire, elle ne s’en souciait pas. La jeune femme repris doucement, presque pour elle-même.

«  On savait même pas si vous alliez attendre… »

Quelle idiote. S’énerver contre Franz ne servait à rien, finalement. Elle avait juste eu peur. Il fallait qu’elle devienne plus forte, qu’elle apprenne à mieux se défendre. A défendre les autres. Dans un soupir, la jeune femme sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle ne pouvait pas avouer qu’elle était morte de trouille. Encore moins pleurer, pas maintenant.

HRP:
 
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Lun 21 Avr - 15:27
Installé sur le dos de la rouquine, le jeune Grant s'était endormit, une bonne heure avant que le trio n'arrive au point de rendez vous. Toue la journée, après avoir réussit à convaincre les deux jeunes femmes de faire un crochet par l’hôpital, le gamin turbulent, s'était laissé guider, dans les divers endroits, aidant de son mieux les deux survivantes, à trouver de quoi survivre davantage. L'espoir de retrouver sa grand mère, là où il l'avait vue pour la dernière fois, n'avait pas aboutit et Thomas en plus d'avoir été déçu de ce faux espoir, avait commencé à s’inquiéter un peu. Toute au long de la journée, les deux femmes avaient du subir le bavardage presque continu du petit blondinet et ses nombreuses prises de risques, ne les avaient pas aidé à arriver de bonne heure à l’hôtel. Toutefois, le petit avait fini par s'épuiser et presque refusé de faire un pas de plus, la fatigue l'avait gagné et il s'était alors montré un peu plus sage. A dire vrai, ce n'était pas que l'épuisement qui avait calmé Thomas, le fait de voir au temps de morts et de rencontrer des survivants près à les brutaliser et bien pire que cela, l'avait quelque peu refroidit, lui, qui depuis une semaine, avait simplement pensé, que tout ceci n'était qu'un amusement. Grace au deux jeunes femmes, don il appréciait plutôt bien la compagnie, malgré les petits coups de colère d'Avery pour le calmer, le jeune survivant était encore en vie mais, totalement dépassé par les événements et inconscient.

Ainsi, après cette journée mouvementée, l’excitation du gamin s'était affaiblit et il dormait, blottit contre le cou de la rouquine, cherchant à éviter le souffle froid de la nuit, quand les deux femmes, arrivaient à l'Hotel et rejoignaient les deux hommes, qui les attendaient. Au pied du grand hôtel, l'air froid de l'hiver continuait de souffler et la température devait avoisiner les -7 degrés et autant dire que s'éterniser dehors, n'était pas la meilleure des idées pour survivre. Quand Thomas finissait par ré-ouvrir les yeux, il lui fallu un petit moment avant de se rappeler qu'il était sur les épaules de la jeune femme, qui semblait en vouloir à cet inconnu. Le jeune garçon, toujours à moité endormit, se laissait glisser dans le dos d'Avery et l'air frais, eut vite fait de lui faire reprendre ses esprits. Tendit que la jeune femme parlait à son interlocuteur, Thomas rendait à Michelle un petit sourire qu'elle lui offrait pour le rassurer et toujours à moité caché dans le dos de la rouquine, le gamin fit dépasser sa tête, montrant sa bouille d'ange aux deux survivants, qui n'avaient pas spécialement l'air emballé de voir ce nouveau survivant, se greffer à leur groupe. Inconscient qu'il pouvait représenter un fardeau, Thomas se postait devant les deux hommes et leur offrait un grand sourire, plein de bonté mais, ne cachant pas une certaine malice.

- Salut! Moi c'est Thomas et j"suis un survivant, comme vous! Pourquoi vous rester dehors, vous avez perdu la clef?Ho! Faut pas faire cette tête...

Sentant Avery lui pincer le bras et voyant tout de même que les adultes n'avaient nullement envie de rire ou de perdre leur temps, le gamin s’arrêtait de parler et dû se retenir de rire. En adoptant un air faussement sérieux, il croisa leur regard de Jack, qui semblait bien moins sévère que celui de l'autre homme et il fini alors par reconnaître le survivant, qui leur sauvé la vie à l’hôpital, à lui et sa grand-mère, la semaine précédente.

-Hé! Jack?! C'est toi ! ! Je croyais que t'avais disparu toi aussi, à cause des extraterrestres, qui son dans le corps des gens. C'est trop bien que tu sois là! Mais, tu sais, ma grand mère à disparue et on a pas réussit à la retrouver, pourtant on a été voir à l’hôpital et s'était même super dangereux la-bas!

Puis, pour ne pas couper une fois de plus, les adultes, qui étaient en pleine discutions et parce qu'il en avait mare de se faire engueuler par des inconnus, Thomas s'éloignait de quelques mètres du groupe et s'installait sur un vieux tronc d'arbre coupé et observait le grand Hôtel.

- C'est super grand! J' pourrais avoir ma chambre à moi ?!

Tendit que les adultes discutaient, le gamin restait dans son coin et observait les lieux, faisant toutefois un peu trop de bruit, en s’exclamant pour tout et n'importe quoi, sans réellement attendre quelques réponses que ce soit. Thomas était juste content d’être en vie et comme à son habitude, complètement excité à l'idée de vivre de grandes aventures.
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Lun 21 Avr - 20:38
. « Froid Nocturne » .
Semaine 2, Jour 4
Ft. Michelle, Thomas, Avery & Jack
02:30

Lorsqu'il vit les deux silhouettes se dirigaient vers eux, Franz avait serré son pistolet dans sa main. Il faisait noir et avait de la difficulté à les identifier. Si ce n'était que des morts, ils n'auraient pas de problèmes à s'en débarasser. Si c'était des humains, ce serait sûrement autre chose. Il n'était pas encore tombé sur des gens hostiles, mais il se doutait bien que certains devait en profiter maintenant que l'ordre avait été renversé. Oakland était une ville criminalisée, avec bon nombre de gangs de rue. Ces gens là avaient sûrement des armes à feu avec plus de quatre balles dedans. Sans doute qu'ils étaient plus habitué à tirer sur un humain, aussi.

Il était fatigué et sa rationalité commençait à prendre le bord. Il imaginait toute sortes de scénarios, mais il fut grandement soulagé lorsqu'il reconnut les deux demoiselles. Il leva la main pour les saluer, ses muscles se détendant par la même occasion. Il sourit et regarda Jack.

