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 [SEMAINE 2 - JOUR 3] Le choc des cultures
Alexander Clavell
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[SEMAINE 2 - JOUR 3] Le choc des cultures   
Lun 28 Avr - 17:06

Le choc des cultures

Hyo-Jin & Alexander


Ca faisait quoi... Trois jours environ ? L'explosion avait ouvert le mur de cet hôpital de malheur et, punaise, ce que ça avait fait du bien de retrouver l'air libre et la lumière du soleil ! C'est que ça commençait à devenir opressant la semaine forcée dans le bâtiment avec des contaminés qui aspiraient visiblement à une autre nourriture que les rations dégueulasses de l'établissement. Oui oui, ces étranges malades avaient essayé de me bouffer, les salauds ! J'me suis bien cru dans ce putin de film qui nous a tous marqué à vie et qui nous terrifie quand on se rend dans les hopitaux. Vous savez, The Grudge et cette fameuse scène du couloir de la mort qui tue. Et ben c'était un peu ça l'ambiance j'trouvais. Une petite fête dont je me serais bien passé en somme.

C'était donc super heureux que je m'étais éloigné le plus possible de cet endroit maudit, même si le cauchemar continuait puisque les affamés ont suivi le mouvement vers l'extérieur. Mais je préfère toujours une reconstitution de Dead Island plutôt que de The Grudge perso... Alors bon, j'avais tracé tout droit avec une certaine motivation, même si c'était à pieds puisqu'un beau salopard m'avait volé ma voiture (snif). Ca faisait déjà quoi allez...deux jours, je crois, que je vagabondais. En longeant la rue MacArthur au début, puis dans une savante manoeuvre très stratégique, j'avais quitté mon fil conducteur pour éviter une horde d'affamés. Bref voilà. Comme dans toute jolie ville américaine qui se respecte, les rues étaient quadrillées, alors il fallait le faire exprès pour se perdre, et pourtant, je ne savais plus trop où j'étais en ce moment précis... Faut dire que je l'avais plutôt joué Pacman grandeur nature, soit en allant là où les méchants n'étaient pas.

"Perkins Street... Mh..." J'avais lu une étude qui affirmait que les gens qui parlaient à voix-haute tout seuls étaient les plus intelligents, je ne m'inquiétais donc plus de mon cas. "Ah mais oui, je suis trop con !" La lumière du génie intellectuel ne brillait pas sur moi aujourd'hui... Je décide donc d'emprunter la rue en me rappelant qu'elle mène jusqu'au Lac Merrit, un lieu apaisant, plein de pâquerettes et de touristes aussi. Avec un peu de chance, il y aura peut-être du monde – vivant j'entends – en train de bronzer, se baigner, pêcher ou je ne sais quoi. En tout cas, quelqu'un qui n'aurait pas l'intention première de me bouffer à vue quoi.

Alors que je marche tranquillement tout en razant les murs pour me faire discret (j'allais pas me la jouer à la conquête de l'Ouest en débarquant en plein milieu de la rue, les mains dans les poches, pour imposer ma modeste personne à la zone zombifiée, bref.) Alors que je marche donc, mon esprit répète mentalement ce que je viens de lire sur la façade près de laquelle je viens de passer. "Coffee With A Beat". "Tant que c'est pas avec un bitten." Ma propre réflexion si naze m'arrache un petit rire, mais bon, je suis tolérant avec moi-même : ça fait plus d'une semaine que je baigne dans ce cauchemar avec les nerfs à vifs. Alors bon, se croire drôle dans un moment si tragique, ça rassure. Si, si, je suis sûr que vous faite pareil en secret.

