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 Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]

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Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Mar 24 Nov - 4:22




Bruce & Joshua


Fuck that shit, I die for no zombie !

Ca va faire deux jours maintenant. Deux jours que je m'interroge toutes les cinq minutes et que je me demande si je suis toujours bien moi-même. Je crois que je n'ai pas encore envie de dévorer Bruce tout cru, mais cette attente interminable me hante plus que jamais. Je me sens terriblement fatigué et je dois vraiment avoir une tronche d'enfer, parce que je ne dors presque plus. Je refuse catégoriquement (d'essayer) de dormir dans la même pièce que Bruce, au cas où je craquerais au milieu du sommeil du policier. Je suis plus inquiet pour lui que pour moi maintenant. Mais bon, je ne vais pas me ligoter ou m'enfermer dans un coin en attendant que les choses se passent. Ce serait franchement ridicule. Et puis traîner dans la ville avec Bruce, ça m'aide à penser à autre chose, un peu.

J'ai arrêté de regretter ce que je laisse derrière moi. D'ailleurs, j'ai décidé d'admettre que mes parents sont en sécurité en Australie, comme je le leur ai conseillé, et que Bruce les rejoindra bientôt avec la lettre que je leur ai écrite. Je ne l'ai plus ouverte depuis, et je n'ai pas l'intention de le faire. Tout ce qu'il me reste à faire, c'est d'attendre. Et j'attends beaucoup trop longtemps à mon goût. Alors certes, les quais de la ville sont bien jolis, mais ça commence à devenir sacrément pesant comme suspens. Je suis épuisé à force d'attendre, tout bêtement. Même si je ne souffre pas encore vraiment, je crois que c'est la pire agonie de tous les temps. Je n'ose presque plus parler avec Bruce. Je ne sais plus quoi lui dire depuis que nous avons quitté l'appartement maudit. Mais je sais que son petit cerveau le travaille presque autant que le mien, sinon plus. Ma cheville ne me fait plus trop mal, mais le manque de sommeil m'affaiblit physiquement. J'ai bien trop peur de ne plus me réveiller si je ferme les yeux et que je laisse ma conscience se reposer un instant. Alors je décide de faire une pause.

Je laisse tomber mon sac près d'une pile de caisses qui traîne au bord de l'eau et je les escalade rapidement pour me poser au sommet. Je me rappelle de cet endroit, je suis déjà venu. C'est ici que j'ai croisé...Dylan, si je me souviens bien. Je souris doucement à ce souvenir et je me demande ce qu'elle est devenue, elle et son groupe. Mon regard se pose sur l'eau qui reflète tranquillement le soleil de l'après-midi, jusqu'à glisser sur l'horizon. "San Francisco doit être juste là-bas." Je pointe droit devant moi avec l'index et je soupire en laissant retomber mon bras. J'aimerais tellement pouvoir m'y téléporter d'un regard, juste pour m'assurer que tout va bien chez moi. La ville me semble si loin et pourtant si proche. Trop proche pour avoir échappée à l'épidémie. Cette idée me glace le sang et rajoute davantage à la liste interminable de tout ce qui me préoccupe. Inconsciemment, je tripote ma main meurtrie. La plaie a l'air de se refermer tranquillement, comme si de rien n'était. Mais j'ai trop peur de me faire de faux espoirs pour espérer que tout va bien aller. Ca a déjà été suffisamment dur d'accepter de mourir une fois, je ne vais pas me laisser miroiter une chance de rédemption pour rien. Ce serait foutrement trop cruel.

Pourtant, dans un élan terriblement sarcastique, les yeux posés sur la plaie cicatrisant doucement, je ne peux m'empêcher de suggérer avec un sourire moqueur. "Si ça se trouve je suis comme l'élu de tout bon film de zombie qui se respecte... Tu sais, celui qui est le seul a être immunisé contre le virus et qui sauve l'humanité en donnant son sang au dernier labo encore ouvert à la fin du film." Mon sourire s'élargit, d'une part parce que c'est franchement con comme idée, et d'autre part parce que ça me rend spécial, et que c'est une occasion en or pour se la péter devant Bruce. "T'entends ça papy ? Je vais peut-être vous sauver les fesses, à vous tous. Et tout le monde saura que en vrai tu m'adores trop." J'échappe un nouveau petit rire moqueur mais je ne pousse pas la blague plus loin, parce que je sens que mon esprit est charmé par cette douce idée de rédemption. Non, je ne dois pas me laisser croire à ma propre connerie. C'est tentant, mais ça n'arrivera pas.

Pour me changer les idées, je décide de m'allumer une clope. J'en propose une aussi à Bruce, sous peine de l'entendre râler à propos du cancer des poumons pendant 3 ans. Je l'entends d'ici rétorquer que même si je suis mourrant ce n'est pas une raison pour maltraiter mes pauvres petits poumons et blablabla. Je soupire en levant les yeux au ciel et je tire une bouffée de fumée en laissant mon regard se perdre à nouveau sur la mer. Il ne reste plus grand chose sur les quais, le port a été déserté dans la panique et ça se voit. Néanmoins, l'océan lui est toujours là, magnifique et imposant. Je me demande si ça suffira à protéger les autres nations de l'épidémie ou si c'est vraiment la fin du monde tel que nous l'avons connu. Je souris un peu connement en réalisant que, finalement, quand on dit que tous les films catastrophe ont lieu en Amérique, c'est qu'il y a peut-être une part de prophétie en eux. Merde ça devient soudainement carrément craignos d'être américain.. ! Finie la belle époque où je faisais craquer les belles européennes avec mon accent à l'université.

[Fouille : appareil photo]

Je soupire à nouveau et je ferme les yeux un instant. Je profite du calme, du bruit des vagues qui s'écrasent sur les quais, du soleil de mai qui nous réchauffe tranquillement. C'est un moment tranquille et reposant, et j'oublie presque ma condition de mourrant pendant un court instant. Mais c'est lorsque je me sens sombrer que l'angoisse me reprend brutalement. Je me redresse, peu tranquille, et je cherche autour de moi comme si je venais de perdre quelque chose. En vérité, je cherche juste à me distraire du sommeil qui me menace. Et soudain, le destin m'envoie la réponse presque sur un plateau d'argent. Mon visage s'éclaire alors que je tends la main vers un appareil photo qui traîne une caisse plus bas. Je l'attrape et en le bidouillant un peu je me rends compte qu'il fonctionne encore. Je reste un instant surpris par le flash qu'il vient de m'envoyer dans les yeux, et puis soudain une idée brillante me vient. "Eh Bruce vient, on va faire un selfie des deux badass de l'apocalypse !" Je ricane parce que je ne suis même pas sûr qu'il sache ce qu'est un selfie, mais je le presse de venir me rejoindre sur mon perchoir en tapotant la petite place qu'il reste à côté de moi. Je n'attends même pas qu'il soit prêt et je prends la photo pour être sûr qu'il ai une tête bien moche dessus. Je ricane, fier de moi, et je me sens même obligé de préciser : "Vu la tronche que tu as fait, quand les gens verront cette photo dans notre musée de héros de la nation, ils pourront lire Joshua & l'alcoolique en légende. Hinhin." Je me moque à nouveau parce que je me trouve franchement drôle aujourd'hui. C'est peut-être un effet du virus. Ou bien le fait de bronzer au soleil me remonte un peu le moral. Néanmoins, il ne faudrait pas oublier de chercher de l'équipement pour Bruce s'il veut sauver la planète. En particulier s'il doit le faire seul, je serais tout de même plus rassuré de le savoir fin prêt à la bataille finale. Et puis qui sait, je suis peut-être vraiment immunisé ?? Arf... Que quelqu'un me mette une baffe svp. Je m'étais promis de ne pas espérer. Mais plus je passe de temps avec Bruce, et moins je suis enclin à me laisser faire par cette putin d'épidémie toute pourrie.