« C'est bien d'avoir de l'espoir, une fois de temps en temps. »


Leurs chances de vivre à deux auraient été grandement réduites. Cependant, même si elles étaient saines et sauves, Franz avait peur de leur annoncer qu'ils n'avaient rien trouvé d'intéressant. Enfin. Ils avaient trouvés des choses, mais rien qui pouvait être plus utile que ce qu'ils avaient déjà. Plus tard dans la semaine, ils pourraient chercher une pharmacie. À moins que les filles soient tombées sur le jackpot.

Espoir. C'est bien tout ce qu'il lui reste.

Comme toujours, le bonheur de Franz se fit de courte durée, puisqu'Avery s'était avancée vers lui au pas de course avant de lui ramener tous les reproches du monde au visage.

« Tu seras ok… Je suis certain que tout ira bien... Tu parles, c’était des conneries ! On a failli y rester ! Que des groupes de morts isolés… ? Certainement pas. T’en savais strictement rien ! Même les humains seraient prêts à nous tuer, maintenant.
Et savoir me servir de ce flingue aurait été bien utile. »


Ses inquiétudes se confirmaient donc. Elle n'était certes pas morte, mais il avait une part de la faute dans leur retard. Aussitôt, il se sentit coupable. Lors de leur conversation, la veille, il avait tenté de la rendre plus sécure. Il savait que lui apprendre à se servir de son revolver aurait été bénéfique, mais il avait refusé car ils avaient besoin de ressources le plus rapidement possible. Il savait qu'il avait fait une erreur.

« Même les humains seraient prêt à nous tuer, maintenant. »

Quoi? Elles avaient étés confrontées à d'autres personnes?

Il n'aimait pas ça du tout et qu'elles ne les avaient pas attirés à l'hôtel. Sinon, ça pouvait évidemment mal finir. Mais en même temps, Franz n'était pas contre l'idée de chasser des humains et prendre leurs possessions. C'est mal, mais ça augmenterait leurs chances de beaucoup. Pourquoi chercher soi-même si on peut prendre aux autres ?

Lorsqu'Avery mentionna qu'elle ne pensait pas qu'ils les attendaient, Franz remarqua les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle se battait contre, apparemment. Et par conséquent, le grand allemand ne se sentit que plus petit. En fait, alors qu'il dépassait ses 3 équipiers de plusieurs centimètres, il se retrouvait maintenant à se sentir plus petit que tous. Sa force de caractère avait tendance à disparaître lorsqu'un problème s'avérait être de sa faute.

« Je suis désolé... »


Puis, il remarqua que quelqu'un, un enfant, était accroché dans le dos d'Avery. Quoi?

Il observa de nouveau. Quelqu'un. Un enfant.

Il regarda les deux femmes, une par une, et son regard changea. Jamais encore n'avaient-ils pu le voir autant enragé et, pourtant, il ne disait pas un mot. Tout traversait dans ses yeux.

Ils ne pouvaient pas garder cet enfant.

« Salut! Moi c'est Thomas et j"suis un survivant, comme vous! Pourquoi vous rester dehors, vous avez perdu la clef?Ho! Faut pas faire cette tête... Hé! Jack?! C'est toi ! ! Je croyais que t'avais disparu toi aussi, à cause des extraterrestres, qui son dans le corps des gens. C'est trop bien que tu sois là! Mais, tu sais, ma grand mère à disparue et on a pas réussit à la retrouver, pourtant on a été voir à l’hôpital et s'était même super dangereux la-bas! »


Franz jeta un regard vers Jack et soupira. Il reporta ensuite ses yeux vers Avery. Il se retourna pour ouvrir la porte et lui fit signe d'entrer.

« Entres. Il faut qu'on parle. Vous deux, surveillez l'enfant. Faîtes le taire un peu. »


Lentement, il entra dans l'hôtel, puis ferma la porte derrière Avery. Il se retourna vers elle.

« Vous êtes folles? On s'entend pour ramener de la nourriture. On a besoin de nourriture. On manque de putain de nourriture, et vous ramenez quoi avec vous? Un enfant! UN ENFANT, Avery. Tu réalises? Il doit même pas avoir dix ans! Une bouche de plus à nourrir, qui en plus nous apportes rien, c'est génial, hein! Bon travail. Un EXCELLENT travail, même.

Et toi, mamzelle! T'arrives avec le gamin, et ce que tu fais? TU M'ENGUEULES? C'EST DE MA FAUTE? »


Il craqua et se mit à hurler. Son accent se faisait beaucoup plus fort.

« VOUS AVEZ FAILLI Y RESTER, HEIN ?! C'EST DE LA FAUTE À QUI SI VOUS ÊTES RETOURNÉES À CE PUTAIN D'HÔPITAL POUR CHERCHER UNE MAMIE ? VOUS SAVIEZ QUE CE SERAIT DANGEREUX D'Y ALLER ! VOUS SAVEZ QU'ELLE EST MORTE, SA FOUTUE GRAND-MÈRE.

Et.... et pourquoi vous y êtes allé? Pour faire plaisir à un pauvre gamin qui a aucune idée de ce qu'il se passe et qui appelle les morts-vivants EXTRATERRESTRES. DES EXTRATERRESTRES ! Vous auriez au moins pu lui expliquer la situation? Non non non. On va chercher sa grand-mère à la place. Le petit garçon absolument IGNORANT DE LA SITUATION ACTUELLE ne risque pas du tout sa vie!

Si vous avez passé proche de mourir, Avery, c'est pas ma faute. C'est votre jugement qui est de la merde. Là, on a un enfant sous les bras. Ça va être un paquet de problèmes.

Je risquerai pas ma vie, NOS VIES même, pour un petit garçon qui n'est pas le mien. J'en ai déjà assez de sauver mon cul.

Tu sais ce qui me fait le plus chier? C'est que j'arriverai pas à m'en débarasser. Il faut rester les deux pieds sur terre... les sentiments tuent.

Il faudra lui expliquer tout ça. Que y'a pas d'extraterrestres. Que y'a plus de grand-mère. Qu'il devra apprendre à fermer sa gueule. T'as déjà élevé un enfant, Avery? T'en a déjà élevé un? Non, bien sûr. C'est déjà assez difficile sans même avoir des zombies autour...


Puis, il succomba à la quantité phénoménales d'émotions qu'il avait ressenti dans les dernières heures, la fatigue amplifiant le tout. Il se mit à pleurer, comme ça, devant elle.

