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 Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]
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Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 0:39
Mauvaise graine
Keith & Charlie




Ça y est, je suis partie. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Enfin, si, je sais. Mais je crois que c’était une bêtise. Keith, je ne le connais même pas bien. Pas du tout en fait. Mais quand les autres ont voté pour le dégager du camp, j’ai trouvé ça tellement injuste, je n’ai pas voulu le laisser tout seul. Oui je sais, c’était débile. Ils lui ont demandé de partir juste avant la nuit en plus, le pauvre. Alors je n’ai pas réfléchi, j’ai pris ma décision sur un coup de tête et je ne suis pas encore sûre que je ne la regretterai pas. Mais j’ai toujours suivi mes impulsions, alors je continue. J’ai attrapé mon sac et je suis entrée dans la cuisine comme d’habitude, sauf que j’ai volé quelques trucs à manger, tout ce qui traînait. J’ai pris des trucs dans l’infirmerie aussi, avant de sortir discrètement. A force de rester dans le camp pour aider ici et là, je connais les horaires de tout le monde par cœur. Je n’avais que cinq minutes avant le changement de garde. C’était peu, mais je savais que je pouvais le faire. J’ai foncé jusqu’à l’armurerie mais je crois que j’y ai fait trop de bruit, parce que j’ai attiré l’attention d’une fille qui passait par là. Elle a précipité ma fugue, ce qui fait que je me retrouve avec une simple poêle comme arme. Génial. J’ai attendu que le mec qui montait la garde à la porte se barre pour aller chercher le suivant, et j’ai couru. J’ai passé la porte sans un regard en arrière, sans un au revoir. Je crois que j’espère encore rattraper Keith et le ramener dans le camp. Pourtant je sais que ce sera impossible. Je n’ai pas voulu dire adieu à ma famille, alors je leur ai écrit une lettre courte que j’ai laissée sur le lit de ma sœur. J’espère qu’elle comprendra, j’espère qu’ils comprendront tous.

La nuit commence à tomber et mon sac n’arrête pas de glisser de mon épaule. Il y a une horde qui est passée mais je me suis cachée assez bien pour que les zombies passent sans me repérer. J’ai peur. Je ne suis pas sortie depuis un long moment, je sursaute à chaque bruit. Je serre ma poêle dans ma main comme si elle était une arme de guerre. Et si la horde se dirigeait vers le camp ? Je préfère ne pas y penser. Je ferme les yeux un instant pour imaginer mes parents et ma sœur, en sécurité. Ils doivent être inquiets mais ils vont bien. Un craquement me fait bondir et je manque de fondre en larmes en voyant qu’il s’agit d’un simple oiseau. Je prie de toutes mes forces pour apercevoir la silhouette de Keith avant la nuit, je ne veux pas dormir toute seule. J’ai le cœur qui bat fort, vite. Je ne cesse de me retourner pour voir si rien ne s’approche de moi. Peut-être que je devrais rentrer en sécurité ? Et si Keith est déjà loin, je ne vais pas continuer toute seule indéfiniment ? Je ne sais même pas me battre. J’ai l’impression de marcher droit vers la mort. Ma mort. Et pourtant il y a ce sentiment débile qui me force à continuer dans l’espoir de voir apparaître le grand brun. Je ne sais même pas s’il connait mon prénom, alors que je ferais n’importe quoi pour le voir sourire. Il n’a jamais souri je crois, ou je ne l’ai jamais vu. Je ris toute seule en pensant à ce que je suis en train de faire. Peut-être que c’est un peu nerveux.

Pourtant je ne m’arrête pas. Et c’est quand enfin j’aperçois une silhouette solitaire devant moi que je souris vraiment. Je ne sais pas à quoi je joue, je ne sais pas ce que je cherche à faire, mais je ne voulais pas qu’il soit seul. C’est tout. J’accélère le pas et je ne vois pas le trou entre deux cailloux. Je perds l’équilibre et manque de tomber, en me tordant la cheville bien comme il faut. Aie ! Je feule en attrapant ma cheville douloureuse et je manque de tomber à nouveau. Pour la discrétion, on repassera. Moi qui voulais m’approcher de l’ombre sans me faire repérer, au cas où elle n’aurait pas été celle de Keith… Puisque la silhouette s’est arrêtée, je m’approche en essayant de faire vite. Et quand je me retrouve enfin en face du grand brun, je ne sais plus quoi dire. Je lui offre mon meilleur sourire gêné. « Salut… » Et je détourne le regard. Je trouve un intérêt soudain au paysage alors que je sens mes joues s’empourprer. Merde, pas maintenant ! Finalement, j’hausse les épaules avant de réussir à parler, avec un air détaché. « J’en avais marre de tous ces cons, alors comme tu partais… » Je fais un geste de la main, sans vraiment en connaître le sens, mais je suis incapable de finir ma phrase alors il devra se contenter de ça.



Dernière édition par Charlie Dawkins le Lun 28 Déc - 0:45, édité 1 fois
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 2:39
Tu sais où est la sortie. Je n'en reviens pas que ce soit la dernière chose que ces trous du cul aient eu à me dire. Pour de simples soupçons – infondés qui plus est – ces fils de pute m'ont condamnés. Parce qu'on ne va pas se mentir, me jeter dehors sans arme ni ressource à la tombée de la nuit, ça revenait presque au même que de me livrer aux zombies sur un plateau d'argent. Ce groupe a un sérieux problème. Ça ne va plus très bien dans leur petite tête de tocards déchaînés. Depuis la mort du mordu, ils sont tous devenus paranos, et à ce rythme ils vont finir par s'entre-tuer tout seuls. Je regrette juste de manquer le spectacle.

Par chance, j'ai quand même pris mon sac que je tiens toujours prêt au départ, au cas où. Je n'ai pas grand chose, mais c'est toujours mieux que rien. Parce que c'est bien ce que ces salauds comptaient me laisser si je n'avais pas eu ma propre petite réserve personnelle. Et puis j'ai toujours mon bon vieux couteau-suisse sur moi, en bon réflexe de délinquant. Encore une fois, ça n'est pas grand chose, surtout en repensant à la horde d'aujourd'hui, mais c'est toujours ça de pris. Je joue nerveusement avec la lame en avançant au hasard, un peu dépité. La nuit tombe, mais je suis trop dégoûté pour réfléchir. Toutes mes pensées sont vouées à l'élaboration d'une vengeance future. Je n'ai jamais tué personne, mais je crois que je pourrais étrangler de mes mains ces bâtards responsables de mon exil. J'espère bien qu'ils se la prendront sur la gueule cette horde des enfers. Ils verront qui avait raison !

J'avance en traînant un peu des pieds. A force de sortir fouiller les environs, je connais à peu près tous les chemins du coin, mais aucun endroit ne me paraît aussi sûr que le campement. Ça me serre le cœur de savoir que je ne pourrais plus dormir tranquille et qu'à chaque instant un danger pourra surgir. Non pas que j'ai peur, mais j'ai la rage. De quel droit est-ce qu'ils ont pu me faire ça ?! Et tout ces idiots qui ont suivi l'avis de deux ou trois abrutis dérangés. Ça me dégoûte ! Je serre mon couteau dans ma main en canalisant toute cette rage comme je peux lorsqu'un bruit me stoppe brutalement. Merde ! Il y a quelqu'un ou..quelque chose juste derrière moi ! Je fais volte-face, couteau en main, alors que mon cœur se met à battre à 100 à l'heure. L'ombre se redresse et marche vers moi. Elle n'a pas l'air d'avoir une démarche de zombie, quoi qu'elle traîne un peu la jambe. Je fais un pas en arrière, hésitant à m'enfuir avant que la chose ne m'approche de trop près, mais je m'aperçois bien vite qu'il ne s'agit que d'une fille à l'air un peu paumé. Je reste silencieux et immobile, alors que la pénombre nous entoure doucement. Elle me salue, et je la dévisage. Qu'est ce que le quoi du comment de pourquoi ?! « Qu'est ce que tu fais ? » J'ai parlé sur un ton sec et franchement pas aimable pour lui faire comprendre que je ne suis vraiment pas calmé et qu'il ne vaut mieux pas venir me faire chier maintenant. Cependant, je ne comprends pas ce que cette pauvre fille que j'ai déjà croisé quelques fois dans le camp fout ici, au beau milieu de la nuit qui tombe, toute seule, et avec une poêle à la main qui plus est. Elle détourne le regard et je croise les bras pour lui faire comprendre que je ne vais pas attendre toute la nuit. Lorsqu'elle me répond, je n'en crois pas mes oreilles. J'en aurais presque ris si je n'avais pas envie d'assassiner la Terre entière. Alors je me contente de lui jeter un air des plus blasés en penchant la tête. Allez quoi, elle va pas me prendre pour un con maintenant. C'est pas trop le moment au cas où elle avait pas capté. « Retourne au camp Charlie. » C'est bien ça, maintenant je me rappelle d'elle. C'est une des filles qui s'occupe de la cuisine. Elle a une sœur si je ne me trompe pas. Et des parents. Elle a la chance d'avoir sa famille avec elle. Alors qu'est ce qu'elle me raconte là ? « J'ai pas le temps de te raccompagner. » Elle a voulu faire la maline, alors qu'elle se démerde maintenant. Les gens de ce camp de merde, ça n'est plus mon problème désormais. Alors je lui tourne le dos et je reprends ma marche, comme si de rien n'était.
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 3:40
Mauvaise graine
Keith & Charlie




D’après sa tête, Keith n’est pas très content de me voir. En même temps, je débarque un peu comme un cheveu sur la soupe. On ne se connaît même pas. Je lui souris pourtant en lui servant la pire excuse du monde, qu’il ne gobe pas un instant. Il me balance son air le plus blasé de la Terre et ça me décontenance un peu. J’avais eu plein d’idées d’excuses à lui donner pour ma présence ici. J’avais pensé simplement lui amener des provisions et lui demander de rester, mais je n’ai pas osé. Non, je préfère me la jouer ado en fugue, c’est tellement mieux. Mais il est hors de question pour moi de lui donner la vraie vraie raison de mon départ. Je ne m’imagine pas une seule seconde lui avouer qu’il me plaît et que je n’avais pas envie de le voir partir tout seul. Je dois être la seule conne qui arrive à penser à ça pendant l’apocalypse, mais je n’y peux rien. D’après ma sœur, je vis dans un Disney. Et bah voilà. J’ai pris une poêle en plus, je peux être Raiponce comme ça ! Connasse. J’aimerais bien savoir où elle est d’ailleurs, ma grande sœur. Parce qu’elle s’est tirée d’Oakland avec son fiancé, et depuis on a des nouvelles tous les 36 du mois. J’espère qu’elle va bien.