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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Mer 2 Déc - 19:33


❝Fuck that shit I die for no zombie❞
Josh & Bruce
La fatigue. C'est tout ce que j'arrive à ressentir en ce moment. Ça fait quelques jours maintenant que Josh s'est coupé la main et chaque minute qui passe, j'ai peur que ce soit la dernière. J'ai peur tout le temps, le jour, la nuit. Je ne dors plus. Il refuse de dormir dans la même pièce que moi parce qu'il a peur de m'attaquer s'il se transforme dans la nuit mais je n'arrive pas à fermer l’œil. Je passe mes nuits à tendre l'oreille, à écouter si le fils de mes meilleurs amis n'est pas en train d'agoniser ou quelque chose dans le genre. J'écoute aussi qu'il ne se tire pas sans moi. Je ne veux pas, je veux être là avec lui jusqu'à la fin, même si ce sera le moment le plus difficile de ma vie. Je refuse de le laisser partir, pour essayer de le soutenir jusqu'au bout. Il me faudra une force incroyable pour l'aider à partir et j'appréhende déjà ce moment. Cet ultime moment où il faudra que je me batte contre tout mon être pour mettre fin à la vie de Josh. Pour l'empêcher de se transformer. Pour lui. Je ne sais même pas où trouver cette volonté et pourtant je sais qu'il faudra le faire. Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer, d'essayer de me préparer mais je crois que personne ne peut être préparé à ça. J'ai peur. Alors encore une fois, cette nuit j'ai fixé le plafond de la pièce où j'étais sans réellement chercher le sommeil. Il ne vient pas de toute façon. Dans l'obscurité j'ai imaginé le visage de Joshua, sa petite bouille souriante qu'il ne garde que pour les meilleurs jours. Je donnerais tout pour le voir heureux encore une fois, juste une fois. Je crève de ne pas avoir pu le protéger dans ce foutu appartement de merde. Je crève de savoir que son temps est compté, qu'il va bientôt mourir et que moi, je vais rester là à boire comme un con en attendant. Sauf que je ne sais pas encore quoi attendre. Rien. Il n'y aura rien après sa mort parce que je serai incapable d'avancer encore. Parce que le savoir en train de mourir si près de moi sans rien pouvoir faire me déchire le cœur.

Pourtant on continue de bouger. Je crois que ni lui ni moi n'avons le courage d'attendre tranquillement que le moment vienne. Non, il faut qu'on s'occupe, qu'on fasse semblant de penser à autre chose. Qu'on fasse semblant que tout va continuer comme ça indéfiniment. Comme des cons. Aujourd'hui nous avons fini sur les quais. Je ne sais pas vraiment ce qu'on fout là mais au moins le paysage est un peu joli. C'est pas le grand canyon mais disons que c'est déjà moins moche que les rues sales de cette ville de merde. Au secours. Joshua s'obstine aussi à essayer de me persuader que tout ira bien pour moi après et je le laisse y croire pour ne pas trop l'inquiéter. Mais ça me gonfle carrément de l'entendre me parler du sauvetage de la planète. Je m'en balance moi, de la planète s'il n'est pas avec moi. Je rage intérieurement en regardant le soleil au dessus de la mer. Il a raison Josh, chez nous ça doit pas être si loin. J'essaie de m'apaiser avec le bruit des vagues, de chercher un quelconque réconfort dans la lumière que l'eau reflète. Mais rien. Rien, toujours rien. Le vide total, le néant. Je veux qu'il vive et c'est tout. Je suis incapable de penser à autre chose.

C'est Joshua qui me sort de mes pensées en parlant. Je me retourne et je le cherche un peu du regard avant de le trouver perché en haut d'une pile de caisses. Je lui lance un regard blasé, même si dans le fond ça me fait plutôt rire de le voir encore grimper sur n'importe quoi au lieu de s'asseoir sagement quelque part. Je crois que dans le fond ça me rassure. Temps qu'il fait des conneries c'est qu'il ne se sent pas encore trop mal. Je finis par lui sourire. Et finalement j'arrête. Qu'est-ce qu'il vient de dire ? Il se croit drôle peut-être ? Mon sourire s'efface aussi vite qu'il est apparu, je suis figé sur place par les conneries que Josh raconte. Lui, le héros de l'humanité ? Hinhin. Je suis prêt à lui balancer que n'importe qui préférerait crever plutôt que de devoir utiliser un antidote fait à partir de son sang, mais je me tourne à nouveau vers l'océan. Josh immunisé contre cette saloperie de virus... Cette idée me plairait, elle me plaît déjà beaucoup trop. J'ai envie de l'engueuler pour avoir émis une telle hypothèse, pour faire naître un espoir complètement ridicule en nous. Je la sens déjà, cette petite partie de moi qui s'accroche à cette idée pour ne pas sombrer dans la panique avec le reste de mon être. Bordel, je déteste ce sale petit con. Pour la peine je ne lui réponds même pas. Je serais capable de dire que j'y crois simplement pour ne pas avoir à affronter la réalité. C'est trop cruel. Et lui il a encore perdu une occasion de la fermer.

Je l'entends s'agiter dans mon dos, il fait tomber une caisse je crois, et je lève les yeux au ciel. Ce relou va me manquer, mais qu'est-ce qu'il est chiant ! Je me retourne pour lui dire de bouffer ses caisses au lieu d'attirer tous les zombies du coin mais son petit air fier m'en empêche. Il sort un appareil photo qui vient de je ne sais où, il le brandit presque en me pressant de venir prendre une photo avec lui. Alors je cède, je lui laisse ce plaisir de m'avoir encore avec son petit sourire et je le rejoins sur sa pile de caisse. En faisant un bordel pareil au sien, oups. « Où est-ce que t'as trouvé cette merde ? » J'observe l'appareil photo avec un air méfiant, comme s'il pouvait être piégé, et je prends le flash en plein dans la tronche. Je sursaute presque, il me faut un moment pour comprendre ce qui vient de m'arriver et voir à nouveau normalement. Dans un soupir las, je me tourne vers Josh. « Ah. Ah. Tu te crois drôle le héros ? Dans notre musée on pourra surtout lire que t'es un enfoiré ! » Et je lui arrache l'appareil photo des mains comme un sale gosse capricieux. Mon tour de jouer non mais oh. Je tends le bras, avec l'objectif vers nous, et moi, parce que je suis le plus gentil de la terre, j'attends que cette mocheté de Josh soit prêt pour appuyer sur le déclencheur. Même si ça ne sert pas à grand chose hinhin. Je ne sais pas pourquoi on s'obstine à faire ça. Pour un souvenir ? Tu parles d'un souvenir. Je n'ai aucune envie de me souvenir de cette journée de merde, de cette épidémie de merde et de cette ville moisie. Aucune envie de me souvenir que Josh et moi sommes assez cons pour nous prendre en photo maintenant. Quelle merde.

