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 FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.
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FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Lun 8 Sep - 12:16
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
2h35

Le son d’un battement de cœur irrégulier raisonne dans ma tête à la manière d’un tambour, comme une mauvaise bande son de film angoissant. J’ai froid, tellement froid... La pièce dans laquelle je me trouve est extrêmement sombre. Tellement sombre qu’il m’est impossible de définir l’endroit où je me trouve. Je ne distingue aucun mur, pas même une porte. Juste ce grand miroir … D’un pas hésitant, je m’avance en direction de cet objet faiblement éclairé jusqu’à y apercevoir mon reflet. Doucement, mon visage se reflète plus distinctement sur le verre. Je fais peur à voir. Une faible lumière blanche illumine mes traits de façon morbide, mon teint blafard me donne l’impression de faire face à un revenant. Tout ce qui m’entoure est plongé dans l’obscurité totale, me laissant seule face à mon reflet. D’un geste lent, je laisse glisser mon index le long de ma joue comme pour vérifier que tout ceci est bien réel. Chacun de mes yeux est souligné de grands cernes et mes pupilles semblent vides, éteintes.  Lorsque j’approche ma main du miroir pour le toucher, une silhouette se dessine derrière moi, dans l’ombre. Brusquement, je me retourne pour faire face à la noirceur absolue. Il n’y a strictement rien. Je crois devenir folle… Ma respiration est maintenant la seule chose que j’entends. Le miroir a disparu, me plongeant dans une obscurité des plus totales. « Il y a quelqu’un ? ». L’écho de ma question hésitante me revient tandis que les palpitations de mon cœur s’accélèrent et raisonnent dans cette pièce mystérieuse. Je ferme les yeux, morte de trouille. Ca ne peut pas être réel. Impossible.

Lorsque je rouvre les yeux, Brad se trouve devant moi, sous un faisceau de lumière blanche. « Brad ! ». Je n’arrive pas à distinguer son visage, mais c’est lui, j’en suis sûre. Avant que je ne puisse lui dire quoi que ce soit, le jeune homme relève les yeux dans ma direction. D’une main tremblante, il serre son épaule ensanglantée contre lui tandis qu’il gémit de douleur. Rapidement, ma vue se retrouve troublée par les larmes. Accroupie à ses côtés, j’essaie d’arrêter le saignement. Mes mains sont couvertes de sang et chacun de mes membres tremble frénétiquement. D’un revers de bras, je balaye mes larmes. Quand mes yeux se reposent sur Brad, il n’est plus lui-même. C’est l’un d’entre eux. Un revenant. Sa peau est d’une teinte grisâtre et sa bouche tordue laisse échapper d’effroyables sons incompréhensibles. « TUE MOI, ALLEZ. TU VEUX QUE JE DEVIENNE UN MONSTRE ? ». D’un geste maladroit, je sors le revolver de ma poche. Brad est humain. Je suis complètement tarée, cette fois c’est certain.  « C’est ta faute. Tout ça c’est à cause de toi. » Ma main tremble alors que je place le revolver contre la tête de Brad, qui m’accuse d’être à l’origine de sa mort. & il a raison. C’est ma faute. « Je suis tellement désolée… » Le coup de feu retentit bruyamment dans la pièce. Il y a du sang partout.

*

Le cri strident d’Avery raisonna dans la chambre. La jeune femme était en sueur et une trainée de larmes se dessinait sur chacune de ses joues. Rapidement, la rouquine se redressa,  tremblante. Michelle n’était pas là. L’adolescente était très probablement avec Jack, heureusement d’ailleurs. Avery ne voulait pas l’inquiéter ou lui faire peur. Elle n’avait pas bien dormi depuis des semaines, chacune de ses nuits étant hantée de cauchemars. Le premier réflexe de la jeune femme fut d’allumer la lumière avant de se diriger dans la salle de bains pour rincer son visage avec de l’eau fraîche. Le simple fait d’apercevoir son reflet la fit frissonner. L’horloge affichait 2h22.

Rapidement, Avery fouilla dans son armoire à la recherche d’un pantalon qu’elle enfila sous la chemise d’homme trop grande pour elle qui lui servait de pyjama.  Il fallait qu’elle voie Franz, rester seule dans le noir l’angoissait bien trop.