Et puis bon, après ce petit interlude, je songe vaguement à la douce odeur du café qui se mêle à celle de la pâtisserie encore chaude. Ah l'erreur ! Le trou dans mon estomac se remet à brailler, suppliant pour obtenir ne serait-ce qu'un petit biscuit de rien du tout. Je m'imagine la conversation quoi :
Lui : Steplait !
Moi : Mais j'ai rien j'te dit !
Lui : Steplaiiiiit !
Moi : Punaise t'es lourd !
Lui : T'es cuisinier, invente un truuc ! Viiiiite !
Moi : Quand je pense à ce que j'aurais pu faire avec une bonne côte de boeuf...
Lui : AAAAAAAAAAH ! Stop arrête j'en peux pluuuuus !
Enfin bref, tout ça pour dire que peut-être, si ça se trouve, par le plus grand des miracles miraculeux, il pourrait y avoir ne serait ce qu'un malheureux petit biscuit abandonné à cet endroit ! Alors bon, ni une, ni deux, je fais demi-tour (je me sens un peu bête de revenir subitement sur mes pas, mais personne est là pour voir, alors...) et puis en constatant qu'il n'y a pas grand chose à part des tables et des chaises, parfois renversées, à l'intérieur à travers la baie vitrée qui éclaire la salle, j'entre. Putin de clochette, au passage, qui signale mon arrivée si dicrète à l'origine ! Je contourne les tables en observant l'endroit – fort symapthique au demeurant – tout en me dirigeant directement vers l'arrière-boutique, sachant bien ce que j'allais trouver. Mon regard se pose sur le menu du jour : tartiflette. Oh putin. (Estomac : TARTIFLEEEEEEEEETTE). Finalement, je pousse la porte (sans une certaine hésitation au passage, mais après avoir tendu l'oreille il me semblait que l'endroit était vraiment désert) pour découvrir le St Graal. Sans déconner, j'en ai presque des larmes aux yeux : une cuisine ! Mais le bonheur l'emporte sur la prudence, j'entre directement en jettant un coup d'oeil sur l'ensemble de la pièce et là... OUARGH. Il y a un (ou plutôt une) putin de zombie qui se met à me courrir droit dessus. Aussitôt mon coeur s'emballe et tout ça, j'me mets même à crier de surprise mais, heureusement, exécutant le bon réflexe de tout enfant de 6 ans qui joue à chat, pouf, je me mets à courir autour du plan de travail qui – par chance – se trouve au milieu de la pièce. Après deux minutes à la faire tourner en bourrique, je commence à trouver ça drôle. "Ahah ! Tu m'attraperas pas~ !" Bon, elle, ça à pas l'air de la faire rire du tout. Elle avait peut-être appris de son vivant qu'on ne jouait pas avec la nourriture ?

Bon et puis il vient un moment où je commence à me demander comment je vais me débarasser d'elle. Je repère deux trois trucs qui pourraient servir. Je tente de lui balancer une casserole dessus, mais à part l'énerver ça ne la dissuade pas de rester planter là, comme une cruche, à me grogner après. Alors bon, je finis par me résoudre, il va falloir régler le problème de la manière forte. En activant mon mode warrior, je m'empare d'une poele qui m'a l'air bien solide, je l'empoigne des deux mains et je la regarde droit dans les yeux. "J'suis fiancé oh ! Lâche-moi putin !" Et dans un grand cri guerrier, plein de passion pour ma promise, je me précipite sur le, enfin la, zombie en rabattant la poele sur sa tête. Punaise, j'avais toujours rêvé de faire ça ! Mais pas le temps de me réjouir, la contaminée s'est bien ramassée, mais elle a survécu, alors il faut retourner à la charge. Bordel, ça allait pas être joli joli. Alors voilà, c'est elle ou moins, donc je frappe, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle arrête de grogner et même de bouger. Pfiou, j'ai bien dégeulassé l'endroit au passage, c'est profondément triste. Je me pose une minute le temps de reprendre mon souffle, de me remettre de mes émotions et de tendre l'oreille pour voir si la bataille n'avait pas attiré un autre prédateur du genre. C'était plutôt rassurant lorsque le doux silence répondait à mon appel. Je me relève donc au bout d'un certain moment en envisageant de me lancer à la recherche de nourriture consommable tout en m'éloignant du cadavre frais qui répendait une odeur de sang peu ragoûtante (Estomac : Beuuuark...). Mais j'ai à peine ouvert le premier placard que la petite clochette de l'entrée retentit à nouveau. Tiens, ça sait ouvrir une porte un zombie ? En cherchant une réponse à ma question dans tous les films que j'avais vu traitant du sujet, j'en viens à la seule conclusion qu'il y avait danger. Alors en attrapant fermemant un couteau de cuisine bien , je me suis planqué dans un coin en attendant de voir ce qui allait venir. Ami ou Enaiguisé, un outil qu'après tout je maîtrisais bien et qui me semblait parfait pour un nouveau round, je me suis planqué dans un coin en attendant de voir ce qui allait venir. Ami ou Ennemi ? Poignée de main ou Sushis ?