Je soupire et je reprends l'appareil photo entre mes mains. Je ne sais pas ce qui me prend de regarder les photos, celles qui représentent probablement les anciens propriétaires de l'appareil. Sur la plupart des photos, on peut voir une bande de jeunes, des ados d'une quinzaine d'années, et je me demande ce qui a pu leur arriver. Une boule se forme dans mon estomac, une autre, qui vient s'ajouter à toutes mes angoisses. J'ai besoin d'un verre. Mais je n'ai plus rien à boire, pas la micro goutte d'alcool. Rien pour échapper un peu à la réalité, que de l'eau et une sobriété que je n'avais pas connue depuis un moment. Il me faut vraiment un verre. Je ne vais pas tenir. Mais je refuse d'aller fouiller comme un fou partout pour trouver une bouteille, je ne veux pas tomber si bas. Pas maintenant. Alors je lutte avec moi-même et j'essaie de me supporter sans alcool dans le sang. Je me force à arrêter de regarder les photos des inconnus, sans pour autant les supprimer, et je passe à celles que l'on vient de prendre. J'ai une telle sale gueule sur la première que j'en ris. Mon dieu. Si c'est ça ma tronche sobre, je crois qu'il vaut mieux pour le monde que je boive. J'empêche Josh de voir la photo juste pour l'emmerder encore un peu et je passe à celle d'après. On a carrément la classe et celle là, je consens à lui montrer. « Ça ce sera dans notre musée tu vois, parce qu'en plus de sauver le monde je suis un artiste. » Je prends l'air le plus sérieux du monde pour balancer cette grosse connerie et finalement, j'éteins l'appareil photo. On sait jamais, la batterie ne va pas durer. Quel con. Je me rends compte que je pense à nouveau comme si Joshua allait continuer avec moi jusqu'au bout. Je suis pathétique. Honnêtement le type le plus con de la planète, après le nouveau mec de mon ex femme peut-être. Il faut qu'on arrête ce petit jeu parce qu'on se fait du mal. J'ai une nouvelle pensée pour son idée de héros immunisé et mon cœur se brise encore une fois. Pourtant c'est vrai que ça fait un moment maintenant, et qu'il n'a toujours pas le moindre symptôme. Est-ce que la coupure est trop petite alors ça prend plus de temps ? Est-ce que c'est la salive qui transmet le virus ? Est-ce qu'il va vraiment s'en sortir ? Stop. Les larmes me montent à nouveau aux yeux, il faut qu'on arrête de chercher un espoir. Mais qu'est-ce qu'on fait alors ? « File moi une clope. » Je tends la main et j'attends qu'il se décide. Il râle et je l'écoute à peine. J'allume la cigarette et je descends de notre perchoir, pour retourner marcher sur le quai. Je ne peux pas lui dire que les personnes que j'ai vues se faire mordre se sont toutes transformées beaucoup plus rapidement. Je ne peux pas lui donner un faux espoir. Je n'ai pas le droit et pourtant ça y est, j'espère de toutes mes forces que le virus ne le touchera pas.

[fouille : un pistolet]

Alors je marche un peu sans m'éloigner trop de Josh, histoire de m'aérer un peu la tête. Échec total. Je fais quelques pas et derrière une grosse caisse en bois, c'est un corps que je trouve. Il ne bouge pas, totalement mort et pour cause : son crâne est totalement explosé. Un vertige me prend et je recule d'un pas. La vue d'un cadavre n'a jamais été quelque chose d'agréable mais là, dans les circonstances, je crois que je pourrais pleurer. Il me semble que le corps porte une marque de morsure et je ne peux pas m'empêcher de regarder. La plaie est immonde, béante, mais surtout elle a l'air complètement pourrie. Rien à voir avec la coupure de Josh, propre, nette et presque cicatrisée. Bruce, bordel. Je souffle et je me redresse mais au moment où je vais me retourner, mon regard se pose sur la main du cadavre. Un flic. L'homme tient un pistolet et je l'attrape prudemment. Désolé dude. Je le prends et je le mets à la place de l'ancien que j'ai perdu comme un lourd looser et finalement, je reviens vers Joshua. « Regarde, l'Amérique veut vraiment que je la sauve ! » Je ne dis rien sur comment j'ai trouvé cette arme, surtout pas. Et je crois qu'en temps normal j'aurais frimé avec mon nouveau flingue pendant un bon moment. Hinhin. Au lieu de ça je retourne m'asseoir sur le tas de caisses et je souris vaguement à Josh.


© Pando


Dernière édition par Bruce McKinney le Jeu 3 Déc - 14:20, édité 3 fois
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Jeu 3 Déc - 3:02




Bruce & Joshua


Fuck that shit, I die for no zombie !

On s'amuse bien avec ma trouvaille et l'espace d'un instant j'oublie toutes les angoisses qui nous pèsent pour profiter de l'instant. Epaule contre épaule, face à l'océan, penchés sur l'appareil photo pour voir le résultat de notre shoot, on a presque l'air d'être en vacances comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Il râle et refuse de me montrer sa tronche trop moche quand je lui ai mis le flash dans la tronche alors je ris parce que j'imagine le résultat et c'est probablement encore mieux dans mon esprit qu'en vrai. Mon sourire s'élargit et je hausse un sourcil lorsqu'il se vente de la qualité de sa photo. "Nan en vrai c'est juste parce que je suis dessus. Ca ne peut être que parfait !" Je ricane alors que Bruce éteint l'appareil pour sauvegarder les batteries jusqu'à la prochaine occasion de photographier nos tronches trop moches. Peut-être que je pourrais le prendre secrètement pendant qu'il dormira avec sa bouteille encore à la main un jour. Mweheheh !

Je range mon idée diabolique dans un coin de ma tête quand je m'inquiète de voir la tronche de Bruce perdre son sourire. Je le capte perdu dans ses pensées et je ne sais que trop bien ce qui le préccupe. On peut faire semblant, mais il reste dur de se duper éternellement lorsque l'on sait que la réalité nous rattrapera à un moment ou à un autre. Je ne sais pas quoi lui dire pour le réconforter. Il n'y a pas grand chose à dire. Je plonge ma main dans ma poche pour sentir la lettre que j'ai écrite quelques jours plus tôts. Je me demande quand et comment la lui donner. Lui remettre mes adieux par écrit, ce serait un peu comme abandonner tout espoir. Pourtant, plus le temps passe et plus je m'interroge. Mise à part l'intense fatigue, je ne me sens pas particulièrement différent et je commence sérieusement à me demander ce qui cloche chez moi pour que ça prenne si longtemps. Bruce m'interrompe dans mes réflexions en me demandant une nouvelle cigarette. Je tourne la tête vers lui en plissant les yeux, comme si je n'étais pas sûr d'avoir bien entendu. Cependant, le policier confirme sa requête en tendant la main vers moi. Alors là, je ne le loupe pas et je lui ressors tous ses sermons à la noix sur le cancer. Et en prime, je lui rappelle que c'est l'apocalypse et que si son plan c'est de fumer toutes les cigarettes que l'on trouve avant moi pour m'empêcher d'en griller une de temps en temps, c'est le plan le plus pourri de la planète. Néanmoins, sa tête de héros de la nation alcoolique et déprimé me fait un peu pitié, alors je cède tout de même à sa demande. Pour donner de la légitimité à mes sermons, je n'en prend même pas une autre comme lui – malgré la tentation, et je me presse de ranger le paquet avant de craquer. A peine a t-il allumé son péché que Bruce saute de notre perchoir pour aller faire quelques pas le long du quai. Je le suis du regard en tripotant machinalement ma main. C'est encore un peu douloureux lorsque je referme la main, mais la plaie est propre est n'a pas du tout l'air de s'infecter ou de dégénérer en virus zombifique terrible. Je tripote un peu comme pour inspecter cette étrange blessure avec un air de chercheur experimenté, mais aucune réponse ne me vient. De toute évidence, il se passe quelque chose de pas normal. Je crois que je peux m'accorder avec Bruce pour dire qu'aucun de nous ne s'attendait à ce que je survive aussi longtemps au virus.

En parlant de Bruce d'ailleurs, je le vois revenir vers moi d'un pas tranquille et brandir soudainement un flingue sortit de nul part. J'hausse les sourcils d'un air surpris et je souris à sa remarque. Après cet enchaînement de loose intense, peut-être que la chance a tourné pour nous ? Peut-être que je vais survivre et que Bruce va enfin pouvoir se défendre correctement.. ? L'idée est séduisante, on ne va pas le nier. Je le regarde revenir vers les caisses, et je ne peux pas m'empêcher de reprendre mon petit ton sarcastique préféré. "Il est chargé au moins ?" Je ricane doucement en imaginant la déception dans le regard du policier si jamais il était vide.

