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 [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields
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[END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Mer 1 Oct - 12:06
« La dernière maison sur la gau... droite! »


Ensembles, vous avez décidé de ramasser des bonbons pour les enfants malades de l'hôpital d'Oakland. Vous avez donc mis vos plus beaux déguisements et avez entrepris de faire du porte à porte pour récolter des sucreries. Puis, vous tombez sur LA maison que tout le monde évite, LA maison qui inspirent toutes les histoires de peur se propageant dans les écoles primaires. La Dernière Maison sur la G...Droite.

Vous y allez tout de même. Des flammes de bougies dansent dans les fenêtres, indiquant qu'il y a bel et bien quelqu'un à la maison. Vous cognez. Un enfant répond. Il est blême. Presque bleu. Il sourit et met des bonbons dans vos sacs. BAM.

Vous vous réveillez dans une chambre d'hôpital. Ça pue. Il y a du sang. Des ossements. Et un enfant recroquevillé sur lui-même dans un coin de la salle. Vous êtes couchés sur une civière.

LIEU : LIEU : HIGHLAND GENERAL HOSPITAL
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Jeu 9 Oct - 9:16
En rendant visite à ma soeur à l'osto pour un énième bobo (elle avait réussi à se ficher une agrafe dans le coude - on se demande comment ...), j'avais été frappé par l'air triste des enfants hospitalisés en section pédiatrie en cette période de fêtes.
Une bénévole avait d'ailleurs repéré cet air que j'affichais et s'était rapprochée de moi pour me proposer de rendre le sourire à ces enfants en échange de quelques heures de mon temps. L'argument était imparable. Je notais mon nom sur sa feuille.
Elle recrutait d'autres bénévoles pour faire la tournée des maisons pour récolter des bonbons pour la fête d'Halloween pour ces enfants malades. Je ferais équipe avec une certaine Juliette Fields.

RDV le jour J en fin de journée au début d'une rue qui nous a été affectée. Tradition oblige, je m'étais habillé tout de noir et avais fourré de fausses canines de vampire en plastique dans la bouche. Le même déguisement que j'avais sorti récemment à une soirée anniversaire !
Et nous voilà à frapper aux maisons, une par une, à demander des "bonbons ou une punition" en charité pour les enfants de l'hôpital.

Tout se déroulait correctement jusqu'à cette fameuse maison au numéro 66 de la rue. Un enfant visiblement malade nous ouvrit. En voilà un qui aurait sa place à l'hosto ... Nous tendîmes nos sacs et ... plus rien. Le vide. Le silence. C'était la dernière image que j'avais en tête (celle-ci bien douloureuse d'ailleurs) quand je m'éveillais.

Je m'éveillais pour mieux me retrouver en plein cauchemar. Couché sur une civière, j'aperçois une vision d'horreur autour de moi. Où suis-je ?
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Jeu 9 Oct - 22:53
Ce jour-là, notre petite classe d'étudiants en thanatopraxie s'était rendue à l'hôpital afin de visiter la morgue et d'y observer les cadavres qui y reposaient. Notre objectif était de parvenir avec une brève analyse du corps à écrire un rapport sur la manière dont on s'en occuperait si l'on en avait la charge. Un exercice facile auquel j'étais habituée depuis mon adolescence par mes parents dans l'entreprise de pompes funèbres qu'ils tenaient.
Après avoir rapidement pris les notes nécessaire à l'écriture prochaine de mon rapport (et avoir fait quelques photos au cas-où) c'est avec l'assurance d'obtenir la meilleure note que je décidai de quitter la morgue et de me diriger vers la machine à café la plus proche.

Une fois que j'eus reçu le divin liquide noirâtre, je tendis l'oreille vers la discussion des deux infirmières qui prenaient leur pause à la machine de la sociabilisation. Elles parlaient de leurs difficultés à trouver des volontaires pour collecter des bonbons d'Halloween destinés aux enfants malades. Un sourire étira mes lèvres teintées d'une légère brillance glossienne. Il n'y avait rien de mieux pour sa réputation que participer à un acte de charité, surtout si celui-ci concernaient des enfants. Et malades, de surcroît. Jackpot.
Je me tournai vers les deux infirmières et leur proposais mes services qu'elles acceptèrent avec joie. Je savais désormais ce que j'allais faire le soir d'Halloween.