« Je peux même pas m'occuper de ma fille, et je dois m'occuper de l'enfant d'un autre?

On est dans la merde. »
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Lun 21 Avr - 23:13
. « Froid Nocturne » .
Semaine 2, Jour 4
Ft. Michelle, Thomas, Franz & Jack
02:50

« Je suis désolé... »

Avery ravala ses larmes et, fronçant les sourcils, plongea son regard dans celui de l’allemand, les yeux toujours brillants. Il était désolé, rien que ça. La vague de colère qui submergeait la jeune femme s’accentua encore, semblant lui nouer la gorge. Elle avait envie de lui hurler au visage que des excuses ne suffisaient pas, qu’elle avait cru ne jamais les revoir. Au lieu de cela, Avery décida de prendre sur elle, d’envisager les choses différemment. Elle lui en voulait, c’était certain, pourtant il s’était excusé. D’ailleurs, il était impossible de douter de la sincérité du géant allemand, qui semblait culpabiliser. Le regard clair de l’allemand lui laissait penser qu’il s’en voulait. Avery n’ajouta donc rien, estimant que cela n’était pas nécessaire.

Les yeux bleus de Franz, doux et affichant une expression désolée se transformèrent soudainement, laissant place à une rage certaine. Impossible de ne pas le remarquer, il était furieux. En quelques secondes à peine, l’humeur de l’allemand avait changée du tout au tout. Thomas… Le petit garçon, probablement réveillé par les remarques d’Avery, se frottait les yeux de ses petites mains, ouvrant péniblement les yeux. La jeune femme le laissa alors tranquillement descendre de son dos, faisant machinalement rouler les muscles de ses épaules et de ses bras pour se détendre. Sans quitter Franz des yeux, elle laissa le petit bonhomme s’éloigner. Bien qu’Avery ne connaisse l’allemand que depuis quelques jours seulement, son attitude ne trompait pas : il semblait littéralement prêt à exploser.

« Salut! Moi c'est Thomas et j"suis un survivant, comme vous! Pourquoi vous rester dehors, vous avez perdu la clef?Ho! Faut pas faire cette tête... Hé! Jack?! C'est toi ! ! Je croyais que t'avais disparu toi aussi, à cause des extraterrestres, qui son dans le corps des gens. C'est trop bien que tu sois là! Mais, tu sais, ma grand mère à disparue et on a pas réussit à la retrouver, pourtant on a été voir à l’hôpital et s'était même super dangereux la-bas! »

D’un geste quasiment automatique, Avery pinça le bras de Thomas pour lui indiquer de se taire. Impossible de l'arrêter, celui-là, même au réveil … Une vraie terreur. Une terreur qui, semble-t-il, connaissait Jack … Jetant un regard lourd de sens à Jack accompagné d’un soupir, Franz reporta son attention sur Avery. D’un geste calme, il ouvrit la porte de l’hôtel et fit signe à la rouquine d’entrer. Ne souhaitant pas se faire prier, la jeune femme ne contesta pas.

« Entres. Il faut qu'on parle. Vous deux, surveillez l'enfant. Faîtes le taire un peu. »

Avant d’entrer dans l’hôtel, elle s’accroupit face à Thomas, lui ébouriffant les cheveux d’un geste de main. Jetant ensuite un regard embêté à Michelle et Jack, elle se pinça les lèvres. Si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait parlé face à tout le monde. Ils formaient un groupe à présent.

« Minus, baisse d’un ton, tu veux ? On a assez risqué notre vie pour aujourd’hui. Les … extraterrestres, le bruit les attire. Tu ne veux pas nous causer des ennuis, pas vrai ? »

Se redressant, Avery entra dans le hall sombre de l’hôtel, sans adresser un seul regard à Franz. Une fois la porte d’entrée refermée, Franz se retourna vers elle et ne lui accorda pas une seule seconde de répit, s’emportant directement dans une tirade colérique, le ton de sa voix s’élevant de plus en plus à chaque phrase.

« Vous êtes folles? On s'entend pour ramener de la nourriture. On a besoin de nourriture. On manque de putain de nourriture, et vous ramenez quoi avec vous? Un enfant! UN ENFANT, Avery. Tu réalises? Il doit même pas avoir dix ans! Une bouche de plus à nourrir, qui en plus nous apportes rien, c'est génial, hein! Bon travail. Un EXCELLENT travail, même.

Et toi, mamzelle! T'arrives avec le gamin, et ce que tu fais? TU M'ENGUEULES? C'EST DE MA FAUTE? »


Avery, prenant son inspiration pour répondre à Franz, n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Elle subissait la crise de l’allemand sans pouvoir placer une seule phrase, un flot de mots incessant s’écoulant des lèvres de son aîné. La rouquine, qui ne pensait pas que Franz puisse s’énerver à ce point, fut presque surprise de voir que le ton de sa voix augmente encore. A présent, il lui hurlait dessus.

« VOUS AVEZ FAILLI Y RESTER, HEIN ?! C'EST DE LA FAUTE À QUI SI VOUS ÊTES RETOURNÉES À CE PUTAIN D'HÔPITAL POUR CHERCHER UNE MAMIE ? VOUS SAVIEZ QUE CE SERAIT DANGEREUX D'Y ALLER ! VOUS SAVEZ QU'ELLE EST MORTE, SA FOUTUE GRAND-MÈRE. »

Ne supportant plus l’accès de colère de Franz, Avery, dont les yeux étaient remplis de larmes, ne retint pas son geste et, s’approchant de lui, laissa sa main droite fendre l’air pour finir sa course contre la joue de l’allemand dans un bruit sourd. Elle aussi, était hors d’elle et souhaitait se faire entendre.