Je me moque doucement mais je me rend bien compte que le sourire du policier est presque forcé. Son visage aussi est marqué par la fatigue et le stress de l'attente qui ne nous lâche plus. J'hésite un instant à parler, parce que je ne suis pas sûr de ce que je dois dire. On ne parle quasiement pas – pour ne pas dire jamais – de la transformation et de ce qui suivra. C'est devenu une sorte de tabou, comme un déni général, mais les interrogations deviennent si préoccupantes que je ne peux pas m'empêcher de songer à les partager avec Bruce. J'ai bien conscience qu'une telle réflexion est pénible pour lui, voire carrément douloureuse, mais j'ai besoin de savoir. Alors je soupire, et fixant la coupure de ma main avec intérêt surtout pour échapper à l'air perturbé de Bruce, je le questionne à nouveau en abordant le sujet un peu brusquement. "Tu crois pas que ça prend trop de temps ?" Après tout il m'a bien avoué qu'il avait achevé son collègue avant qu'il ne se transforme totalement en une espèce de monstre. Mais pour en arriver à appuyer sur la détente, c'est qu'il ne devait déjà pas se sentir très bien. "Je sais pas, ça fait déjà un moment et je n'ai pas spécialement envie de te mordiller... Un big-mac par contre je dirais pas non." Je garde le silence un court instant, les yeux perdus dans l'océan en face de nous, et soudainement je rajoute une ultime question sans perdre mon air tout à fait sérieux : "Je suis peut-être un zombie végétarien ? Imagine le virus mute quand il n'y a plus assez d'humain à grignoter dans la ville ! ... Ce serait trop triste d'être condamné à prendre des salades à Macdo !" Je crie comme s'il s'agissait du plus grand scandale de toute l'année, et je sursaute presque lorsqu'un grognement me répond dans mon dos. Je me retourne vivement pour constater qu'un zombie vient d'approuver ma remarque et tend les bras vers moi comme pour me faire un calin de réconciliation. Mais moi je reste bien à l'abri, perché sur ma pile. "Bruce !! Au secours !! Un zombie cannibale !! Sauve-moi steupléééé !" Je continue de crier en le secouant par la manche sans quitter le zombie du regard. Ma blague est peut-être de mauvais goût face à ce zombie qui cherche à me grignoter un peu plus, mais mon cerveau épuisé n'est plus capable de contrôler ce que je dis et mes nerfs à vifs prennent le contrôle, pour le meilleur mais surtout pour le pire. Pauvre petit Bruce qui va devoir me supporter. Hinhin. Encore longtemps, je l'espère.. !




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Dernière édition par Joshua Atherton le Jeu 3 Déc - 3:31, édité 1 fois
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Jeu 3 Déc - 3:02
Le membre 'Joshua Atherton' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé du Destin' :
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Ven 4 Déc - 2:37


❝Fuck that shit I die for no zombie❞
Josh & Bruce
Je réponds à la question de Josh par un regard blasé et je fais mine de lui tirer dessus. Je fais attention quand même, parce qu’il est vraiment chargé, ce serait con de lui mettre une balle dans la tronche alors que je caresse le doux espoir qu’il se sorte de sa vieille coupure de merde. Soudainement j’aurais aimé ne jamais trouver ce flingue. Ni faire ce geste débile. Au secours. Je le balance un peu plus loin dans les caisses, avec un air peut-être un peu trop paniqué. Merde merde merde. Je respire longuement pour faire comme si j’allais bien, comme si je gérais la situation comme un grand, comme un papa. Même si je sais que personne n’y croit. Je renifle un coup avant de faire un geste vers le pistolet. « Bien sûr qu’il est chargé, je suis pas débile. Et puis je crois que c’est le même calibre que mon ancien flingue. Il me reste des balles. » Je m’agite pour ne pas réfléchir, je roule à nouveau en bas de la pile de caisses pour attraper mon sac et farfouiller dedans. Je suis incapable de trouver mes munitions, mes mains tremblent beaucoup trop. Je finis par tout renverser sur le sol et finalement, je les attrape pour vérifier qu’elles vont bien dans mon nouveau flingue. Ouaip. Mais je n’éprouve pas le moindre soulagement à être armé maintenant. Je préférais être comme un con avec mon tire-bouchon, j’ai peur de devoir utiliser ce pistolet sur Josh en premier et rien que pour ça, j’ai envie de le balancer dans la mer. Je tire sur ma cigarette comme un dingue pour essayer de me calmer en balançant mon sac à nouveau plein sur le sol.

Mais ce gros lourd de Josh, on dirait qu’il fait exprès de me foutre les nerfs à vif. Peut-être qu’il aime bien me voir paniquer. Ce serait bien son style tiens. Il est en train de mettre des mots sur ce que je pense depuis un moment maintenant, et j’ai envie de l’étrangler pour qu’il la ferme. Je me tourne vers lui avec une lenteur folle, comme si ça allait retarder l’échéance. Pourtant je finis par être face à lui. Je pose mon regard sur lui pendant qu’il évite le mien sans aucun respect. Il tripote encore sa coupure, il ne fait que ça ces derniers temps. Moi je n’ai pas osé regarder de très près, et de toute façon je n’ai aucune notion de médecine. Je fixe gravement Joshua sans rien dire, je n’arrive même pas à marmonner un truc. C’est vrai que c’est long, cette attente de merde. On va finir par devenir dingues à force d’attendre. Je reviens près de ce militaire en mousse et je finis par sourire. Un vrai sourire, et tant pis si c’est un faux espoir, tant pis si je reprends tout dans la gueule après. L’espace d’un instant, je me laisse aller à espérer, à croire un micro peu que peut-être on a eu peur pour rien. Et si c’est le cas, cet abruti de Joshua va en entendre parler longtemps, de sa coupure pourrie. Je souris à sa blague débile comme si c’était la meilleure qu’il avait faite de toute sa vie. C’est vrai que ce serait bien, un big mac. Ça ferait carrément du bien au moral. Je ricane en pensant au nombre de fois où la mère de Josh m’a engueulé parce que je l’emmenais soit disant trop au Macdo. Mais si elle avait mangé ma cuisine une fois dans sa vie, elle aurait trouvé que même le Macdo, c’était plus sain que ce que je faisais. « Arrête de gueuler bordel, t’es interdit de Macdo de toute manière ! Ecoute ta maman un peu. » Je prends mon air le plus moralisateur possible, mais je ne peux empêcher un nouveau sourire de traverser mon visage.

Jusqu’à ce qu’il ne se mette à me secouer comme un prunier. Je râle comme s’il tentait de me réveiller après une cuite qui aurait duré deux jours entiers, et je finis par dégager mon bras. Au secours, il est vraiment trop chiant. Je lui mets un coup sur la tête comme pour l’assommer et je saute avec toute la grâce du monde en bas de notre montagne de caisses. « T’en fais pas princesse, les zombies ça me connaît ! » Hinhin. Il l’a cherchée celle-là. Je lui souris, fier de ma propre connerie, et j’attrape mon couteau pour ne pas gâcher une balle avec un zombie isolé. Ce serait con d’en attirer d’autres.