La jeune femme frappa à la porte de la chambre de l’allemand deux fois sans obtenir de réponse. Cela faisait un peu plus d’une semaine que la jeune femme squattait régulièrement la chambre de son aîné, que ce soit après ses cauchemars ou simplement lorsqu’elle s’ennuyait. Habituée à trouver la chambre vide, la jeune femme ouvrit la porte, espérant au fond d’elle que Franz y serait. Cependant, la chambre était vide. Avery, peu soucieuse de déranger, alluma la lumière et s’avança dans la pièce. Son premier réflexe fut de s’asseoir sur le lit de l’allemand, les jambes croisées. Elle l’attendrait ici. C’était presque devenu un rituel pour elle. Un soupir échappa des lèvres de la jeune femme. Ses cauchemars étaient usants. Avery se laissa lourdement tomber en arrière sur le lit rembourré encore défait de Franz et fixa le plafond avec intérêt. D’un geste automatique, la jeune femme entortilla une mèche de ses cheveux entre ses doigts. Si Franz ne revenait pas, elle finirait par se rendormir. Au fond, c’était toujours mieux ici. Sans trop savoir pourquoi, cela la rassurait.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mar 9 Sep - 8:20
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Avery Carter
2h45

Il n'était pas bien loin. Comme à son habitude, il faisait une ronde rapide avant de se coucher. Il songeait de plus en plus à mettre en place un plan visant à faire de l'hôtel leur base permanente, mais fortifier un bâtiment de cette taille et tenir loin les autres survivants allaient être un sale boulot. Si ils y parvenaient cependant... ils seraient en sécurité. C'est tout ce qu'il voulait, maintenant. Ça faisait déjà plus d'un mois que leurs vies s'étaient stoppées et tout indiquait que l'armée ne viendrait pas les chercher. Ils devraient se débrouiller eux-même.

Cette ronde rapide qu'il effectuait consistait simplement à faire le tour de chacun des étages, vite fait, et de vérifier que les portes menant à l'extérieur étaient bloquées comme il se devait. Une fois qu'il avait terminé, il retournait à sa chambre, où il tentait de dormir. Il y parvenait rarement.

Donc, il monta et ce fut avec une semi-surprise qu'il trouva Avery dans sa chambre. Apparemment, il allait devoir s'y habituer.

« Encore ? »

Il n'osait pas montrer qu'elle le dérangeait, surtout car il comprenait à quel point il était difficile de survivre à une nuit de sommeil ces derniers temps. L'angoisse le prenait aussi et le trainait au plus profond des abysses, là où les mémoires de sa femme qu'il a abandonné raisonnaient toujours. Il était quasi impossible de vivre en paix, et les seuls moments où il pouvait oublier son chagrin était lorsqu'il avait à lutter pour sauver sa propre vie.

Il n'osait pas la renvoyer dans sa chambre, puisqu'il savait à quel point c'était difficile de vivre avec le pire juge qui soit; soi-même. Et donc, il s'asseya à côté d'elle.

« C'est à se demander pourquoi tu gardes encore l'autre chambre... »

Un ton sombre, avec un accent humoristique qui trainait loin derrière ses traits durs d'homme fatigué.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mar 9 Sep - 13:30
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
2h49

Avery, dont les sens s’étaient développés au cours des dernières semaines, entendit très clairement des bruits de pas dans le couloir de l’étage et devina qu’il s’agissait de Franz. A cette heure, il avait probablement profité d’insomnies pour effectuer une ronde dans l’hôtel afin de vérifier que les différentes portes étaient sécurisées et qu’aucun intrus susceptible de leur nuire, zombie ou humain, ne rôdait aux alentours. Franz, bien que ce ne soit pas son tour de garde, prenait très au sérieux la sécurité du groupe. Une dizaine de minutes s’était écoulée depuis l’arrivée de la jeune femme, peut-être plus, lorsque l’allemand fit son apparition dans la chambre.

« Encore ? »

Rapidement, Avery se redressa sur le lit et se pinça machinalement les lèvres d’un air désolé, relevant les yeux en direction du grand brun qui lui faisait maintenant face. Bien qu’un petit sourire se dessine au coin de ses lèvres, le regard de la jeune femme reflétait son malaise. Elle se doutait bien qu’elle dérangeait, qu’elle n’avait rien à faire ici… Pourtant, rester seule lui était insupportable. Lorsque Thomas était tombé malade, Avery avait passé de nombreuses heures à son chevet. Pourtant, lorsqu’elle ne s’occupait pas de cette petite tête blonde, elle avait pris l’habitude de rendre visite à Franz. Finalement, elle imposait sa présence à l’allemand depuis quelques temps maintenant, sans trop se soucier du fait que ça puisse le déranger ou non. C’était peut-être égoïste, mais sans cela elle serait devenue folle.

« Je peux m’en aller, si je dérange. »

Effectuant une fausse moue boudeuse, Avery s’appuya sur le matelas de ses deux bras et laissa ses pieds nus entrer en contact avec le sol frais de la chambre, se redressant à moitié avant d’ajouter quelque chose.
« Chelle est sûrement avec Jack et je … Je voulais pas rester seule, voilà. »

« C'est à se demander pourquoi tu gardes encore l'autre chambre... »

Un mince sourire apparut sur le visage d’Avery. Il est vrai qu’elle passait beaucoup plus de temps dans la chambre de Franz que dans la sienne, mais quand même… Avery ne savait pas très bien quoi répondre à cela. Aussi, elle se laissa simplement aller à sourire avant de se diriger vers la fenêtre.