La voix de Keith m’interpelle. Sa sentence tombe, comme ça. Rentrer au camp ? Il se fout de ma gueule ? Tiens, il connaît mon prénom. Je souris bêtement à cette idée, avant même de lui répondre que je n’irai nulle part. Et en plus il se casse. Tu parles d’un Disney. Je remonte mon sac sur mon épaule pour la énième fois et je me lance à la poursuite du prince, qui n’a pas vraiment l’air décidé à m’aider. « Mais Keith attends… Attends ! » Il marche vite par rapport à moi, avec ses grandes jambes et ses deux chevilles fonctionnelles. Pourtant je sautille comme je peux jusqu’à ce qu’enfin, je le rattrape. Et une fois arrivée à sa hauteur, je me mets à marcher à côté de lui, en essayant de suivre son rythme. Sauf que je boite un peu, parce que je ne me suis pas arrêtée depuis que je me suis tordu la cheville, et ça commence à tirer pas mal. « Je rentrerai pas au camp. » Je marmonne avec un air boudeur. On dirait que j’ai 14 ans mais j’en ai rien à foutre, je ne veux pas y retourner. Pour confirmer ce que je dis, je lance un regard déterminé au grand brun. Le plus déterminé possible même, pour qu’il ne m’envoie pas me faire foutre encore une fois. Même si je crains que ça arrive.

Je me décide finalement à lui donner une excuse à moitié vraie, en croisant les bras après avoir encore une fois remonté mon sac sur mon épaule. « Je trouve ça dégueulasse ce qu’ils t’ont fait, je veux pas rester avec eux. » Plus il avance, plus je le suis, et plus je m’éloigne du camp. Je ne pourrai jamais y retourner seule ce soir. Déjà parce que je suis nulle en orientation, et ensuite parce que j’ai beaucoup trop peur pour ça. J’ai l’impression que la nuit tombe beaucoup plus vite à l’extérieur du camp. Et avec la horde qui traînait, je serais bien capable de me la prendre en pleine tronche. Non, je ne rentrerai pas. « T’es parti sans rien, j’ai ramené des provisions, prends les au moins.. Et puis je saurais pas rentrer toute seule. J’ai peur. » Il s’en fout. Il s’en fout complètement, il ne s’arrête pas. Il ne ralentit même pas alors que je suis presque à cloche-pied parce que ma cheville me fait trop mal. Je ne sais plus quoi dire, quoi faire pour qu’il accepte de m’attendre, de s’arrêter un tout petit instant. Rien ne fonctionne, j’ai envie de pleurer. Encore. Alors que ça doit faire une demi-heure à peine que je suis partie. Je respire et je cligne plein de fois des yeux pour chasser les larmes. Ce n’est pas le moment. Je manque de tomber une nouvelle fois et c’est par réflexe que je m’accroche à son bras, le forçant à s’arrêter. J’en profite alors pour tenter une dernière chance. « Et me dis pas que t’as envie d’être tout seul dans cette merde ! » Je lui souris doucement pour essayer de le convaincre de ne pas me laisser crever ici toute seule, même pas une heure après ma fugue.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 5:20
J'entends sa voix qui m'interpelle dans mon dos, mais je lève les yeux au ciel et je ne m'arrête pas. Mon dieu qu'est ce qu'elle veut encore ? Elle va s'obstiner dans son imbécillité en plus ? Comme si j'avais du temps à perdre pour ça. Bientôt la nuit sera trop noir pour anticiper les zombies qui traînent dans le coin. Il est grand temps de se trouver une planque pour laisser passer l'obscurité, question de vie ou de mort. Il m'est arrivé une fois de rentrer après la nuit au camp, parce qu'on avait du faire un détour, et ça avait été l'horreur. Les zombies sortaient de nul part, et j'avais bien failli me faire mordre ce jour là. Depuis j'avais toujours fait attention au soleil. Ça me fout encore plus les nerfs d'avoir été jeté dehors à cette heure-ci, et l'autre en rajoute en affirmant qu'elle ne rentrera pas. Elle me sort son air de rebelle le plus intense, et j'ai presque envie de lui rire à la figure tant elle est ridicule. Avec sa micro-taille, ses mini-muscles et sa poêle à frire, elle va pas aller bien loin. Je me demande même si elle réalise que l'on est en pleine apocalypse zombie. Est ce qu'elle comprend tout à fait ce que ça veut dire ? Que les gens meurent et que non ça n'est pas une blague ou un mauvais film, mais bel et bien la réalité ? Je n'en suis pas si sûr. Mais, encore une fois, ça n'est pas mon problème. Elle peut bien s'enfermer dans le déni si ça lui chante. Quand un contaminé lui sautera à la tronche elle sera bien obligée d'ouvrir les yeux. « Mh. Amuse toi bien alors. » Je n'insiste pas parce que je ne suis pas sa putin de baby sitter. Elle est grande, elle est responsable, et je n'ai aucun compte à rendre putin ! Ces gens commencent à me courir grave sur le haricot. J'accélère même le pas pour remettre un peu de distance entre elle et moi, mais elle me rattrape quand même.

Je reste silencieux lorsqu'elle invoque l'injustice dont je viens d'être victime. Alors quoi, maintenant elle veut me faire croire qu'elle vient jouer les justiciers ? Je fronce les sourcils, les yeux rivés sur le sol. Je n'ai certainement pas envie de parler de ça, ni de parler tout court d'ailleurs. Cette fille m'agace déjà, et je désespère de la voir faire demi-tour à un moment ou à un autre. Elle trouve peut-être que ce que ces salauds ont fait est dégueulasse, mais elle n'a rien dit pour les en empêcher. Et c'est bien le problème de ces abrutis. Ils suivent des fils de pute aveuglément, et j'espère franchement qu'ils vont ouvrir les yeux, parce que sinon ils vont finir par en crever. Finalement, si elle n'avait pas l'air aussi ridicule dans le rôle de la survivante parée à l'aventure, j'aurais presque pu admettre que Charlie avait eu raison de se casser de ce trou à rats.

Et puis elle recommence, elle continue, elle insiste. Il va bientôt falloir que je lui mette le couteau sous la gorge pour la dissuader de me suivre. Je commence à en avoir sérieusement ras-le-bol. Elle m'affirme qu'elle a apporté des provisions et je lui lance un nouveau regard un peu blasé. Si c'est des provisions aussi efficace que son arme, j'ose deviner qu'elle a tapé dans les aliments périmés. Je secoue la tête et je roule des yeux, désespéré par tant de stupidité humaine en une journée. Et puis soudain, elle me la donne sa vraie raison. Elle a peur, elle ne veut pas rentrer toute seule. Un sourire méchant étire brièvement mes lèvres et je finis enfin par lui répondre, sur le ton le plus froid possible. « Tu as su venir toute seule non ? C'est le même chemin à l'envers. Débrouille-toi. Au revoir. » Je clos la conversation et je continue sur le même rythme sans la moindre pitié pour sa démarche claudicante. J'espère la voir enfin faire demi-tour lorsque je constate avec soulagement qu'elle finit par se taire. Mais non, elle continue de me suivre. Elle s'est cogné la tête ou quoi ? Ou alors elle est devenue complètement tarée en restant enfermée trop longtemps. J'en sais rien.

J'essaye de relativiser en profitant du silence. Au moins elle a arrêté de me saouler avec toutes ses excuses bidons. Et soudain elle trébuche et je la sens s'accrocher à moi. Je m'arrête, je serre la mâchoire pour me retenir d'exploser, et je me retourne pour récupérer mon bras. Mais quelle reloue ! Voilà qu'elle recommence ! Cette fois s'en est trop. « C'est quoi ton problème ?! Va pas me dire que tu vas abandonner ta famille, la sécurité d'un toit et l'assurance des ressources juste pour que moi, je ne sois pas tout seul ! Tu ne me connais même pas, et crois moi, tu n'as pas envie de me connaître ! » Je lui crie dessus parce qu'elle commence à me faire vraiment chier, et je sens que si je ne hurle pas un bon coup elle ne va jamais me lâcher. Je prends même un air volontairement menaçant à la fin pour lui faire peur. Bien sûr que non je n'ai pas envie d'être tout seul. Qui serait assez fou pour apprécier la solitude dans un moment pareil ? Je suis terrorisé, horrifié d'avoir vu mes chances de survie diminuer si brutalement simplement parce qu'une bande de sales cons en ont décidé ainsi. Seulement, je suis encore plus agacé de constater que cette pauvre fille est prête à subir le même sort pour une raison qui m'échappe complètement. Comment ne peut-elle pas réaliser dans quelle merde elle est en train de se foutre ?! Mais je n'ai pas le temps de le lui expliquer. Un cri monstrueux raisonne non loin de nous. Les zombies. « Merde. » Je chuchote à peine, sans caché mon air angoissé. Je me fige soudainement et je cherche autour de moi d'où vient le bruit. Il était encore assez éloigné, nous avons une chance de nous cacher avant qu'il ne nous tombe dessus. Je repense surtout avec horreur à la horde de la journée, et je regrette de ne pas avoir eu le temps de m'éloigner davantage. Tant pis, l'immeuble juste à côté de nous fera l'affaire. J'espère. Je fais mine à Charlie de se taire, et je l'attrape par le bras pour l'attirer à l'intérieur avec moi.