[dé de réussite càc : 8 + 7 = 15. De justesse]

Je suis tellement occupé à faire le malin que je me prends le pied dans une des caisses et je trébuche un peu. Un rire fou m'échappe soudainement parce que j'ai vraiment failli m'écrouler comme ça au pied de notre pile de caisses, et surtout aux pieds du zombie. Il grogne parce qu'il n'a pas l'air très content que je me marre, et voilà qu'il se jette sur moi les bras en avant. Ce sale enfoiré attrape mon épaule blessée et cette fois c'est un grognement de douleur qui m'échappe. Quel con celui-là ! Je suis très fâché parce que c'est pas vraiment juste de se servir de mon épaule déjà fracassée. Alors je dégage ce sale zombie d'un coup de pied pour qu'il me lâche et, après ce combat épique et fort de rebondissements, je finis par achever ce truc avec mon couteau. Ouf. J'affiche un sourire mi-satisfait, mi-amusé, en me retournant vers Joshua. « J’espère que ce petit spectacle t’as diverti… » Je grimpe à côté de lui et finalement, je donne un petit coup d'épaule dans la sienne. Quelque chose qui se veut affectueux je crois. « Allez fais voir ta main. » Je la lui prends sans lui laisser le temps de protester et à mon tour, je colle presque mon nez sur la blessure pour essayer de voir un truc. Mais je ne vois rien. Rien de rien, juste une petite coupure qui se referme tranquillement. Je me mords les lèvres très fort pour me taire mais c'est plus fort que moi. « Quand c’était mon collègue, ça cicatrisait pas… » Je n'ose rien ajouter, mais il n'est pas débile, il sait bien où je veux en venir. Je m'en veux déjà d'avoir parlé, parce que si ça finit mal, je ne me le pardonnerais jamais. Pourtant il y a ce foutu espoir qui recommence à montrer le bout de son nez et je me laisse avoir comme un gros con. Allez quoi, j'ai pas envie de perdre mon deuxième fils.


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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Sam 5 Déc - 0:29




Bruce & Joshua


Fuck that shit, I die for no zombie !

Bruce m'assure que sa trouvaille est chargée et qu'il a même des balles en réserve. Je fais une petite moue, comme si je n'étais pas convaincu, et je l'observe du coin de l'oeil alors qu'il s'énerve sur son sac. Je vois bien qu'il a les nerfs lorsqu'il fini par en vider le contenu sur le sol pour mettre les mains sur ses dites-munitions. Je ne fais aucun commentaire, parce que si ça n'est pas facile pour moi d'attendre les symptômes, ça l'est peut-être encore moins pour lui. Je sais qu'il prend sur lui et qu'il fait son maximum pour éviter la déprime, mais rien n'est comme avant. C'est précisement la raison pour laquelle je n'avais pas voulu faire part de ma blessure avant qu'il ne m'y pousse. C'est plus facile à vivre pour moi, parce que je n'ai plus besoin de faire semblant que tout va bien, mais je crois bien que Bruce devient fou petit à petit. Je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour ce vieux nul, mais je n'ai aucun moyen de lui assurer quoi que ce soit de positif pour les jours à venir.

Alors je continue de blaguer, j'essaye de relativiser et de profiter des instants qu'il nous reste tant que je garde le contrôle. Et ça a l'air de marcher. Le policier revient vers moi avec le sourire et me rappelle même ces douces fois où ma mère m'a obligé à manger ses légumes décongelés horribles sous prétexte que je mangeais tout le temps des burgers avec Bruce. Alors je prends un air un peu boudeur lorsqu'il fait mine de me faire la morale et je panique soudainement en imaginant que je puisse être un zombie végétarien. Ce serait carrément injuste !! D'où tous les autres auraient eu le droit de grignoter de la viande rouge à volonté alors que moi je vais devoir me taper une obsession de grignotage des buissons ?! Et soudain un zombie sortit de nul part se met à nous grogner dessus et à tendre ses bras vers moi d'un air affamé. De mieux en mieux. Non seulement je suis condamné à grignoter les buissons, mais en plus les autres zombies ont quand même envie de me grignoter alors que je suis un des leurs maintenant. J'ai tout perdu dans la bataille. Je n'ai plus qu'à me jeter dans l'océan, ce sera toujours une mort plus belle que le reste. Heureusement, Bruce prend les choses en main alors que je l'appelle à l'aide. Il redescend à l'assault, manque de se ramasser comme un gros naze, et fini par se débarasser du zombie à coup de couteau. Je ne sais pas trop si je dois applaudir ou me moquer. "Merci ! Mon héros qui trébuche même quand il est sobre !" Je lu envoie même un petit bisous depuis mon perchoir en ricanant.

Finalement, il grimpe à nouveau jusqu'à moi, et je me dis que tout ça va me manquer quand je ne serais plus de ce monde. J'espère franchement qu'il n'y a rien après la mort, sinon ça va être vraiment naze le paradis sans Bruce. Je jette un regard un peu tristounet à ma main, comme si je pouvais la convaincre de guérir bien sagement d'un regard, et c'est Bruce – encore ce gros relou – qui m'empêche de sombrer dans des pensées trop moroses en m'interpellant d'un coup d'épaule. Je souris doucement parce que je me sens toujours mieux quand il est là, prêt de moi, mais il ne me laisse presque pas le temps d'en profiter. J'ai à peine le temps de tourner la tête vers lui qu'il a déjà attrapé ma main pour la tirer vers lui, sans me laisser répondre quoi que ce soit. Je ne peux pas empêcher un petit air angoissé de s'afficher sur mon visage alors que je l'observe vérifier ma main meurtrie. Je guette la moindre de ses réactions, la moindre lueur dans son regard, qui pourrait traduire sa pensée. Il semble hésiter un instant, alors mes yeux s'agrandissent un peu, comme s'il était sur le point de m'annoncer quelque chose d'important. Je l'encourage à parler en le fixant, et finalement il craque.

Je reste interdit un instant, parce que je veux être sûr d'avoir bien compris. Mais j'ai beau répéter mentalement ses mots, je ne trouve pas d'autre moyen d'interpréter ce qu'il vient de me dire. Alors quoi ? Je guéris tout à fait normalement comme s'il ne s'était rien passé ? Je ne suis finalement pas contaminé ? Je ne vais pas me transformer en immonde zombie d'un jour à l'autre ? Comme je ne sais pas quoi dire, je récuppère ma main pour y jeter un nouveau regard moi-même. Je veux être sûr. Sûr et certain. Je ne peux tolérer aucun doute, pas après avoir tout ce que l'on a déjà traversé. Et pourtant ma main est bel et bien en train de cicatriser tranquillement, c'est indéniable. Alors je ne peux pas m'empêcher de penser à mon tour au vieux couple que j'ai croisé dans la forêt aux alentours de la ville. La femme était sacrément malade après avoir été mordue. Je ne savais pas depuis combien de temps elle souffrait, mais elle souffrait atrocement. A côté d'elle, on pourrait dire que je pète la forme comme jamais. Alors j'hésite encore. Je sais qu'on a tous les deux envie de se le dire, mais qu'on a tous les deux peur de se tromper aussi. "Merde..." Je me force à me tirer de mes rêves, parce qu'on ne va pas attendre toute la vie que je meurs. "Je suis peut-être vraiment immunisé alors..." Je fixe encore un instant ma main d'un air perplexe avant de relever la tête vers Bruce. Quand je croise enfin ses deux petits yeux pétillants d'espoir, je ne peux pas empêcher un sourire de s'afficher en grand sur mon visage. Je crois que je n'ai jamais souhaité aussi fort de vivre, ce serait vraiment le plus beau jour de ma vie si cet espoir terrible pouvait devenir réalité. Voilà qui réglerait tous nos problèmes. Continuer à galérer avec Bruce, c'est tout ce que je demande. Je n'ai même pas besoin d'avoir la preuve qu'un remède existe. Peut-être qu'après tout, je me suis juste entaillé la main comme un con, et que cette sale gosse n'a même pas eu le temps de me contaminer avant que Bruce ne l'attrape par le col. On aurait l'air bien con, à avoir paniqué comme des abrutis tous les deux. Et en même temps, je ne peux pas m'empêcher d'en rire. Un rire un peu hésitant au début, et puis franchement soulagé à la fin. Je ris si fort que la ville entière pourrait m'entendre, et je gigote tellement sur ma caisse que je manque presque de tomber en arrière. Toute la panique, la douleur, la tristesse, et tout le reste - tout ces sentiments horribles et étouffants qui m'ont hanté sans relâche pendant ces quelques jours – me quitte soudainement. Le soulagement est si intense que je ne résiste pas à cet étrange fou rire nerveux qui me prend. Je crois que mes nerfs lâchent brutalement, parce que j'ai décidé d'y croire. C'est trop tentant, pour nous deux, j'en ai assez de me morfondre et d'attendre. J'ai décidé que j'allais vivre, et j'emmerde le destin si il n'est pas content. "Ptin tu vas avoir l'air d'un looser à côté de moi quand j'aurais sauvé l'humanité avec mon sang !" Je ricane en agitant ma main sous son nez. Je suis soudainement si heureux que je ne tiens plus en place. J'ai envie de chanter, de danser et de crier que je vais vivre pour que toute la planète soit au courant. Il n'a pas fallu grand chose à Bruce pour me convaincre, tout ce que j'attendais, c'était une micro-confirmation de mes espoirs les plus fous. Il aurait pu me sortir un gros mensonge en me racontant ça, l'effet aurait été le même.