Le jour J, j'étais parée. J'avais hésité longuement entre le costume d'infirmière qui rappellerait l'acte de bonté que j'allais accomplir et celui du croque-mort traditionnel de western. Après avoir jeté un coup d'oeil aux températures, j'optai pour le croque-mort.

Je retrouvai le collègue qui m'avait été attribué et nous entreprîmes notre petite collecte sucrée. Tout se passa merveilleusement bien.

Jusqu'à cette maison.

On aurait dû s'en douter pourtant. Les bougies, le gamin malade, son sourire malsain... Il y avait des signes. Seulement, sur le coup, on ne s'est pas méfiés. Il nous a donné des bonbons et puis plus rien. Le trou noir. Un pan entier de ma mémoire soufflé comme une bougie de citrouille.

Quand je rouvris les yeux, je me trouvai dans ce qui semblait être une chambre d'hôpital. Mais pas une rassurante. Une chambre digne d'un film d'horreur. Sauf que dans les films on ne sentait pas l'odeur nauséabonde dégagée par du sang étalé et des os en décomposition.

Je m'assis sur ma civière, hébétée et, allez savoir pourquoi, mon premier réflexe fut de me mettre une claque afin de vérifier que je ne rêvais pas. La douleur fulgurante sur ma joue me prouva que j'étais bel et bien dans la réalité.

Deux choix s'offraient à moi : devais-je communiquer avec mon collègue (qui s'était retrouvé dans le même piège glauque que moi) ou m'occuper de cet enfant passablement terrifiant qui pleurait dans un coin ? Je choisis la première solution :

-Je sais que ça va te sembler stupide comme question mais est-ce que tu sais où on est et ce qu'on fout là ?
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Ven 10 Oct - 9:53
Aaaaaaah !!!

J'avais sursauté ! Pas vraiment de trouille. C'était l'ambiance de cette pièce. Tous mes sens étaient comme agressés. Je voyais du sang et d'autres matières étalés sur les murs, des ossements, des entrailles, il y avait cet enfant qui pleurait doucement et d'autres bruits stressants en second plan, le cuir humide et craquelé du cuir de la civière que je sentais sous la main, l'odeur de mort qui envahissait la pièce et un goût acre dans la bouche qui me gênait pour déglutir.
Et voilà qu'une voix m'interpelle, me retournant, je fais face à un croque-mort ! Mon premier réflexe a été de hurler. J'aurais eu quelque chose en main, il se le serait pris dans la tronche.
Mais après une poignée de secondes, le temps que les informations me montent au cerveau, je reconnais ma partenaire d'Halloween. Elle semble aussi hébétée que moi. Où sommes nous ? Dans un cauchemar, ça ne se voit pas !

Bon, réfléchissons un instant ... Les murs de carrelage, la civière, un vague relent d'éther ...

Je suis déjà venu ici ... L'hôpital ! Section pédiatrie ...

C'est alors que de concert, ils orientèrent leur regard vers le gamin. Ils se regardèrent à nouveau. OK, j'y vais.
Je sautais de la civière. Mes jambes avaient l'air de pouvoir me porter. Je m'approchais donc du môme, enjambant de ci de là une mare de sang, un débris humain, et m'accroupissais pour me présenter à son niveau.

Hey, petit !

Il releva son visage vers moi.

PUTAIN !!!

J'avais basculé en arrière, sur les fesses, regrettant en même temps de n'avoir pu retenir un juron. C'était le gamin de la dernière maison, le visage encore plus bleuté. Mais surtout il était baigné de larmes de sang.
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Sam 11 Oct - 16:32
Le juron soudain de mon collègue provoqua en moi un sursaut aussi soudain que violent, exacerbé par la vision d'horreur qui avait provoqué cette apologie de la vulgarité.

Des larmes de sang.

Des putains de larmes de sang.

Sur un enfant dont la couleur se rapprochait plus du résultat d'une suffocation mortelle qu'au teint rosâtre et gentillet que sont censés arborer les enfants en bonne santé. De toute évidence, celui-ci n'en faisait pas partie.