« FOLLES ? NON, FRANZ : HUMAINES ! TU VOULAIS QU’ON FASSE QUOI ? QU’ON LE FILE A BOUFFER A CES MONSTRES ? QU’ON LE LAISSE CREVER TOUT SEUL DANS LA RUE ? TU ES FOU DE PENSER QU’ON PUISSE ABANDONNER UN GAMIN, FRANZ, UN GAMIN. IL A A PEINE NEUF ANS, MERDE ! »

« Et.... et pourquoi vous y êtes allé? Pour faire plaisir à un pauvre gamin qui a aucune idée de ce qu'il se passe et qui appelle les morts-vivants EXTRATERRESTRES. DES EXTRATERRESTRES ! Vous auriez au moins pu lui expliquer la situation? Non non non. On va chercher sa grand-mère à la place. Le petit garçon absolument IGNORANT DE LA SITUATION ACTUELLE ne risque pas du tout sa vie! »

« Parce qu’à neuf ans, tu penses que c’est facile de comprendre ? De réaliser qu’on est dans une PUTAIN D’APOCALYPSE, QU’ON EST ELOIGNES DE TOUS CEUX A QUI ON TIENT ? Même toi, à quarante ans, t’as du mal, alors FRANCHEMENT ARRETE. »

« Si vous avez passé proche de mourir, Avery, c'est pas ma faute. C'est votre jugement qui est de la merde. Là, on a un enfant sous les bras. Ça va être un paquet de problèmes. »

« Gamin ou pas, on a risqué notre vie et toi, tu m’as quasiment promis que tout irait bien. C’est pas Thomas, le problème. Tu le sais très bien. »

« Je risquerai pas ma vie, NOS VIES même, pour un petit garçon qui n'est pas le mien. J'en ai déjà assez de sauver mon cul. »

«  Personne ne te demande de t’en soucier. Sauve toi, sois égoïste et n’accepte que des gens qui peuvent t’être utiles si tu le souhaites, JE NE REGRETTE PAS. Il méritait qu’on lui sauve la vie. »

« Tu sais ce qui me fait le plus chier? C'est que j'arriverai pas à m'en débarrasser. Il faut rester les deux pieds sur terre... les sentiments tuent. Il faudra lui expliquer tout ça. Que y'a pas d'extraterrestres. Que y'a plus de grand-mère. Qu'il devra apprendre à fermer sa gueule. T'as déjà élevé un enfant, Avery? T'en a déjà élevé un? Non, bien sûr. C'est déjà assez difficile sans même avoir des zombies autour... »

Avery, dressée face à Franz, les yeux noirs suite à son accès de colère, leva les yeux afin de confronter son regard à celui de l’allemand.

« Je sais, qu’il faudra lui expliquer, je sais qu’il a beaucoup à apprendre, que c’est dangereux, inconscient, et j’en passe. Je sais aussi que je n’ai jamais élevé un enfant et que ce sera pas facile. Mais, ce que je sais, c’est que jamais je ne me serai pardonné de l’avoir laissé au fond d’une poubelle. J’ai suffisamment de poids sur la conscience sans ajouter ça. »

Un frisson parcouru la jeune femme, qui, une fois encore, se voyait pointer son revolver contre la tête de Brad. D’un geste nerveux, Avery passa sa main dans ses cheveux, puis frotta d’un geste rapide ses yeux pour en effacer toute trace possible de larme. Elle ne céderait pas. Elle ne pouvait pas. Tandis qu’elle relevait les yeux, Franz, lui, se laissa aller aux larmes. Très surprise, Avery s’approcha davantage de l’homme et, d’un geste qu’elle voulait rassurant, le serra dans ses bras.

« Je peux même pas m'occuper de ma fille, et je dois m'occuper de l'enfant d'un autre?
On est dans la merde. »


Les larmes lui montant aux yeux à son tour, Avery pris une grande inspiration. Pas maintenant. La grande taille de Franz rendait l’étreinte difficile, pourtant, elle le sentit se détendre tandis que de sa main droite, elle appuyait dans son dos. La jeune femme s’adressa doucement à son aîné.

« Fran, je suis désolée… Ça ira, je t’assure. »

Reculant d’un pas, la rouquine adressa un mince sourire, presque hésitant, à l’allemand.

« Tu devrais aller te reposer. »

« ... Je suis désolé aussi. Donne une chambre au garçon. Je vais aller me laver. Je viendrai peut-être vous voir après si vous êtes réveillés. On peut utiliser le lobby, aussi... tant qu'on fait attention... »

« Pas de problème, je vais chercher les autres, prends ton temps. On a trouvé pas mal de choses, dehors, on te montrera. Si tu veux, on t'as pris des vêtements propres... En espérant que ce soit ta taille... »

Fourrant les deux mains dans son sac, Avery en extirpa quelques vêtements propres pour l'allemand, qu'elle lui tendit d'un geste de rapide. Se tournant en direction de la porte, Avery jeta un dernier regard à Franz, par-dessus son épaule.

«  A plus tard. »

Franz, déjà proche de l’ascenseur, y entra sans un mot, sans un regard pour la jeune femme. Prenant une grande inspiration, Avery ouvrit la grande porte de l’hôtel, faisant signe aux autres de la rejoindre à l’intérieur. Les pauvres devaient être morts de froids. Un sourire maladroit accroché aux lèvres, elle frotta sa tempe douloureuse du bout des doigts et s’adressa au groupe :

« Je pense qu’on a tous besoin du bonne douche, enfin surtout toi Minus, et d’une bonne nuit de sommeil… »

Avery ne souhaitait pas revenir sur l’incident, pas maintenant. Elle espérait qu’ils ne poseraient pas de question. Peut-être en parlerait-elle avec Michelle tout à l’heure, si elle en avait le courage…


Dernière édition par Avery Carter le Dim 25 Mai - 14:25, édité 2 fois
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Mar 22 Avr - 4:33
​Les humains sont étranges. En quelques secondes, une foule d'émotion les traversent. Ils n'ont même pas le temps de vivre complètement une sensation avant que celle-ci ne soit remplacée. C'est exactement ce qui se passa à notre retour à l'hôtel. J'ai vu du soulagement dans le regard de Fran et de Jack. Avery et moi ressentions la même chose mais tout de suite, c'est la colère qui a remplacé le sentiment de mon amie. Fran, qui était attaqué, semblait désolé, avant de ceder à la fureur après avoir vu Thomas. Il a alors prit Avery à part, nous laissans seuls, les trois plus jeunes.

​Fran était furieux, ses yeux le hurlait. Je m'assis sur le sol gelé en faisant signe aux deux garçons de me rejoindre. Il faisait froid et nous étions tous fatigués. Grelottant, je m'adressai d'une voix douce à Thomas.

«Tu sais que les manchots se tiennent en groupes pour survivre contre le froid et les autres méchants animaux ? Si on se tient tous les trois tout près, on a plus de chance contre les extraterestres non ?»

