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 Alone is no together - mai 2025
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William Hawke
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Alone is no together - mai 2025   
Ven 18 Sep - 23:50


Alone is no together


Encore un jour se lève. Aujourd’hui il fait beau. Alex et moi, nous n’avons rien dit aux autres quant à notre petit écart avec la cocaïne de l’aquarium. Nous nous sommes contentés de raconter fièrement notre pêche en ramenant les médicaments. Nous ne parlons plus de ça, à part quand nous sommes seuls, je crois que Kaitlynn et River nous abattraient sur le champ sinon. Je souris à cette idée alors que, comme souvent, nous sortons de notre planque du moment pour aller chercher comme d’habitude le minimum à notre survie. Nous sommes quatre à nouveau, ce n’est pas le moment de laisser quelqu’un mourir de faim. En bons compagnons d’apocalypse, j’ai encore une fois embarqué Alexander dans mon exploration. Cette fois, notre petite promenade de santé nous a amenés dans la forêt de Huckleberry. Je ne sais pas trop ce qu’on pourrait trouver ici, mais peut-être que des animaux vivent encore là dedans ? Aucune idée. Quoiqu’il en soit, on peut toujours poser des pièges ici ou je ne sais quoi. Peut-être que c’était une mauvaise idée de venir ici. J’espère que les autres ont été plus éclairés que nous.

Nous marchons juste à l’orée du bois, la nuit commence à tomber, nous devons nous dépêcher de rentrer pour ne pas avoir à nous balader dans le noir. Même si Alex a sa torche, nous risquons beaucoup plus la nuit que le jour, et je n’ai aucune envie de dormir dans cette forêt. Alors je presse le pas, inconsciemment. Si nous avons eu des journées pleines de rire, aujourd’hui nous sommes plus tendus que d’habitude. J’ai un mauvais pressentiment. En fait, je n’ai même pas le temps d’y penser qu’un coup de feu retentit. Merde. Instinctivement, je serre le manche de mon hachoir. S’il y a des tirs, c’est qu’il y a des zombies. Nous devons vraiment nous tirer d’ici. Nouveaux tirs, j’ai l’impression que ça se rapproche. Un regard inquiet vers Alexander et nous décidons de bouger un peu, nous rapprochant un peu de notre chez nous provisoire. Il n’y a pas l’air d’avoir de zombies, pourtant les tirs nous suivent. Et je comprends. Alex aussi, enfin je crois, parce que nos regards se croisent. Si les zombies ne sont pas la cible de ces tirs, c’est que c’est autre chose. Et j’ai bien l’impression que cette fois, la cible c’est nous. Des pas se rapprochent. Des pas, et encore des tirs. J’ai le vague sentiment que si nous restons là et que ces gens nous trouvent, on est morts. Alors il est temps de courir, je crois que nous n’avons plus que ça. Je ne vois pas comment on pourrait se défendre avec des couteaux contre des armes à feu.

Sans réfléchir plus longtemps, j’attrape le bras de mon ami et je me mets à courir. Des tirs fusent encore mais je ne pense pas que les gens nous voient. Ils doivent simplement nous entendre pour nous viser si mal, alors ils sont encore loin. Du moins je l’espère. Je cours en gardant le bras d’Alexander serré entre mes doigts mais je suis bien obligé de le lâcher. Dans la forêt, pour passer entre les arbres et autres racines, on ne peut pas se permettre de faire une course à trois jambes. Alors tant pis, à contre cœur et pour que l’on reste debout, je lâche son bras et je continue de courir. J’entends Alex à côté de moi, j’entends les tirs derrière nous et les pas de ceux qui ont décidé que ce soir, c’est nous le gibier. J’ai peur, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé d’avoir réellement peur. Ce qui fonctionne avec les morts-vivants ne marche plus avec les vivants et c’est là tout le problème. Alors qu’un tir passe plus près de moi que ceux d’avant, je me retourne pour regarder derrière nous. J’ai à peine le temps d’apercevoir quelques silhouettes que je m’effondre au sol. Racine de merde. Mais pas le temps d’avoir mal ou de râler, je saute sur mes pieds et me remets à courir.

Ce n’est que quand les bruits derrière moi se calment que je ralentis. J’ai les poumons en feu et j’ai l’impression que je vais tomber à nouveau. Je me suis écorché les genoux en tombant mais rien de bien grave. Plié en deux, les mains appuyées sur les genoux, je murmure comme je peux à l’intention d’Alexander : « On s’est encore bien mis dans la merde hein ? » Un rire nerveux m’échappe et je souffle longuement. Je suis au bord de la crise cardiaque. Au bout de quelques instants sans réponse, le silence autour de moi m’inquiète. Je relève les yeux et je manque de tomber à nouveau. Je m’appuie sur l’arbre le plus proche et regarde tout autour de moi. Rien. Que des arbres. Mon cœur repart de plus belle alors que je fais quelques pas au hasard. « Alex ? » Je passe mes mains sur mon visage. Ok, du calme. Je souffle une nouvelle fois avant d’appeler un peu plus fort. « Alex ?? » Toujours le silence.



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Alexander Clavell
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 2:51

Alone is no together

Willou & Alexou
Une nouvelle sortie pour le duo. Depuis notre dernier trip - dans tous les sens du terme - je ne peux plus m'empêcher de rire aux côtés de William. On est ressortit vraiment minables de cette journée, mais ça a en quelque sorte servit de purgeur. Depuis ce grand moment magique, je me sens mieux. J'ai réappris à sourire et je suis plus positif. Avec mes trois amis, je me sens en sécurité. Malgré les zombies et tout ce que j'ai perdu, j'ai l'impression d'avoir un peu reconstruit ma vie. J'ai une nouvelle famille, des objectifs, et de nouveaux espoirs. Ils sont tout pour moi et je ne laisse rien ni personne les approcher. Sans eux je serais sans doute mort depuis bien longtemps. Ou pire.

Me rappelant ces moments sombres où je n'étais plus que l'ombre de moi-même, je relève finalement la tête et profite du paysage. Je ne sais pas trop ce qu'on cherche, mais je suis content d'être venu ici. J'inspire longuement et profite de l'air frais. Ici les zombies se font plus rare et le calme est apaisant. J'entends William qui marche silencieusement à côté de moi et je me sens bien. L'esprit vide, tranquille, je me dis qu'il faut profiter de ces moments. Il faut arrêter de regretter le passé et se contenter de ce qu'on a. Je jette un coup d'oeil à William qui semble lui aussi perdu dans ses pensées et un léger sourire s'affiche sur mes lèvres. Je pourrais marcher une éternité comme ça, au milieu de cette belle nature.

Et puis soudain, un coup de feu. Comme tiré de ma rêverie, je redresse la tête et tend l'oreille. Ca ne venait pas de très loin. Je lance un regard a William et remarque qu'il n'est pas tranquille. Je décide de ne pas paniquer et de lui sourire pour lui indiquer que tout va bien. Un petit sourire nerveux néanmoins. Avec un peu de chance, un survivant vient de descendre un zombie. Sinon... Je ne veux pas y penser. Je me l'interdis. Je redoute de trop ce côté sombre de mon esprit duquel je ne peux m'extirper qu'à moitié détruit. Nous accélérons le pas, juste au cas où. Et puis de toute façon, il est l'heure de rentrer à l'abri. Alors qu'un nouveau bruit retentit, il me tarde de retrouver ce sentiment de sécurité auprès des autres. Je perçois l'inquiétude de Willam qui marche de plus en plus rapidement. Mon coeur s'accélère. Quoi qu'il se passe, ça se rapproche de nous. Il faut qu'on s'éloigne.

Mais très vite, il devient clair que les coups de feu nous suivent. Lorsque je reçois le regard de William, l'horreur me saisit. Non. Non. Non. Je plonge aussitôt dans le déni pour contrer cette étouffante angoisse. Ils nous confondent peut-être simplement avec du gibier. Il nous suffit de leur crier de s'arrêter pour... William m'attrape par le bras. Tous mes sens s'affolent alors que je le sens me tirer en avant. Nous sommes pris pour cible. C'est officiel.

Comme si j'avais été atteint en plein coeur, j'ai l'impression que je vais m'effondrer sur place. Mes jambes ne me soutiennent plus, j'ai chaud, j'ai froid, j'ai des vertiges et mes mains tremblent. La course commence. William me tient par le bras et je tente de me concentrer sur lui. Je fuis, mais je suis rattrapé par cet horrible souvenir. Ce moment infernal où j'ai compris qu'on ne pouvait plus croire en personne. Alors que je me rappelle la froideur de son cadavre, la douleur m'étouffe. Je ne peux plus respirer, je crois que je vais vomir. Et pourtant je ne peux pas m'arrêter. William me lâche mais l'adrénaline circule dans tout mon corps. Je n'ai plus conscience de rien, guidé par mon instinct, je fonce tout droit et puis c'est tout. Je n'ose pas me retourner. C'est peut-être eux, ses assassins. Les meurtriers de Mary. Une nouvelle sueur froide me parcourt et je sens mes forces me quitter à toute vitesse. Je sais que je me torture, mais je ne contrôle plus rien. Ces fous-furieux avec un fusil viennent d'ouvrir grand la porte à des peurs que je ne contrôle pas, et que je ne contrôlerais sans doute jamais.

Je respire bruyamment, le regard fou, instoppable, je fonce déconnecté de la réalité. J'ai l'impression de faire du sur place comme dans un mauvais rêve. Hors de question de me retourner, je sais qu'ils seront juste derrière moi. A la prochaine minute, je suis mort. Derrière chaque arbre, derrière chaque branche, se cache une menace. Je suis perdu, mon esprit est un labyrinthe que je ne comprends plus moi-même. Des larmes se mettent à couler sur mes joues sans même que je m'en rende compte. Je refuse toujours de m'arrêter alors que je suis au bord de l'apoplexie. Ce n'est que lorsque je dérape et que je m'étale de tout mon long et j'ose enfin jeter un regard derrière moi. Rien. Personne. Je n'ose pas bouger, pendant un court instant, comme si l'ennemi allait surgir en trombe. Au bout de 10 bonnes minutes, je décide de me redresser doucement.