J'ai changé d'avis. Bien sûr que j'ai changé d'avis. Je ne vais pas la laisser crever dans la rue cette pauvre gamine. Je ne suis pas le monstre que ces bâtards prétendent. « Juste pour cette nuit. Viens. » Je la préviens en ouvrant de grands yeux, pour être sûr qu'elle ne se fasse pas d'idées, et je lui fais signe pour grimper jusqu'au premier étage. Si jamais ces salauds de zombies réussissent à entrer dans le hall, je ne préfère pas me trouver juste à côté, surtout avec cette pauvre fille qui boite. Si elle a gagné pour cette fois d'ailleurs, c'est simplement parce que le danger est bien trop grand maintenant. Mais hors de question que je m'encombre d'elle. « T'as bien choisi ton moment pour faire chier. » Je marmonne d'un air boudeur et je grimpe les escaliers sans l'attendre. Je l'imagine déjà sangloter en réclamant papa maman dans quelques heures. Une fois au premier étage, je choisis une porte au hasard et je m'accroupis pour ouvrir la serrure. Il ne me faut pas plus d'une demi-minute, c'est vraiment ridicule comme sécurité. J'ouvre finalement la porte et je laisse Charlie entrer avant de refermer derrière elle. Je lui fait une nouvelle fois mine de rester silencieuse et je contrôle rapidement l'endroit avant de souffler enfin. Je balance un meuble contre la porte pour être sûr que rien ni personne ne viendra nous faire chier dans la nuit, et je ramasse les trois bougies qui traînent sur une armoire pour les allumer avec mon briquet et les poser sur la table basse. Au moins on ne sera pas dans l'obscurité complète. Ça craint vraiment trop cette apocalypse putin... Je me laisse tomber dans le canapé en soupirant, et je ferme les yeux un instant pour profiter de ce nouveau confort. Mais comme je sens le regard de la petite blonde sur moi, je finis par me redresser et poser les yeux sur elle. « Qu'est ce que tu comptais faire exactement avec ça ? » Je l'interroge finalement d'un air un peu dubitatif en désignant sa poêle. Puisque la nuit va être longue, autant profiter de la compagnie. Bientôt je n'aurais plus que moi-même pour m'occuper.
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 20:04
Mauvaise graine
Keith & Charlie




Enfin, il réagi. Bon, ce n’est pas vraiment le genre de réaction que j’aurais aimé avoir, mais au moins il arrête de m’ignorer. Je continue de lui sourire, pour essayer de l’amadouer, mais il se met quand même à me gueuler dessus comme un fou. Je perds rapidement mon sourire, parce qu’il crie vraiment très fort. On dirait ma grande sœur quand elle me fait la morale tiens, sauf que quand c’est elle, je lui ris au nez. Keith, j’ai presque peur qu’il m’en colle une. Alors je me contente de le regarder avec une expression neutre, ni apeurée, ni rien du tout. Peut-être un peu fâchée tout de même, parce que je n’apprécie pas trop le fait qu’il m’engueule comme ça alors que moi, je voulais juste être gentille. J’en ai marre d’être enfermée derrière les murs du camp, sans avoir le droit de poser une question ou de faire vraiment ce que je veux. C’est une illusion de liberté dans laquelle ils sont tous tombés et l’exil de Keith, c’en est la preuve formelle. Si ma famille préfère vivre là-dedans en sécurité, grand bien leur en fasse. Mais moi, j’ai envie d’être libre. Même si j’ai terriblement peur et même si je finirai sûrement par revenir en chouinant pour qu’ils m’acceptent de nouveau. Surtout si Keith me force à me casser toute seule. Et l’espace d’un instant, j’ai peur qu’il le fasse. Alors je m’apprête à lui répondre, à essayer d’expliquer pourquoi je suis partie. Mais d’abord, qu’est-ce que ça peut bien lui faire ? J’émets un claquement de langue mécontent, mais je me fige en entendant un cri, un hurlement, un grognement peut-être. Quelque chose d’atroce. Un zombie, plusieurs même. Plein. Et la peur s’insinue dans tout mon être, glaçant mon sang avec une vitesse folle, balayant la colère. C’est un regard terrorisé et suppliant que je lance à Keith en priant de toutes mes forces pour qu’il ne me laisse pas ici toute seule, alors qu’il fait presque totalement nuit.

Je suis prête à fondre en larmes, débile que je suis, future zombie abandonnée seule dans la rue mais voilà que Keith semble changer d’avis. Il me fait signe de me taire et je ne peux qu’obéir, paniquée à l’idée de le voir vraiment se barrer. Nerveusement, je regarde autour de nous pour essayer de repérer un zombie ou quoique ce soit d’utile. A chaque seconde, j’ai peur de l’entendre partir. J’ai envie de me jeter dans ses bras pour le retenir, pour qu’il ne parte pas sans moi, même si nous ne nous connaissons que de vue. Finalement, sa main attrape mon bras, mettant fin à mon angoisse pour un instant. Il m’entraîne derrière lui et je le suis sans rien dire, en essayant d’oublier la douleur qui me compresse la cheville. Mon sac tombe encore de mon épaule et je manque de le laisser tomber, mais je le retiens au dernier moment, je le retiens de toutes mes forces. On peut dire que mes débuts en tant que survivante de l’apocalypse sont un peu mitigés. Keith me traîne jusqu’à l’immeuble le plus proche et nous nous engouffrons dedans rapidement. Je jette un dernier regard en arrière, rien ne semble nous suivre. Le grand brun me précise qu’il ne veut bien de moi que pour une nuit, et je souris innocemment pour faire comprendre que oui oui, j’ai compris. Mais s’il croit qu’il va se débarrasser de moi comme ça, il se met le doigt dans l’œil. Je ne veux pas retourner au camp, pas tout de suite en tout cas. Même si une petite voix au fond de moi je crie de rentrer et d’arrêter de rêver d’aventure et de liberté. Et surtout si c’est aux côtés de ce mec que je ne connais pas. Il grimpe à l’étage et je le suis en montant les escaliers plus lentement à cause de ma cheville. Quand j’arrive dans le couloir, il est en train de crocheter une serrure et je m’approche en le regardant faire attentivement.

Finalement il ouvre et j’entre dans l’appartement, doucement parce que je ne vois quasiment rien à l’intérieur. C’est pesant, ce manque de lumière dès que la nuit vient à tomber. Keith passe devant moi et il fait le tour de l’appartement rapidement, pour vérifier qu’il n’y a rien ni personne j’imagine. Je le regarde faire en me disant que moi, je suis incapable de faire tout ce qu’il fait, je ne suis même pas sûre que j’aurais pensé à vérifier l’intérieur de l’appartement. Mais je garde ça pour moi, parce que j’ai peur qu’il me jette par la fenêtre. Quand il allume des bougies, je souris et m’approche un peu plus de la source de lumière, histoire de ne pas être trop plongée dans le noir. Il s’affale sur le canapé et je n’ose pas venir à côté de lui, alors je reste bêtement debout près de la table basse. Il doit le sentir parce qu’il se redresse rapidement pour me questionner sur ma poêle. Je regarde un instant mon arme de fortune et j’hausse les épaules. Sur le moment, ça me paraissait une arme géniale en cas d’attaque, mais après être passée non loin de la horde, je ne vois pas comment une poêle aurait pu m’être d’une quelconque utilité. « J’ai pas eu le temps de choper une arme en partant alors… Je sais pas, une poêle c’était mieux que rien. » Peut-être pas. Je ricane en regardant la poêle une nouvelle fois, je la fais un peu tournoyer comme si ça pouvait effrayer quelqu’un. Cela dit, ça doit faire mal un coup de poêle dans la tronche. « Tu comptes faire quoi après ? Retourner à Oakland ? » Je manque de lâcher la poêle alors je la pose sagement avant de me tuer sans faire exprès.

Je ne sais pas ce qui me prend, c’est peut-être parce que je suis tombée dans la poussière, peut-être parce que j’ai envie d’être un minimum propre, seule avec Keith. Quoiqu’il en soit, je prends une bougie pour me rendre dans la cuisine et j’y cherche la plus grande casserole possible. Je trouve d’abord trois autres bougies, que j’allume avant de les ramener dans le salon. « Attends je reviens. » Je continue de farfouiller dans la cuisine pendant un moment, en essayant de faire le moins de bruit possible. Et finalement je trouve une espèce de marmite que je remplis d’eau. Les gens qui vivaient là ont du partir rapidement, parce que leur appartement est rempli, presque intact. Personne n’a du venir piller l’endroit et je me demande un peu pourquoi. Mais peu importe, je trouve ce que je veux alors je ne pose pas de questions. Je remplis la marmite d’eau et je la pose sur la gazinière, que j’allume sans trop de problèmes. Je n’entends plus Keith, je ne sais pas ce qu’il fait. J’espère qu’au moins il n’est pas parti ! Mais si je fais vite, il ne va pas partir hein ? J’attends que l’eau chauffe et je trimballe ma marmite jusqu’à la salle de bains. Une fois nue dans la douche, je verse l’eau chaude sur moi, comme si je me lavais de la plus banale des façons. Je me rince plus qu’autre chose, mais je jure que ça fait du bien. Je me mets même à chanter doucement, avant de me sécher dans une des serviettes qui appartenaient aux anciens propriétaires. Et puis je me rends compte que j’ai oublié mes vêtements de rechange dans le salon. Oups…

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Dim 13 Déc - 22:50
Cette petite maline est partie précipitamment. C'est bien ce que je me disais, enfermée et en sécurité dans le camp, je ne suis pas sûr qu'elle se rend compte de ce qui l'attend à l'extérieur. Je ne fais pas de commentaire quand elle affirme qu'une poêle c'est mieux que rien, mais mon regard en dit long. En particulier lorsqu'elle se met à rire toute seule. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle finit par craquer ou si elle se trouve franchement drôle, mais je préfère me convaincre qu'il s'agit de la première option. Une bonne nuit dans la nuit noire et terrifiante et elle filera à nouveau pleurer dans les bras de papa et maman au réveil. C'est à mon tour de ricaner tout seul, pendant que la gamine s'amuse avec sa poêle comme si elle faisait tourner une épée de chevalier dans sa main.

Et puis elle m'interroge sur mes intentions, maintenant que je suis à la rue. Je lui lance un nouveau regard un peu blasé pour lui faire comprendre qu'elle est reloue et puis je m'enfonce un peu plus dans le canapé en croisant les bras. « J'en sais rien. Peut-être. » Je n'ai pas vraiment réfléchi à ça, mais maintenant que la petite blonde a lancé le sujet, je me rends compte qu'il faudrait que j'y songe. Se balader sans but, il n'y a rien de pire pour devenir fou. Je pourrais tenter le port. Peut-être que je pourrais retaper un bateau abandonné et me tirer de ce foutu pays de relou. Ou alors piquer une voiture dans le coin pour me faire la malle direction l'est, histoire de m'éloigner un maximum de cette épidémie de malheur avant que l'armée ne nous balance une bombe dans la tronche ou quelque chose comme ça. Les deux idées sont tentantes.