-Je ne sais pas pour toi, dis-je à mon compagnon d'infortune, mais je pense que la meilleure solution est de se barrer d'ici en vitesse.

Je n'avais aucune envie de savoir ce que ce gamin foutait là ni à qui appartenaient les amas de chair éparpillés dans la pièce. La seule chose dont j'étais sûre, c'était que je ne voulais pas en faire partie.
Me levant d'un bond de ma civière, je me précipitai vers la porte que je tentai d'ouvrir... sans résultat. C'est la voix teintée de désespoir que je m'adressai à Keiran :


-C'est fermé à clef.

Non, non, non. Je refusais de mourir dans une chambre d'hôpital glauque sans comprendre le pourquoi du comment au milieu d'un décor de film d'horreur avec un gamin qui pleure des larmes de sang et qui...

Le gamin. Il avait arrêté de pleurer. Et je ne rêvais pas. C'était un sourire que je voyais se dessiner sur ses lèvres d'un bleu cadavérique. Pourquoi il souriait ? Et pourquoi je ne pouvais imaginer un seul scénario dans lequel ce sourire serait de bonne augure ?

Je me figeai.

Derrière la porte, des bruits de pas se firent entendre. Des bruits de pas qui venaient vers nous.
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Sam 11 Oct - 21:41
Se barrer en vitesse oui ! Juliette avait été plus prompte à se jeter sur la porte.

-C'est fermé à clef.

Je la bousculais presque pour tenter ma chance à mon tour, en tirant sur la poignée, en donnant coups d'épaule et coups de pied. En vain ... Juliette me toucha l'épaule. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Me demandais-je. M'interrompant, j'écoutais le silence. Le silence ... L'enfant avait cessé de gémir. Le regardant à mon tour par dessus l'épaule, je voyais se dessiner sur son visage un sourire sadique.

J'allais redoubler d'efforts contre cette foutue porte quand des bruits se rapprochant se firent entendre de derrière.
Je retins mon souffle pour faire le moins de bruit possible et me mis à reculer à l'opposé de la porte, saisissant au passage la main de Juliette. Par ce geste, je cherchais à la rassurer tout autant que moi en attrapant tout ce qui restait de normal dans cette pièce si on omettait le costume qu'elle portait.
Les pas s'arrêtèrent derrière la porte. Des ombres apparaissaient sous le faible rai de lumière sous la porte.

Lâchant temporairement la main de Juliette, je me précipitais sur la fenêtre la plus proche et en écarta les rideaux d'un mouvement ample. Un mur de briques !!! Putain, on était enfermés ! Emmurés ! Je rêve ou le gamin venait d'émettre un gloussement ? "Arrêtes, arrêtes !", aurais-je voulu lui crier. Mais en réponse à son rire, des grattements à la porte lui firent écho.

Je m'agrippais à nouveau à la main de Juliette et me serrais contre le mur, comme cherchant à le traverser. Et d'ailleurs c'est ce qui arriva ! Le mur se déchira comme une feuille de papier et nous tombâmes en arrière pour atterrir sur un corps mou avant de rebondir et nous étaler à terre sur un carrelage froid, maculé lui aussi de sang.

Un rapide coup d'oeil en l'air, pas de trace du passage qui nous avait conduit ici comme si nous y avions été téléportés. Coup d'oeil autour, plusieurs civières avec des corps recouverts d'un drap. L'un d'eux portait une étiquette fixée au gros orteil.

Merde ... Où sommes nous tombés ?
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Mar 14 Oct - 21:26
L'avantage de cette situation, c'était que le gamin bleu avait disparu. Certes, nous venions de traverser un mur sans qu'il ne reste de traces de notre passage mais nous étions seuls. Enfin, seuls... Un simple coup d'oeil sur la pièce m'indiqua que nous avions atterri dans une morgue. Les draps, les civières, l'étiquette, tout cela avait à mes yeux un côté rassurant. J'étais dans mon élément, je me sentais un peu chez moi. Les cadavres bien rangés avaient la douceur de mon enfance, quand mon frère et moi nous amusions à nous infiltrer en douce dans la pièce de travail de nos parents pour observer les morts en plein embaumement.
Je me gardai toutefois de ne rien laisser paraître de ce que m'évoquaient ces corps à mon collègue qui paraissait assez mortifié sans qu'il n'ait besoin de penser que son unique soutien au milieu de ce cauchemar avait grandi chez les croques-morts.