C'est là que je réalise. Je regarde tout autour de moi comme si je venais de perdre quelque chose de très important. "Non..." Je souffle à peine. Je ne peux pas y croire. "Non non non non non non" Je bondis sur mes pieds alors que la panique me gagne à nouveau. Comme un enfant perdu dans un super-marché, je cherche ma maman du regard sans rien voir d'autres que des arbres. "Non pas ça.." J'ai déjà trop perdu. Ils ne peuvent pas me prendre William. C'est trop injuste. Alors que je fais péniblement demi-tour, comme si mes jambes étaient soudainement faites de plomb, je m'appuie sur un arbre à côté de moi. Je ne peux plus arrêter les tremblements. Je sombre totalement. Et c'est là que vois son cadavre à mes pieds. La poitrine trouée, le visage figé dans la surprise, le teint un peu blanchi. Ma bouche s'ouvre mais l'air n'entre pas. Je suffoque. Seul les larmes coulent encore sur mes joues alors que mes genoux touchent terre. Je crois que je viens de prendre une balle aussi. La douleur écrase ma poitrine et je ferme les yeux alors que c'est ma tête qui tombe dans la terre fraîche de la forêt. C'est mieux si je meurs maintenant. Je ne peux pas continuer à vivre, pas comme ça, pas sans lui.

Entre deux sanglots, j'ouvre les yeux. Je veux lui dire au revoir. Je relève la tête vers William pour croiser une dernière fois son regard pétrifié. Et il n'est pas là. Il n'est plus là. Stupéfait, je reste un instant figé dans la surprise. Où est-il ? Il était mort, il était là. Je l'ai vu... Je...
Je plonge mon visage dans mes mains pour tenter de me reprendre. J'ai du mal voir. Il est peut-être pas loin. Je dois le retrouver, je le dois. Je renifle et essuie mes larmes d'un revers de manche alors que je me relève péniblement en m'encourageant à voix haute. "Allez.. Il n'est pas loin...Il n'est pas loin.." Je tremble encore. J'ai peur. Peur de ce que je peux voir, de ce que je peux faire. Je suis en danger, mais je suis aussi un danger. Je veux juste retrouver William. Et qu'on me laisse tranquille. Pourquoi on ne peut pas être juste tranquille ?! J'accuse le ciel alors que de nouvelles larmes coulent sur mon visage. Je les essuient bien vite. Je dois rester concentré si je veux avoir une chance. Les chasseurs ne sont pas loin, et si William a besoin d'aide, je ne peux pas me jeter bêtement dans la gueule du loup. Alors je m'efforce de glisser d'arbre en arbre en faisant demi-tour, allant à la rencontre de ces meurtriers bien vivants, la peur au ventre. Je ne sais pas ce que je vais trouver, et encore moins ce que je vais faire. Mais même si je m'enfonce un peu plus dans les ténèbres de mon esprit fou, je dois aller voir. Je dois retrouver William. Quoi qu'il arrive. "Quoi qu'il arrive." Je me le répète alors que j'ai l'impression d'errer dans un état second. Je ne suis même pas sûr d'aller dans la bonne direction. Je me contente de lutter contre cet étrange sommeil qui me prend, comme si je pouvais m'endormir pour fuir la réalité. Je me force à mettre un pied devant l'autre alors que le monde s'effondre autour de moi. J'entends les pleurs de Rose. Je me souviens ce moment où j'ai pris Kaitlynn dans les bras pour lui annoncer la mort de la petite. Je me rappelle aussi le rire de Mary. Et les cris de William qui me dit que les médicaments ne pourront pas sauver sa fille. Tout se mélange. Je mets les mains sur les oreilles comme si tout ce capharnaüm pouvait s'arrêter à ma simple demande. Je tente de me concentrer sur le calme de la forêt. Seul le léger vent qui agite les feuillages brise le silence du lieu. Je tente désespéremment de m'accrocher à la réalité alors qu'elle me glisse entre les doigts comme de l'eau de source.

Et puis soudain je les entends. Je m'arrête brutalement, comme tiré de mon cauchemar. J'oublie même de respirer, suspendu au moindre bruit, tous les sens en alerte. Oui, de nouveaux éclats de voix. Aussitôt je me tapis derrière un rocher, à la manière des animaux. Je ne pense plus, seul mon instinct guide mes gestes. Je tire ma lame, et je fixe le premier homme qui apparaît dans mon champ de vision, fusil en main. Ils sont trois. Je serre les dents mais je ne tremble soudainement plus. Toute mon attention est focalisée sur eux. Plus rien n'existe.
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Sam 19 Sep - 2:51
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 3:05
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Alone is no together

Willou & Alexou
Je suis un prédateur, un assassin, un animal. Les muscles tendus, j'attends patiemment dans l'ombre. L'adrénaline qui parcourt tout mon corps m'aide à me concentrer. Je resserre ma prise sur mon couteau et soudainement je me lance. Tout se passe au ralentit, je bondis de nul part en hurlant, sans laisser le temps à qui que ce soit de réagir. J'attrape l'homme au fusil par l'épaule et me glisse derrière lui avant même qu'il puisse m'apercevoir. L'instant suivant, je plante ma lame dans sa jugulaire. Un geste net, rapide et précis. Le couteau s'enfonce sans résistance dans la chair et le sang chaud gicle presque instantanément. La femme qui est avec eux crie et un sourire sadique déchire mon visage. Bien, elle a mal. Tant mieux. Qu'elle sache ce que ça fait. L'homme que je tiens s'étouffe dans son propre sang qui coule à flot de sa blessure. Il lâche son fusil alors que les deux autres sont figés dans l'horreur. C'est jouissif. Pour la première fois, je fais face à ma peur, et je la contrôle. Du moins c'est ce que je crois. Je me sens surpuissant, et même si je franchis certainement un point de non-retour, ces gens qui m'ont tant terrifié me craignent désormais. L'expression du chasseur chassé vaux toutes les consciences du monde et un rire hystérique me prend alors que je sombre tout à fait dans la folie. Je vais les tuer. Tous les trois. Ils vont payer pour toute la souffrance que j'ai du endurer depuis le début. Et ce que je vais encore devoir endurer après. Ce sont eux les responsables, ils m'ont pris William. Ils m'ont transformé en monstre.
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William Hawke
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 4:09


Alone is no together


Ma respiration n’arrive pas à se calmer, j’ai le cœur qui va exploser et les mains qui tremblent. Le silence qui règne autour de moi me donne l’impression d’étouffer. Le dos appuyé contre le tronc d’un arbre, je tombe au sol en toussant comme si plus jamais je n’allais respirer. En fait, j’ai vraiment l’impression que je ne vais plus jamais respirer. La nuit n’est jamais tombée aussi vite. Je passe et repasse sans arrêt mes mains sur mon visage pour essayer de réfléchir, essayer de trouver une solution qui ne vient pas. Un craquement dans les feuilles me fait sursauter et je relève la tête, prêt à voir Alex arriver mais non. Rien, toujours rien. Je craque littéralement. J’ai l’impression de n’être plus rien, je suis incapable de me relever, je ne saurais même pas où aller. Je veux qu’Alexander revienne, j’ai besoin qu’il soit là pour avancer. Je sens la crise d’angoisse glacer lentement chaque partie de mon corps alors que je suis secoué de tremblements de plus en plus violents. J’ai peur, je veux me réveiller de ce cauchemar. Je ne peux pas être perdu dans cette forêt, on n’avait même pas besoin d’y aller. Non, c’est sûr, c’est encore un cauchemar, il n’y a que dans les cauchemars que l’on étouffe comme ça. Je vais bientôt me réveiller en sursaut et trouver Kaitlynn, River ou Alex debout en train de veiller. Je ferme les yeux de toutes mes forces pour essayer de faire apparaître ce que je voudrais mais rien n’y fait. Mon corps se replie tout seul sur lui-même, sur le sol de cette stupide forêt et je sens des larmes rouler sur mes joues. Je ne veux plus être là, je n’ai rien demandé ! Je veux juste me réveiller chez moi sans que tout cela ne ce soit jamais passé. Et pourtant je sais que ce n’est pas possible, je reste plus ou moins lucide. J’ai peur. Je n’arrive pas à savoir comment je pourrais me relever et marcher dans cette forêt. Alors j’attrape mon hachoir, ce couteau à la con, je ne me souviens même plus comment je l’ai trouvé et je ne sais pas comment j’ai fait pour le garder si longtemps. Un sanglot secoue mon corps alors que je me décide. Je ne veux pas me faire tuer par ces gens là, non loin, et je ne veux pas me faire dévorer par un zombie. Nouveau sanglot. Je pose la lame encore tranchante sur mon poignet et réfléchis un instant. Je l’enlève pour la poser sur ma gorge et secoue la tête pour la poser à nouveau sur mon avant-bras. Je perds pied, je ne sais plus quoi faire et ça, c’est moins pire que le reste. Alors que ma vue est troublée par les larmes j’appuie légèrement sur le hachoir, pour voir. Après tout, on ne sait jamais à quel point il faut appuyer à moins d’essayer. Et puis soudain je me souviens que la lame a servi tellement de fois à tuer des zombies que le contact avec mon sang risquerait de me filer le virus. Ce que je peux être bête. Il n’y a pas d’issue. Je suis coincé ici, incapable d’avancer, incapable de partir et incapable de me tuer. Un rire étranglé, désespéré s’échappe d’entre mes lèvres et je m’allonge sur le sol, mon arme toujours entre mes doigts. « Fait chier.»

Je reste là longtemps, je crois. Je sombre dans un genre de sommeil je crois, mais qui n’a rien de réparateur. Je revois tout. Je vois Rose, toute petite, entre mes bras au début de l’épidémie, les jours que j’ai passés seul avec elle. Je revois aussi Alex le jour de notre rencontre, notre course en caddie. Je revois les autres, que j’ai rencontrés à ses côtés. Le cadavre de ma fille, serré entre mes bras, le visage d’Alexander, la façon dont il a pris les choses en main, m’évitant de devoir la tuer. Le bruit des coups de pelle me fait sursauter. Je me redresse violemment et suis immédiatement pris de nausées et de vertiges. J’ai l’impression que je vais m’évanouir mais je ne peux plus rester là. Je pourrais jurer que le cadavre de Rose va sortir de sous la terre pour me sauter dessus. Je ne me supporte plus, je ne peux pas rester ici seul avec moi-même. Je deviens fou. Autour de moi, mes mains cherchent quelqu’un, comme si j’étais incapable de voir. Et pourtant je sais pertinemment qu’Alex n’est pas là et qu’il ne se cache pas sous la mousse de cette foutue forêt. J’entends un cri rageur et je mets un temps à comprendre que c’était ma propre voix. Il faut que je trouve Alexander. A cette pensée, un nouveau flot de larmes me vient mais je les chasse d’un revers de la main. Il faut que je le trouve. Parce que, égoïstement, j’ai besoin qu’il soit là pour réussir à vivre, mais aussi parce que je me souviens. Tout ce que j’ai vu au fin fond de ma tête m’a permis de me rappeler qu’à chaque fois, il était là quand j’avais besoin de lui. Et en ce moment, il est peut-être toujours poursuivi par ceux qui nous chassaient pendant que je me morfonds par terre. Je me souviens de sa méfiance, de sa peur des êtres humains depuis qu’il a découvert le corps de sa fiancée et je manque de me gifler. Je resterai définitivement un piètre ami, je me rends compte à quel point il est impossible de me faire confiance mais cette fois, je n’ai plus envie d’abandonner. Non, je m’appuie sur l’arbre et me relève. Mes jambes tremblent encore mais cette fois, j’ai réussi à inspirer une grande bouffée d’air. Je retrouverai mon ami, mon compagnon de galère, même si je dois parcourir la forêt entière. Je ne veux pas qu’il ait peur, je veux le ramener sain et sauf parce que si c’est lui que les chasseurs ont tué, je ne me le pardonnerai jamais. Si c’est lui qu’ils ont tué, je crois que ma vie ne vaudrait même plus la peine. Et comme si ça ne suffisait pas, j'entends un grognement à côté de moi.