Charlie me tire de mes réflexions en manquant de se ramasser sa poêle sur les pieds. Je la regarde la déposer sagement sur la table et je soupire. Et puis sans un mot, je la vois embarquer une bougie et quitter la pièce. Je la suis brièvement du regard parce que je me demande qu'est ce qu'elle a encore prévu de faire, mais je refuse de quitter le canapé pour la suivre. Je refuse de jouer la baby-sitter plus longtemps. C'est une grande fille, elle survivra. Je me cale dans le canapé et je m'apprête à fermer les yeux lorsqu'elle surgit à nouveau. C'est pas vrai, il n'y a pas moyen d'être tranquille avec elle. Jamais elle ne se pose deux minutes ? Et puis je remarque les bougies qu'elle rapporte alors je retiens une réplique cinglante. Voilà, je suis déjà fatigué par ses aller-retours. Je savais bien que je n'aurais pas dû la traîner avec moi. Quelle reloue. On dirait presque ma folle de sœur qui court toujours partout. « Mh. » Je murmure à peine pour lui répondre et je me relaisse tomber dans le canapé, bien décidé à ne plus en bouger. Qu'elle prenne son temps, moi je vais faire un petit somme bien mérité. Je l'entends un peu remuer dans la cuisine, et puis plus rien, alors je crois que je sombre un peu. Un peu seulement, parce que les souvenirs de la horde de ce matin m'empêche de fermer les yeux paisiblement. Les cris de mes deux acolytes résonnent encore très bien dans mes oreilles alors que je les revois se faire déchiqueter par la masse monstrueuse. Putin de merde, ça craint vraiment cette apocalypse. C'est un vrai cauchemar, comme dans les films. Mais il est putainement temps que ça s'arrête. Je soupire et je redresse un peu la tête parce que je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu. Je tends l'oreille, et je confirme. Charlie est en train de chanter. Je lève les yeux au ciel et je retombe. Je ne sais pas ce qu'elle fout mais elle a vraiment l'air de venir d'une autre planète. Ça me fait presque sourire tant je la trouve pas croyable.

Et puis alors que je m'apaise un minimum, prêt à m'endormir, j'entends Charlie revenir. Elle m'appelle et me demande de fermer les yeux. Aussitôt, instinctivement, je les ouvre. Qu'est ce qu'elle prépare encore ? Je me redresse pour la questionner, mais je comprends bien vite. « Pourqu- » Elle hurle, littéralement, alors que je pose les yeux sur elle. Ça me fait ouvrir les yeux encore plus grand, surpris par sa réaction. « Chuuuut ! Putin tu vas attirer tous les zombies du coin ! » Je lui fais signe de se taire et je saute sur mes pieds pour la forcer à se calmer, mais elle s'enfuit avant que je n'en ai le temps. « Ok, ok ! Pardon, je ferme les yeux ok ? Calme toi maintenant. C'est ton sac que tu veux ? » Je l'attrape et je le balance dans sa direction sans regarder. Mon dieu mais c'est vraiment qu'une sale gosse. « Si tu m'avais prévenu aussi, je ne me serais pas retourné ! » Je grommelle parce que n'importe qui ouvre les yeux quand on lui demande de les fermer. Je fixe sagement le tableau qui me fait face en attendant l'approbation de la petite blonde pour me tourner à nouveau vers elle, et j'argumente à nouveau. « Si je te dit de ne pas regarder derrière toi, qu'est ce que tu vas faire ? » Je lui lance un regard un peu mystérieux et un sourire en coin s'affiche sur mon visage alors que je jette un coup d’œil dans son dos. C'est instinctif, elle ne pourra pas lutter. Et une fois que cette sale gosse est calmée, je met mes mains sur mes hanches. « Et puis quelle idée de prendre une douche maintenant aussi ! Tu pouvais pas attendre d'être rentrée ? » Je soupire et je secoue la tête. C'est un vrai boulet ma parole. La nuit va être longue.
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 0:17
Mauvaise graine
Keith & Charlie




Je panique un instant, toute seule dans la salle de bains. Je fais quoi maintenant ? Quelle conne. Je finis de me sécher et je fais tomber ma serviette pour me regarder un peu dans le miroir. Je fais peur, mon dieu. Je m’observe sous tous les angles, parce que l’apocalypse c’est bien, mais je refuse de perdre mon humanité. Je ne suis pas un putain d’animal, et si pour me le rappeler j’ai besoin d’être superficielle, et bah tant pis. Je tourne et tourne devant le miroir. J’ai grossi nan ? Comment c’est possible alors qu’on bouffe rien ? Peut-être parce qu’on ne mange que des trucs mauvais. Quand nos repas sont constitués de tablettes de chocolat, faut pas s’étonner. Ou alors je deviens cinglée, parce qu’on voit quand même un peu mes côtes. Ca y est, je vais déprimer. Je m’approche un peu plus du miroir pour regarder ma tronche, et je finis par rire. J’imagine ma maman, derrière moi, qui me dit que ce n’est pas ça qui compte. Elle a raison je crois, mais une fois j’aimerais bien me trouver jolie. C’est pas pour aujourd’hui. Je ramasse ma serviette et l’enroule soigneusement autour de moi. Elle est un peu courte mais j’ai beau fouiller, je ne trouve rien d’autre. Alors je la mets le mieux que je peux et je souffle un coup. Courage. Il suffit que je cours jusqu’à mon sac et que je m’en aille hum ?

Je sors doucement de la salle de bains, peut-être que Keith s’est endormi ? J’aimerais bien, ça rendrait les choses plus faciles. Je croise mes bras sur ma poitrine pour maintenir la serviette bien en place et m’approcher un peu du canapé. Le grand brun bouge un peu, il n’a pas l’air de dormir, alors je l’appelle doucement. « Keith.. ? Tu peux fermer les yeux s’il te plaît ? » Mais au lieu de faire ce que je lui dis tranquillement, il se redresse, et je n’ai pas le temps de m’enfuir. Ses yeux se posent sur moi et j’ai envie de pleurer, de disparaître. Au lieu de ça, je m’entends crier sans même le vouloir. Et voilà qu’il se redresse un peu plus, se lève et s’approche. Au secours. Tout ce que je trouve à faire, c’est continuer de crier. Je cours un peu plus loin pour qu’il ne voie surtout pas l’état dans lequel je suis. En cet instant, je me sens comme avant. La même qu’au début de l’année, quand tout allait encore bien dans ma vie. Sauf que je ne m’étais jamais retrouvée à poil devant un inconnu. Hum. Je fuis jusqu’à ce qu’il capitule et arrête de me poursuivre. Il est bête ou quoi ? Heureusement il se rattrape en me demandant si je veux mon sac. Voilà quelque chose d’intelligent. « O-Oui… S’teuplait. » Il me le balance et je me jette dessus comme si ma vie en dépendait. L’avantage d’avoir vécu dans un abri pendant un moment, c’est que j’ai encore plusieurs tenues de rechange, j’ai même emmené un pyjama. Bah quoi ? Je le sors de mon sac et commence à l’enfiler pendant que l’autre râle. Il me fait rire avec son air jamais content. « Je pensais pas que tu me courrais après non plus ! »

Et maintenant que je suis rhabillée, je réapparais devant lui, et effectivement, je regarde derrière moi quand il parle de ce qu’il y a dans mon dos. Même si j’essaie de le faire discrètement, genre je me recoiffe. Je prends l’air de rien et j’affiche un petit sourire en le voyant, les mains sur les hanches. Il est vraiment comme ma grande sœur, avec ses grands airs de je m’occupe pas de toi va crever, alors qu’il ne peut pas s’empêcher de commenter tout ce que je fais. Je rejette mes cheveux un peu en arrière, j’avais oublié que pour lui, demain à la première heure j’étais à nouveau au camp. Quel relou. Il ne me lâchera pas avec ça ?! Je ne relève pas, comme si je ne voyais pas de quoi il parle en évoquant mon retour. J’hausse les épaules. « J’avais envie. Et puis je croyais que tu ne voulais pas t’occuper de moi mh ? Qu’est-ce que ça peut te faire que je prenne une douche ? » D’accord, je le cherche un peu, mais c’est lui qui joue le ténébreux solitaire depuis tout à l’heure. Je ricane avant de reposer mon sac dans le salon. Et il se sent encore obligé de balancer une remarque sur mon pyjama. Pour toute réponse, je lui fais un doigt d’honneur et je retourne explorer l’appartement à la recherche d’une chambre. Et plus particulièrement d’une couette. Je fouille un petit instant, faut dire que l’endroit n’est pas non plus gigantesque. J’attrape la couette posée sur le lit et je m’enroule dedans avant de revenir dans le salon, m’affaler à un bout du canapé dans un soupir. Mais le répit ne dure pas longtemps, parce que je me redresse encore une fois. « Eh t’as faim ? J’ai du chocolat ! T’en veux ? » Je n’attends pas sa réponse et je roule à moitié sur le sol, emmêlée dans la couette. J’attrape mon sac et j’en sors la tablette de chocolat pour la balancer sur Keith avec un sourire.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 2:56
Madame a pris une douche parce que madame avait envie. Elle se prend une princesse ou quoi ? C'était déjà assez surprenant que les zombies du coin ne nous aient pas suivi jusqu'ici, c'est maintenant un miracle qu'ils ne soient pas en train d'enfoncer la porte après tout le bordel que la princesse vient de faire. Néanmoins, elle me cloue le bec d'une remarque. Dans un sens c'est presque vrai ce qu'elle dit. Elle peut bien faire ce qu'elle veut, j'en ai rien à foutre. Elle peut sauter par la fenêtre si ça lui chante d'ailleurs, ça me fera des vacances. Je ferme les yeux un instant d'un air clairement agacé et je souffle pour tenter de rester calme. « Juste....essaye de ne pas nous tuer, ok ? » Punaise ce qu'elle peut être fatigante ! Comme si j'avais besoin de ça en plus de ma journée. Elle ricane et j'ai presque envie de lui en coller une pour la faire revenir à la réalité. Qu'elle mette sa vie en danger c'est son problème, mais si ça la fait rire de m'entraîner là dedans alors que je n'ai rien demandé, je vais vite l'expédier dans les bras de Morphée. En plus de ça, elle est en pyjama. Non mais j'hallucine. « J'espère que tu n'as pas oublié ta brosse à dent et ton doudou aussi. » Je commente d'une voix un peu moqueuse et surtout agacée. Sérieusement elle a cru qu'elle partait en vacances au camping ou quoi ? Mais qu'est ce qui a bien pu passer par la tête de cette pauvre fille ?! Ça me dépasse.