Ma panique s'était certes estompée mais l'angoisse qui me glaçait les entrailles était toujours présente. J'avais beau être dans un environnement familier, cela n'enlevait rien au danger que nous courrions probablement, avec un enfant monstrueux et un être inconnu à nos trousses. Si nous avions pu franchir le mur, ils le pouvaient aussi. Et je supposai que le terrifiant duo connaissait les lieux bien mieux que nous.

Avec prudence, je m'approchai des corps et soulevai un des draps. Un cadavre, en mauvais état, la moitié du crâne dévorée, des traces de lacération sur le reste du corps. Des points de suture à moitié décousus marquaient les différentes plaies, comme si l'on avait tenté de les refermer mais l'absence de sang coagulé m'apprit qu'elle avaient été faites post-mortem. De la thanatopraxie de bas-étage. Je soupirai intérieurement. Je détestais les amateurs.
Avec curiosité, j'inspectai le drap sous lequel se trouvait l'unique corps à étiquette sans oser y toucher.

-Pourquoi celui-ci est-il différent des autres ? demandai-je à Keiran.

Il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir.

D'un geste sec, j'enlevai le drap avant que mon collègue ne puisse m'en empêcher. Dessous, les yeux grands ouverts, des traînées de sang sur les joues, l'enfant bleu me regardait en souriant.

Je hurlai.
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Ven 17 Oct - 16:03
Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne vas pas faire ça. Ne fais pas ça !
Dans ma tête, je lui criais de lâcher ce drap. Quelle idée morbide lui passait par la tête ? Car ce qu'elle révélait l'était tout autant : un cadavre à peine humain qui semblait avoir été bouffé par quelque chose qui n'aurait rien eu ni d'humain ni d'animal. Si Juliette ne cillait pas à cette vision, je manquais de vider mes tripes à terre.
Elle s'approcha de la seconde civière. Je voulais lui suater dessus pour la plaquer au sol façon rugbyman avant qu'elle n'y touche. Mais mes jambes tremblaient trop. Je priais le ciel pour que le prochain cadavre soit moins amoché à voir. Et ce fut le cas. Il ne s'agissait que d'un enfant ... Wait a minute ...

Je ne sais pas si c'était de revoir ce maudit enfant démoniaque ou le terrible cri de terreur de Juliette qui me fit bondir. En tout cas, je retrouvais instantanément mes jambes, attrappais la main de Juliette et ensemble nous nous mîmes à courir vers les portes battantes de la sortie. Me retournant entre temps pour voir s'il nous suivait, je le voyais toujours assis sur la civière, balançant par jeu ses jambes. Et au bout de l'une d'entre elles, cette étiquette où, dans un flash, je crus y lire ... mon nom.

Je crus tomber. Juliette passa devant, me tirant à son tour droit, toujours droit dans ce long long couloir. Dans quel état étais-je, ce couloir me paraissait anormalement long alors que les minutes et les mètres s'égrenaient pendant notre course sans croiser ni porte ni autre couloir. Me retournant encore une fois, les portes de la salle que nous venions de quitter semblaient lointaines et même comme plongées dans une certaine obscurité. D'ailleurs oui, l'éclairage s'éteignait derrière nous au fur et à mesure que nous avancions. Les ténèbres nous rattrapper même dans notre folle course et ce couloir qui n'en finissait pas.

Soudain nous nous cognâmes à un mur. Cul de sac !!! Le couloir s'arrêtait là de façon subite sans qu'aucune issue échapatoire ne se soit présentée à nous jusque là. Essouflés encore une fois, nous nous retournons pour faire face aux ténèbres qui gagnaient du terrain alors que les néons s'éteignaient les uns après les autres. Encore plus terrible que d'affronter ces lieux maudits et leurs créatures, c'était de le faire dans le noir complet.
Nos deux mains collées, nous nous serrâmes l'un contre l'autre, tassés contre le mur. Des rats acculés, terrorisés.