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Dernière édition par William Hawke le Sam 19 Sep - 4:12, édité 1 fois
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 4:09
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 4:18
[lancer de dé fuite -> 7 + 7 = 14 réussite]



Alone is no together


Le zombie qui arrive sur ma droite est pitoyable, il traîne une jambe qui n'a l'air de plus fonctionner et est à moitié décapité. « Casse toi… » Il me ferait presque de la peine mais il faut que j'avance, même si je ne sais toujours pas par où. La vue du mort-vivant m'insupporte tout comme je ne me sens pas dans la capacité de tuer quoi que ce soit aujourd'hui. Je n'ai pas de temps à perdre avec ça, je ne veux pas me confronter à la réalité de la mort. Son odeur fait revenir les nausées que j'avais alors je me mets à courir, jusqu'à ce que je ne l'entende plus. Au bout d'un temps, quand ma poitrine recommence à brûler, je me remets à marcher sans savoir où je vais. Je ne m'arrête plus parce que si je le fais, je crois que je ne repartirai jamais. L’idée me vient de marquer les arbres devant lesquels je passe. Je ne sais pas vraiment si c’est une bonne idée mais je le fais quand même, en arrachant un bout d’écorce à chaque fois que je le peux. Peut-être que ça servira à quelqu’un pour me trouver, ou peut-être que ça me permettra de retourner sous mon arbre fétiche pour crever tranquillement. Je ris à nouveau, d’un rire sombre, comme si c’était la meilleure blague d’humour noir de tous les temps. Dans l’obscurité grandissante, j’appelle à nouveau le prénom de mon ami. De mon meilleur ami.



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Alexander Clavell
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 17:30

Alone is no together

Willou & Alexou
Ma victime tombe à terre. Ca y est, je suis un assassin, tout comme eux. La femme continue à hurler et porte les mains à sa bouche pour essayer de se taire alors qu'elle fond en larmes. L'homme m'insulte et pointe son arme sur moi en me menaçant. Est-ce qu'il tend une pelle vers moi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Le vrai se mêle au faux pour constuire une nouvelle réalité autour de moi.

"NOOOON ! POURQUOIIII ?!" La femme continue de crier en pleurant. Elle ferait mieux de se taire où c'est en dessert pour zombie qu'elle va finir. Je hausse cependant un sourcil pour faire l'effort de lui répondre. "Vous nous avez attaqué ! Vous nous avez tiré dessus !" Je lui réponds avec la même haine, pointant mon arme vers eux dans un geste accusateur. "On voulait juste vous faire peur enculé ! Vous étiez sur notre territoire !" L'homme à la pseudo-pelle s'approche de moi et je plante mon regard dans le sien. Sa remarque m'arrache un nouveau rire nerveux. "Juste nous faire peur ?! En nous tirant dessus ?" Je le dévisage alors qu'une nouvelle envie de meurtre me prend. "Prend moi pour un con aussi !" Merde des gens normaux auraient simplement demandé à ce qu'ils fassent demi-tour, et ils l'auraient fait. "Mary aussi elle était sur votre territoire ?! Hein ?!!" Je serre les dents tant l'envie de me jeter sur eux est forte. Ca ne va pas bien se terminer, c'est certain. "C'est qui Mary putin ?! On a buté personne mec ! Personne !!!" L'homme garde ses distances, mais il attend le bon moment, c'est certain. Son regard s'est calmé, il ne me quitte plus des yeux et reste attentif au moindre mouvement que je fais. Sa main est serrée sur sa batte. N'avait-il pas une pelle ? Je fronce les sourcils dans un geste d'incompréhension. "Toi tu l'as tué !! Tu as tué mon Chris !!" La jeune femme m'accuse en criant. Elle pleure et s'agite toute seule, sans oser s'approcher. Je grince des dents et serre mon couteau dans ma main. Je ne peux pas croire ce que ces salopards racontent. Ils allaient nous tuer. C'était eux ou nous. Pourquoi se risquer à gâcher des balles sinon ? "Tais-toi Beth ! Calme toi ! Tu vas attirer tous les zombies du coin !" L'homme se montre ferme mais ne me quitte toujours pas des yeux. "Oh mais elle a raison.." Un nouveau rire nerveux me secoue. "Je l'ai tué." L'homme me fusille du regard. "Comme vous avez tué Mary. Comme vous avez tué William. Et comme vous alliez me tuer moi !" Je monte d'un ton à mon tour et fait un pas vers eux. J'en ai assez de discuter. J'en ai assez de les voir vivre. Je les veux mort. Je veux qu'on me laisse tranquille. Je ne veux plus un bruit, plus un mouvement. Je veux me replier sur moi-même et oublier ce que je viens de faire. Je veux me réveiller à côté de William et oublier cet horrible cauchemar. J'essaye, de toutes mes forces, mais je ne me réveille pas. Je ne peux pas. Je me suis trop enfoncé dans les ténèbres, je ne pourrais plus jamais redevenir celui que j'étais avant. J'ai tué un homme... Je ne veux pas en tuer d'autres. Mais ces deux là ne me laissent pas le choix. Personne ne repartira de son côté sans avoir obtenu justice avant. Et alors que je saisis doucement la fatalité de ce qui va suivre, l'homme recommence à nier leur implication dans le moindre meurtre. "Alors où est William ?! Hein ?! Où il est ??" Il commence à m'énerver sévère celui là. Et puis je réalise que je vais devoir rentrer sans lui. Annoncer à Kaitlynn et à River que je l'ai perdu. J'imagine leurs visages, leur déception, leur douleur. Et je me déteste. Je revois une dernière fois son visage inquiet alors que nous avons commencé à courir, et mes yeux se remplissent de larmes. J'aimerais tant pouvoir remonter le temps. Juste cette fois. Je donnerais tout pour lui interdir de lâcher mon bras. Je donnerais tout pour pouvoir écouter encore une fois ses pas dans les feuilles. Je laisse échapper une larme et je me mords les lèvres pour me retenir de craquer. Je fusille les deux responsables devant moi et je les déteste. Je les déteste encore plus que je me déteste. Je serais capable de noircir davantage mon âme pour eux. Ils m'ont pris tout ce que j'avais. Je ne serais jamais capable de revoir Kaitlynn et River dans cet état. Alors les mains couvertes de sang, le regard fou et un peu perdu, je m'approche un peu plus. Je vais venger William. C'est tout ce qu'il me reste à faire. la femme recule alors que l'homme s'interpose et m'ordonne de reculer. Je l'ignore complètement. C'est tout ce qu'il me reste à faire. Après ça il ne restera plus rien, plus de tristesse, plus de peur, plus de colère. Je ne serais plus rien. Je n'aurais plus qu'à errer, comme ces monstres, puisque j'en suis devenu un.

L'homme hurle et se jette finalement sur moi. Une nouvelle fois, mes muscles se tendent. Tout va très vite, et alors qu'il me rate de peu avec son arme, je le frappe de toute mes forces en pleine mâchoire. Je sens la force de mon coup faire trembler tout mon bras et remonter jusque dans mon épaule. Je serre les dents face à la douleur de ma main, mais au fond je m'en moque. L'homme s'effondre par terre et ne bouge plus. Je tremble de rage et tout mon être hurle au scandale face à l'assassin K.O. Il n'est pas mort. Il n'y a pas eu de sang. William a été tué de sang-froid. Il ne mérite pas ma clémence. Il mérite la mort et c'est tout. La femme crie une nouvelle fois et s'enfuit en pleurant. Je la regarde partir sans réagir, et ce n'est que lorsqu'elle est déjà à 10 bon mètres de distance que je m'adresse à elle en hurlant. "Tu fais bien de courir ! Je te retrouverai Beth ! Je te retrouverai !" Elle s'échappe et mon corps ne réagit toujours pas. "Beth !!" Je la voit disparaître derrière les arbres et une partie de moi est soulagé de la voir s'enfuir. Je crois.

Et me voilà à nouveau seul. Dans la semi-obscurité qui s'installe. Je n'arrive pas à me calmer. Je tremble toujours autant. Je souffle et je lutte contre les larmes qui montent une nouvelle fois. Alors que l'adrénaline quitte doucement mon corps, il ne reste plus que la douleur et la fatigue. Doucement, mon esprit réalise et comprend. La colère quitte mes traits pour laisser place au désespoir. Je m'approche doucement de l'homme évanoui et m'accroupi en me penchant vers lui. Il est en vie, je crois. Je me force à respirer profondément. Et alors que je fixe l'horizon désert, un violent sanglot me secoue. Et voilà. Je suis tout seul.
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Re: Alone is no together - mai 2025   
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 19 Sep - 23:36
Je vois Beth arriver vers moi en pleurant. Elle est dans tous ses états et je cours vers elle pour la prendre dans mes bras. "Beth ! Beth, qu'est ce qui s'est passé ?!" Je sais qu'elle est de patrouille avec Chris et Matt. J'ai entendu les coups de feu. Finalement, elle arrive à articuler difficilement entre deux sanglots. "Il y avait un homme... Oh mon dieu Oliver ! Il a tué Chris avec un couteau, et après il s'est attaqué à Matt ! Je.. Je ne savais pas quoi faire.. J'ai eu tellement peur.. Je me suis enfuie... Je les ai laissé Oliver... Je les ai laissé...!!" Je la serre fort dans mes bras. Merde ! Chris et Matt sont morts ?! Je serre les dents. Putin d'enculé ! Ce bâtard va le payer cher ! "Beth. Tu dois rentrer au camp avec les autres d'accord ? Je vais aller voir, ne t'inquiète pas." Elle hésite encore à me laisser, mais je ne veux pas l'emmener avec moi si c'est trop dangereux. Je serre mon couteau dans ma main. J'ai peur, bien sûr, mais je ne peux pas laisser ce bâtard en vie. Surtout qu'il a promis à Beth de revenir. S'il rôde dans les parages, il pourrait bien ramener ses amis et attaquer notre petit campement. Nous ne sommes plus que quatre à cause de lui. Il va payer !!