​Je souris au blondinet avant de regarder la route d'où nous arrivions, juste devant moi. Derrière les portes de l'hôtel, les voix d'Avery et de Franz s'alternaient. Je savais qu'ils criaient, mais je n'aurais su distinguer leurs mots. Pourtant, même sans entendre, je me doutais bien du sujet de leur dispute.

​Thomas. Je le regardai, oubliant presque la présence de Jack. Avions nous bien fait de le rapporter ? Je savais que non. Il avait neuf ans -et demi-, donc on ne pouvait pas compter sur lui pour défendre le groupe. Pas pour le moment du moins. Il était en pleine croissance, donc mangerait beaucoup. Il était énergique et pas très discret. Oui, Thomas était un paquet de problèmes. ​Mais la simple idée de l'avoir laisser dans cette poubelle me faisait frissonner. Quel genre de personne aurait pu abandonner un enfant à la mort de cette façon ? Nous n'avions pas le choix de le sauver, et le laisser seul serait revenu à le laisser mourir. Oui, l'avoir ramené nous apporterait sûrement des problèmes. Mais on était déjà dans la merde jusqu'au cou, alors autant avoir quelqu'un de plus avec qui partager nos embrouilles.

​Je souriai à Thomas avant de me tourner vers Jack.

«Alors, monsieur le sauveur d'enfants et de mamies, tu me racontes comment vous avez fait, ta poêle et toi ?»

​Pendant son récit, les cris de mes deux aînés semblaient s'être calmés et bientôt, Avery nous rejoint. Je ne lui demandai rien. Elle devait en avoir marre de parler après la dispute et de toute façon, son regard en disait assez. Pourtant, une question me brûlait les lèvres. J'avais le goût amer des mots qui voulaient sortir mais que je tentais de ravaler. Puis, le regard droit devant, ma question que j'avais envie de crier sortit, à peine plus fort qu'un murmurre.

«Il a accepté ?»

​Je ne sais pas pourquoi j'ai posé cette question. Au fond, la réponse, je ne voulais pas l'entendre. J'en avais peur. Qu'allions nous faire si Fran ne voulait pas ? S'il s'obstinait à ce que nous nous débarassions de Thomas ? Non. Je ne devais pas y penser.

​Je regardai Avery, le regard plein d'espoir. Je t'en pris, dis moi qu'il a accepté.




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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Mer 23 Avr - 0:45
Ça faisait déjà des heures que lui et Franz attendaient les deux jeunes femmes devant l'hôtel, sans aucun signe de vie. Les mots du plus vieux étaient restés gravé dans sa tête "Si on se perd nous aussi, on est morts." et à chaque fois qu'il se redisait cette phrase, il se dit qu'ils n'auraient pas dû se séparer.  Évidement, quand il pensa encore pour quelles diable raisons ils ont pris une dédisions aussi dangereuses, quelque chose bougea au loin,   Et Jack cru d'abord que son esprit déraillait complètement. Après tout, dans la plupart des films qu'il a vu sur l'apocalypse et les invasions -de monstres ou Aliens- l'un des protagonistes secondaires finit par devenir fou à cause de son isolement et de toutes les choses horribles dont il a été victime. Jack se rendit compte qu'il cherchait trop loin. Ils étaient dans le monde réel, même s'il avait dû mal à se le dire. 
Il y a eu de nouveau du mouvements à l'horizon et eux deux virent enfin ce qu'ils attendaient depuis toute à l'heure: les deux personnes manquant de leur groupe, ou plutôt, les deux personnes manquant dans leur nouvelle vie.

« C'est bien d'avoir de l'espoir, une fois de temps en temps. »

Le vieux avait raison. Puis de toute manière, seul l'espoir leur restait dans ce monde sans destins ni rêves.


Mais la suite se passa différemment de ce qu'aurait cru Jack. A la place d'un "ils finirent heureux et eurent beaucoup d'enfants" ils ont eu droit un " La vie n'est pas un conte. Et si c'était le cas, la vôtre finirait en un maléfice." car oui, à la place de tout se dire de ce qu'il s'était passé et de se dire "j'ai cru qu'on survivrait pas" etcetera, Avery était en colère contre Franz. Bien sûr, celui-ci s'excusa. Seulement... Seulement si une petite voix n'avait pas retentit. 

« Salut! Moi c'est Thomas et j"suis un survivant, comme vous! Pourquoi vous rester dehors, vous avez perdu la clef?Ho! Faut pas faire cette tête... Hé! Jack?! C'est toi ! ! Je croyais que t'avais disparu toi aussi, à cause des extraterrestres, qui son dans le corps des gens. C'est trop bien que tu sois là! Mais, tu sais, ma grand mère à disparue et on a pas réussit à la retrouver, pourtant on a été voir à l’hôpital et s'était même super dangereux la-bas! »

Il cligna des yeux une fois, puis deux, puis trois. Ce n'était pas possible. Thomas était là, devant lui. Il l'avait cru mort dès le moment où il avait perdu trace de lui ! Dieu seul sait comment le petit a pu survivre avec tous ces zombars autour, et sans sa grand-mère, ou qui que ce soit, qui plus est ! Jack reste bouche bée quelques secondes avant d'avoir remarqué le vieux et la nouvelle -même si maintenant ils se connaissaient depuis plusieurs jours- étaient rentrés pour continuer leur "dialogue entre personnes calmes et sensées" loin d'eux. Ses yeux se reposèrent sur Thomas, s'approcha de lui et tendit sa main pour qu'il lui en tape cinq.

« Thomas ! Je m'attendais pas à te voir ici mais je suis rassuré de voir que tu vas bien. J'arrivais plus à te trouver ! Et tu sais bien que les extraterrestes ne peuvent rien face à moi: j'ai découvert un de leur secret... »

La dernière phrase a été prononcée en chuchotant, de telle sorte que seul Thomas pouvait l'entendre. Jack l'a connu très peu, mais ça a été impossible pour lui de ne pas s'attacher à ce petit. D'ailleurs, à ce qu'il put voie, ça a été également le cas pour Avery et Mitchy. 

«Tu sais que les manchots se tiennent en groupes pour survivre contre le froid et les autres méchants animaux ? Si on se tient tous les trois tout près, on a plus de chance contre les extraterestres non ?»