Dernière édition par Alexander Clavell le Mar 29 Avr - 23:17, édité 1 fois
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Re: [SEMAINE 2 - JOUR 3] Le choc des cultures   
Lun 28 Avr - 19:48
Le choc des cultures

ft. Alexander Clavell


25 janvier 2015.
Et dire que ce jour devait être le dernier que je passe sur le sol américain.

« Si j'avais su... »

Cela fait trois jours que je vogue de maisons en maisons en vendant mes services contre hébergement temporaire aux rares blessés du quartier qui acceptent de m'ouvrir leurs portes. Mais en ces temps de crise, difficile pour les familles cantonnées dans leurs maisons de se permettre d'avoir un invité trop longtemps. Je le comprends assez bien. Et si j'ai pu profiter d'un abri de cette façon, il n'en est pas de même pour la nourriture. Oh, j'ai bien réussi à grappiller quelques bouchées par-ci par-là mais aujourd'hui, le besoin se fait pressant de m'accorder un véritable repas si je ne veux pas mourir de faim.

J'ai quitté les quartiers résidentiels depuis quelques heures déjà. Le scooter que j'avais volé à l'hôpital peu après l'explosion s'est fait la malle dans la nuit et je n'ai rien trouvé de mieux qu'un vélo abandonné dans un coin de rue pour le remplacer. L'engin est en piteux état et les pneus quasiment à plats, mais je m'en accommode pour le moment. C'est mieux que rien. Je fatiguerais peut-être plus rapidement, mais au moins je serais plus discret.

Désorienté, je passe de ruelles en ruelles. Quelques morts rôdent par-ci par-là, prêts à bondir sur le premier venu.  Le coin est tellement désert qu'ils doivent être au moins aussi affamés que moi alors je me fais tout petit. Je refuse de devenir leur repas avant d'avoir goûté au mien. Je le refuse rassasié ou pas d'ailleurs.

En parlant de repas, mon estomac commence à gronder si fort que je m'y prends même à penser qu'il pourrait me faire repérer. Il faut que je trouve un endroit sûr ET susceptible de renfermer de la nourriture. Problème étant que je suis un peu (non, totalement) perdu. J'ai beau vivre dans le coin depuis plus de huit mois, il ne m'est jamais venu à l'esprit de visiter le quartier. Bien, d'un autre côté, je n'ai pas à m'en vouloir. Je n'aurais jamais pu deviner que je me retrouverais dans un film d'horreur de mauvais goût et que connaître l'endroit m'aiderait à me trouver une cachette décente pour me protéger de sanguinaires morts-vivants. Ma raison continue de ne pas vouloir croire à tout ça, mais je suis bien forcé d'admettre que tout ce qui arrive est on ne peut plus vrai. Malheureusement.

Un hurlement me sort de mes pensées. Il se rapproche. C'est une voix de femme, implorant pour avoir de l'aide, à une ou deux rues d'ici tout au plus. Je m'arrête pour observer les environs. Je viens de rejoindre Perkins Street et j'aperçois déjà un restaurant à quelques mètres. La question du « devrais-je retourner sur mes pas ? » ne se pose même pas. Non, je ne devrais pas. C'est tout à fait clair dans ma tête. Ce n'est pas le moment de s'encombrer avec quelqu'un de faible et probablement blessé. Ce ne sera jamais le moment. Qu'importe de toute façon, car les cris se taisent déjà. Quel dommage... un infecté de plus dans les rues.