Alors je me dirige prudemment dans la direction que Beth m'a indiqué. Il ne me faut pas longtemps pour entendre des cris au loin. Immédiatemment, je fléchis mes jambes et me glisse entre les arbres. Ce psycopathe est vraiment trop con. Mais j'ai intérêt à le faire taire avant qu'il retrouver ses copains, et surtout avant qu'il n'attire tous les zombies de la forêt près de nous. J'accélère le rythme en suivant les bruits, et c'est là qu'enfin je le vois. Un petit gringalet roux, l'air complètement paumé et hachoir en main. Aucun doute, il doit bien s'agir de l'assassin. Je l'imaginais plus grand et plus costaud, mais eh, la fin du monde ça révèle le survivant qui dort en nous. Je ne dois pas le sous-estimer. Alors je fais un rapide détour pour me glisser derrière lui, et cet abruti ne me remarque même pas. Mon coeur bat à cent à l'heure mais je calme ma respiration pour rester concentré. Lentement, doucement, je me rapproche. Et puis dès que je suis assez prêt, je serre mon couteau, et je bondis sur lui en criant.

BIM. Je le plante dans le bras qui tient son hachoir pour lui faire lâcher prise et je le pousse en avant dans le dos. "ESPECE DE BATARD !! Beth m'a tout raconté !! Tu les as tous tué, sale monstre !!" Je pointe mon arme vers lui pour lui laisser le temps de comprendre ce qui va suivre. Je vais le faire souffrir ce salaud. Je veux que Beth entende ses cris, et qu'elle sache que Chris et Matt sont vengés.


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Re: Alone is no together - mai 2025   
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Dim 20 Sep - 0:45


Alone is no together


Le prénom d’Alexander revient sans arrêt dans ma bouche, je suis incapable d’arrêter de l’appeler. Je scande presque son nom parce qu’il ne me reste que ça pour me forcer à marcher, à ne pas m’asseoir par terre pour ne plus jamais me relever. Je veux que tout ça s’arrête, je me fous de la prudence, je me fous de tout. J’ai peur, mais plus pour ma vie. J’ai juste peur qu’il soit arrivé quelque chose à Alex. J’ai lâché son bras, je l’ai lâché et je n’ai pas réussi à le suivre, c’est de ma faute si nous sommes séparés, et si les personnes avec leur fusil ne sont plus derrière moi, c’est derrière lui qu’elles sont. Je ne veux pas qu’il soit mort, je veux qu’il soit là, avec moi. Et je continue d’arracher des morceaux de tronc quand j’y pense. Ca ne sert plus à rien, j’ai oublié trop souvent, mais je crois que ça me fait du bien. Et puis viens un moment où je tombe sur un arbre déjà marqué. Je tourne en rond, je deviens fou dans cette forêt, j’ai l’impression que je n’en sortirai jamais. Mais qu’est-ce que je pourrais faire dehors de toute façon ? Marchant plus lentement, la tête baissée, j’essaie de réfléchir à un moyen de retrouver Alex. S’il est mort, quelque part, s’il est perdu, je dois le trouver. Je dois savoir. Tant pis si je dois tourner entre les arbres jusqu’à en crever. Je ne sais même plus si j’ai l’espoir de retrouver mon acolyte vivant. A vrai dire, je m’attends à tomber sur son corps à chaque fois que je dépasse un arbre et cette idée me glace le sang. Je ne sais même plus si je dois marcher vite, courir, ou si j’ai envie de marcher tout doucement. Des larmes se mettent à nouveau à couler sur mes joues, parce que je ne sais plus rien. Je ne suis plus sûr de rien, je ne sais même pas si je suis encore réellement en vie.

Et puis elle vient enfin, la douleur déchirante qui me ramène brutalement à la réalité. Le coup vient de mon dos et je n’ai même pas le temps de comprendre ce qui m’arrive que je tombe à genoux. Je crie parce que putain, j’ai mal. J’ai lâché mon hachoir dans ma chute, je ne peux plus me défendre je crois. Je n’en ai même pas envie. Je sens un liquide chaud se déverser le long de mon bras et je touche pour être sûr. Mon sang. C’est la première fois que je le vois réellement couler, je n’arrive plus à bouger mon bras. Je me retourne aussi vite que je peux pour faire face à celui qui me hurle dessus. Je ne comprends pas un mot de ce qu’il me dit, je ne sais même pas qui est cette Beth dont il me parle. Assis dos à un arbre, je cherche mon hachoir. J’ai vraiment tout perdu. Il n’est pas très loin mais il faudrait que je tende mon bras blessé pour l’attraper. Et puis l’autre se rapproche. Je n’ai plus envie de me battre. Si ça peut lui faire du bien de me tuer, il n’a qu’à le faire. Maintenant que je sais que je suis bien en vie, je n’ai plus envie. Je veux que tout s’arrête, qu’on me foute la paix. J’ai cette intime conviction à présent qu’Alex n’a pas survécu. Non, ils l’ont emmené loin. A cette pensée, ma gorge se noue et de nouvelles larmes me viennent. Je ne suis pas capable de me défendre face à cet homme seul, au lieu de ça je pleure comme un bébé. Son pied vient me frapper dans l’épaule et je tombe un peu plus, essayant de mettre mes bras en protection. Qu’il frappe, mais qu’il fasse vite. Je veux mourir. Pourtant, je refuse qu’il continue à m’accuser de ces meurtres. Je ne sais pas de qui il parle, je n’ai tué personne, je pourrais le jurer. Je ne crois pas être devenu fou au point d’avoir tué quelqu’un sans m’en rendre compte. La dernière fois que mon cerveau a fonctionné correctement, c’était plutôt moi qu’on essayait de buter. « J’ai tué personne putain ! Je connais même pas de Beth ! » Il rit, il ne me croit pas. Pourtant c’est vrai, j’en suis sûr. Ou peut-être que j’ai complètement pété les plombs ? Je jette un regard inquiet à mon hachoir pour essayer de voir s’il y a du sang dessus, mais cet enfoiré l’a balancé plus loin, pour qu’il ne soit pas à ma portée. Ma respiration se bloque une nouvelle fois alors que j’étouffe encore dans mes propres larmes. Je n’ai rien fait je n’ai rien fait je n’ai rien fait. Je n’arrête pas de le lui répéter mais rien n’y fait. Je commence moi-même à douter alors, je tente un dernier effort.

Je pousse de toute mes forces quand le type s'approche pour me frapper à nouveau. Il frappe, je sens son poing entre mes côtes, d'autres coups et finalement, la lame de son couteau qui effleure ma joue. Mais cette fois, je suis plus rapide et je le pousse jusqu'à ce qu'il tombe à son tour. Je ne veux pas le frapper, je ne veux pas me battre putain. Alors je me relève en titubant, la main serrée sur la blessure de mon bras pour empêcher le sang de trop s'écouler. « Je ne connais pas de Beth et j’ai tué personne. » Je le répète encore une fois, pour le mec au sol et aussi pour moi, pour me persuader que c'est vrai. Je. N'ai. Tué. Personne. Et je ne tuerai pas ce mec non plus, même s'il le mérite peut-être. Soudain je me fige. Et si c'était lui, le type au fusil ? Ma respiration s'accélère à nouveau. J'allais partir et laisser ce pauvre con ici, mais et si c'était lui ? Il a l'air d'avoir compris que quelque chose dans mon esprit a changé parce qu'il essaie de bouger. Mais j'attrape mon hachoir et je le pointe vers lui. « Il y avait un autre homme avec moi. Je veux savoir où il est. Et les autres qui étaient avec toi, le fusil aussi. » Il fait comme s'il ne comprenait pas, il me regarde comme si j'étais fou, mais je ne céderai pas. Je suis prêt à tout pour retrouver Alex, mort, ou vivant de préférence. Et s'il ne se décide pas rapidement à parler, je crois qu'il va en faire les frais. Je n'ai plus rien à perdre.



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Re: Alone is no together - mai 2025   
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Dim 20 Sep - 22:34
Alors que le spycopathe roux se met à chouiner comme un bébé et à tout nier en bloc, je ne fais preuve d'aucune pitié. Ce salopard à tué Chris et Matt de sang froid, il ne mérite aucune clémence. Il n'est pas mieux que ces zombies, sinon pire. Il me dégoûte, je le frappe sans m'arrêter alors que la colère m'envahit. "Me prend pas pour un con ! Beth m'a tout raconté ! Tu n'aurais pas dû la laisser partir !! Maintenant, je vais te planter comme tu as planté Chris !" Je plonge mon couteau sur lui mais lui érafle seulement la joue. Ce con a esquivé et me repousse violemment. Je tombe en arrière alors qu'il continue de se dire innocent. Ce mec a un sérieux problème au cerveau. C'est peut-être l'apocalypse qui l'a fait disjoncté. En tout cas, malade mental ou pas, je m'en contrefous. Après ce qu'il a fait, il ne risque pas de m'attendrir.

Et puis soudain son regard change. Il se jette sur son arme que je n'ai pas balancé avec loin et la pointe vers moi. "Les autres ils sont morts ! T'es un putin de psycopathe skyzophrène mec !!" Je lui hurle dessus avec toute la haine que je lui voue. J'ai envie de broyer son cou avec mes mains. Comment il peut continuer de faire semblant ?! Merde ce mec est vraiment pas humain !!

Alors comme il s'approche dangereusement de moi, je lui donne un coup violent dans son bras et le repousse avant qu'il ne puisse m'atteindre. Je le pousse si fort qu'il tombe à la renverse et dévale la légère pente qui se trouvait juste derrière lui. Aussitôt je me lance à sa suite pour ne pas lui laisser le temps de retrouver ses repères et de se relever. Comme promis, je vais le faire hurler ce batârd.


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Re: Alone is no together - mai 2025   
Dim 20 Sep - 22:34
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Dim 20 Sep - 23:42


Alone is no together


Ils sont morts les autres. Alors c’est ça. C’est bien ce que je me disais. Alex est mort. J’ai l’impression que mon cœur s’arrête. Je m’étais promis de ne pas le perdre, pas après tout ce que j’ai perdu et pourtant, c’est bien ce que le type par terre me dit. Mort. Je n’arrive pas à me rendre compte, je ne peux pas. Je veux qu’il arrête de parler, je ne peux pas entendre ça plus longtemps. Des larmes dévalent mes joues, je ne pensais même pas pouvoir pleurer autant et pourtant. J’ai mal au bras, il saigne toujours je crois et je commence à avoir la tête qui tourne un peu. Je ne veux pas tuer le mec en face de moi, je ne crois pas être capable de tuer un homme, mais je voudrais tellement qu’il se taise. Le cœur battant, je m’approche un peu. Je ne sais plus vraiment ce que je fais, la seule chose qui résonne dans ma tête est que je veux l’empêcher de parler. Je voudrais le bâillonner ou l’assommer, quelque chose dans le genre, pour ne plus l’entendre dire que mon ami est mort et que j’ai tué d’autres personnes.