Thomas s'était assis à coté d'elle tandis que Jack s'est mis à côté de lui. Si un jour quelqu'un lui aurait dit qu'il ferai le manchot avec un groupe de personnes... Il n'y aurait pas cru. Enfin, si quelqu'un lui aurait raconté tous ce qu'ils ont vécu là maintenant, il l'aurait envoyé dans un asile.

«Alors, monsieur le sauveur d'enfants et de mamies, tu me racontes comment vous avez fait, ta poêle et toi ?»

Il ne put s'empêcher de sourire. Tout allait bien se passer. Déjà les voix des deux plus âgés se fessaient moins entendre. Ensuite, il ne laissera pas Thomas seul à nouveau, et il était persuadé que Mitchy et Avery serait d'accord  pour l'aider.

« Ce chasseur d'extraterrestres ainsi que sa mamie étaient en mauvaise contre deux morts-vivants et ma belle campagne, dit-il en montrant sa poêle, n'a pas pu résister à l'envie de leur fracasser le crâne.»

A peine ces mots franchirent ses lèvres, Avery sortit dehors. Bien, au moins ils ont arrêté de se gueuler dessus... Parfois Jack se demandait s'ils ne pourraient pas avoir ne serait-ce qu'un jour calme, paisible, doux, ...

Le manipulateur de la poêle -oui, ça existe à partir de maintenant- sentit Thomas frissonner. Bordel, ils comptent compter le nombre de briques que contient un mur à la place de mettre le petit à l'intérieur ?!
Il se leva et mit le plus petit sur son dos, comme Miss Nouvelle l'avaient fait avant. Thomas devait être gelé et mort de fatigue. Jack se dirigea vers l'ascenseur qu'il prit jusqu'au dernier étage puis rentra dans une des chambres pour y coucher le blondinet. Il s'était déjà passé trop de choses pour eux tous durant les dernières 24H...

Hrp:
 
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Mer 23 Avr - 20:42
. « Froid Nocturne » .
Semaine 2, Jour 4
Ft. Michelle, Thomas, Avery & Jack
03:10


Toute sa vie, Franz avait ressenti des pulsions. Des diverses, qui touchaient à toutes sortes de domaines différents, comme la violence ou la sexualité. Bien que de telles pulsions soient normales car instinctives, l'homme avait toujours eu peur de lui-même et de ce dont il était capable de faire. Cela avait culminé lors de l'événement ayant justifié son départ de son pays natal. Ce qu'il avait trouvé aux États-Unis, c'était une famille et le désir d'accomplir ce qui est juste. Il savait qu'il était entrain d'échouer à combler ce souhait. Il sombrait peu à peu dans ce qu'il appelait lui-même l'abysse.

Lorsqu'Avery l'avait giflé, la pire des pulsions était revenue en lui. Il avait voulu la frapper, pour lui faire comprendre qu'il avait raison et qu'elle avait tord. Si il avait répondu au coup, ça aurait dégénéré. Il le sait. Il ne s'en voulait non pas seulement car il s'agissait d'une femme, mais plutôt parce qu'il avait presque tué la dernière personne à l'avoir mis aussi en colère. Il n'aurait pas voulu lui faire ça à elle, car, au fond, le choix qu'elle avait pris était le bon.

Lorsqu'Avery l'avait pris dans ses bras, ses pleurs s'étaient légèrement intensifiés, tout en restant relativement discrets. Cet acte l'avait ramené sur terre d'un coup et la réalisation de ce qu'il avait voulu lui faire lui était venue. Ensuite, il était monté dans l'ascenseur, tranquillement.

Franz avait le désir d'accomplir ce qui est juste et il voulait refuser la présence de Thomas dans le groupe. Si il faisait ça, l'enfant allait sans doute mourir. Si ils le gardaient, il serait un fardeau. Mais au moins, il aurait sa chance et il serait quand même possible de lui apprendre ce qu'il devait savoir.

Il entra dans sa chambre, se dirigeant de suite vers la salle de bain. Il s'arrêta devant le mirroir et pointa son regard sur son reflet. La mort était creusée dans son visage; ses cernes étaient énormes et son teint était pâle. Il s'imaginait maigrir beaucoup lors des prochaines semaines. Ce qui le frappa surtout était ses yeux. Ils étaient rouges, constamment gonflés. Il avait plus pleuré dans ces deux dernières semaines que dans les dix dernières années, sans doute.

Il savait qu'il devait se reprendre en main. Il savait qu'il était sur une pente descendante et que descendre trop bas était synonyme de mort. Il ne voulait pas succomber à la haine. Il ne voulait même pas penser à frapper un de ses compagnons, qui deviendraient possiblement ses amis. Il ne pouvait pas risquer sa vie et leurs vies car lui, il ne va pas bien. Tout le monde ne va pas bien.

Comme dans bien d'autres salles de bain, le mirroir cachait un compartiment dans lequels étaient rangés diverses choses. Il y avait trouvé qu'un simple rasoir. Il s'était promis de se raser, et il jugea le temps opportun.

Il prit le rasoir et referma le compartiment. Son reflet présentait son visage et la lame, dans ses mains. Lentement, il amena son outil à flatter sa peau, coupant doucement sa barbe qui n'avait cessée de grandir depuis le début de la dernière semaine.

En même temps qu'il effectuait cette corvée, il songea à ses compagnons. Il n'aurait pas du crier sur Avery et, même si elle n'aurait pas du aussi, elle avait eu raison de le faire. Elle devait avoir eu peur et ne pouvait se défendre efficacement. Certes, il s'était déjà excusé, mais il jugeait cela non nécessaire. Il lui apprendra à se servir de son arme.

Le temps qu'il passerait avec eux pouvait être long, très long. Alors, autant se jurer de les protéger du mieux qu'il pouvait. Même si il n'approuvait pas de la venue d'un enfant dans le groupe, ses compagnons avaient choisis de le prendre. La seule chose que Franz pouvait faire, c'était d'accepter. Il ne voulait pas se retrouver seul et, même si il avait rempli un rôle de leader jusqu'ici, les autres avaient également leurs mots à dire.

Cependant, au fin fond de lui, loin de toute cette bonne conscience qu'il tentait de se donner, la vérité mourrait dans sa tête; la démocracie n'amènerait à rien sauf à la mort.