« Sans les lumières de la ville, on voit parfaitement les étoiles. »

Ce soir-là, ils avaient planifiés d’enterrer Thomas. Ou du moins, les restes de celui-ci … Après qu’il se soit relevé d’entre les morts, Avery avait bien fallu y laisser sa peau. Si Jack n’avait pas été là, elle n’aurait jamais survécu et se serait laissée surprendre par le monstrueux petit bonhomme. Tout comme la mort de Brad, la transformation de Thomas hantait ses nuits depuis la veille. La jeune femme laissa échapper un soupir. Elle devait s’excuser auprès de Franz, tout ceci était sa faute. Cette horreur, ce cauchemar… Tout cela arrivait à cause d’elle, parce qu’elle avait voulu sauver le petit homme de leur morbide quotidien.

« Fran ? »

Avery marqua une pause, laissant glisser sa main droite le long de ses cheveux et de sa nuque dans un geste embarrassé, avant de se retourner, abandonnant ainsi sa contemplation des étoiles.

« Je suis désolée. »

Elle savait qu'il lui en voulait, en un sens. Qu'il était conscient que c'était sa faute, qu'il ne le prononçait simplement pas tout haut.

« Pas pour mes intrusions nocturnes. Bien que ... Enfin ... Pour Thomas, je veux dire. T'avais raison. Je suis désolée.  »
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Sam 13 Sep - 21:59
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Avery Carter
2h56

Les étoiles. Oui, il y avait au moins ça de positif à vivre dans un monde apocalyptique; le ciel était débarassé de la polution lumineuse de la ville. Il avait toujours été émerveillé par la beauté de l'horizon nocturne et tout ça lui rappelait son coin d'Allemagne du nord. Cependant, le retour des étoiles marquait aussi l'événement macabre qu'était la fin du monde. Ça l'empêchait d'apprécier pleinement. Franz ne savait pas si Avery voyait cela de la même manière que lui et il n'eut pas le courage de lui demander, au cas où il lui gâchait un moment de calme si précieux.

« Les étoiles, l'espoir et les autres, c'est tout ce qu'il nous reste. Autant en profiter. »

Il se lève donc pour aller la rejoindre à la fenêtre. Ils prirent un moment pour observer le ciel, jusqu'à ce que la jeune femme (aurait-il pu être son père? C'était une possibilité qu'il explorait à chaque fois qu'il lui parlait. Était-il vieux, ou était-elle jeune?) brise le silence et se retourne vers lui. Il réagit simplement en se tournant vers elle, pour l'écouter parler.

« Fran ?

Je suis désolée.

Pas pour mes intrusions nocturnes. Bien que ... Enfin ... Pour Thomas, je veux dire. T'avais raison. Je suis désolée.  »


Il la regardait parler, hésitant à la couper. Il n'avait pas vraiment envie de parler de ça. Lorsque Thomas était mort, la seule chose qui lui venait en tête était ''Je te l'avais dis, Avery". Mais il ne pouvait pas dire ça. C'était déjà horrible de simplement y penser. Il luttait contre lui-même, car il considérait déjà avoir fait une erreur lorsqu'elle et Michelle avait ramené le petit garçon à l'hôtel. Il savait qu'il avait eu raison de penser que Thomas allait être un danger pour le groupe mais il n'avait jamais eu le droit de cracher sur Avery et Michelle pour avoir été humaines.
En lui se bataillait le survivant et l'homme. Rationalité contre humanité.

« Tu pensais avoir pris la bonne décision, non? Tu as simplement fait preuve d'humanité. On a besoin de ça, sinon on est au même niveau que les morts et les bandits. J'avais raison, mais toi aussi. Au moins, il ne s'est pas fait bouffer par les extraterrestres. »


Il ne pensait pas tout ce qu'il disait. Mais vivre un deuil était déjà suffisant; elle n'avait pas non plus à s'en vouloir pour sa décision. Ils devaient passer à autre chose et oublier ce qui était arriver à Thomas.

Ironiquement, sa mort aura été utile à Franz, puisqu'elle lui aura permis de savoir qu'apparemment, on se réanime sans même avoir été mordu. Le petit garçon leur aura au moins transmis cette information vitale. Cela voulait dire que la paix n'existait plus dans la mort aussi.