Je ne fais plus trop attention à ce que je fais, j’ai oublié la prudence depuis un bon moment. Et ça doit être pour ça que dès que j’arrive à portée de mon interlocuteur, je prends un nouveau coup dans le bras, là où le couteau a déjà entaillé ma chair. La douleur me fait crier, je grogne en me mordant les lèvres pour ne pas attirer tous les zombies du coin. Un nouveau flot de larmes m’assaille, des larmes de douleur cette fois, alors que je tombe dans la terre. Mon corps roule, j’ai l’impression d’être une poupée de chiffon. J’ai mal, et quand un arbre arrête ma folle descente, une nouvelle plainte m’échappe. Je serre toujours mon hachoir dans ma main, je me suis un peu coupé d’ailleurs, mais je ne suis plus à ça près. Entre le tenir lui et tenir mon bras, je ne sais plus trop quoi faire. Et voilà que le fou de la forêt arrive à nouveau. Il court, je le vois venir mais je n’arrive pas à me lever. J’essaie de le frapper, de l’éloigner avec mes pieds mais il est en forme, il a plus de force que moi. Je sens ses pieds heurter mon corps, j’ai mal. J’essaie de bouger, de me relever et je n’y arrive pas. Les coups dans mon ventre me coupent la respiration à chaque fois et vient un moment où du sang remonte dans ma bouche. Je crache mon sang quand à nouveau, le couteau frappe ma peau. Au niveau de l’épaule cette fois, mais moins profondément que la première fois. Un cri m’échappe et je resserre mon hachoir, parce qu’il ne me reste plus que ça.

Je le lève, j'essaie de frapper, mais il est plus rapide. L'homme frappe dans mon bras encore mobile un grand coup et je lâche mon arme. Comme ça c'est réglé. J'ai mal et les coups ne cessent de tomber. Lentement, mais indéfiniment. Je les sens tous, un par un. J'étouffe, je sanglote, c'est pitoyable. Cette fois je le sais, je vais mourir ici, seul comme un con, sous les coups d'un inconnu. Alex est mort. Je ferme les yeux pour revoir les visages que je connais par cœur, ceux que j'aimerais voir près de moi. Je crache mon sang par terre. Que ça s'arrête.



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Re: Alone is no together - mai 2025   
Dim 20 Sep - 23:42
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Lun 21 Sep - 1:42

Alone is no together

Willou & Alexou
Je reste un long moment assis là, comme un abruti, au milieu de nul part. Le regard perdu dans le vide, je crois que mon âme s'envole pour ne laisser qu'une coquille. Je suis en état de choc. Mon corps est immobilisé dans la douleur, je ne suis plus capable de rien. Doucement, je sens la fraîcheur me prendre alors que la nuit tombe. Je ne sais pas ce que je fais, je ne sais pas quoi faire en réalité. Je devrais peut-être attendre que l'autre se réveille et me libère de cet état. Mon regard évite obstinément le cadavre qui gît pas loin de moi.

Soudain je remarque le sang sur mes mains. Je referme mes poings comme pour essayer de camoufler mon meutre, mais je peux sentir la présence du corps encore chaud de ce dénommé Chris non loin de moi. Je frotte mes mains tremblantes sur mon pantalon, mais tout ce que je fais c'est me tâcher davantage. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais m'en débarasser. Au fur et à mesure, les tâches grossissent. Je crois que je vais finir par me noyer dedans. Je frotte mes mains au sol mais je vois tout ce sang remonter doucement mes bras. Fatalement, il s'approche. La culpabilité me ronge, et je vais me noyer dedans. Je le sais. Finalement je tente de m'en débarasser dans de grands gestes. Je frotte mes mains dans la terre sans véritable résultat. Finalement j'abandonne, secoué par un nouveau sanglot. Je ne pourrais jamais fuir mes remords. Jamais plus.

Je suis tellement fatigué que je cesse de lutter, replié sur moi-même. Je me fiche du froid, de la douleur, de l'obscurité, du danger. Je ne mérite pas mieux. Je ne mérite même plus de me battre pour vivre. Je ne suis même pas sûr de mériter la libération de la mort. Hanté par le visage de William, je ferme une nouvelle fois les yeux comme pour espérer lui échapper. C'est une perte de trop, la douleur est trop forte. Je ne suis même plus capable de pleurer. La tête posée sur les genoux, j'observe distraitement une fleur à mes pieds. D'un doigt timide, je la touche en prenant garde de ne pas l'abimer. Ca doit être tellement paisible d'être une fleur. Je regrette de ne pas avoir eu cette chance. Alors en silence, je ne la quitte plus du regard, comme si je pouvais faire qu'un avec elle et échapper au décor qui m'entoure.

Mais alors que mon esprit s'endors doucement, un cri retentit au loin. Mes muscles se figent. Seul mon regard quitte la fleur et scrute les alentours. Je ne suis pas sûr de bien avoir entendu. Je crois que j'invente beaucoup de choses. Néanmoins, instinctivement, tous mes sens sont en alerte. Je ne peux me concentrer sur autre chose que sur la recherche d'indice. Etait-ce Beth ? Elle s'est peut-être faite attaquer par des zombies. Je soupire. Je n'ai même plus la force d'être triste. C'est peut-être mieux pour elle aussi. J'ai transformé sa vie en enfer, comme certains ont boulversé la mienne en s'en prennant à Mary. Je ressers un peu plus mes jambes contre moi. Ce n'est pas le froid qui me fait frissonner ni l'obscurité de la nuit qui m'inquiète, mais plutôt ces ténèbres des cauchemars de ma responsabilité. Elles m'enveloppent peu à peu, en silence, mais sans faiblir. Soudain un nouveau cri retentit. Cette fois je n'ai pas rêvé. Je refoule un nouveau sanglot en reconnaissant cette voix. "William ?" Ma voix s'étrangle. J'ai à peine murmuré. Je suis presque sûr que mon esprit me joue des tours. Que c'est le cadavre de mon ami qui m'appelle. Mais au fond de moi, je ne peux m'empêcher d'espérer. C'est une dernière petite lumière qui subsiste en moi. Ma seule et unique chance de rédemption.

Lorsqu'un nouveau cri retentit, je me mets à courir comme un fou. William. Je ne peux penser à autre chose. Je dois le retrouver, il hurle, il a besoin d'aide. Et si j'arrive trop tard ? Les larmes ne trouvent même plus le temps de couler sur mes joues. La panique me prend, je sais que je vais manquer de temps. Je maudis cette forêt pour être si grande et la nuit pour tomber si vite. Je manque de tomber à plusieurs reprises mais je n'y fait même pas attention. J'hurle à mon tour. J'hurle son prénom. De toutes mes forces. Je n'y croyais pas. J'y crois maintenant. William. Je veux le retrouver. Le serrer contre moi. Lui dire que tout ira bien. Que tout est fini. Il est ma seule chance de m'en sortir. Il est réel. Il doit l'être. Il le doit.

Les cris se rapprochent et j'ai terrible impression que je vais arriver trop tard. Le temps s'écoule en accéléré. Chaque pas me prend une dizaine d'années. Je suis désespéré. Mon regard fouille la forêt comme un fou. Il est là. Quelque part. Bientôt j'entends la voix d'un autre homme, qui hurle lui aussi. Et l'horreur me prend. Non. Non non non non !!! Ils y en avaient plus ! Ils ont trouvé William !! Mon impression devient brutalement une intime conviction. Je me bats contre la fatalité, impuissant. Mais je me débats comme un fou. Je hurle une nouvelle fois son prénom à m'en briser la voix, désespéré. Où est-il ? Où est-il ? Je crois que je fais plusieurs fois un tour sur moi-même, complètement perdu, affolé, sumbergé par la peur de le perdre. Il est juste là !! Je dois le trouver ! Maintenant !!

Et soudain je les vois ! LA ! Une silhouette debout, à quelques mètres de moi. Je n'y crois pas. Mes yeux s'ouvrent dans un air stupéfait. Je suis figé par l'horreur de ma vision. William gît aux pieds d'un homme enragé. Il ne bouge plus. Il ne bouge plus. "William." L'homme me jette un regard noir. Il semble mécontent que je l'interrompe. Il me faut un instant pour réaliser qu'il se dirige vers moi. Je tente de le contourner pour aller voir William. Je dois m'assurer qu'il est réel. Qu'il est bien là. Il doit être vivant. Il le doit. Mon être tout entier se brise à la simple idée de ramasser son corps sans vie. Je tends une main vers lui mais l'homme m'arrête dans mon geste en pointant un couteau vers moi. "EH ! J'te parle !! Putin mais vous êtes tous complètement tarés !! Pourquoi vous cherchez les emmerdes comme ça ?!" Comme si je venais d'émerger d'un long sommeil, je sursaute et pose enfin mon regard sur lui. Qui est-il ? Que veut-il ? "Hein ?" Je l'interroge du regard d'un air complètement perdu. Je ne comprends pas. Je veux juste William. Pourquoi est-ce qu'il ne me laisse pas ? POURQUOI EST-CE QUE PERSONNE NE ME LAISSE ??

[Lancer dé de la réussite pour la compétence CàC : 13 + 7 = 20 (réussite totale)]

L'homme m'attrape par la veste et me foudroie du regard en levant son couteau vers moi. Je lui renvoie le même regard, serrant la machoîre, et je bloque sa main avant que son couteau ne m'atteigne. Je ne laisserai RIEN ni PERSONNE m'empêcher d'avoir William. Je le repousse de toutes mes forces et tire à mon tour mon couteau déjà plein de sang. "Vous me faites vraiment chier !" Je gronde entre mes dents avec un air fou, et alors qu'il se jette à nouveau sur moi en criant, je bloque une nouvelle fois son arme d'une main, et plante mon couteau en plein dans son abdomen de l'autre. Il se stoppe dans son geste et semble hésiter un instant, sans doute surpris par la douleur qui doit le déchirer. Il me geste un regard d'incompréhension auquel je répond par un simple froncement de sourcils. Finalement, je retire ma lame brutalement et le repousse d'une main alors qu'il tombe au sol sans un mot. Pendant quelques secondes, je le regarde agoniser sans rien ajouter. Une nouvelle fois, j'échappe à la réalité et je ne sais pas combien de temps il me faut pour reprendre mes esprits.