Une fois qu'il eut finit de se raser, il observa les vêtements que la jeune femme lui avait apporté. Un jeans gigantesque, même un peu trop grand pour lui, un t-shirt simple et un hoodie. Ce qui l'enchanta le plus fut de trouver un bonnet, qui saurait le garder au chaud. Ces vêtements faisaient beaucoup plus juvénile que ce qu'il portait habituellement, mais ça lui ferait du bien. Il se changea donc, omettant seulement de mettre le bonnet.

Ils devraient chercher pour un lave-linge...

03:40

Il revint au salon, lentement.
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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Mer 23 Avr - 21:08
. « Froid Nocturne » .
Semaine 2, Jour 4
Ft. Michelle, Thomas, Franz & Jack
03:30

La respiration d’Avery formait de fins nuages de buée au contact de l’air glacé. Le froid de la nuit lui donna les frissons et elle maudit intérieurement Franz d’avoir fait attendre les trois plus jeunes à l’extérieur durant leur discussion. Serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud, Michelle Jack et Thomas levèrent les yeux vers elle dès qu’elle fit son apparition. Gênée de les avoir malgré elle forcés à patienter dehors, Ave-ry s’adressa à eux, un mince sourire aux lèvres. Pour toute réponse, Michelle, dans un murmure, lui demanda si Franz avait accepté ou non. La rouquine, levant les yeux en direction des étoiles, se demanda si Franz avait réellement accepté. Il était furieux, il ne voulait pas d’un enfant au sein du groupe. Pourtant, il était également conscient de ne plus rien pouvoir y faire. Il devrait accepter la situation, que cela lui plaise ou non. Au fond, il semblait l’avoir compris. Un frisson lui parcourant le dos, Avery sentit ses muscles trembler. Plongeant son regard dans celui de la brune, elle lui répondit douce-ment.

« Il n’a pas le choix. Et puis… »

Il était extenué. Dans quel état physique et mental était-il pour ainsi se laisser aller de-vant elle ? Franz ne semblait pas, à première vue, être un homme dévoilant ses émo-tions et sentiments. Surtout pas à une inconnue, ou presque. Après tout, ils ne se con-naissaient que depuis quelques jours. A vrai dire, il avait surpris la jeune femme, tant et si bien que toute sa colère s’était évaporée sur le champ. Au fond, ils étaient tous dans la même merde. Angoissés, fatigués. Entourés de putains de zombies. Et maintenant, même les autres humains semblaient décidés à les emmerder. Finalement, le fait de voir pleurer l’allemand avait touché Avery. Elle qui, même si elle l’appréciait, le trouvait froid…

« Il a un grand cœur, il l’acceptera. »

Tenant la porte ouverte afin de laisser entrer ses compagnons d’infortune, Avery laissa échapper un soupir. Drôle de journée… Drôle de nuit, aussi. Dès qu’ils furent tous à l’intérieur, la rouquine attrapa d’un geste rapide le balai qui trônait non loin de l’entrée en fit passer le manche entre les poignées intérieures afin de maintenir la grande porte fermée et ainsi, éviter toute intrusion nocturne de zombies. Ou d’humains… Ils n’étaient jamais trop sûrs.

Dans l’ascenseur, le miroir lisse et propre renvoyait l’image des trois jeunes et du petit. Ils semblaient tous extenués. S’appuyant contre l’un des murs, Avery fixait de ses yeux sombres l’écran sur lequel défilaient les étages, attendant patiemment d’arriver au sommet de l’immeuble sans prononcer un mot.

Michelle à ses côtés, Avery utilisa sa carte magnétique afin d’ouvrir la porte de leur chambre et souhaita une bonne nuit à Jack et Thomas. N’importe qui, à la vue de la pièce luxueuse dans laquelle les deux jeunes femmes entraient, aurait probablement sauté de joie. Cette chambre d’hôtel était absolument magnifique, très distinguée. Mi-chelle et Avery n’étaient pas n’importe qui, elles vivaient une apocalypse. Rien n’était vraiment merveilleux en raison des circonstances. Du moins, pas autant qu’avant. D’un geste lent, Avery retira son anorak, le déposant sur une grande chaise de tissu blanche. En glissant, la veste laissa une tracée rougeâtre sur le siège. Du sang. Passant une main dans ses cheveux poisseux, Avery grimaça et se tourna vers Michelle.

« Je vais prendre une douche. »

Au contact de l’eau chaude, Avery se laissa doucement aller contre le mur pour finir assise. L’eau qui coulait le long de sa peau la rassurait. Tous les membres de son corps, meurtris par la fatigue et les diverses péripéties du jour, semblaient hurler de douleur. Joignant ses deux mains contre son visage, Avery ne put retenir plus longtemps ses larmes, qui se mêlèrent à l’eau qui glissait le long de ses joues. Le corps parcourut de tremblements, la jeune femme resta ainsi plusieurs minutes. S’appuyant sur ses bras, Avery se redressa et entreprit enfin de se laver. La jeune femme avait l’horrible impres-sion de sentir le sang en permanence, et elle détestait cela. En sortant de la douche, elle passa sa main sur le miroir d’un geste distrait afin d’en retirer la buée et, à la vue de son reflet, son visage se crispa. Elle n’était plus la même. Ses joues s’étaient creusées, tout comme ses hanches. L’hématome sur sa joue était d’un violet éclatant et morbide sur sa peau pâle et des cernes soulignaient ses yeux. Enroulée dans sa serviette, Avery ouvrit la porte et se laissa lourdement tomber sur le lit king size de Michelle, passant distraitement un doigt sur la blessure que lui avait infligé l’humain.

« Tu peux y aller, si tu veux. »

Avery, qui souhaitait discuter un peu avec Michelle, et peut-être la rassurer concernant cette histoire avec Franz, s’habilla distraitement et s’installa sur son lit. Pourtant, sans même qu’elle puisse s’en rendre compte, son corps glissa et la jeune femme sombra dans un sommeil profond, un sommeil sans rêves.


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Re: Froid Nocturne [Semaine 2 - Jour 4] TERMINE   
Sam 26 Avr - 5:20
Je n’avais pas envie de rentrer à l’intérieur. Oui, il faisait froid dehors. Mais l’intérieur m’étouffait. J’avais l’impression d’être coincée par ces murs, me laissant seule avec toutes ces idées qui me passaient en tête. Toutes ces choses qui me rendaient folle, qui me faisaient réaliser dans quelle merde nous étions. Je ne la vivais pas dehors. J’avais juste l’impression d’être assise à attendre le matin, exactement comme avant.