« Tu n'as pas à t'excuser pour avoir donné une chance de vivre à quelqu'un n'ayant aucun moyen de se défendre. »


Puis, lentement, il s'approcha pour la prendre dans ses bras, tentant de lui offrir un peu de réconfort.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mar 23 Sep - 13:32
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
03h03



« Les étoiles, l'espoir et les autres, c'est tout ce qu'il nous reste. Autant en profiter. »

Le scintillement des étoiles fascinait la jeune femme. A vrai dire, elle avait toujours adoré observer le ciel. C’était rassurant, apaisant. Le regard fixé sur l’horizon, Avery aperçut une étoile filante traverser l’obscurité, laissant une si grande trainée pailletée derrière elle qu’Avery eu l’impression que le ciel était déchiré en deux l’espace d’un instant. Jamais encore elle n’en avait jamais vue aussi distinctement. Un mince sourire se dessina sur son visage, signe du sentiment de satisfaction que cela réveillait en elle. Pourtant, elle avait du mal à croire qu’il puisse s’agir d’un bon présage. Les étoiles ne leur porteraient probablement pas chance, elles éclaireraient simplement leurs nuits, leur offrant un peu de magie.

Avery laissa échapper un soupir lorsqu’elle se sentit rattrapée par la mélancolie qui l’animait ces derniers jours. C’est le moment qu’elle choisit pour s’excuser auprès de l’allemand, plutôt maladroitement d’ailleurs. Non seulement il était difficile pour elle d’admettre avoir eu tord pour Thomas, mais il était également déchirant d’évoquer le petit bonhomme. Alors que Franz l’observait calmement, Avery se borna à fixer l’horizon étoilé, comme pour maintenir son calme.

Ce n’est qu’au moment où Franz prit la parole qu’elle se décida à relever les yeux dans sa direction.

« Tu pensais avoir pris la bonne décision, non? Tu as simplement fait preuve d'humanité. On a besoin de ça, sinon on est au même niveau que les morts et les bandits. J'avais raison, mais toi aussi. Au moins, il ne s'est pas fait bouffer par les extraterrestres. »

J’avais raison, mais toi aussi. C’était vrai. Avery ne regrettait pas d’avoir ramené Thomas, loin de là. Ce qu’elle regrettait le plus, c’était de ne pas avoir pu le sauver. D’avoir, sans le vouloir, infligé tristesse et souffrance au groupe en ramenant le petit monstre. La jeune femme se contenta de hocher la tête, replongeant son regard sur l’horizon.

« Tu n'as pas à t'excuser pour avoir donné une chance de vivre à quelqu'un n'ayant aucun moyen de se défendre. »

« Je suis pas désolée de l’avoir ramené. Ça, jamais. »

La raison pour laquelle elle s’excusait, c’était parce qu’elle avait cru pouvoir s’en occuper comme d’un membre de sa famille. Parce qu’elle croyait pouvoir le protéger, le sauver. Alors que ses lèvres se mirent à trembler, Avery plaça nerveusement sa main contre son front. Quelle plaie, cette apocalypse la rendait vraiment trop sensible.

Lentement, Franz réduit la distance qui le séparait de la jeune femme pour la prendre dans ses bras. Surprise, Avery resta quelques instants immobile. Elle qui, deux semaines auparavant, avait été celle qui avait étreint Franz, ne savait pas trop comment réagir. Puis, après quelques secondes, la jeune femme se laissa aller dans les bras de l’allemand, appuyant sa tête contre son torse large et rassurant. Elle n’avait même plus l’envie de pleurer. Elle se sentait juste affreusement angoissée. Pour cela, l’étreinte de son aîné la détendait, elle se sentait bien. C’est pourquoi elle resta ainsi quelques secondes supplémentaires. Peut-être même quelques minutes. A vrai dire, elle n’en savait rien. Et elle s’en fichait.

Avery, se sentant tout à coup un peu mal à l’aise, repoussa gentiment Fran de ses bras, qui reposaient sur son torse. Son geste n’avait rien de sec, bien au contraire. Doucement, elle releva les yeux en direction de l’allemand et lui sourit, comme pour le remercier.

La jeune femme recula d’un pas à peine et continua de fixer l’allemand. Bien qu’il ne soit pas le plus bel homme qu’elle ait vu, elle le trouvait charmant. Parfois, il la mettait même mal à l’aise, c’était bien là le problème.  Avec un sourire, la brune releva les yeux en direction de Fran.

« Tu pourrais être mon père. C’est bizarre quand j’y pense. » »
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mer 1 Oct - 19:25
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Avery Carter
3h10


L'angoisse, le manque et l'instinct qui s'en mêle.

La chaleur d'une étreinte lui rappelait l'Amour avec un grand A. Le sein de sa mère, le corps de sa femme, son enfant dans ses bras. L'Amour qui étouffe et qui tue, mais qui nous fait tout de même un bien grandiose, inédit. Celle qui contrôle nos vies. Celle qui n'est en fait qu'un simple instinct, une manifestation des désirs enfouis.