William. Il n'y a que William qui compte. Une petite voix au fond de moi me rappelle à la raison. Je l'entends remuer dans mon dos. Aussitôt j'ai l'impression que l'univers tout entier cherche à m'écraser, qu'il me faut des milliénaires pour me retourner, et que le sol cède sous mes pieds et m'entraîne dans un puit sans fond d'où je ne pourrais jamais revenir. Et pourtant, je lutte contre cette force cosmique pour faire un pas, puis deux, et ce jusqu'à atteindre ce petit corps qui ose à peine bouger. Je titube, mais une fois que j'ai posé mon regard sur lui, je ne le quitte plus. Une fois à sa hauteur, je me laisse tomber à ses côtés, et pose timidement une main sur lui. Il est bien là. Pour de vrai. Je crois. Comme il ne disparaît pas, je me penche sur lui et remarque qu'il n'est pas bien. Il n'est pas bien, mais il est en vie. Le soulagement est tel que j'ai l'impression d'imploser. Une libération si violente, que je suis presque persuadé que je vais en mourir. En fait, c'est même certain. Mais je ne prête plus attention à la douleur qui irradie dans tout mon corps. Je le prends dans mes bras et je le serre. Je ne le lâcherais plus jamais. J'éclate en sanglot en enfouissant ma tête contre lui. "William.. William je suis désolé.. Je suis là.. Je suis là.. S'il te plaît.." J'ai peur de le perdre. Il ne peut pas partir comme ça, pas dans mes bras. Ni comme ça, ni jamais. Il doit vivre. C'est ma propre vie que je serre contre moi. Et je prie le destin avec tant de force, que je crois que je vends mon âme au diable pour acheter la survie de mon plus cher ami.
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Lun 21 Sep - 1:42
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Mar 22 Sep - 0:15


Alone is no together


La douleur me déchire le corps, je n’arrive plus à bouger. J’essaie pourtant, j’essaie de toutes mes forces de me relever, de rouler, de courir, mais ça ne fonctionne pas. J’ai mal. L’air que j’arrive à aspirer ne me sert qu’à tousser. Je crache à nouveau du sang, j’essaie de faire des phrases dans ma tête pour essayer de convaincre l’homme d’arrêter de me frapper, que je n’ai pas agressé sa foutue Beth. Mais je n’arrive pas à les dire, ni même à me les formuler. Je n’ai pas le temps. Tout ce que j’arrive à faire, c’est grincer, gémir, crier de douleur en fonction de ses coups. J’ouvre les yeux l’espace d’un instant en entendant une voix, comme si elle venait de tout au fond de moi. Mais comme je n’entends rien d’autre, je crois que c’est une hallucination, une invention de mon esprit. Je ferme les yeux à nouveau. Je ne veux pas voir le visage de l’homme. Je ne veux pas l’entendre non plus et pourtant, il crie comme un fou. Il me hurle à quel point il veut que je souffre, que je souffre longtemps. Il raconte en criant tout ce qu’il veut encore me faire et je n’arrive pas à me boucher les oreilles. Cruauté humaine. Je déteste cet homme, je déteste tous les hommes. Je veux mourir, maintenant. Mon corps en position fœtale, j’essaie d’arrêter de respirer. C’est stupide je sais, mais j’essaie quand même. Evidemment, j’inspire un grand coup quand l’air vient à me manquer un peu trop. Je m’obstine à fermer les yeux, je vais m’endormir voilà, ça je pourrais le faire. Je me force à ignorer ce qui se passe autour de moi, la douleur, les cris. Je respire lentement et profondément, j’imagine que je suis loin, très loin, dans un lit tiède et moelleux.

Je ne sais pas combien de temps tout cela dure, peut-être que j’ai réussi à m’endormir. En tout cas, je suis comme enveloppé dans un nuage, je ne comprends plus ce qu’il y a autour de moi. Tout mon corps est engourdi, mes nerfs doivent en avoir marre de me faire ressentir toujours la même douleur. Je mets un instant avant de me rendre compte que les coups ont cessé. J’ouvre les yeux. J’ai survécu. Ou alors il fait une pause, un peu lassé et un peu fatigué. Mais je suis en vie. Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou pleurer. Dans le doute, je pleure. Silencieusement, je ne sanglote même plus. Les larmes coulent simplement le long de mes joues, brouillant un peu plus ma vue. J’ai des vertiges alors que je suis allongé. J’ai froid, j’ai chaud. J’ai froid. Je tremble. Je resserre un peu mon bras autour de moi pour essayer de garder la chaleur. J’entends des voix, lointaines. J’ai peur de ce qui va m’arriver, si le mec a ramené un de ses compagnons. Je bouge un peu, j’essaie de me retourner, je veux me lever, aller mourir plus loin s’il faut. Je ne veux pas rester avec ces gens-là. Ceux que j’aime, ils sont loin, bien loin de moi. J’aurais tellement aimé les voir une dernière fois, leur dire tout ce qu’on ne pense jamais à dire. Je crois qu’il est trop tard. Alors je les imagine, un par un. Par la pensée, je leur dis tout ce que j’aurais voulu qu’ils sachent, à quel point ils comptent pour moi. Il faut que je parte d’ici. Quitte à choisir, je préfère être seul, même si j’en meurs de peur. J’appuie un peu sur mon bras, et puis avec toute la force qui me reste. Pendant un instant, un tout petit instant, j’ai l’impression que je vais y arriver. Je me redresse de quelques millimètres et puis je retombe sur le sol dans un bruit mat.

Je reste là. J’ai perdu. Je fixe le vide devant moi sans plus bouger d’un poil. Une main se pose sur moi et je sursaute. Moi qui voulais me déconnecter complètement, j’ai raté. Je serre les dents, prêt à prendre un nouveau coup. Pourtant, la main posée sur moi ne frappe pas. Elle console, elle protège, elle réchauffe. De nouvelles larmes coulent sans que je sache pourquoi et cette fois, c’est une étreinte. Je ne comprends pas, je me laisse faire parce que je ne peux rien faire d’autre. Le corps serre, j’ai un peu mal mais ça fait quand même du bien. Je n’arrive pas à arrêter de trembler, sans savoir si c’est à cause du froid, de la peur ou de la douleur. Peut-être les trois. Je pleure dans les bras de cet inconnu et soudainement, j’entends sa voix. L’inconnu devient quelqu’un que je connais, Alex. Je ne comprends rien, je le croyais mort. Un sanglot me secoue alors que je passe mon bras valide autour de son corps pour le serrer contre moi. Il est là. Il est là ! Je le serre de toutes mes forces pour être sûr qu’il soit vraiment là, si c’était un rêve je ne le sentirais pas de la sorte. Il pleure lui aussi, et l’entendre sangloter me brise le cœur. Je n’arrive pas à parler, je suis trop sonné. Mon cœur s’est remis à battre, je respire à nouveau, trop rapidement même. Tout ce que j’ai pensé un peu plus tôt, j’aimerais le lui dire et pourtant, ma voix se brise quand je prononce son prénom, transformant mon début de phrase en une longue plainte rauque. Tout reste au bloqué au fond de moi, j’ai l’impression que je n’arriverai jamais à me lever ou à parler, alors je m’accroche de toutes mes forces à Alexander. Il est tout ce qui me reste, ma seule chance de sortir en vie de cette forêt.

Pourtant quelque chose me vient. Je suis incapable de bouger et avec tout le bruit que nous avons fait, les zombies ne vont pas tarder à arriver. Il faut qu’il sauve sa vie, qu’il retourne voir les autres. Je veux qu’il vive, il ne peut pas se permettre de rester avec moi ici. Il ne peut pas me porter, nous y passerions tous les deux. Il faut qu’il s’en aille, je n’arrête pas de me répéter ça. J’ai eu ce que je voulais, je l’ai vu une dernière fois. Je suis en paix, je peux mourir en paix, réellement. « Alex, il faut que… » Que tu partes, que tu te sauves. Vis pour moi, vis pour nous deux. Pour Mary, pour Rose, pour Setsuna et pour tous les autres. Un nouveau sanglot m’assaille alors que je resserre ma prise sur mon ami. Je suis faible, beaucoup trop faible. « Me laisse pas… »



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Re: Alone is no together - mai 2025   
Jeu 24 Sep - 21:54

Alone is no together

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Je sens sa main dans mon dos et je l'entends pleurer à son tour. Je le serre un peu plus fort alors que je sens son corps se contracter sous les sanglots. Je ne sais pas combien de temps de reste ainsi sans bouger, à le sentir respirer contre moi, sans doute une éternité. J'ai eu tellement peur. Tout la douleur, la fatigue, la colère et la peur s'en vont. Il ne reste plus que le soulagement. Sublime. Suprême. Providentiel.

Je ne le lâcherai plus jamais. Rien ni personne ne me l'enlèvera. Je le protège de mes bras pour former un bouclier invincible. Persuadé que rien ni personne ne pourra venir nous faire du mal maintenant, je savoure la chaleur de William contre moi, les yeux fermés. Je sombre dans une sorte d'état second en écoutant sa respiration rapide mais régulière. Je suis ailleurs, loin de cette forêt maléfique, loin de cette apocalypse, loin de mes démons. Il ne reste que William et moi.

Soudain sa voix faible parvient à mes oreilles. "Jamais." Je deserre doucement mon étreinte pour plonger mes yeux bleus dans son regard. "Plus jamais." J'insiste lourdement sur les deux mots, comme pour sceller une promesse ultime. J'ai tué pour lui. Plus rien ne pourra m'arrêter. Plus rien. Mon regard un peu fou mais insistant se perd un instant dans le sien. Je crois que pour lui, je peux accepter d'être un monstre. Ma conscience oscille dangereusement sur l'extrême limite de la tolérence, mais il n'y a rien de plus précieux que la vie de mon ami. William, c'est un trésor inestimable. Le salvateur d'une vie détruite et gâchée, la mienne. William, c'est tout ce qui compte. Doucement, je me pardonne. J'oublie le sang sur mes mains, sur mon visage, sur mon âme. J'oublie et je l'enterre au plus profond de moi, ce secret le plus sépulcral qui ne m'ai jamais hanté. J'ai été un assassin.

De retour dans cette douloureuse réalité redevenue à peu près supportable, je parcours le corps de William. Mon regard inquiet fait le bilan. Il n'est pas très bon. J'essaye de positiver en me répétant qu'il est en vie, et que c'est tout ce qui compte. Je tire mon couteau ensanglantée et me lève un instant pour rejoindre le cadavre de l'autre homme un peu plus loin. Je déchire un morceau de tissu dans ses vêtements avec mes mains encore tremblantes et retourne aussitôt vers William. Je grimace un peu en voyant l'entaille de son bras, mais je me rappelle notre trouvaille à l'aquarium. L'avantage c'est qu'on devrait avoir de quoi soigner cette vilaine plaie pour l'empêcher de s'infecter. "Attends, laisse moi attraper un truc pour soigner ça." Je l'aide à se redresser en essayant de lui faire le moins mal possible et je récupère son sac à dos en espérant trouver de quoi le soulager.