Encore 3 spots lumineux ... 2 ... 1 ... Le noir total. Silence. Seuls nos gémissements et notre respiration se font entendre et résonnent presque.
Des bruits approchent et on se sent si vulnérables et si incapables de faire quoi que ce soit...

Ô idée lumineuse ! Mon zippo ! J'hésite un instant à l'allumer, ai-je envie d'éclairer ce qui s'approche ? Oui, je préfère voir venir.
J'arrache un pan de mes vêtements et allume mon briquet. Il n'éclaire pas loin, à peine 5 mètres. Les bruits ont cessé. J'enflamme le morceau de tissu pour éclairer plus loin. Petite flamme bleue au début, puis plus grande. Je balance cette boule de lumière à quelques pieds de nous ...
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Ven 24 Oct - 18:02
Je n'avais aucune idée de ce qui nous pourchassait. Tout ce dont j'étais sûre, c'était que c'était quelqu'un (ou quelque chose) de vraiment sadique. Après tout, quand on a la possibilité de contrôler les lumières, pourquoi ne pas toutes les éteindre d'un coup ? Pourquoi les éteindre l'une après l'autre dans une lenteur aussi angoissante qu'insupportable ? Pour nous terrifier encore plus. Pour que l'on ait le temps de voir l'obscurité approcher, impuissants, que l'on sente la peur monter un peu plus en nous à chaque lumière qui mourait pour laisser un peu plus de place aux ténèbres.

Quand Keiran alluma sa torche improvisée, je songeai à l'en empêcher. Je n'étais pas sûre de vouloir savoir ce qui se terrait dans l'obscurité, prêt à nous sauter dessus pour nous faire dieu sait quoi.

Le petit feu eut à peine le temps d'éclairer une forme indéfinissable, grande, humanoïde sans avoir quoi que ce soit d'humain, les reflets des flammes courant sur son corps dont la peau ne ressemblait à rien de ce que j'avais pu voir auparavant. En revanche, je pus discerner le reflet argenté de la lumière sur la lame d'une arme parsemée de taches sombres. Mon coeur rata un battement. Je me forçai à rester calme.

Ce ne pouvait être la réalité. C'était un cauchemar. C'était la seule explication. Un cauchemar assez réaliste pour que je sente ma gifle du début mais en aucun cas ce ne pouvait être le monde réel. Une résolution nouvelle s'insinua dans mon esprit. Je n'avais pas à avoir peur. Je ne pouvais pas mourir puisque je n'étais pas dans la réalité. Déterminée, je m'approchai du lieu où le monstre se trouvait avant que les maigres flammes ne meurent en laissant à nouveau la place à l'obscurité.

Je me plantai devant lui, immobile. Je pouvais sentir sa présence, sans déterminer sa position exacte. Je tremblais comme une feuille mais faisais de mon mieux pour le dissimuler. D'une voix que je voulus assurée, je lui dis :


-Vas-y. Tue-moi.

De toute façon, il allait nous tuer tous les deux et nous n'avions aucune échappatoire. Autant avoir une mort digne. Et puis, je ne pouvais pas mourir dans un cauchemar, n'est-ce pas ?
Un chuintement d'acier et je sentis quelque chose de froid s'enfoncer dans mon ventre puis un liquide chaud se mit à fuir de mon corps. Une douleur aïgue m'envahit, mes forces m'abandonnèrent et je m'écroulai dans le noir.


Je me réveillai dans la même civière qu'au commencement de ce cauchemar. La pièce dans laquelle je me trouvai était identique, à l'exception du fait qu'elle était propre. Nul cadavre, nul enfant bleu, nulles entrailles éparpillées ne se dessinaient sous mon regard. Une chambre blanche, aseptisée, froide et morbide. Un frisson me parcourut avant que je ne me rende compte que j'étais toujours vivante. Enfin, du moins étais-je consciente.