[Fouille : couteau de cuisine]

Et puis quand j'arrive en bas et que je tends la main pour récuppérer mon sac, j'aperçois un manche qui dépasse d'entre deux caisses. Curieux de voir ce que c'est, je m'approche et je glisse mon bras comme je peux entre les caisses pour attraper l'objet. Je parviens finalement à le saisir, et je l'extirpe de là en brandissant ma trouvaille au ciel avant d'y jeter un coup d'oeil. "Eh regarde ! On va pouvoir faire une grosse bouffe pour fêter ma survie ! Hinhin" Je lui montre la lame qui, par chance, n'a pas l'air rouillée et même assez bien affutée. Alors je décide de la garder sur moi, parce qu'on est jamais trop prudent. Au moins ça m'évitera de me retrouver désarmé lorsque je laisse traîner mon fusil n'importe où. Voilà qui me donne encore plus envie de faire la fête. Avec cette impression d'être invincible puisque je viens de déjouer la mort, maintenant que j'enchaîne les bonnes nouvelles j'ai l'impression que plus rien de mauvais ne peut nous arriver. Je suis regonflé à bloc, prêt à faire chier le monde comme jamais. D'ailleurs, pour bien commencer, je sors le papier de mes adieux de ma poche, je lui donne rapidement la forme d'un avion, et je me tourne vers Bruce avant de déclarer avec un sourire un peu moqueur : "Regarde bien, voici venir l'anéantissement des quelques mots gentils que tu aurais pu recevoir de moi." Je ricane et je l'envoie vite dans la mer avant qu'il ne se jette sur moi pour m'arracher le papier des mains. Ouf, il ne cesserait jamais de m'en parler si jamais il avait pu lire ces mots avant que je ne meurs. Ca aurait probablement été la pire catastrophe sur Terre, encore plus horrible à supporter qu'une invasion zombie.. !




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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Dim 6 Déc - 22:30


❝Fuck that shit I die for no zombie❞
Josh & Bruce
Et voilà, j’aurais du me taire. Garder pour moi mon espoir débile, ne pas faire espérer Josh alors que c’est peut-être pour rien. Je ne suis pas médecin, je suis à peine capable de prendre un cachet quand j’ai mal au crâne alors identifier si une blessure est zombifique ou pas ? Qui suis-je pour ça ? Mais pourtant c’est vrai que ça ne ressemble pas aux plaies que j’ai déjà vues sur mon collègue quand il se transformait. Je ne suis pas complètement aveugle ou débile, je suis quand même capable de voir la différence. Non ? Je continue de regarder sa main en plissant les yeux, pour éviter de devoir le regarder, lui et sa tronche effarée. Tout ce qui est sûr, c’est que ni lui ni moi n’avons envie de croire qu’il va mourir et qu’il n’en faut pas plus pour que je décide de croire à sa guérison inexplicable. Finalement il récupère sa main et je ne sais plus quoi faire de mon corps. Je croise les bras, je croise les jambes, je les étends, je fais craquer mes doigts en fixant l’horizon. Je vais devenir fou. J’ai envie de hurler, d’appeler de toutes mes forces un médecin, quelqu’un capable de nous dire si oui ou non, il est guéri. C’est le gros bordel dans mon cerveau, je vais finir par crever là. Genre, tomber en arrière et rouler en bas de la pile de caisses pour crever par terre. En convulsant s’il vous plaît. Mais Josh m’empêche de crever. Il brise le silence et je tourne la tête vers lui. Je ne voulais pas, je ne devrais pas continuer de le regarder comme s’il était vivant pour de bon. Quand il relève la tête vers moi, j’essaie d’avoir le visage le plus impassible possible, mais je suis sûr que l’espoir émane de chaque pore de ma peau. Je vois un sourire éclairer sa petite tronche et je ne peux pas m’empêcher de sourire à mon tour. Bordel je veux tellement qu’il vive.

Je le regarde sans réussir à arrêter de sourire, et finalement il se met à rire. Un rire complètement fou, mais un rire quand même. J’aime beaucoup trop ce gamin. Je pose sur lui un regard attendri, plein d’espoir, et finalement je me mets à rire avec lui. On dirait deux débiles mais qu’est-ce que ça peut bien faire ? Je tape dans sa main en ricanant quand il me la colle sous le nez en racontant encore qu’il va devenir un héros avec son sang tout pourri. « C’est toi qui auras l’air d’un looser quand on t’auras découpé en morceaux pour faire des expériences sur toi hinhin. » Je mime un geste de ciseaux avec mes doigts en ricanant. « Mais t’inquiètes, je boirai mon café dans un mug avec ta tronche dessus, pour l’hommage. » Il a l’air tellement heureux de mon diagnostic de merde que je n’ose rien ajouter. Je me persuade moi-même que tout ira bien. J’en suis sûr. Il saute en bas de la pile de caisses et je ne bouge pas, je reste perché là à le regarder. Je ne sais pas ce qu’il cherche à faire, mais s’il veut se couper à nouveau il est plutôt bien parti. Je m’apprête à le lui dire quand il sort son bras avec un couteau au bout. L’enfoiré ! Bon, s’il s’en sert pour qu’on se fasse péter le bide, je suis ok. Je souris à l’idée de manger un truc gigantesque, gras et mauvais pour la santé. Autre chose que des conserves et des gâteaux secs dégueus.

Joshua sort un truc de sa poche et je le regarde sans comprendre, en plissant les yeux. Il fait un avion avec sa feuille pendant que je continue de le fixer bêtement. Et quand il parle, j’ouvre de grands yeux. Oh le con ! Je saute sur mes pieds, j’essaie de me jeter sur lui avant qu’il ne balance son foutu avion mais j’arrive juste un peu trop tard. Je vois le petit avion en papier voler un peu plus loin vers l’océan et je regarde Josh ensuite. Il n’a pas fait ça hein ? Je vois la fierté dans son regard, la fierté de balancer ce truc dans la flotte pour que je ne puisse jamais en lire un mot. Et c’est ça qui me décide. Je vais l’effacer, son sourire moqueur ! J’affiche le même sourire que lui avant de virer mes vêtements rapidement. Sans réfléchir, je me jette à l’eau en criant. C’est un peu froid, mais il fait bon dehors. Je nage un peu pour réussir à attraper le papier tout gonflé d’eau et je lève le bras en signe de victoire. Je manque de me noyer au passage, parce qu’en fait je n’ai pas pieds du tout. Je ris avec le bras toujours en l’air pour essayer de ne pas plus mouiller la lettre. Je ne sais plus comment faire, entre mon fou rire, mon bras en moins et la profondeur de l’eau. Et je me rends compte que l’eau de mer commence à picoter sévère mon épaule blessée. La blessure ne s’est pas encore totalement refermée et ça pique un peu trop. Je serre les dents, je me débats dans la flotte pour revenir jusqu’au quai. Je vais crever. Je n’arrive plus à arrêter de rire, je n’arrive même pas à me hisser sur mes bras pour sortir de l’eau. Alors je m'accroche d'une main au bord pendant que j'essaie de lire ce qui est écrit sur ce papier débile.