[Lancer de dé pour la compétence Médecine : 17 + 3 = 20 (réussite totale)]


Avec le morceau de tissu découpé, j'essaye de lui faire un garrot pour arrêter le saignement. Je m'improvise médecin mais les circonstances obliges. Je répète les mouvements que j'ai appris dans une formation aux premiers secours. Les souvenirs sont flous mais je fais avec. William m'aide un peu aussi, il à l'air plus au courant que moi, alors je m'exécute lorsqu'il m'explique comment faire pour nettoyer sa plaie et la panser correctement. Je lui faire boire de l'eau aussi, pour compenser la perte de sang. Il faut qu'il regagne des forces, il faut qu'on se tire d'ici. Rapidement. La nuit nous enveloppe et je sors ma lampe mais ne l'allume pas toute suite. Les zombies doivent se diriger par ici maintenant. Il ne s'agit pas de les attirer. Eux ou d'autres chasseurs. Une sueur froide me saisit à cette pensée, mais je tente de la chasser rapidement. Il suffit de se barrer en vitesse. "Prend ton temps, reprends tes esprits. Tu me dis quand tu es prêt, ok ? Je ne pars pas d'ici sans toi." Je lui répète en posant une main sur son épaule. Et puis je me détourne un instant pour aller fouiller le sac du mort. Faisant abstraction de tout sentiment perturbateur, mon côté survivaliste a repris les commandes. Guidé par la logique, je me déplace avec calme et rapidité. J'ouvre le sac sans éprouver le moindre remord, et j'en extirpe son contenu. Deux paquets de gâteaux apéros. Au moins nous ne reviendrons pas les mains vides. Je glisse le contenu dans mon propre sac, et jette un coup d'oeil discret à William.

Je suis tellement soulagé. Il a beau l'air brisé, dans tous les sens du terme, je ne peux m'empêcher de sourire doucement en l'observant. Un sourire un peu triste, mais bienveillant. On s'en est tiré, on a réussi, on est en vie, tous les deux. Il n'y a pas de mot pour décrire comme je suis heureux et reconnaissant envers le destin. Finalement, je retourne vers lui. Je ne supporte pas d'être trop éloigné, comme si une force invisible était encore capable de l'attirer au loin, dans l'obscurité de la forêt. Je m'assoie à côté de lui pour lui tenir chaud dans la fraîcheur du crépuscule. Je passe mon bras sur ses épaules comme pour le garder près de moi, et je murmure avec un mince sourire. "On sera bientôt à la maison." Je ne sais pas si c'est pour le rassurer lui, ou moi, mais j'imagine le regard inquiet de Kaitlynn et de River nous voyant revenir. Leur réaction outrée et horrifiée lorsqu'on leur raconterait l'attaque. Et puis le soulagement de constater que nous sommes à nouveau tous réunis. Il me tarde de leur dire que tout va bien maintenant. Que le pire est passé, que tout est fini.

Et soudainement je réalise. Si je me sens si bien, c'est parce que j'ai chassé mes peurs. Ce cauchemar, je le transforme peu à peu en victoire, et doucement mon âme entame sa guérison. Une cicatrisation apaisante qui me permet de profiter d'une sérénité toute nouvelle. Pour la première fois depuis longtemps, je crois que la nuit se lève. Je vois un futur éclairer l'horizon. Je crois au futur. "On va s'en sortir." J'ai murmuré ces mots s'en vraiment m'en rendre compte, le regard perdu au loin. Mais mon visage est détendu, dépourvu de toute trace d'incertitude. Oui, on va s'en sortir. Ensemble.
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Jeu 24 Sep - 21:54
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#2 'Dé du Destin' :
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Re: Alone is no together - mai 2025   
Ven 25 Sep - 1:58


Alone is no together


Les bras d’Alexander me lâchent peu à peu et je m’éloigne de lui à contrecœur. Peut-être a-t-il compris qu’il faut qu’il parte pour vivre ? Pourtant il dit que non. Ses yeux me fixent et je n’arrive plus à détacher mon regard du sien. Plus jamais… Ma main tient toujours un coin de son t-shirt, je refuse de le lâcher entièrement. J’ai eu tellement peur. Je sens mes nerfs lâcher, je sens mon sang couler le long de mon bras mais je suis heureux. Je ne suis pas capable d’arrêter de pleurer, pas maintenant, mais je souris. Un sourire faible certes, mais un sourire quand même. Nous restons un moment comme ça, je n’ose pas bouger. J’ai peur qu’un simple mouvement le fasse disparaître, alors je continue de le fixer, sans lâcher son t-shirt. Même s’il a dit qu’il ne partirait plus, j’ai eu beaucoup trop peur. Peur pour lui, surtout. Parce que j’aurais volontiers continué à prendre les coups s’ils donnaient à Alexander le temps de s’échapper. Mais l’idée qu’il soit mort m’est insupportable. Mes yeux toujours plongés dans les siens, je ressens plus fort que jamais ce lien étrange qui nous a uni peu à peu depuis notre rencontre. J’ai besoin de lui près de moi, c’est tout. Et je sais que la réciproque est vraie, sinon il ne serait pas là. Sinon il n’aurait pas tué cet enfoiré. Je crois que j’ai arrêté de pleurer. Je renifle comme un gamin. Quand j’arriverai à nouveau à parler, il faudra que je lui dise, qu’il ne faut pas qu’il s’en veuille pour la mort du type. J’imagine qu’il s’en veut peut-être un peu, parce que tuer un homme ce n’est pas rien, mais il m’a sauvé la vie. C’est égoïste mais qu’est-ce que j’y peux ? Personne ne l’a forcé à me planter un couteau dans le bras.

Je perds le regard d’Alex et j’en sursaute. Il regarde mes blessures et j’essaie de les minimiser un peu. Je souris à nouveau, je veux que ça aille bien. Alors les ecchymoses, les quelques égratignures, peu importe. La seule plaie que je ne peux pas ignorer, c’est celle de mon bras. D’ailleurs, elle continue à laisser couler mon sang. J’ai la nausée. Mon ami se lève et je me retiens de me jeter dans ses bras pour ne pas qu’il s’éloigne. Rester calme. J’inspire profondément et pose ma main sur la blessure. J’appuie un peu, j’essaie de compresser. Le sang me dégoûte, même après tout ce temps. J’essaie de ne pas penser au bras de Rose quand elle s’est fait mordre. Nouveau vertige. Je me force à garder les yeux ouverts, à ne surtout pas cligner pour ne pas avoir de nouveau ces images devant les yeux. Je sais que cette journée est incrustée sous mes paupières mais ce n’est pas le moment d’y penser.

Heureusement, Alexander revient vite. Je me redresse avec son aide et le laisse examiner mon bras. Je détourne les yeux en enlevant ma main et essuie cette dernière sur mon pantalon. La tâche que je laisse me fait grimacer. Mais je n’y prête plus attention. Je tends mon bras à Alex et, puisqu’il apparaît que je m’y connais mieux que lui en médecine, je le guide dans ses gestes. Je ne pensais pas que la formation de mon frère pourrait me servir un jour. C’est lui qui m’a appris comment faire des soins comme ça. On ne sait jamais, qu’il disait. En effet, on ne savait pas. Mon cœur se serre à nouveau en pensant à lui. J’aimerais bien savoir où il est à présent, comment il va. Et comme mon bras est finalement bandé, je souris. Nous arrivons à tout surmonter, je retrouverai mon frère et tout ira bien. Je passe mon bras comme je peux dans mon t-shirt pour essayer de l’immobiliser plus ou moins et on verra bien. De toute manière je ne m’attends pas à une guérison miraculeuse, j’aurai mal pendant un moment. Je crois même qu’il aurait fallu recoudre en temps normal. J’ai eu de la chance que ça ne touche pas… Un tendon ? Un nerf ? C’est possible ça ? Je n’en sais rien, mais je remercie le ciel et le destin pour que son couteau ne m’ait touché que dans la chair. Même si c’est dégueulasse. Je bois l’eau qu’Alexander me donne, comme si c’était la première fois de ma vie que je buvais. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’avais soif. Ma tête tourne toujours mais je n’ai plus l’impression que je vais mourir allongé par terre. Par contre je ne sais pas si c’est le simple fait d’avoir retrouvé mon ami. Qu’il m’ait retrouvé.

Lorsqu’il me parle, je le fixe. Sa main sur mon épaule me fait fermer les yeux et je hoche la tête. Il ne partira pas sans moi. J’ai l’impression que toute la tristesse du monde pourrait s’envoler rien qu’avec ces paroles. Mon cœur bat fort, je crois qu’il essaie de rattraper un peu tout le désastre qui vient de se dérouler. Il faut remonter la pente maintenant. Alex s’éloigne et je lutte pour ne pas retomber sur le dos. J’attrape mes chevilles avec ma main libre pour rester assis et je fixe le sol sous moi. Il faut respirer. J’ai l’impression que si je ferme les yeux, je vais m’endormir sur l’instant. Il faut que je me batte. La nuit est tombée maintenant, il faut que nous partions vite d’ici avant d’être encore plus dans la merde. Il faut que je me lève pour ne pas mettre Alex encore plus en danger. Je me répète ça encore et encore, pour me donner de la force. Et pourtant, je n’arrive pas à me lever. J’essaie pourtant, je m’appuie un peu sur ma main, je gigote, mais mes jambes ne me portent pas. Alors j’arrête de me débattre dans le vide et finalement, je me dis qu’il vaut mieux attendre un peu et garder mon énergie pour une seule tentative. La bonne.