Mais rien ne serait plus jamais comme avant. Rester dehors était maintenant un danger, et non plus un instant de quiétude. Être prisonnière de quatre murs ne faisait plus de moi une adolescente insociable, mais une survivante en sécurité. Tous ces changements me donnaient mal à la tête. Mais j’étais fatiguée. Cela n’aidait en rien.

Tandis que que ma tête me disait de rentrer, d’aller m’offrir à Morphée, mon coeur me crier de rester là. De ne pas m’endormir, de rester éveillée. Qu’en cette nuit, sous le tapis sombre du ciel, si je restais éveillée, alors tout serait toujours aussi calme. Que tout cela s’arrêterait.

Mais je rigolai de mon coeur stupide. Stupide et innocent. Et toutes ces pensées d’espoir me rendaient folle. J’en avais assez d'espérer. Et d’attendre. Je rentrai donc avec les autres, un sourire ironique aux lèvres. Je me souviens de cette petite fille qui était persécutée, mais qui voulait tout de même plaire à tous. Je me souviens aussi de ceux qui lui faisaient du mal, sans vraiment comprendre pourquoi. Un besoin humain, je suppose. J’étais un mélange de toutes ces personnes désormais. Mes pensées me faisaient rire. Je me moquais de mes pauvres espoirs d’enfant. Mais en même temps, cela me déchirait d’agir aussi cruellement avec mon coeur encore jeune...trop jeune. Est-ce cela, devenir adulte ?

J’avais beau dire que je voulais rester dehors, l’air chaud de l’hôtel m’enveloppait dès que je mis un pied à l’intérieur. Je commençai à arrêter de grelotter lorsque nous nous dirigions vers l’ascenseur. Personne ne disait rien. Nous étions trop occupés à parler dans notre tête. À nous critiquer ou nous féliciter.

Arrivée à l’étage, je glissai un «Bonne nuit !» à mes compagnons avant de rejoindre Avery dans notre chambre commune. Alors qu’elle empruntait la salle de bain, je restai assise sur le lit. Ce que la chambre était belle ! Exactement l’idée que je me faisais d’une suite. Et ce lit ! Rien à voir avec ce que nous avions connus dans les deux dernières semaines. En situation normale, cette chambre était un luxe. Alors à ce moment précis, je ne réalisais même pas la chance que j’avais d’être dans cet endroit.

Lorsque Avery m’annonçait que la salle de bain était libre, je pris quelque nouveaux vêtements et m’engouffrai dans la pièce. En fermant la porte, je fus confrontée à un drôle de dilemme. Bain ou douche ? Cette question que je me posais quotidiennement me fis bien rire à cet instant. Ce que nous étions insouciants et naïfs ! Ce détail de la vie qui nous faisais vraiment réfléchir. C’était une grande décision avant. Maintenant, une grande décision, ça ressemble plutôt à: Pouvons nous garder un gosse avec nous ou on risque de mourir par sa faute ?

Ayant opté pour la douche, je retirai mes vêtements et me regardai un instant dans le miroir. J’avais l’air triste. Sale. Pathétique. Je passai mes mains sur mon visage, et, d’un regard plus dur, regardai à nouveau. J’avais l’air complètement différente, avec un regard lourd. Je semblais plus forte. Peut-être même invincible ? Cette idée me fit sourire, faisant revenir cet air idiot que j’avais un instant avant.

Détournant enfin mes yeux du miroir, j’allai ouvrir le robinet de la douche. Lorsque l’eau dut amplement chaude, j’entrai dans la cabine. Je fermai les yeux lorsque je sentis les premiers jets contre mon corps. J’avais l’impression de revivre. Cette saletés, cette odeur, ces atrocités, ces souvenirs qui s’étaient collés à moi partaient enfin. Je restai dans la douche un bon moment avant d’arrêter l’eau. Ma sensation de propreté semblait pourtant avoir disparu. Sans le contact de l’eau, je redevenais celle qui étais entrée dans la douche. Avec le même bagage. J’enfilai tout de même mes vêtements neufs et sortis de la salle de bain, tordant mes cheveux dégoulinant dans une serviette.

Avery dormait. J’aurais du faire de même, j’étais épuisée. Mais j’en étais incapable. Le laissai donc la serviette là où je l’avais prise et, la tignasse brune toujours humide, je sortis de la chambre. Un silence de mort se faisait entendre, si je peux m’exprimer ainsi. Néanmoins, je me dirigeai vers le salon. Un petit sourire s’étira sur mes lèvres lorsque je découvris que je n’étais pas la seule à ne pouvoir dormir. La silhouette de l’allemand se distinguait très bien malgré la noirceur de la nuit.

«Je peux me joindre à toi ?»

Je m’assis aux côtés de Fran et le regardai, sans rougir ni hésitation comme à mon habitude.

«J’ai réfléchis Fran. Je sais qu’apporter Thomas était idiot. Vraiment idiot. Avery et moi vous avons tous mis dans le pétrin. Mais je ne pouvais pas m’imaginer le laisser là. Ce n’étais pas une option de le laisser de faire bouffer. Je ne pouvais pas… on ne pouvait pas. Depuis le début, j’ai l’impression d’agir que de façon idiote. Je n’arrête pas de te décevoir. Tu m’as déjà dis que je te faisais penser à ta fille, tu te souviens ? Je ne suis pas d’accord. Je ne crois pas qu’elle soit comme moi. Je suis peut-être dure envers moi, mais j’ai l’impression de ne faire que des bêtises. Et surtout avec toi. Je ne veux pas être un boulet...»

Et voilà les larmes. Je savais qu’il avait vu, je ne voulais pas le cacher. Je regardai tout de même droit devant moi. La vue embrouillée, je continuai tout de même à parler.

«Je veux être utile ! Mais je n’ai tellement pas cette impression ! Même en rammenant Thomas, je croyais lui avoir été utile à lui. Ça aurait déjà été ça ! Mais qu’y a-t-il de bien à faire vivre cet enfer à un enfant ? J’en ai assez de ne faire que des bêtises ! je veux changer Fran, réellement. Je veux.. Je ne veux plus avoir ce genre de regrets ! Alors pour la dernière fois, je l’espère...»

Les yeux remplis de larmes, je le regardai droit dans les siens.

«Je...Je suis désolée !»

C’est à deux mains que je cachai mon visage, alors que j’éclatai en sanglots pour la première fois depuis longtemps.
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