Je soupire avant de me diriger vers le restaurant. Je jette un coup d’œil rapide à travers la vitrine, constatant qu'aucun zombie ne se ballade dans mon champs de vision. Je reste néanmoins prudent en entrant dans le bâtiment complètement vide. La clochette tinte et je ne peux m'empêcher de me crisper en l'entendant. Il faut que je fasse plus attention ou je ne ferais pas long feu. Tant que je suis seul face à cette folie, je ne peux pas me le permettre. Je reste adossé à la porte quelques secondes, tendant l'oreille. L'endroit est visiblement désert et aucun grognement ne vient perturber le calme pesant sur la pièce. Je baisse légèrement ma garde et commence à explorer les alentours à la recherche de nourriture. Dans la grande salle, les tables et le buffet sont désespérément vides. Un second soupir s'échappe d'entre mes lèvres alors que je m'engouffre dans un couloir menant vraisemblablement aux cuisines. Le calme est encore toujours roi des lieux ; pourtant, une odeur âcre me monte subitement à la tête. Ça empeste... Ça empeste la mort.

J'hésite à poursuivre ma route. Le but est si proche, mais le jeu en vaut t-il vraiment la chandelle ? Le silence (rassurant, en un sens) et mon estomac tranchent rapidement en la faveur de mon premier choix, à savoir :  continuer. J'avance à pas de loup jusqu'à la première porte, entrouverte. Et enfin, après m'être rapidement blâmé de prendre un risque aussi inutile, je passe la tête dans l’entrebâillement de cette dernière pour y découvrir un macabre spectacle. J'ai beau avoir déjà observé et étudié des corps, j'avoue ne pas encore m'être totalement habitué à cette charcuterie. Enfin, qu'à cela ne tienne, il semble que quelqu'un ait déjà fait sa fête à cette infectée.

Il est temps que j'aille me mettre quelque chose sous la dent. Décidé, je pousse la porte et entre en prenant bien soin de contourner le cadavre et sa mare de sang environnante. Je me dirige ensuite rapidement vers les grands placards métalliques qui me font face. Enfin ! J'en ouvre un et commence à disposer les quelques aliments que j'y trouve sur le plan de travail dans mon dos. Ce n'est qu'une fois ma ''besogne'' terminée que je remarque un homme caché derrière la porte.

« ?! »

Surpris, j'effectue un mouvement de recul assez violent. Mon dos ricoche sur le placard que je viens de refermer, produisant le son d'une énorme cymbale. Le bruit résonne déjà dans tout le restaurant quand je peste intérieurement contre l'inconnu. « Sombre imbécile ! » Si un autre mort erre dans le coin, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne débarque ici...

« Oh non... »


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Re: [SEMAINE 2 - JOUR 3] Le choc des cultures   
Lun 28 Avr - 23:50

Le choc des cultures

Hyo-Jin & Alexander


Hop là ! Je me glisse vite fait derrière la porte – la pire cachette du monde, on est d'accord – ni vu, ni connu. Je tends l'oreille en faisant le moins de bruit possible. Ma concentration est telle que j'en oublie de respirer pendant un court instant. Tout à coup, j'entends quelqu'un approcher, la porte est grande ouverte sur moi, le nouvel arrivant n'a donc plus qu'à entrer pour tomber dans l'embuscade. La porte bouge un peu plus vers moi, je me colle au mur, un peu écrabouillé (j'avais bien dit qu'il s'agissait de la pire cachette du monde...). Sur le coup, tous mes muscles sont tendus et je me vois déjà surgir, couteau en main, hurlant tout mon courage pour me jeter sur ce salaud de zombie. Sauf que, par chance, je réagis trop lentement et laisse le temps au garçon d'entrer à son rythme.