Ce qu'il vivait actuellement, c'était faux. Et il le savait. La nostalgie l'avait frappé telle la foudre, et il ne pouvait pas la laisser partir avant qu'elle ne le repousse. La personne qu'il serrait n'était pas Avery, mais plutôt une manifestation physique de tout ce qui n'allait pas dans la tête de Franz.

La douleur. Le monstre en lui qui hurle sa rage. Il ne sait pas quoi faire, mais il sait ce qu'il veut faire. Il pense la rassurer, il veut la rassurer, c'est ce qu'il fait, la rassurer, mais au plus profond de lui, ce n'est pas ce qu'il veut. Oh non, ce n'est pas ce qu'il veut.

Et Franz se haïssait d'être si divisé à l'intérieur de lui-même. La dernière chose qu'il voulait, c'était faire du mal à la femme qu'il tenait dans ses bras. Mais pourtant, le décalage était là dans sa tête; la Chose en lui savait que ce n'était pas vraiment la dernière chose qu'il voulait, et elle lui hurlait ça dans la tête. La Chose lui pointait son mensonge envers lui-même et, par conséquent, l'homme se détestait encore plus.

En vérité, ce qu'il voulait d'elle, c'était lui arracher ses vêtements, la blesser, lui faire porter la prochaine génération de petits Thomas, ces petites ORDURES qui anéantissent toutes probabilités de survie pour eux.

Il ne pouvait plus penser comme ça. La pensée survivaliste allait le tuer. En défendant si hardiment sa propre vie, il perdrait ce qu'il fait de lui un homme. Ainsi, il luttait contre lui-même. Il luttait contre le désir affreux et refoulé de violer Avery Carter.

Et tout ça lui venait d'un simple câlin. Tout ça était le débouché d'un contact physique sans réelle arrières pensées actives mais gorgé de désir latent dont lui même ne soupçonnait pas l'existence. Il voulut s'excuser auprès de la jeune femme pour avoir pensé des choses si laides. Il voulait qu'elle le pardonne. Mais il était condamné à garder ça pour lui.

Et pourquoi? Car la pensée survivaliste-qui-allait-le-tuer-un-de-ces-jours lui ordonnait de la garder en allié. Encore une fois, Franz se sentait déterminé. Il n'était pas libre à l'intérieur de lui-même. D'autres pensaient à sa place. La Chose, le Survivaliste, le Père, l'Amant... les deux derniers perdaient beaucoup trop de leur importance. Il était changé.

Lentement, Avery le repoussa. Il se demanda si elle avait pu sentir son agitation, qui aurait bien pu se transmettre au physique. Son geste était tout de fois doux, et son sourire sut rassurer l'allemand, ralentissant sa mise à mort mental. Il allait devoir se reposer. Il était épuisé mentalement et il le savait.



« Tu pourrais être mon père. C’est bizarre quand j’y pense. »


Il sourit. Oui, bien sûr. Enfin, il l'aurait sans doute eu très jeune, mais il est vrai qu'il aurait pu être son père. Reprenant contrôle de lui-même, l'homme pris un certain moment avant de répondre, lui parlant alors qu'il allait s'asseoir dans un fauteuil.


« Abigaïl aurait aimé avoir une grande soeur comme toi. »


Il prit une pause, hésitant à dire la suite.


« N'hésites jamais à me reprendre lorsque j'oublie la valeur de la bonté et de la vie, d'accord? J'aurais pu faire plus pour Thomas. »


Il avait l'impression d'avoir été le premier à jeter à la poubelle son humanité. Ça le tourmentait. Au final, la véritable dernière chose qu'il voulait, c'était de perdre l'approbation de sa seconde famille. Sa famille post-apocalyptique.

« J'ai l'air si vieux que ça ? J'imagine que la fin du monde doit faire sortir les rides un peu plus vite...

C'est à ce moment là que l'homme aurait aimé un livre ou un film. Il aurait pu oublier un peu ce qu'il se passait. Idéalement, il aimerait organiser une soirée d'activités pour lui et les autres. Il ne savait pas comment ils prendraient l'idée, mais ça lui ferait sans doute beaucoup de bien.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mer 8 Oct - 14:23
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
3h12


Si elle avait écouté son cœur, Avery serait restée lovée contre le torse de Fran des heures entières. Il la rassurait, c’était indéniable. Pourtant, Avery savait, qu’au fond d’elle, c’était bien plus que cela. Le geste de l’allemand l’avait surprise. Vraiment. A vrai dire, la jeune femme avait clairement ressenti quelque chose lorsque son aîné l’avait étreinte. Les battements de son cœur s’étaient accélérés et toutes les pensées qui se bousculaient dans sa tête avaient cessées d’être. Elle ne pouvait plus penser qu’à une seule chose : il la tenait dans ses bras. Les épaules larges et consolantes de cet homme, la chaleur dégagée par son corps, son odeur … Avery adorait ça. Ce qu’elle voulait, s’était se perdre dans ses bras, se laisser totalement aller. Franz était comme un tranquillisant. Pourtant, Avery se sentit mal à l’aise. Elle ne pensait pas à lui comme un simple compagnon d’aventure. Au contraire, elle le désirait. Et ça lui faisait peur. Sa raison la poussa à s’éloigner de lui, à ne pas le laisser la toucher. Lui, qui aurait pu être son père. Ou du moins, qui était bien plus âgé qu’elle. Elle ne pouvait pas s’attendre à quoi que ce soit. Même si elle avait l’impression que lui aussi, devait lutter. Il ne fallait pas. Franz avait une femme, une fille … Elle devait être réaliste, ne pas se laisser aller à fantasmer. Pas maintenant. Jamais, même.