[dé d'observation : 6 + 6 = 12. Hinhinhin réussite de justesse]

Je lance un petit regard amusé à Josh, il fait une tête tellement drôle que je paierais pour pouvoir l'enregistrer à jamais. Je fronce les sourcils, je plisse un peu les yeux pour essayer de voir quelque chose. La plupart de ce qu'il a écrit s'est effacée avec l'eau, mais j'arrive à déchiffrer quelques bouts de phrases. Et même si je n'avais pas réussi j'aurais quand même fait semblant. Je lis quelques mots, en mettant un temps fou parce qu'il écrit comme un gamin de 6 ans attardé. Des mots qui me touchent réellement, tout au fond du cœur. Avec un peu d'alcool dans le corps j'aurais presque pleuré. Je crois que ce petit m'aime plus que mon propre fils, et en un sens c'est réconfortant. A ce moment précis, dans l'eau comme un con, j'ai l'impression que ma place est avec lui et qu'on arrivera à tout surmonter. Je ne continue pas ma lecture parce que ça me fait un peu bizarre de lire ça. Alors je fais comme si j'avais tout lu et je balance la feuille à nouveau dans l'eau avant de ricaner. Je lui lance un petit regard fier de moi et je recommence à nager, puisque je suis dans l'eau et que je commence à m'habituer aux picotements dans mon épaules. « Bah alors t'attends quoi pour venir ? T'as oublié comment on nage ? »


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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Dim 6 Déc - 22:30
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Mar 8 Déc - 1:47




Bruce & Joshua


Fuck that shit, I die for no zombie !

C'est un mélange d'effroi et d'effarement qui s'affiche sur mon visage lorsque je vois Bruce balancer littéralement ses vêtements pour se jeter à l'eau sans réfléchir, à la poursuite du précieux petit papier. Je suis consterné lorsqu'il revient tranquillement avec la lettre trempée à la main, et son petit sourire mesquin largement affiché au milieu de sa tronche de vieux débile. "Putin j'en reviens pas." Je marmonne pour moi-même alors que je le vois s'accrocher au bord et plisser des yeux pour lire les mots à moitié effacés. Je m'étais bien douté qu'il se jetterai désespérement sur moi, mais de là à sauter à l'eau si brutalement, j'avoue qu'il m'a surpris. Je me sens presque triste pour lui d'avoir jeté la lettre, j'aurais pu la lui lire avec une petite voix tremblante et pleine d'émotion si il tenait tant que ça à savoir que je l'aime. Mais bon, comme j'ai dit, je me sens PRESQUE triste. Maintenant, il est peut-être fier de sa petite course, mais il a l'air bien con, tout seul dans l'eau du port.

J'ai presque envie de lui écraser ses petits doigts accrochés au rebord pour qu'il se noie ce salaud. En particulier lorsqu'il ricane en abandonnant tout à fait le papier à la mer. Et si je lui collais un coup de fusil, là, maintenant, tout de suite ? Personne ne saurait. Les poissons se chargeraient d'effacer les preuves... J'hésite un instant, mais il me tire de mes réflexions en m'incitant à la rejoindre pendant qu'il s'amuse à barboter. J'hausse un sourcil comme s'il venait de me sortir la chose la plus insensée du monde. "Eh si tu veux attraper une pneumonie c'est ton problème, mais ne m'entraîne pas là-dedans steplé." Je m'approche un petit peu du bord, comme pour juger la température de l'eau d'un regard suspicieux. "Et si ça se trouve, les zombies savent nager et ils vont t'attraper par les pieds. Tu vas disparaître dans l'eau sans rien comprendre, comme dans les dents de la mer, VOUF !" Je fais un grand geste pour mimer la disparition, et un sourire un peu inquiétant s'affiche sur mon visage, comme si j'étais fier de ma prédiction.

Et puis soudain une idée encore plus drôle me vient. Je recule légèrement du bord avec un sourire encore plus inquiétant, sans réussir à cacher que je prépare un vraiment très mauvais coup. "Au fait tu l'as vu La route d'El Dorado ?" Je ricane un peu et je me mets à réunir ses affaires innocemment. "Il est pas mal, vraiment drôle." Lorsque j'ai réccupéré toutes ses affaires, je souris à nouveau à Bruce et je lui raconte. "Il y a une scène qui me fait un peu penser à toi. Les deux abrutis se baignent et ils se font voler leurs vêtements." Je ricane à nouveau le temps qu'il percute, et je m'enfuis aussitôt avec ses affaires sans lui laisser le temps de sortir de l'eau pour me rattraper. Je ne peux pas m'empêcher de rire aux éclats, alors le souffle me manque rapidement, mais je me roule presque par terre tant je me trouve drôle. Je crois que c'est le plus beau jour de ma vie, même si j'ai les abdos déchirés. Ca faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas ris aussi librement, juste pour rire, et pas pour remonter le moral des troupes ou pour me convaincre moi-même que tout va bien. Je crois que c'est ça le superpouvoir de Bruce. Il est un peu relou et alcoolique sur les bords parfois - pour ne pas dire tout le temps hum -, mais il me rend heureux de la plus simple des façons, juste en étant là, avec moi. Rien que pour ça je l'aime plus que tout. La preuve, je refuse d'oublier ce magnifique moment. Alors je sors l'appareil photo qu'il a rangé dans ses affaires, et je le mitraille avant d'exploser de rire en me préparant à esquiver la tarte qu'il risque de m'envoyer. Putin qu'est ce que c'est bon de se sentir vivant à nouveau !




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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
Sam 12 Déc - 21:56


❝Fuck that shit I die for no zombie❞
Josh & Bruce
Le papier coule lentement, emportant les mots de Josh au fond de l’océan. Je n’ai pas besoin de tout lire, je ne veux pas. Je me sentirais un peu mal de lire ces mots que je n’étais censé lire qu’après sa mort, je présume. C’est horrible. Je suis tellement touché par ce qu’il a écrit que je vais finir par me noyer. Alors je me remets à nager dans l’eau salée qui pique toujours la plaie de mon épaule, mais de l’eau, même celle de la mer, ça fait du bien. Depuis combien de temps est-ce qu’on n’a plus l’occasion de prendre des douches ? Je ne sais même plus. L’eau potable, c’est trop précieux pour ça, même s’il faut essayer de rester un minimum propre pour limiter les bactéries. J’appelle Josh pour qu’il me rejoigne mais il refuse. Je le regarde avec un air suspicieux parce que je sais qu’il ne me laissera pas lire cette lettre sans se venger. Il s’approche du bord en râlant que je vais attraper une pneumonie et qu’il ne veut pas en attraper une aussi. Je lève les yeux au ciel, quelle chochotte celui là ! Il ne fait même pas froid. Je ne peux retenir un rire quand il me prédit une mort atroce comme dans les Dents de la mer. Il aurait l’air bien con tout seul ici, si je coulais, ce débile qui a cru mourir pour une petite coupure à la main. Et son histoire de zombies, je n’y crois pas un instant. « Au moins si je me fais attraper, j’aurais plus à supporter ta tronche ! » Je lui balance de l’eau de là où je suis et affiche un petit sourire quand il râle. Doucement, je recommence à nager mais je m’arrête quand il me parle de la route d’El Dorado. Ca y est, il est devenu fou ? Je me tourne vers lui et je nage doucement vers le bord pour l’écouter. Et je comprends. Le salaud !