Et puis forcément, en le voyant prendre soin de contourner le cadavre tout frais et tout sanguinolant qui gisait au sol tout en prenant un certain air de dégoût, je comprends qu'il est bien lui-même et pas un autre de ces contaminés. Ouf, c'était déjà ça de gagné ! D'un autre côté, c'est vrai, je ne savais pas de quoi il était capable... Si ça se trouve c'était même un fou taré super dangereux ! ...Mais bon, la cuisine, c'est mon domaine, un peu comme un second chez moi... Et c'était donc persuadé que je pouvais faire aussi fort qu'un ninja puissance 4 en étant armé d'une louche que je sors de ma cachette, parce que j'avais beau faire dépasser ma tête (en toute discrétion puissance -10, curiosité oblige) le bonhomme ne m'avais toujours pas remarqué, trop préoccupé par la pauvre dame éclatée (paix à son âme au passage, et pardon pour son beau visage hein, c'était pas fait exprès... Enfin... si, mais j'avais pas le choix quoi ! Bref.).

Bon c'est vrai, j'aurais pu prévenir avant de surgir de la pire cachette du monde, parce qu'elle est tellement nulle, que plus personne ne s'attends à voir quelqu'un sortir de là, et du coup, le pauvre chinois a fait un méga bond de la surprise qui tue d'une crise cardiaque. Il se cogne même au placard qui résonne du genre "on fait un concert pour attirer la populace".

"Oh non" ? Sérieux ? Je débarque en me disant "alleluja enfin quelqu'un de sympa dans ce triste monde" et lui il me sort "oh non" ! .....Ah ! En fait non, il voulait dire "Oh non, j'ai fais du bruit" peut-être ? ... Ouais ben fallait finir ses phrases aussi hein, parce que parfois on peut croire "Oh non pas lui" aussi, et ça aurait pas été très sympa dans ce cas. Enfin bon, une fois le malentendu dissipé je tends l'oreille vers le couloir pour voir si le bruit a déclanché du mouvement quelque part. Faut dire que moi aussi j'en avais fait pas mal juste avant en frappant sur la pauvre dame et ça n'avait pas sembler déranger un potentiel autre habitant du lieu pour le moment. Je ferme donc la porte histoire qu'elle attire notre attention en s'ouvrant si jamais quelqu'un venait nous rejoindre pour nous croquer, et puis je me tourne vers mon nouveau copain du jour, sans doute avec un air un peu trop content, mais bon, je suis trop content. "Salut ! Euh... Désolé de t'avoir fait peur !" Ahah, c'était un peu rigolo de voir son air médusé alors que ça n'était que moi, mais bon, je me mettais deux secondes à sa place et c'est vrai que ça avait du faire peur. Alors du coup j'essaye de ne pas rire quand même, parce que sinon je ferais sans doute sacrément mauvaise impression. Il penserait probablement que je me moque de lui alors que, comme je le disais, je suis juste trop content. "Tu t'es pas fait mal ?" Après tout, il s'était quand même mangé le placard, et puis j'allais pas lui parler du temps trop nul qu'il faisait dehors quoi, c'était déprimant et pas intéressant comme sujet en plus.

Mais soudainement, la porte s'ouvre à nouveau en grand, d'un coup. C'est pas un mec prudent qui a ouvert, ça c'est sûr. Et puis cette fois, moi aussi je fais un sursaut de la mort qui tue, en me retournant brusquement vers l'entrée. C'est un grognon qui se montre, pas de bol. J'aurais du rester caché un peu plus longtemps, c'est con, toute ma stratégie démoniaque est foutue du coup. Et puis surtout, je suis à deux pas du zombie quoi. Il me grogne dessus, sans doute pour dire bonjour, et tend les bras vers moi pour me faire un calin. Je sais pas vous mais moi ce genre de comportement trop avenant des contaminés, ça me fait un peu peur. Du coup, je jette mon couteau en avant en m'accrochant bien au manche. C'est de la légitime défense hein, je suis un honnête citoyen, j'aime pas tuer des gens sans en parler avant (ni même en en parlant d'ailleurs), mais là, il m'a un peu pressé, et j'ai pas trop eu le temps de lui faire le coup du jeu à chat. Le couteau se plante dans sa gorge avec un bruit assez immonde qui me fait grimacer. Aussitôt, je relâche mon arme et je me recule le plus possible en le repoussant en arrière. Le pauvre gars titube, ses grognements s'étranglent avec le couteau planté et le sang qui gicle. C'est assez horrible à voir, même carrément dégeulasse. Digne d'un film de Tarantino quoi, beurk. J'ai comme un haut-le-coeur mais le contaminé tient encore debout.