« Tu pourrais être mon père. C’est bizarre quand j’y pense. »

Avery ne savait elle-même pas où elle voulait en venir. Cette phrase, dite tout haut, la ramenait sur terre. Elle avait besoin de se raisonner. De ne pas laisser paraître que Franz la troublait.

« Abigaïl aurait aimé avoir une grande soeur comme toi. »

Tandis que Franz s’installait dans le grand fauteuil rouge du coin de la pièce, Avery s’approcha et s’assit sur l’un des rebords de celui-ci, à ses côtés. Ce qu’il venait de dire lui arracha une moue boudeuse. Il la voyait probable-ment comme sa fille. Avery laissa échapper un soupir. Fille unique, sans mère… Elle n’avait jamais vraiment eu de vie de famille. Ca lui aurait plu, elle en était sûre. De veiller sur un frère, une sœur. Un mince sourire éclaira son visage tandis qu’elle songeait à Franz, avec sa famille. Il devait être un bon père.

« N'hésites jamais à me reprendre lorsque j'oublie la valeur de la bonté et de la vie, d'accord? J'aurais pu faire plus pour Thomas. »

« Promis. »

Avery plongea son regard dans celui de l’allemand. Il n’y avait rien d’autre à dire, de toute manière. Elle s’était promis de veiller sur sa famille post-apocalyptique il y a quelque temps déjà. Tout particulièrement de ne pas laisser Franz se renfermer sur lui-même. S’il le faisait, il serait perdu, elle en était sûre. L’humanité de Franz semblait fragile, dans les circonstances actuelles. Elle avait peur qu’il ne rejette ses sentiments, que sa vision des choses ne devienne que chaos.

« J'ai l'air si vieux que ça ? J'imagine que la fin du monde doit faire sortir les rides un peu plus vite... »

D’un geste délicat, Avery fit glisser son doigt le long de la joue de Franz. L’espace d’une seconde, elle eut l’impression qu’un courant électrique parcourait sa main. Rapidement, elle interrompit son geste et laissa échapper un rire, sincère, dissimulant sa nervosité.

« T’es pas si mal, pour un vieux. »
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Dim 12 Oct - 21:52
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Avery Carter
3h20


Avery le dérangeait. Ses moindres petits gestes rendait totalement folle la chose qui se cachait au fond de lui et, plus il la côtoyait, moins il avait l'impression d'être en contrôle. Ainsi, lorsqu'elle le toucha, il sentit sa peau brûler et sa mâchoire se serrer. Il ne savait plus quoi penser de lui-même. Que voulait-il, que ressentait-il? Depuis le tout début, il ne voyait que le négatif. Devait-il apprendre à penser autrement?

Il ne se reconnaissait plus et ne savait pas ce que le Franz d'il y a un mois aurait pensé de lui. Avant, il était avocat. Il défendait la justice et la morale, faisait de son mieux pour assurer un futur confortable à la société et, surtout, à sa famille. Cette famille qu'il aimait plus que tout. Mais, maintenant que ni la société ni sa famille n'était avec lui, qu'était-il réellement? Qui suis-je, moi qui ait toujours été déterminé par les autres, moi qui construisait mon mur de bonheur à l'aide des briques de rire et d'amour de ceux que j'aime?

Maintenant qu'il avait perdu ça, il réalisait à quel point il s'était mentit à lui-même. En fait, il était un égoïste et ce dit "bonheur" qu'il tirait de l'amour des autres n'était qu'une sorte de récompense qu'il se donnait à lui-même pour bien les servir. Et là, il y avait Avery qui lui rappelait la tendresse. Qui lui rappelait ce qu'il était avant.

Avery et les autres étaient un substitut de sa famille. C'était sa deuxième famille. Mais, encore, au fond de lui, il ne les avaient pas totalement adoptés. Il avait besoin d'eux. Il ne pouvait pas poursuivre sa quête sans eux. Mais ça aurait pu être absolument n'importe qui. En dehors d'une situation critique comme celle qu'ils vivaient, jamais ils n'auraient fait partie de son monde.