Mais elle me répond avec un doigt et quitte à nouveau la pièce. Oh de mieux en mieux, la princesse est en réalité une ado rebelle en pleine crise. Je soupire en la regardant partir et je retourne à mon canapé. Je n'aurais jamais pu croire qu'il serait possible de croiser une sale gosse aussi détestable en pleine apocalypse. Vivement demain que je la rebalance vite fait à ses parents. Je me relaisse tomber dans le canapé en grognant, parce qu'ils ont vraiment tous décidés de me faire chier aujourd'hui, et je pousse un lourd soupire alors que le silence s'installe sur la pièce. J'en profite pour fixer le plafond et laisser mon esprit vagabonder, mais je crois que ça me fait un peu peur aussi. Ça fait trop longtemps que je ne me suis pas retrouvé tout seul, que je suis habitué à me rassurer avec les voix de mes voisins de couchage, et que je peux compter sur la surveillance de gens éveillés pour dormir à poings fermés. Voilà que je n'ose plus fermer les yeux. Mon regard glisse sur la porte d'entrée. A tout instant, je m'attends à ce qu'un zombie se jette dessus pour laisser toute une horde entrer.

Je n'ai pas le temps de m'enfoncer un peu plus loin dans ma vision que le petit démon blond resurgit en trimbalant une couette sur ses épaules. Je ne dis rien alors qu'elle s'écrase sur le canapé à son tour, mais je crois que je me calme un peu. Certes, ça n'est pas elle qui va me sauver en cas d'attaque, mais mon esprit est moins occupé à traquer les menaces alentour qu'à surveiller ce qu'elle fabrique. Je crois qu'elle s'endort, et je m'apprête à faire enfin pareil en écoutant sa respiration pour m'assurer que tout va bien, lorsqu'elle se remue une nouvelle fois. Je réouvre les yeux pour la 172ème fois de la soirée et je lui lance un simple regard un peu assassin qui veut juste dire ta gueule et dort bordel. Pourtant elle rampe jusqu'à ses affaires et attrape son chocolat avant de me le balancer à la tronche. Je sursaute parce que je ne m'attends pas à le recevoir, mais je m'évite au moins de le prendre en pleine tête. Je jette un coup d'oeil au paquet et je me redresse à mon tour. Putin elle a pas menti en plus ! La saleté elle se trimballe bel et bien du chocolat dans son sac ! « Punaise j'y crois pas ! » Je salive d'avance en m'apprêtant à ouvrir le paquet, et c'est là que tout bascule.

Un nouveau cri horrible retentit, juste derrière la porte. Je sursaute, et mon cœur rate un battement lorsque la porte tremble. Merde ! Quoicommentpourquoioùdequoi ?! Putin comment ce bâtard à fait pour nous débusquer ?! Mais ce n'est pas le moment de se poser la question, parce que c'est un grand et gros zombie qui se jette sur notre seul et unique rempart de toutes ses forces. Pourtant je ne peux rien faire d'autre que de fixer la porte avec horreur. Je suis figé par la surprise, et je ne comprends pas l'acharnement du contaminé. Il me faut encore quelques secondes avant de sauter sur mes pieds. Mais le zombie est déjà à moitié dans la pièce. Je ne prend même pas le temps de dire à Charlie de courir dans une autre pièce, j'ose espérer qu'elle y pensera toute seule, et dans un élan de courage totalement stupide, je me précipite sur la porte pour la refermer sur l’intrus. Il hurle et je jure parce qu'il va attirer ses copains. Ce salaud a de la force en plus, il remue si fort que je finis par trébucher, et il finit par entrer complètement. J'ai à peine le temps de faire volte-face qu'il se jette sur moi et m'agrippe. Un nouveau juron m'échappe et je serre les dents en le repoussant de toutes mes forces. L'adrénaline fait battre mon cœur à toute vitesse et tout mon corps ne pense plus qu'à fuir. Alors je le frappe aussi fort que je peux et je le repousse. Il tombe, mais m'entraîne dans sa chute.

Je ne sais pas trop ce qui se passe après. Je suis par terre, mais je ne sais plus où est le sol et où est le ciel. Je grommelle alors que j'ai la tête qui tourne violemment. Il faut que je me lève. Il faut que je me tire. Merde Keith ! C'est sans compter sur mon cerveau trop secoué qui vient de rencontrer le bord de la table basse. Je crois que je me suis ouvert comme un con. Merde putin ! C'est vraiment pas ma journée.


Dernière édition par Keith Harrison le Lun 14 Déc - 3:15, édité 1 fois
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 2:56
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 4:17
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Vue la tronche qu’il tire, j’ai l’impression que Keith va me tuer. Qu’il va m’attraper, avec ma couette et mon pyjama, pour me balancer par la fenêtre. Je crois bien qu’il était en train de s’endormir hihi. Le pauvre. Mais cette fois je ne l’ai pas réveillé pour l’emmerder, juste pour lui filer du chocolat. C’est quand même plutôt sympa je trouve. Je lui balance la tablette dessus et il sursaute comme un dingue, alors ça me fait rire encore. J’essaie de le faire discrètement pour ne pas passer par la fenêtre si tôt. Et quand je le vois se redresser et son visage s’illuminer un peu en voyant le chocolat, je souris et je rampe jusqu’au canapé pour revenir m’affaler dessus. Je me penche un peu vers Keith en attendant qu’il ouvre le précieux trésor et je ne peux pas m’empêcher de le regarder un peu. Parce qu’il est encore plus beau quand il ne tire pas une tronche d’enterrement en râlant pour tout et pour rien.

Seulement ma contemplation ne dure qu’un très, très court instant. Elle est interrompue par un cri épouvantable et je sursaute comme jamais. Je me rattrape même au dossier du canapé pour éviter de tomber à côté. Des coups sont donnés sur la porte, et il n’y a aucun doute quant à l’identité de celui qui hurle sans arrêter de frapper. Instantanément, je culpabilise. Si ça se trouve, c’est mes cris de tout à l’heure qu’il a entendus. C’est sûrement ça, parce que c’est le seul bruit fort que nous avons fait. Que j’ai fait. Je m’en veux, ça y est. Et j’ai peur à nouveau. Tout mon corps se tend, ma respiration s’accélère et l’adrénaline coule à nouveau dans mes veines. Comment on se bat contre un zombie ? Est-ce que ça a beaucoup de force ? Ça fait mal de se transformer ? Je souffle un coup et je me lève juste après Keith. Qu’est-ce qu’il va faire ? Le zombie pousse sur la porte et même le meuble qui devait la bloquer ne retient pas grand-chose. Il glisse sur le sol et finalement, le contaminé s’engouffre dans l’appartement. Alors c’est ça, la vie dehors ? Ne pas pouvoir souffler plus de dix minutes sans risquer sa vie ? Je comprends pourquoi les autres voulaient rester dans le camp. Mais moi, ça me donne encore plus envie de rester. Depuis le début, je n’ai quasiment jamais vécu dehors et il y avait toujours mon père pour me protéger. Je suis faible, incapable de me défendre. Et si ça avait mal tourné dans le camp, j’aurais été totalement impuissante. Je veux apprendre, je veux savoir.

Instinctivement, je cours chercher ma poêle et je balance mon sac sur mon épaule. Je ne sais pas quoi faire, ni comment aider Keith. Je songe à fuir l’espace d’un instant, mais je fais à peine un pas que j’entends un grand bruit derrière moi. Je me retourne, sans pouvoir m’en empêcher. Et mon sang se glace. Mon être entier se fige parce que je vois Keith par terre et le zombie, un peu plus loin, prêt à foncer sur lui pour en faire son dîner. Et je dis non. Je ne vais pas me casser comme ça alors qu’il serait probablement loin si je ne l’avais pas fait chier tout à l’heure. Il a besoin d’aide, et c’est sans réfléchir plus longtemps que je cours jusqu’à lui et le zombie. Que je me jette dans la gueule du loup.

[dé de corps à corps : 15 + 1 = 16. Réussite fuckin totale hinhin
dé de fuite pas utilisé du coup.]


Je crois que je ne dirige pas mon propre corps, c'est mon instinct qui agit. Je me précipite vers le zombie parce que je refuse de laisser Keith se faire grignoter, même s'il a été super relou depuis que je l'ai rejoint. Et face au mort vivant, je ne réfléchis pas. C'est ce qu'un gars du camp m'avait dit un jour. "Quand t'es en face de ces trucs, réfléchis pas. C'est plus des humains alors hésite pas." Et effectivement, ce que je vois en face de moi n'a rien d'humain. Je fixe les yeux vides de cette bête, sa peau putride. Ça me dégoûte. Et pourtant, à ce moment précis, la peur s'est envolée. Il n'y a que l'adrénaline, la concentration. Je n'aurai pas deux chances. Alors je lève ma poêle en m'imaginant que c'est une arme véritable, et je l'abats sur la tête du zombie de toutes mes forces. La chose tombe sur le sol mais elle grogne encore, alors je frappe un nouveau coup avec le côté de la poêle. Un craquement immonde retentit, qui me donne immédiatement la nausée. Le zombie ne bouge plus, j'ai tué mon premier à coups de poêle à frire. Un rire nerveux m'échappe alors que je laisse tomber mon arme sur le sol.

Un bruit dans mon dos me fait sursauter une nouvelle fois et je fais volte-face avant de me souvenir qu'il s'agit juste de Keith. Il n'a pas l'air très bien, le pauvre. Je m'approche doucement de lui et m'accroupis à ses côtés. « Eh, ça va aller ? » Je pose une main douce sur son épaule et je souris. C'était pas la peine de jouer le héros solitaire si c'était pour que je le sauve moi-même avec une poêle. Hinhin. Mais je me moquerai plus tard, d'abord je l'examine rapidement, comme j'ai vaguement commencé à l'apprendre. Tout a l'air normal bien qu'il soit sonné, et la plaie à l'arrière de sa tête n'est pas profonde. Néanmoins il ne serait pas prudent de le faire se lever tout de suite, alors je glisse à quatre pattes jusqu'à la couette et je la dépose sur lui. « T'as vu je me débrouille pas si mal, avec une poêle et un doudou..! » Je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai vu qu'il avait ouvert un œil alors c'est sorti. Je ne retiens pas un sourire fier de s'afficher sur mon visage, même si je sais très bien que j'ai surtout eu de la chance.