Je nage aussi vite que je peux jusqu’au bord de l’eau et je tire de toutes mes forces sur mes petits bras pour remonter. Je me défonce l’épaule au passage mais j’ai quelqu’un à tuer, alors pas le temps de chouiner pour ma plaie réouverte. Je roule sur le sol avant de sauter sur mes pieds. Où est-il ce sale petit con ? Je le vois courir alors je me lance à sa poursuite en criant. « T’as intérêt à pas t’arrêter Josh ! Si je te rattrape je te bute ! » Je ris comme un con et je me fais mal aux pieds en courant pieds nus sur la route, mais je ne m’arrête pas pour autant. Je veux voir ce gamin mort. Il finit par s’arrêter en riant, ça faisait un long moment que je ne l’avais pas vu rire comme ça et ça me fait du bien. Il tombe à moitié et j’en profite pour me jeter sur lui. « Tu vas payeeeer ! » On fait un bordel monstre et je m’étonne que personne ne nous ait encore tiré dessus, ou qu’aucun zombie ne ce soit ramené. Je fais mine de frapper Josh sans vraiment porter mes coups, en le bloquant avec mon genou comme un petit délinquant hinhin. Et j’essaie de lui arracher l’appareil photo des mains.

[Dé de CàC : 2 + 7 = 9. Échec oskour]

Je tire comme un gamin capricieux et lui tire de son côté, finalement, avec mes mains mouillées je n'arrive pas à avoir une vraie prise. L'appareil glisse entre mes mains et ce sale gosse l'éloigne un peu pour que je ne l'attrape pas. Je fais semblant de l'étrangler avec un rire diabolique et finalement, je me relève. Je continue de râler en récupérant mes affaires et je tends une main vers Josh pour le relever avec un sourire. Ma vengeance sera terrible et je sais qu'il le sait. Comme avant. Je suis à nouveau gonflé d'un espoir fou, l'espoir que tout finira par s'arranger. Et ce gamin n'y est pas pour rien. Je me remets à marcher vers les quais, Josh à côté de moi, et quand nous arrivons à nouveau près de l'eau, je l'attrape. J'agrippe son t-shirt et je le soulève plus ou moins pour essayer de le porter. Il comprend trop vite, il a des réflexes ce relou. Il se débat, j'essaie de le tirer quand même, mais il s'accroche à la vie de toutes ses forces. Alors dès que je le lâche, je m'éloigne de lui pour ne pas me retrouver dans l'eau, habillé cette fois.

[fouille : une casquette]

Je cours, je m'éloigne de l'eau en me rhabillant. Je passe devant plein de magasins pillés, des vitrines cassées, et soudainement je m'arrête. Là, dans la vitrine, une pure merveille. Je me précipite vers la vitre éventrée pour attraper la magnifique casquette que personne n'a voulu prendre. La pauvre. Elle n'attendait que moi. Je la mets sur ma tête avec un sourire radieux. Elle est rose, avec écrit "Pretty girl swag" dessus. Le must. Je me tourne vers Josh pour voir sa réaction, sans perdre mon sourire. « Agenouille toi devant le maître de l'apocalypse ! »


© Pando


Dernière édition par Bruce McKinney le Sam 12 Déc - 22:21, édité 1 fois
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
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Bruce & Joshua


Fuck that shit, I die for no zombie !

Le temps que j'immortalise précipitamment le moment, Bruce est déjà sur moi. Damn ! Je n'ai pas le temps de me redresser pour continuer à fuir qu'il se jette sur moi, littéralement. Je m'effondre en prenant tout son poids dans la tronche pendant qu'il me hurle dans les oreilles, et pendant un instant, je crois bien que je vais mourir pour de bon. C'était bien la peine de déclarer ma main guérie si c'est pour m'achever quand même juste après tiens ! Il fait mine de me tabasser et je ne peux pas m'arrêter de rire. Je me remue comme je peux mais il m'a bien coincé le salaud. Je cherche de l'oxygène entre deux crises de rire, et je crois bien que je vois la lumière au bout du tunnel à force de m'agiter comme ça. Je reviens à moi quand Bruce essaye de m'arracher l'appareil photo. Je m'y accroche de toute mes forces, parce que ce serait franchement du gâchis que je le laisse détruire le chef d’œuvre que je viens de prendre !

Je remporte le combat mais il met ses mains autour de mon cou pour faire mine de m'étrangler en hurlant de rire comme un possédé. J'aurais dû filmer la scène pour lui rappeler combien il me maltraite tout le temps. Je fais mine d'agoniser mais rien ni personne ne vient à mon secours. Le destin m'abandonne à mon triste sort, et je suis livré aux griffes du mauvais flic sans aucune autre forme de procès. Mais finalement, sa conscience le rattrape. Miracle ! Il me relâche et récupère ses affaires. Je reste allongé au sol un instant en riant encore à moitié, reprenant mon souffle en fixant le ciel. Ça fait du bien mais ça crève de faire le con ! J'hésite un instant quand Bruce me tend enfin sa main, parce que je sens le mauvais coup arriver. Mais finalement je la saisis et je me relève. Je suis à peine remis de mes émotions, un sourire amusé toujours largement affiché sur le visage, que je vois Bruce se pencher à nouveau sur moi et m'attraper sans prévenir. « Oooooh ! » Je crie parce que ça n'augure rien de bon. Je vois la lueur de la vengeance briller dans son regard, et je m'accroche à lui de toutes mes forces alors qu'il essaye de me soulever. Alors que je vois l'eau se rapprocher dangereusement de moi, je lui saute dans les bras et je l'entoure avec mes jambes et mes bras comme un bébé koala avec sa maman. S'il veut me jeter à l'eau, il sera obligé d'y retourner avec moi ! « Nannannananannaan ! » Je continue de crier pour le dissuader de sauter, et il fini enfin par renoncer. Ouf ! L'espace d'un instant, j'ai bien cru qu'on allait tous les deux couler comme des cons.. ! Je ricane alors que je le vois s'éloigner par précaution. « Ouais tu fais bien de prendre tes distances, sale traître ! » M'attaquer comme ça sans prévenir, quel lâche ! Il mériterait presque que je lui cours après à mon tour. Mais c'est trop drôle de le voir se rhabiller en courant un peu plus loin. Cet homme n'est vraiment jamais à court d'idée pour me faire rire punaise... ! Je me tiens les abdos en tentant de me maîtriser alors que je le suis.

Soudain je le vois disparaître dans une vitrine brisée, alors j'accélère un peu. Intrigué mais aussi inquiet de l'avoir perdu de vu. Il ressort rapidement de sa cachette, avec une...chose sur la tête. S'en est trop, j'en tombe à genoux tant la crise de rire est forte. C'est qu'il est fier de lui ce con en plus ! « AAAAHAHAHAHAH ! Pitié c'est toi le meilleur ! Arrête j'en peux plus ! » Je le supplie parce que ça en deviens vraiment douloureux de rire sans s'arrêter. Je crois que j'ai vraiment une crampe ou un truc du genre. Je vais en crever, c'est sûr ! Je me traîne jusqu'à la vitrine et je m'appuie sur le mur pour redresser tout à fait. « Arg.. Oskour je crois que je meurs pour de vrai.. !» Je souffle un coup, une main sur mon ventre douloureux, et quand je respire enfin à peu près normalement, je lance un nouveau regard à Bruce et à sa tronche de cake. Je ris encore un coup, mais moins fort, et je lui donne une tape dans le bras. « Allez viens pretty girl, faut qu'on s'arrache de là avant que les zombies de la ville entière ne débarquent ! » Et je ne peux m'empêcher de continuer à ricaner malgré moi et malgré la douleur alors que nous nous éloignons d'un pas tranquille.




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Re: Fuck that shit, I die for no zombie ! - Bruce [Mai 2025]   
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