Elle rit et sa tête à lui explose violemment. T'es pas si mal pour un vieux. Oui, bien sûr. Que voulait-elle? Il fit freiner son cerveau un peu. Se retourna vers elle, et parla.

« Je m'attendais pas du tout à ce qu'on me dise ça après un mois à manger mal, porter les mêmes vêtements et se laver sans savon. »


Une pause. Il se sent oppressé. Mais, il flanche.

« ... Désolé. Je ne suis pas très à l'aise actuellement. Tu veux pas te pousser un peu? »


Il regarde en l'air et déteste ce qu'il vient de dire. Il est prêt à exploser, à se hurler dessus. Il en a marre. Comment évacuer? Il n'y arrivait pas. Ça y est! Il deviendrait fou. Il allait tuer tout le monde dans l'hôtel, sortir tout seul dans les rues et se laisser mourir dans une ruelle en câlant une bonne bouteille de Jack Daniel's, en l'honneur du pauvre garçon qui était à quelque part dans l'hôtel, peut-être même avec Chelle.

« J'vais pas très bien, Avery. Dans ma tête, c'est un ouragan. C'est horrible. »

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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mer 15 Oct - 14:18
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
3h24



« Je m'attendais pas du tout à ce qu'on me dise ça après un mois à manger mal, porter les mêmes vêtements et se laver sans savon. ... Désolé. Je ne suis pas très à l'aise actuellement. Tu veux pas te pousser un peu? »

Avery eu d’abord envie de sourire. Franz disait les choses comme elles étaient. Ils étaient en pleine apocalypse, et elle trouvait moyen de lui dire qu’elle le trouvait attirant. Plutôt paradoxal … Lorsque l’allemand releva les yeux dans sa direction, lui demandant de s’éloigner, Avery se figea instantanément. Bien sûr. Son geste était déplacé, elle le savait. Tout comme ce qu’elle lui avait dit. Non mais quelle idiote ! Tandis que ses membres semblaient refuser de réagir, Avery, elle, souhaitait disparaître. La jeune femme se pinça les lèvres, embarrassée. Il fallait qu’elle bouge. Qu’elle s’éloigne. Et qu’elle combatte les idées qui se bousculaient dans un coin de sa tête. Ainsi, elle se redressa rapidement, tournant la tête dans une autre direction tout en balbutiant quelque chose d’incompréhensible. Son cœur semblait sur le point de déchirer sa poitrine.

« Je … Excuse-moi. »

Stop. Elle ne devait rien dire de plus. Surtout pas.  

« J'vais pas très bien, Avery. Dans ma tête, c'est un ouragan. C'est horrible.»

Avery se retourna en un éclair, faisant à nouveau face à Fran. Son regard c’était chargé d’une expression de colère. Ce qu’il venait de dire lui avait fait l’effet d’une bombe à retardement.

« Franz, personne ne va bien. Ni toi, ni moi, ni personne. » La jeune femme marqua une pause, prenant une rapide inspiration, avant de poursuivre, tremblante. « Un ouragan … » (rire nerveux) « Sérieusement ? … Tu veux savoir ce qu’il se passe dans ma tête ? » Avery passe nerveusement une main dans ses cheveux, puis hausse la voix. « J’AI L’IMPRESSION DE DEVENIR FOLLE ! » Doucement, elle poursuit « Chaque jour, chaque seconde… » pour finir dans un murmure. « Et toi aussi, tu me rends folle. Je comprends rien. »

Partagée entre l’envie de partir en courant et de pleurer, Avery resta là, figée sur place.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Dim 9 Nov - 20:45
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Avery Carter
3h32

Dans un vacarme insoutenable, les rouages de son esprit s'arrêtaient, grattaient, grinçaient contre les murs intérieurs de son crâne. Il se forçait à arrêter de penser, déclenchait l'alarme, appelait les petits Censuriers dans sa tête pour qu'ils viennent retenir les mots horribles qu'il pourrait dire à cette jeune femme qui venait de le mettre en colère, lui, un monstre d'incertitude, perdu dans la recherche de ce qu'il a perdu. Il sentait la colère, la colère, germer dans son esprit, la colère, prendre contrôle de son esprit, peu à peu, la colère, peu à peu, elle progresse dans son esprit.

Personne ne va bien. Il sent sa peau brûler, le marquer au fer rouge. Elle a raison. Bien sûr qu'elle a raison. Mais, cette fois, il aimerait nier, savoir, se persuader qu'elle avait tord. Pour un instant, il recherchait et trouvait l'égoïsme ultime. Il en avait rien à faire, que personne ne va bien. Lui, il n'allait pas bien. C'était déjà bien suffisant. Tu veux savoir ce qu'il se passe dans ma tête. Bien sûr que non qu'il ne veut pas. Cette question ne se pose pas. Il ne veut pas savoir, il n'en a rien à faire, à foutre.