Avec douceur et précaution, je descendis de ma civière et me dirigeai vers la porte. Je tendis l'oreille. Rien. Aucun bruit. Etais-je toujours dans le cauchemar ou étais-je revenue dans la réalité ? Je posai la main sur la poignée mais ne l'ouvris pas.

J'attendai.

J'attendai de voir si Keiran me rejoindrait.
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Ven 24 Oct - 23:10
Le monstre nous apparut. Un mixte entre Alien, Freddy Krugger, Predator.
Juliette appela à la mort et s'abandonna à lui.

Nooooooooonnn !!!

Il la découpa, en fines lamelles.

Alors ... prends moi aussi ...

J'avais accepté la mort et étais prêt à m'y abandonner aussi. Ses griffes me lacérèrent le visage et je les ressentais comme des gifles. J'avais l'impression d'être toujours en vie et que la chose me soulevait dans ses bras.

...

Quelque part, dans une chambre de l'hôpital, Juliette s'éveilla de sa torpeur. L'histoire recommençait, dans la même pièce, en moins sinistre. Elle se dirigea vers la porte et posa sa main sur la poignée. Quelqu'un de l'extérieur la tourna également et poussa la porte pour entrer.
Juliette recula par prudence, mais la peur fit vite place à la joie de retrouver Keiran ! Je me tenais devant elle, en chair et en os, en un seul morceau pour être précis. Je chancelais alors qu'elle se précipitait dans mes bras.

C'est alors qu'elle le vit. Le gamin sinistre, assis dans le couloir derrière moi ...
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Ven 31 Oct - 18:30
Par réflexe, je m’écartai vivement de Keiran afin de mettre le plus de distance entre le gamin et moi. Voyant l’incompréhension sur le visage de mon compagnon d’infortune, je lui désignai d’un doigt tremblant la vision d’horreur qui se tenait derrière lui, assis dans le couloir, un sourire sadique toujours fixé sur ses lèvres mortes.

Il n’allait donc jamais arrêter de nous poursuivre ? Avec horreur, je le vis commencer à se relever lentement. Sans perdre de temps, je m’adressai à Keiran :

-Viens. On court.

Et je courus. Je courus de toutes les forces de mon corps, sans me retourner. Je n’avais conscience que de Keiran qui courait avec moi et des couloirs interminablement blancs qui se succédaient sous mes yeux. J’essayai de ne pas penser à autre chose. De ne pas penser à la chambre aux cadavres, à l’enfant qui nous poursuivait, au monstre qui rôdait dans cet hôpital des cauchemars. Je courus à en perdre haleine, je courus jusqu’à ce que mes poumons me brûlent, que mon cœur batte frénétiquement contre ma poitrine en menaçant de s’échapper à chaque coup, je courus jusqu’à ce que, enfin, devant moi se dessina une porte.

La sortie.

Keiran et moi nous précipitâmes sur la porte et tentâmes de l’ouvrir. Sans succès. Elle était verrouillée. Derrière nous, un rire se fit entendre. Aigü, malsain, sadique. Un rire d’enfant. Au bout du couloir, le petit mort se rapprochait de nous, hilare. Par désespoir, nous nous mîmes à cogner sur la porte. Keiran proposa qu’on s’y mette à deux pour la défoncer. Prenant de l’élan, nous nous jetâmes sur la porte. Au bout de la quatrième tentative, alors que l’enfant n’était plus qu’à deux mètres de nous, elle céda. Une douce lumière blanche m’enveloppa avant que je ne me sente tomber dans le néant.



Je me réveillai encore une fois. Me découvrant dans une nouvelle chambre d’hôpital, je hurlai de terreur. Une infirmière ne tarda pas à arriver pour me demander ce qu’il m’arrivait. Hébétée, je regardai la femme qui me faisait face. Un être humain. Un être humain tout ce qu’il y avait de plus normal. Je tournai la tête pour observer ma chambre.
Pas de sang, ni de cadavre, ni de gamin bleu dans les environs. Juste un lit, une table de nuit et une fenêtre par laquelle filtrait un rayon de soleil d’automne.  Au-dehors, rien d’autre que la tranquillité quotidienne des bruits citadins.