Quand il revient, je veux croire que je peux me lever, mais je sais au fond de moi que ce n’est pas le cas. Je crois qu’il comprend parce qu’il s’assoit à côté de moi. Son bras autour de moi est le plus grand des réconforts. Je me laisse aller contre lui, pour profiter de la chaleur qu’il dégage. C’est peut-être idiot mais cette douceur me redonne du courage. Je souris à l’évocation de la maison et me plaît à nous imaginer, vivant à quatre dans une jolie maison que nous aurions choisi d’habiter ensemble pour je ne sais quelle raison. Sans zombies, sans avoir peur de mourir tous les jours. Kaitlynn et River doivent s’inquiéter comme des fous d’ailleurs. Il faut que nous rentrions. Il a raison, Alex. On va s’en sortir. Je médite un long moment sur ce qu’il vient de dire, sans me détacher de lui. Je veux qu’il reste près de moi. Je ne le lâcherai plus jamais. Et nous allons vivre tous les deux, avec les deux autres qui nous attendent dans notre maison. D’ailleurs, je me sens mieux. Oui voilà, je me sens beaucoup mieux. « Je veux essayer de me lever, je crois que ça ira. Je veux rentrer… »

[lancer de dé de juste réussite c'est légal ? Pour savoir s'il arrive ou non à se lever - réussite de justesse]

Un regard appuyé à mon acolyte pour lui confirmer que oui, je suis prêt. Il faut que nous partions maintenant alors que les zombies ne sont pas encore là. S'ils arrivent ça ne fera qu'empirer les choses. J'inspire un grand coup et roule pour me retrouver à genoux. Je vacille un peu mais je n'y prête pas attention. Je fixe Alexander en me répétant ce qu'il a dit. On va s'en sortir. Je jette mon sac sur mon dos et j'attrape sa main, salvatrice encore une fois. Je m'y prends à plusieurs reprises avant de réussir à lever une jambe pour poser le pied par terre. Dans cette position un peu ridicule, avec la main d'Alexander dans la mienne, je ne peux m'empêcher de ricaner. « Veux-tu m’épouser ? » Ok, ça n'a rien de drôle mais je suis sonné, j'ai le droit de perdre un peu le contrôle non ? Pour la peine je retombe à moitié sur le sol, retenu uniquement par la main de mon ami. Et puis finalement, à force de longues inspirations pour calmer mes vertiges, me voilà debout. J'ai l'impression d'avoir explosé un record olympique. Je souris et, toujours un peu appuyé sur Alexander, je mets un pied devant l'autre. Maintenant il ne nous reste plus qu'à... Sortir de cette forêt ?



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Re: Alone is no together - mai 2025   
Sam 3 Oct - 3:19

Alone is no together

Willou & Alexou
Nous restons un court moment côte à côte, assis par terre, le regard dans le vide. La fatigue m'assomme alors que l'adrénaline quitte doucement mon organisme. Alors que le silence a reprit son droit dans la forêt, je me surprends à sombrer. Je passe ma main sur mon visage pour lutter contre la lourdeur de mes paupières et secoue doucement la tête comme pour me réveiller. Mais je suis autant épuisé physiquement que mentalement. Je me retrouve incapable de penser à quoique ce soit, et je crois que mon esprit n'a finalement jamais été plus paisible. Je suis trop achevé pour trouver la force de réfléchir à ce qui vient de se passer, à ce que je viens de faire, et aux vies que j'ai pris. Je soupire doucement, concentré sur le présent. Sur ce qu'il faut faire. Trouver un abri, assurer sa sécurité, dormir. C'est tout ce dont j'ai besoin maintenant. Je ne peux me concentrer sur rien d'autre. Et dans un certain sens, c'est tant mieux. Je n'ai clairement pas l'envie de me battre avec ma conscience maintenant. Ni plus tard d'ailleurs.

Soudain William parle d'une voix faible. Il est prêt, il veut se lever. Aussitôt je saute sur mes pieds, comme si je venais de prendre une décharge. Il est la seule raison pour laquelle je me permets de rester encore en vie. Je ne peux ignorer la moindre de ses requêtes. Je lui tends la main pour l'aider à se redresser et pose un regard inquiet sur lui, comme s'il risquait de se briser comme du cristal d'un moment à l'autre. Mais d'un regard, il me confirme qu'il est prêt et je tire sur son bras valide pour le soulever. Il s'agenouille d'abord et semble prendre un instant pour ne pas tourner de l'oeil. Je ne lâche pas son bras et guette un signe avec attention. Il est peut-être trop faible pour se déplacer sur le champs... Ca ne me rassure pas de traîner dans le coin après le bordel que j'ai fait, mais il ne sert à rien de faire paniquer William. Et puis il sait aussi bien que moi qu'il ne faut pas s'attarder ici. Et puis soudain il lève les yeux vers moi et me demande en mariage.

Je bug un peu en plissant les yeux d'un air interrogateur parce que je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu, et puis finalement la proposition de William à même le don de m'arracher un petit rire. Qu'est ce que c'est que cette question dans un moment pareil ? "Pour le meilleur et pour le pire, oui." Je réponds avec un sourire même si l'on sait que ce serait surtout pour le pire. Et finalement, je le tire vers moi alors qu'il se relève péniblement. Je serre les dents en constatant combien il est amoché. Une brève sensation d'horreur me serre l'estomac alors que j'ose imaginer une fraction de seconde ce qui se serait passé si je ne l'avait pas trouvé à temps. Le fou furieux qui l'attaquait l'aurait probablement battu à mort. Il n'avait pas l'air de vouloir se stopper quand j'étais arrivé. Alors que j'aide William à marcher, ma main se serre sur sa veste, comme pour m'assurer qu'il resterait bien prêt de moi cette fois.

D'une main, j'éclaire notre chemin avec la lampe torche, de l'autre je soutiens mon compagnon blessé. Je jette régulièrement des coups d'oeil nerveux autour de nous pour m'assurer que rien ni personne ne nous suit. L'obscurité est étouffante, j'ai l'impression que le danger peut surgir n'importe où n'importe quand. Et William n'est clairement pas en position de fuir cette fois. Je ne peux tolérer qu'il lui arrive quoique ce soit d'autre aujourd'hui. Je sens la présence rassurante de mon vieil ami le couteau à ma ceinture, mais ma nervosité ne faiblit pas pour autant. Nous avons été trop négligeant et voilà où ça nous a mené. Il ne manquerait plus que de tomber sur une horde de zombie et notre sort serait scellé. Et puis il y a Beth. Inévitablement, mon propre cri résonne dans ma tête alors que je l'avais poussé à fuir avant que je ne me jette sur elle aussi. Etait-ce une erreur ? Elle était peut-être allée chercher de l'aide. Peut-être même qu'elle avait prévenu l'homme qui avait battu William. Cette pensée m'étouffe et j'ai du mal à respirer. Je refuse d'en arriver à la conclusion que je suis responsable de toutes les souffrances de mon ami maintenant. Je serre les dents. J'aurais peu-être dû la tuer aussi...

Et puis je tente soudainement de chasser ces pensées d'un mouvement de tête, horrifié par mon propre raisonnement. Non, tuer n'est pas la solution. Clairement pas. Beth était en colère parce que j'avais tué quelqu'un. Tuer Beth n'est pas la solution. Je me le répète plusieurs fois alors que je m'effraye de constater avec quelle rapidité mon subconscient a pu faire le racourcci "problème - élimination". Profondément intrigué par la question, je m'acharne à fixer le sol en guettant les racines et les rochers alors que je me demande. Est-ce que je pourrais me pardonner vraiment un jour ? J'hésite à questionner William sur le sujet, mais je me mure obstinément dans le silence. Je ne peux pas en parler. En fait, je ne sais pas si je pourrais un jour. Tant que je n'aurais pas concrétisé l'évènement avec des mots, la réalité de ce moment m'arpparaît toujours comme déformable. Je n'ai pas besoin de l'accepter tout à fait. Je pourrais peut-être croire au souvenir d'un mauvais rêve dans les moments les plus durs. Car au fond, je connais évidemment déjà la réponse à cette question qui me brûle les lèvres. Trouver le pardon ? Impossible, bien entendu. Et pourtant, il y a toujours cet instinct au fond de moi qui me dit que j'ai bien fait, et qui me félicite même. Parce que je suis encore en vie. Parce que j'ai été le plus fort. Et parce que je dois continuer de l'être.

Soudain la lumière de la torche se pose sur un mur et je sens mon coeur s'accélérer immédiatemment. Cette petite cabane peut aussi bien nous servir d'abri miraculeusement sortit de nul part comme de tombe si elle est habitée par le même genre de personnages que ceux qui nous ont tirés dessus. "Attends un instant, je vais voir, ok.. ?" Je n'aime vraiment pas ça, mais je n'ai pas le choix : je suis obligé de lâcher William un court instant pour contrôler la cabane. Je refuse de le laisser s'approcher du moindre risque de danger. Je lui confie la lampe et je tire aussitôt ma lame en m'approchant tout doucement de la porte. Mes pupilles s'agrandissent alors que je m'efforce de percer l'obscurité. J'arrête de respirer au moment où ma main touche le métal froid de la poignée. J'hésite un court instant, mais je sais que William attends dans mon dos. Alors je décide de surgir brutalement. J'ouvre la porte d'un coup et celle-ci n'oppose aucune résistance. Il s'agit d'une petite cabane qui sert de refuge aux promeneurs perdus. Mon regard fouille la pièce et tous mes muscles sont tendus, prêt à se détendre brutalement pour sauter à la gorge de la première chose qui bougerait. Mais l'endroit et parfaitement calme, parfaitement désert. Je fais le tour de l'endroit en faisant de rapides enjambées pour m'assurer que le danger ne s'est pas retranché dans des endroits sombres, mais rien. Je jette un regard à William qui m'a rejoint et hoche la tête pour lui faire savoir que l'endroit est sûr. D'un côté, je suis soulagé d'avoir trouvé quatre murs derrière lesquels me retrancher pour la nuit. William ne peut clairement pas continuer dans ces conditions. Kaitlynn et River se feront peut-être un peu de soucis, mais c'était mieux comme ça. D'un autre côté, je n'arrive pas à me détendre. J'ai toujours cette impression un peu paranoïaque que l'endroit veut nous servir de tombe. Ce n'est qu'après avoir barricadé la porte avec soin et tiré les rideaux que j'ose revenir vers William. "Alors, comment tu te sens ? Tu devrais te reposer." Je le regarde d'un air inquiet. Il a clairement besoin de dormir. J'en suis personnellement incapable. Trop inquiété par cette impression de danger permanant, mais aussi trop effrayé par ce qui m'attends au-delà de la frontière du rêve, je profite de la nervosité pour me maintenir éveillé. Je trouve une vieille couverture sur le haut d'une étagère, je la secoue et j'enveloppe William dedans. J'ignore quelle quantité exacte de sang il a perdu, mais je sais que ça ne provoque rien de bon, alors je veux mettre toutes les chances de rétablissement rapide de son côté. Finalement, je m'assoie à mon tour non loin de lui, rabattant les jambes sur ma poitrine, et je laisse mon regard inquiet errer au hasard dans la pièce. Je balaye chaque recoin pour continuer de m'assurer que rien ne surgit des coins d'ombre, mais surtout pour fuir les fantômes de ma culpabilité. Ceux-ci mmême qui - j'en suis sûr - viendront me hanter dans mon sommeil.
© Belzébuth

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