J'ai l'impression de devenir folle. Et, pendant ce temps, lui, la chose en lui, cette chose qui est lui, était effectivement fou, condamné à cesser de vivre comme il l'avait toujours fait, comme il l'avait toujours voulu. Il n'avait plus de choix à faire désormais.

Et toi aussi, tu me rends folle.

Et toi aussi, tu me rends folle. Non. Non. Non. Il la regarde. Lui accorde un brin d'attention. Étonnement, il réussit à garder tout ça en lui. Il ne fait que la regarder, pendant qu'il règle le compte à ses démons intérieurs. C'est un duo, un tandem, ses yeux qui observe la femme, statique, et son esprit qui combat une armée. D'un côté, rien, de l'autre côté, tout. Ses yeux qui observe la Femme, comme il le faisait, auparavant, quand les femmes étaient encore belles, que l'amour était encore une notion, une option, une véritable idée. Son esprit qui combat une armée, le sang qui coule, les tripes qui tombent au sol, les têtes qui roulent, la souffrance des combattants, la souffrance de leur mère, femme et enfant, la bravoure, la force, l'odeur métallique qui couvre le champ de bataille, autant d'épées que de sang, de mort que d’espoir, La Mort qui se tient là, en retrait, qui ramasse les centaines d'âmes qui volent dans le ciel avec sa grande faux. Le ciel, étoilé, les millions, toutes les étoiles, ces étoiles qui représentent tous et chacun, qui vivent, qui meurent, mais qui sont toujours là, dans le ciel.

Et, lentement, tout doucement, les rouages s'arrêtent. Il se calme. Lubrifiés par le sang des armées et les larmes des étoiles pleurant pour leurs supernova. Il regarde toujours la femme, et quelques secondes ne se sont passées seulement.


« Tu ne vois pas clair, Avery. Tu t'accroches au premier homme que tu rencontres. Tu le sais, comme moi, car c'est pareil. C'est faux. C'est des instincts. C'est tout. Rien de concret. Rien de possible. Rien.


Mais tellement irrésistible.
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Re: FLASHBACK / Semaine 4 - JOUR 7 : Nightmares.   
Mer 11 Fév - 19:40
. « Nightmares » .
Semaine 4, Jour 7
Ft. Franz Brückmann
3h26



« Tu ne vois pas clair, Avery. Tu t'accroches au premier homme que tu rencontres. Tu le sais, comme moi, car c'est pareil. C'est faux. C'est des instincts. C'est tout. Rien de concret. Rien de possible. Rien. »


Est-ce qu'elle y voyait clair ? Bonne question. Avery passa nerveusement une main dans ses cheveux sans pour autant bouger du rebord du fauteuil. Elle s'accrochait à Franz, c'était une évidence. Etait-ce de l'instinct ? Rien de concret, comme il le disait ? La jeune femme avait du mal à savoir. Son étreinte était concrète. Ce sentiment de bien être, cette sensation de réconfort, cette attraction ... Avery avait la sensation de ne pas pouvoir aller à l'encontre de tout ce qu'elle ressentait. Pourtant, ce n'était pas faute d'essayer. Tout en elle lui hurlait d'enfermer ses pulsions au plus profond d'elle. Que ce n'était pas possible.

Dans une autre vie, dans sa vie d'avant, Avery ne se serait probablement jamais attachée à un père de famille. Tous les séparaient. Leur âge, leur sensibilité, leurs caractères. Et pourtant, il était impossible d'ignorer ce qui les unissait. L'apocalypse. Un autre monde, une autre vie. Plus rien n'était comme avant. Aussi, la jeune femme se fichait bien de tout le reste. Franz, Michelle et Jack étaient tout ce qu'elle avait. Ils étaient sa famille. A cet instant, face à Franz, Avery ne pouvait pas penser "comme avant". Elle n'était plus la même, c'était une certitude. Et la nouvelle Avery avait ce pincement au coeur quand Franz la regardait dans les yeux. Ce pincement au coeur quand il lui disait que ce n'était pas possible.

« Je crois pas que ce soit impossible. Et ce que je ressens, c'est réel. Un instinct, un désir, mais réel, non ? »

Avery se mordit la lèvre inférieure, presque contrariée. Bien sûr, elle s'accrochait au premier homme qu'elle avait rencontré. En deux semaines, elle n'aurait jamais dit à Franz qu'elle l'aimait. Elle était attachée à lui, attirée par lui. A sa manière, plutôt maladroitement, Avery laissait aller son désir. Franz l'attirait, elle ne pouvait pas le nier. Ce n'était rien de plus.



Elle n'aurait jamais dû lui dire qu'elle le trouvait séduisant. Il aurait fallu qu'elle se détache de son étreinte plus rapidement. Elle aurait du quitter cette chambre. S'éloigner. Mais ce qui était impossible, c'était ça.
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