Dernière édition par Charlie Dawkins le Lun 14 Déc - 4:34, édité 1 fois
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 4:17
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#1 'Dé de Réussite' : 15

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#2 'Dé de Réussite' : 3
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 6:03
« Ow... Merde... » Je suis complètement à l'ouest, je me suis méchamment cogné. J'essaye de remettre désespérément de l'ordre dans mon esprit. Je n'ai pas oublié le zombie qui rampe à deux mètres de moi. Je rampe à mon tour jusqu'à la table basse pour m'appuyer dessus et essayer de m'échapper malgré les terribles vertiges qui me prennent, et je suis presque sûr que je ne vais pas y arriver. Je me retourne vers le zombie, prêt à l'accueillir à nouveau avec un coup de pied dans la tronche, lorsque soudain je crois voir passer Charlie à toute vitesse. Putin mais qu'est ce qu'elle fout ?! Elle attrape sa poêle et elle se jette sur le zombie pour lui fracasser le crâne. Je me relaisse tomber au sol lorsqu'elle relâche son arme improvisée en rigolant un peu bizarrement. Putin je déteste cette journée, je crois que je vais me laisser crever sur ce sol. C'est pas aussi inconfortable que ça en à l'air.

Pourtant la voix féminine me ramène à moi. Je grogne un peu lorsqu'elle me demande si ça va en posant une main sur moi. Putin est-ce que ça à l'air d'aller ? J'ai vu une horde déchiqueter mes coéquipiers hurlant à quelques mètres de moi, je me suis fait virer par un groupe entier qui me traitait comme un monstre, je me suis fait envahir par une sale gosse en pleine crise d'adolescence dans mon exil, et je viens de me manger un coin de table basse dans la tronche en évitant les crocs d'un zombie plus grand que moi. NON CA NE VA PAS BORDEL. Pourtant je n'ai même pas la force de lui hurler dessus, alors je me contente de hocher vaguement la tête pour qu'elle me foute la paix. Mais elle ne semble pas décidée à me laisser tranquille aussi vite. Elle joue les médecins je crois, et si elle n'avait pas un air si sérieux affiché sur le visage, je crois que je lui aurais dit de se mêler de ses affaires. Mais peut-être qu'elle sait ce qu'elle fait ? J'ose l'espérer un instant. De toute façon je n'ai plus envie de lutter, alors je la laisse faire le temps que les vertiges passent. Elle passe une main dans mes cheveux pour voir où est-ce que ma tête a cogné, et je ne peux pas m'empêcher d'avoir un frisson. Je ne m'y attendais pas, alors je fais mine de retomber en avant pour lui échapper avant de sombrer tout à fait dans ses bras. Je suis encore suffisamment conscient pour ne pas me faire avoir. Personne ne touche mes cheveux. Personne. Jamais. Je passe une main dedans comme pour les réajuster alors que je suis à moitié assis, et je suis Charlie du regard lorsqu'elle s'éloigne pour récupérer à nouveau sa couette fétiche. Elle m'enroule dedans et je lui lance un regard un peu perplexe. Il faut dire que je n'ai pas vraiment l'habitude que l'on s'occupe de moi. Je ne l'ai jamais eu en fait. Alors je marmonne un vague « merci » et je jette un coup d’œil au zombie défoncé qui gît juste à côté de nous. Je ne me sens pas vraiment en sécurité à côté de ce gros tas, même si sa cervelle a coulé sur le sol. Je grimace à cette vision et je repose mes yeux sur la petite blonde qui se vente avec son petit sourire fier. La vision est beaucoup plus agréable, bien qu’également beaucoup plus agaçante. « Mh, ça va. » Je marmonne d'un air un peu renfrogné, parce qu'en même temps il était déjà à terre. Elle a profité d'un travail pré-mâché par mes soins, alors il ne faudrait pas trop qu'elle s'emballe en se croyant invincible la petite princesse.

Néanmoins, elle m'a probablement sauvé la vie, parce que je n'étais vraiment pas sûr de pouvoir échapper au colosse dans mon état, alors je lui accorde cette petite victoire sans râler. Je fixe le vide un instant comme si je dormais les yeux ouverts, parce que je suis encore sous le choc. Et puis doucement, je reviens à moi. La couette est confortable, alors je la tend presque avec regret à Charlie. Après tout, elle est toujours en pyjama, c'est elle qui doit avoir le plus froid de nous deux cette idiote. Et puis je cherche le chocolat du regard. Je l'ai abandonné en toute hâte en sautant sur mes pieds, et maintenant je tente de l'attraper d'où je suis en tendant le bras. Honnêtement, je n'ai même pas la conviction pour lever mes fesses jusqu'au canapé. Alors je reste assis par terre, adossé au canapé derrière moi. J'ouvre le chocolat pour de bon, et je le tends à la petite blonde après avoir cassé un morceau. « Ça va conjurer le mauvais sort de cette sale journée. » Je ne sais même pas pourquoi je lui raconte ça, je crois que je me parle plutôt à moi-même. Et puis je reporte mon attention sur la fille en plantant mes yeux dans les siens pendant que je croque dans le chocolat béni. « Alors, tu t'improvises médecin ou tu t'y connais vraiment ? » Je l'interroge, curieux de savoir maintenant qu'elle m'a fait douter. « Tu devrais le dire aux autres, ils hésiteront plus longtemps avant de te virer. » Ça a été plus fort que moi. La fatigue et les vertiges m'ont fait parler sur un ton franchement sarcastique, et je lui décroche même un faux sourire pour l'occasion. Je ne sais même pas pourquoi je me fatigue à repenser à ce groupe de débilos. « On ferait mieux de changer d'appart. » Je change soudainement de sujet, parce que j'ai l'impression que je me suis à peu près stabilisé, et que la porte à moitié défoncée et le zombie qui gît devant nous n'ont rien de rassurant. Surtout qu'avec le bordel qu'il vient de faire, je ne serais pas surpris qu'il y en ai d'autres qui errent dans l'endroit maintenant.
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 6:47
Mauvaise graine
Keith & Charlie




Keith fait un peu la gueule, mais il m’accorde ma victoire et c’est assez pour me faire sourire. Je suis sûre que quand il veut, il peut être très gentil. Enfin peut-être. Je le regarde en silence pendant qu’il reprend ses esprits tranquillement. J’espère que ça va aller, que je n’ai pas loupé quelque chose d’important. Mais je crois que tout ira bien. Je le dévisage avec un air surpris quand il se redresse pour me rendre la couette, mais je m’enroule dedans sans me faire prier, parce que j’ai un peu froid. N’empêche que c’est vachement plus confortable de dormir en pyjama qu’en jeans et avec ses chaussures. J’aurai juste l’air bête si on doit s’enfuir rapidement. C’est pour ça que j’attrape mon sac pour bien remettre toutes mes affaires dedans, au cas où. A côté de moi, le brun s’agite à nouveau et je me tourne rapidement vers lui, prête à lui dire d’arrêter de bouger et de se reposer un peu. Au lieu de ça, je souris bêtement et je me glisse en face de lui, le dos contre la table basse. Je prends un bout du chocolat qu’il me tend et je le lève en l’air comme si c’était une quelconque relique ou je ne sais quoi. « Amen. » Et je croque dedans.

Les yeux bleus du grand brun me figent sur place, avec un bout de chocolat dans la bouche et la main en suspens entre ma bouche et le reste de mon corps. Il me faut un court instant pour me reprendre, et j’avale péniblement le morceau de chocolat avant d’inspirer doucement. Ah oui, et de lui répondre. « Un peu les deux. Je ne suis pas que stupide et capricieuse en vrai. J’étais étudiante en médecine mais j’ai pas eu le temps d’aller très loin avec cette connerie. » Je fais un grand geste de la main pour englober bien la Terre entière dans ladite connerie. C’est vrai quoi, j’aurais pu finir tranquillement mes études, avoir une vie posée et calme avec des enfants et un mari gentil. Au lieu de ça, je fugue à vingt ans pour suivre un type qui veut absolument me ramener à mes parents parce que je le saoule. C’est nul. « Je voulais être pédiatre. » Je ne sais pas pourquoi j’ajoute cette précision, d’autant plus que je suis persuadée qu’il n’en a rien à foutre. Mais s’il ne voulait pas savoir, il n’avait qu’à pas demander. A mon tour, je me mets à imaginer ce qu’il pouvait faire avant, avant que le monde ne s’effondre. Ou du moins notre ville. Mais je n’ai pas le temps de lui demander, parce qu’il me parle encore de ces cons du camp et du risque que j’ai de me faire virer. C’est à mon tour de prendre un air blasé. Parce que je ne veux pas rentrer, mais en plus parce qu’il me sert un air sarcastique et un sourire forcé totalement détestables. Alors je lui rends le même sourire, parce que je suis super forte pour ça, et je me tais. Et je croque un autre bout de chocolat, tant pis pour mon régime.

Enroulée dans ma couette, je commence à sombrer. Mes yeux se ferment tous seuls et j’ai l’impression de tanguer. Je me sens bien, pas le moins du monde en danger alors que la porte n’est même plus barricadée. J’échappe un bâillement et c’est la voix de Keith qui me fait ouvrir un œil. « Hein ? Ah oui, on devrait. » Pourtant je ne bouge pas d’un pouce. La fatigue est tombée sur moi sans prévenir et j’ai une flemme d’enfer. Il me faut plusieurs minutes avant de me décider à bouger. Je me lève péniblement, sans quitter ma couette, et j’enfile le chocolat dans mon sac, avant de tendre une main à mon acolyte du jour. « Tu vas pouvoir marcher ? T’as pas trop de vertiges ? » Je le regarde comme si je pouvais évaluer son niveau de stabilité et finalement, il se lève. Bon. C’est que ça doit aller non ? Je souris et j’attrape son sac pour lui épargner ça. Déjà, qu’il avance tout droit, on verra le reste après. Je le suis jusqu’à un autre appartement, qu’il ouvre comme celui d’avant, et nous entrons à l’intérieur. Je dépose doucement les bougies que j’ai prises dans l’autre appart, et c’est avec un air distrait, complètement détaché, que je présente mes excuses à Keith. « Désolée d’avoir crié, c’est ça qui a du attirer le zombie… » Et maintenant que j’ai un peu allégé ma conscience, je me laisse tomber sur le nouveau canapé, enroulée dans ma couette, et je ferme les yeux sans vraiment m’en rendre compte.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 18:53
Elle s'arrête dans son geste alors je l'interroge du regard jusqu'à ce qu'elle finisse d'hésiter. J'affiche un sourire en coin un peu moqueur lorsqu'elle se qualifie elle même de stupide et capricieuse. C'est un bon choix d'adjectifs effectivement. Mais lorsqu'elle m'explique qu'elle sort de médecine, je hoche la tête. Dans ces conditions, un peu de connaissances c'est toujours mieux que rien du tout. La vie et la mort, ça se joue vraiment à plus grand chose de nos jours. Elle voulait être pédiatre. C'est dommage pour elle. Je lui lance un nouveau regard en faisant une moue un peu désolée, mais je ne sais pas quoi dire. C'est comme ça, on ne va pas pleurer 3 ans sur ce qu'on ne peut plus avoir. Et puis ça lui donne déjà probablement suffisamment de valeur pour ne pas être lâchement abandonnée juste avant la tombée de la nuit.