Allons bon, le truc c'est un tank quoi. Ou alors un gros obstiné très très affamé. Du coup j'attrape le premier truc qui me tombe sous la main : une bassine vide en inox, et vlan ! Je reviens à la charge en le frappant à la tête de toutes mes forces tant que l'adrénaline fait son petit effet. C'est un truc que toute personne ayant déjà regardé au moins un film de zombie, même le plus mauvais de tous, sait : en cas d'apocalyse zombie, visez la tête. Cette fois il se ramasse pour agoniser sur le sol. Allez hop, un peu plus de rouge par terre, c'était encore trop propre. Quoi qu'il en soit, même si ça devait probablement être un bon gars avant de devenir ce truc, je me sens assez fier de moi. Deux zombies en même pas une heure, c'était du beau boulot. Pour tout vous dire, je me sens presque un peu comme Captain America avec son bouclier. Sauf que je suis juste moi avec une bassine en inox quoi. Mais bon, chacun son trip hein. Avouez que c'était la classe quand même.. !

Je redonne un coup sur le bonhomme avant qu'il se relève, et quand je suis sûr qu'il bouge plus, j'ose me pencher pour récupérer mon couteau bien aiguisé et bien utile pour le coup. Je jette un coup d'oeil au pauvre gars qui est resté derrière moi sans rien faire et qui me fixe avec ses yeux ronds. Ben quoi ? Il aurait préféré qu'on s'installe tous autour d'une table pour parler de ce sujet merdique à propos du temps qu'il fait ? J'essaye de sourire pour décrisper un peu l'ambiance, parce que c'est vrai que buter du zombie c'était pas le mielleur moyen de montrer une facette sympa de sa personne, mais bon, c'était ça ou se faire bouffer sans avoir le temps de discuter, alors...

J'utilise l'évier pour passer le couteau sous l'eau histoire de virer le sang puis en l'abandonnant un instant dans un torchon, je jette un autre coup d'oeil à mon nouveau pote pour constater qu'il a toujours les yeux fixés sur moi. Ok, donc il est pas trop du genre bavard, ou alors il est sous le choc ? Si ça trouve il est même muet.... Ah mais non je suis con, il a dit deux mots juste avant. Alors je tente le tout pour le tout, puisqu'il fallait bien que l'un de nous deux se jette à l'eau, et je lui tend la main. "Moi c'est Alexander Clavell". Il hésite. Son regard passe du mien à la main que je lui tend. "Je vais pas te mordre, t'inquiète." Je lui lance un de ces petits sourires qui se veulent amicaux et rassurants et que ma mère aime tant, on allait bien voir si ça marchait vraiment comme elle me le répétait tout le temps. Finalement, il prend ma main et la sert. Bon et ben voilà, c'est cool entre nous. Je le quitte pour récuppérer mon couteau (on savait pas ce qui pouvait encore surgir à la tarzan en hurlant GROUARGH à la place de OoohOhoooOOOh) et pour ouvrir les placards tout en faisant la discut'. J'avais bien vu qu'il avait commencé à farfouiller lui aussi, avant que j'aparaisse de ma cachette ultime. "Alors euh... toi aussi tu cherches un truc à te mettre sous la dent ?" C'était un peu nul comme question, mais il fallait bien commencer quelque part après tout. Et puis comme ça, on allait pouvoir chercher ensemble, histoire de se tirer plus vite d'ici.
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