-Que m’est-il arrivé ? demandai-je à l’infirmière.
-On vous a trouvés inconscients, Keiran et toi, au milieu de la rue.  Quelqu’un a appelé l’hôpital et on vous a transportés jusqu’ici.
-Inconscients ? Comment ?
-Nous ne savons pas, admit-elle en secouant la tête. Tous les tests sont négatifs, vous n’aviez aucune raison de vous évanouir. Au moins, ce n’est rien de grave. Repose-toi encore un peu, tu en as besoin. Je repasserai dans un moment.

Je saluai l’infirmière tandis qu’elle me laissait à la solitude de cette chambre blanche. Je restai un long moment assise sur mon lit, sans savoir quoi faire. Finalement, je décidai de prendre une douche pour m’éclaircir les idées. Et après mon cauchemar, je me sentais plus sale que jamais.

Dans la petite salle de bains, je me défis de mon uniforme de patiente que je laissai glisser à terre. Par habitude, je jetai un regard dans le miroir pour voir mon corps nu.

Je me figeai.

En dessous de ma poitrine, une mince cicatrice, presque effacée, comme si elle était là depuis toujours, prenait sa source au creux de mon sternum et descendait de quelques centimètres.

C’était la première fois que je voyais cette cicatrice.

La cicatrice que m’avait laissée le monstre en me transperçant de son épée.

Je tombai à genoux sur le sol froid de la salle de bains et fondis en larmes.


HRP:
 
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Re: [END]« La dernière maison sur la gau... droite! » – Keiran Jäger & Juliette Fields   
Mer 5 Nov - 16:03
Même pièce de départ, autre décor, Juliette et moi, et le diable sous l'apparence d'un gamin. Le cauchemar tournait en boucle !

- Viens. On court.

Dernier élan de désespoir, fuir, fuir, toujours fuir quand bien même on se sentirait damné à être perpétuellement rattrappés. Instinct humain de survie pour épargner plus nos esprits que nos corps. Courir à en perdre haleine, courir tout droit, bousculer tout ce qui pourrait se trouver sur notre passage. Droit devant sur ce qui semble être la sortie, la lumière au bout du tunnel !
Pas la peine de se retourner pour savoir qu'IL est là, derrière nous, à nous poursuivre, nous pourchasser ou juste nous harceler. Toujours plus proche.
La porte de sortie nous résiste. Elle semble elle-même être possédée et se rire de nous, ajouter encore plus à l'angoisse, la terreur qui nous envahit crescendo. On la supplie, on l'implore de s'ouvrir. On la supplie, on l'implore de nous ajouter de la distance avec l'enfant.

La porte cède enfin à nos suppliques, les gonds hurlant d'un rire strident. Et c'est de nouveau le trou noir ou plutôt lumineux. Le plongeon dans une intense lumière. Douce et chaude. Réconfortante ...
J'ouvre les pieds, inspecte la pièce en une fraction de seconde et me redresse en hurlant.

Qu'est-ce que vous faites ici !?

Assis chacun sur une chaise autour de mon lit, je vois mon père, ma mère et ma soeur Reiiko.

"- L'hôpital nous a appelés", annonce ma mère.
"- A quelle drôle t'es tu encore frotté ?", interroge mon père, sèchement.
"- Oh Kei ...", soupire ma soeur ...

Ma mère me retransmet ce qu'elle a compris des explications des médecins. Juliette et moi aurions ingéré quelque chose de mauvais. Intoxication alimentaire ou empoisonnement, les analyses le diront plus tard. Nous avons été trouvés inconscients sur le perron d'une maison abandonnée et conduits à l'hôpital.

Ma famille me laissa me reposer, sans plus de cérémonie. Ils m'avaient paru froids, distants, tant dans leurs paroles que dans leurs gestes. Délirais-je encore ?
J'avais chaud et froid à la fois. Une douche me ferait du bien. Direction la salle de bain. La peau du visage me démangeait. Je jetais un oeil au miroir.
J'avais les traits tirés, mais surtout ... je rapprochais mon visage de la surface réfléchissante pour y découvrir les larges griffures qui le striaient ! Les griffures du monstre !

Un dernier hurlement sortit de ma gorge ...

HRP:
 
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