Finalement, alors que je reprends doucement mes esprits, la raison revient à moi. Nous ne sommes plus en sécurité ici. Il faut se remuer avant qu'un autre de ces bâtards zombifiés n'ait la bonne idée de passer la tête à travers la porte enfoncée. Je n'ai pas vraiment envie de me reprendre une table dans la tête, et je ne suis pas certain que Charlie puisse recommencer son petit manège. Alors on finit par se remuer, et j'attrape la main de la petite blonde pour me relever doucement. Ça tourne encore un peu, et j'ai comme une envie de vomir le temps de me stabiliser à nouveau, mais je reste debout. C'est déjà ça. « Ça va. » Je marmonne brièvement après avoir passé une main sur mon visage comme pour me tirer de cet état de flottement étrange. Elle attrape mon sac et je m'apprête à protester, parce que j'ai cette désagréable impression qu'elle me prend pour un assisté, mais elle passe la porte en traînant sa couette sur ses épaules. Alors je la retrouve dans le couloir en vérifiant prudemment que la voie est libre, et je me glisse silencieusement jusqu'à un nouvel appartement, quelques portes plus loin. J'ouvre la serrure avec la même facilité que la première, et je referme doucement derrière Charlie. Je vérifie rapidement le lieu une nouvelle fois – couteau en main – et lorsque je reviens à elle, elle s'excuse. Je lui jette un bref regard, un peu surpris par une excuse aussi soudaine, mais je n'ajoute rien. On a survécu, c'est le principal. Mais c'est vrai que c'est une sale gosse qui va finir par nous faire tuer, alors je suis presque soulagé quand elle se laisse tomber dans le nouveau canapé de la pièce. Il était temps. Et comme j'ai à nouveau la tête qui tourne, je décide de ne plus réfléchir. Moi aussi je me laisse tomber sur le canapé et je m'endors presque instantanément. Je n'ai même pas trouvé la force de barricader la porte. Je sais, c'est imprudent. Vos gueules, j'ai sommeil. J'en ai plus rien à foutre, et advienne que pourra. Je veux juste sombrer et qu'on me laisse enfin tranquille.

Le lendemain c'est les rayons du soleil qui passent tranquillement à travers la fenêtre qui me réveillent. J'ignore quelle heure il est, mais je reste un moment immobile à fixer le plafond. J'ai mal au crâne, à l'arrière de la tête. Il me faut quelques minutes de plus pour me réveiller tout à fait et me rappeler les événements de la veille. Je jette un coup d’œil à côté de moi, et j'aperçois une grosse masse enveloppée dans une couette. Uh, elle non plus je ne l'ai pas rêvé. Je me redresse doucement en soupirant. J'ai la désagréable impression d'avoir fait un mauvais rêve, mais je ne me rappelle pas quoi. J'attends encore un instant, et je finis par me lever jusqu'à la fenêtre. Il fait suffisamment jour pour ramener la petite fugueuse chez elle. En parlant d'elle d'ailleurs, je retourne au canapé et je la remue doucement. « Hé. » Elle ne semble pas réagir desuite, alors je la remue un peu plus fort en haussant le ton. « Hé, allez lève toi là ! Faut qu'on bouge, on a pas toute la journée. » Elle continuera sa sieste au camp si elle veut, mais moi je suis obligé de refaire un détour pour la déposer cette sale gosse, alors il faut que je me magne si je veux décamper d'ici rapidement.
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Lun 14 Déc - 23:21
Mauvaise graine
Keith & Charlie




Mes paupières sont si lourdes, je n’arrive pas à garder les yeux ouverts. Sans m’en rendre compte, je m’effondre de plus en plus, me repliant sur moi-même à mesure que le sommeil me gagne. Je me blottis peu à peu dans ma couette et finalement, je plonge dans un sommeil lourd et sans rêve. C’est une secousse qui me réveille. Une secousse et la voix de Keith. Mais moi, j’ai encore envie de dormir. Je n’ouvre pas les yeux, je reste bien blottie dans ma couette et je fais comme si je dormais encore. Seulement, il insiste, il durcit la voix et finalement, j’ouvre les yeux. Je le regarde avec un air endormi et il râle encore pour que je me lève, alors je finis par le faire. Je ne veux pas rentrer bordel. Je lui sors un petit air fâché avant d’aller me changer à nouveau. Je remets ma tenue d’aventurière de l’apocalypse et je range mon pyjama dans mon sac. Cette fois, je n’apparais pas à moitié à poil devant le brun et quand je reviens, je lui souris et je ressors le chocolat de mon sac. « Petit dej ? » J’essaie de gagner du temps, d’accord. Mais j’ai faim ! Je casse un bout de chocolat avant de lui tendre la tablette et j’attends qu’il mange. Je mange lentement, je traîne dans l’appartement et finalement, il m’engueule. Alors je le suis dehors, je traîne des pieds, j’ai encore un peu mal à la cheville. Je fais exprès de m’arrêter de temps en temps, même, et plus je fais ça, plus il râle. Mais au moins, je ne suis pas au camp.

C’est quand nous arrivons plus près du camp, que nous commençons à l’apercevoir, que je m’arrête carrément pour faire face à Keith. « S’teuplait je veux pas y aller.. » Il me fusille du regard et recommence à marcher. J’ai l’impression d’être une enfant de six ans mais je continue de traîner les pieds. Mais plus je parle, plus je le gonfle et je le vois bien, alors je m’enferme dans un silence boudeur. Quel relou !

Je ne décroche plus un mot jusqu’à ce que nous arrivions près du camp, et c’est à ce moment là que la situation dérape. Des cris, des grognements, des coups de feu me parviennent. Je cesse de regarder mes pieds et je relève la tête avant de jeter un regard inquiet à Keith. Il a l’air tout à fait neutre et moi, je commence à m’en faire. Je presse le pas sans l’attendre, je cours presque jusqu’au camp et ce que je vois me fige. J’ai l’impression que je vais tomber, m’effondrer. Je regarde le spectacle devant moi avec des yeux ronds de surprise et de terreur. La horde, la horde que j’ai croisée, elle est à l’intérieur du camp. Je vois des zombies derrière la barricade. Certains courent un peu partout, certains sont pleins de sang frais. Ils sont tous en train de grignoter quelque chose, on dirait qu’ils sont à un grand banquet. Comment est-ce que ça a pu arriver ? Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Je reste muette, tout est en train de s’effondrer dans mon esprit. Quand je suis partie, j’étais persuadée de pouvoir revenir n’importe quand, si j’en avais envie. Et voilà que tout est en train de se détruire devant mes yeux. Les larmes me montent aux yeux et je pose mon sac avant de prendre en main ma poêle. Ma mère, mon père, ma petite sœur. Ils sont tous les trois dans cette merde, il faut que j’aille les chercher. Si ça se trouve, ils sont cachés quelque part, à l’abri des zombies. Il faut que je les trouve, et vite. J’avance d’un pas, je commence à courir mais quelque chose m’en empêche. Dans mon dos, c’est Keith qui me retient. Je me retourne vers lui rageusement. « Quoi encore ? Tu voulais me ramener au camp, j’y vais ! » J’essaie de me dégager mais il ne me laisse pas partir. Il sait aussi bien que moi que si j’y vais, je vais probablement y passer. Très sûrement même. « Merde, y a toute ma famille là-bas ! » Je crie sans faire attention à ce qu’il y a autour de nous, j’ai envie de lui balancer ma poêle dans la tronche pour qu’il me lâche et que je puisse enfin courir pour aller chercher ceux que j’aime. J’essaie de le forcer à me lâcher mais il tient bon. Peut-être que je ne me débats pas de toutes mes forces, peut-être que j’ai un peu trop peur pour vraiment essayer de me dégager. « Ils vont mourir si on.. Si je fais rien… » Je les ai abandonnés, je suis partie et ils vont mourir alors que je leur ai laissé un vague mot pour leur dire au revoir et à plus. C’est monstrueux, j’aurais eu tellement de choses à leur dire. De nouveaux cris retentissent et c’en est trop, je m’effondre sur le sol, retenue uniquement par la prise de Keith sur moi. Je tombe et je suis tellement sous le choc que je ne pleure pas. Je fixe le vide avec des yeux ronds comme des billes.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 15 Déc - 1:02
Décamper d'ici rapidement, c'était sans compter sur la sale gosse que je me traîne. Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus lent, à croire qu'elle avait vraiment deux de tension, littéralement. Je la presse encore et encore mais elle n'avance pas beaucoup plus vite. Elle essaye d'acheter quelques minutes supplémentaires en me mettant la tablette de chocolat entre les mains. J'en coupe un bout et je décide de le manger en chemin. Cette fois elle n'a que trop tarder, je lui gueule dessus pour qu'elle réagisse enfin. Et enfin nous quittons l'appartement.

Je reste prudent parce que les zombies d'hier soir sont peut-être encore dans les parages, alors je garde mon couteau à la main. Charlie traîne toujours plus, je suis obligé de vérifier plusieurs fois qu'elle ne s'est pas arrêté dans mon dos. Pendant un instant, je crois bien que je vais faire volte-face et que je vais la planter là, au milieu de nul part. Qu'elle se débrouille toute seule pour rentrer, après tout c'est elle toute seule qui s'est crue suffisamment adulte pour faire le mur. Mais nous ne sommes plus très loin, alors je me force à faire l'effort, peut-être parce qu'elle m'a sortit du pétrin hier. Mais soudain, elle se met carrément en travers de mon chemin pour recommencer son caprice. Je crois que je vais lui faire bouffer son pyjama pour qu'elle la boucle. Je lui fait comprendre d'un regard que ma patience à des limites et qu'elle est en train de les traverser, et puis je la contourne sans un mot. J'en ai assez de gaspiller forces et salive inutilement pour cette petite reloue. Elle s'expliquera avec ses parents si ça la fait marrer d'exploser des zombies avec une poêle. Hors de question que je l'ai sur les bras plus longtemps.

Par miracle, elle semble comprendre. Elle continue de traîner un peu, mais au moins elle avance en silence. Malheureusement, lorsque je m'imagine que je vais enfin avoir la paix en apercevant le campement des débilos, les cris et les coups de feu qui en émanent me figent. Je tends l'oreille et je fronce les sourcils. Ça a l'air d'être la pagaille à l'intérieur. Il me faut pas longtemps pour comprendre ce qu'il se passe. Ces abrutis n'ont pas voulu m'écouter hier, et maintenant ils en payent le prix fort. J'ai presque envie de dire bien fait. Ils m'ont envoyé à un sort tout à fait similaire en me mettant à la porte hier soir. Je ne vais pas les regretter, et encore moins pleurer pour eux. Pourtant, je ne peux pas me réjouir au son de ces cris de terreur et de souffrance. Il y a des femmes et des enfants à l'intérieur. Mais aucun d'entre eux n'a protesté quand c'était à mon tour d'être condamné. Ils n'ont que ce qu'ils méritent.

Mais alors que je fais la paix avec ma conscience, je vois Charlie poser son sac pour en sortir la poêle. Il est vrai que j'aurais pu me douter que la horde allait prendre la direction du campement. Je n'aurais cependant pas imaginé que ça finirait en un tel massacre. Et encore moins que je me retrouverais avec ce petit boulet blond sur les bras à ce moment. Je ne suis pas censé être là. Je devrais déjà être loin, d'ailleurs je devrais faire demi-tour sur le champ avant que ces tarés de monstres zombifiés ne nous repèrent. Et pourtant quand je vois la petite blonde s'avancer vers le camp, ma conscience se remet à hurler. Je peux laisser crever un campement entier pour sauver ma vie, de toute façon même si je fonçais dans le tas je ne parviendrais qu'à me tuer avec eux. Mais quand je vois cette pauvre gosse en crise foncer vers sa mort, je ne peux que la rattraper par le bras. Elle proteste, alors je referme un peu plus ma prise sur elle. « Eh ! Tout ce que tu vas réussir à faire c'est te faire tuer aussi ! Laisse tomber ! » Elle, je peux la sauver. Elle est reloue, je pourrais la lâcher et mettre fin à tous mes problèmes. Honnêtement pendant une seconde c'est presque tentant, et puis je la tire vers moi. Il faut qu'elle la boucle ou elle va nous faire tuer tous les deux. « Je sais.Je sais. » Je l'attrape par les épaules pour être sûr qu'elle ne m'échappera pas. C'est triste et cruel mais ils sont probablement déjà morts. Petit à petit, elle cesse de lutter, et elle finit par s'effondrer en affirmant qu'ils vont mourir. Je la laisse glisser doucement sur le sol en m'accroupissant à côté d'elle. Je crois qu'elle est sous le choc, et je ne sais pas trop quoi faire. C'est chiant, je n'avais pas prévu de me retrouvé mêlé toute cette merde. Ces salauds n'ont que ce qu'ils méritent, mais Charlie, même si c'est la plus reloue de la planète, elle m'arrache un regard un peu attristé. Personne ne devrait voir sa famille mourir comme ça. Je pense brièvement à la mienne, et je lâche finalement la veste de la petite blonde pour poser une main sur son épaule. « Je suis désolé. C'est trop tard. Il faut qu'on se tire maintenant, ok ? » Je ne suis pas sûr qu'elle réagisse tout de suite, alors je la secoue un peu, parce qu'on a pas le temps pour ça. C'est une putin de horde qui nous fait face. « Charlie ? » Ma voix se fait pressante et je guette les environs d'un regard nerveux. « Charlie on peut pas rester là ! » Merde ! Si on reste plus longtemps à découvert, je ne suis pas sûr de me lever demain matin. Alors quoi ? Je vais devoir la baffer ? La porter ? L'abandonner ici ?

Je perds patience lorsque je vois quelques zombies se diriger dans notre direction. Il faut courir, maintenant. Je soulève Charlie sans ménagement pour la forcer à se remettre sur ses pieds. « Allez bordel ! » Je grogne et je la tiens fermement en la tirant pour m'assurer qu'elle ne s'effondre pas à nouveau. Il faut qu'on dégage, rapidement.

Merde, merde, merde ! On est trop lents ! Je les entends, juste derrière nous. Je serre les dents alors que j'essaye de courir en me traînant le boulet blond en plus. Putin de merde, on va pas y arriver ! Je regarde désespérement autour de nous en avançant, et c'est là que je le vois. Un peu plus loin, à gauche du chemin, une sorte de ruine. Je me précipite vers le bloc de béton, et je secoue Charlie une ultime fois. « Il faut que tu descendes là-dedans t'as compris ? » Elle a l'air de dormir les yeux ouverts, alors je l'aide à descendre pour éviter qu'elle ne se laisse tomber comme une crêpe. Lorsque c'est à mon tour de descendre, je sursaute parce qu'un zombie hurle à quelques mètres de moi. Je me jette dans le trou avant qu'il ne me voit, mais dans la précipitation je glisse. Le trou n'est pas trop profond, mais en tombant je heurte une tige en métal qui dépasse du béton. La saleté m'a méchamment écorché sur le côté droit. « Aaaarh... fuck ! » Je pose une main sur la blessure pour l'empêcher de trop saigner et je fouille mon sac en serrant les dents pour supporter la douleur. Vu l'état de la tige en métal, j'ai intérêt à nettoyer la plaie au plus vite. Par chance j'ai quelques compresses désinfectantes dans mon sac. On dirait que le mauvais sort de la veille n'a toujours pas décidé de changer de cible. Ca fait un mal de chien, mais au moins les zombies tracent leur route.


Dernière édition par Keith Harrison le Mar 15 Déc - 1:18, édité 1 fois
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 15 Déc - 1:02
Le membre 'Keith Harrison' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé du Destin' :
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 15 Déc - 3:29
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Je ne pense plus à rien, je ne bouge plus et aucun de mes sens ne fonctionnent. Je crois que mon corps et mon esprit se ferment pour faire face au choc que je viens de recevoir. Je suis incapable de bouger, de ressentir quoique ce soit, et aussi de me rappeler ce que je fous là. Pourquoi je ne suis pas avec eux, pourquoi moi je n’ai du faire face qu’à un seul zombie minable alors que ma famille se retrouve face à une horde de ces monstres. Je n’ai même pas peur, je n’arrive pas à être triste non plus. Je suis simplement anéantie. Je pourrais rester là à attendre la mort sans protester. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je me sens coupable comme si c’était moi qui avais laissé entrer les zombies. Et si j’avais mal refermé la barricade ? Tout est de ma faute. Mais peut-être que ma famille a pu sortir ? Il doit y avoir des rescapés, des survivants. Je veux aller voir. Je dois aller voir. Seulement, Keith me secoue encore. Je relève les yeux vers lui un court instant quand il appelle mon prénom. Je ne sais pas quoi dire, pas quoi faire. Ma tête retombe en avant et je recommence à fixer le sol entre Keith et moi. Mais je sens que je me relève, que quelqu’un me relève très exactement. C’est lui, je m’accroche à lui instinctivement alors qu’il me crie dessus. Je crois que ça me force à vraiment me mettre sur mes jambes. Il me tire et je ne résiste pas, je le suis sans même comprendre où nous sommes ni où nous allons. Je suis juste fatiguée, tellement fatiguée. Je veux dormir, mon cerveau ne comprend plus rien à ce qui nous arrive.

Finalement, on s’arrête. Je lance au grand brun un regard interrogateur parce que je ne sais pas où nous sommes. Et pourquoi est-ce que ma famille n’est pas là ? Il me pousse presque dans un trou et je ne sais pas comment j’atterris au fond sans me faire mal. Je m’assois sur le sol froid, le dos contre le mur, froid aussi. Je replie mes jambes contre moi et je passe mes bras autour en enfouissant mon visage dans mes genoux. « Je veux voir mes parents. » Ils doivent être morts d’inquiétude, cachés dans leur abri. « Tu crois que je pourrai aller les chercher quand ? » Ils doivent avoir peur que la horde ne soit passée sur moi, il faut que je les trouve pour leur dire que tout va bien. Et je serrai dans mes bras ma petite sœur, cette lourde peste. Je ne remarque même pas que Keith n’est pas encore avec moi dans le trou, qu’il est en train de descendre. Je souris en pensant à ma sœur et un gros bruit me fait sursauter. Je lève un peu la tête et je vois Keith, par terre. Qu’est-ce qu’il fait ? Oh. Il s’est fait mal. Je voudrais lui donner mon sac, j’ai du désinfectant dedans je crois. Mais je n’arrive pas à tendre le bras, je n’arrive pas à bouger. Le déni, je n’arrive pas à m’enfermer dedans réellement. Déjà, je me rends compte que je délire totalement. Mais je ne veux pas revenir dans la réalité, au lieu de ça je rampe un peu jusqu’à Keith. « Fais voir ta plaie. » Je suis mécanique, je parle comme un robot sans pouvoir faire autrement. Je le force à se pencher un peu pour regarder, même si ça n’a pas l’air de lui plaire. Je ne réponds même pas à son air blasé, je me contente de désinfecter la plaie et de lui faire un pansement propre, j’ai ça dans mes affaires. « C’est pas très profond, ça va passer mais oublie pas de désinfecter. »

Je recule contre mon mur pour replier mes jambes contre moi. Je lui parle maintenant comme s’il allait partir. J’ai compris, il ne veut pas de moi. Je rabats la capuche de mon sweat sur ma tête et je ferme les yeux en cachant à nouveau mon visage contre mes genoux. Il va partir, dès que les zombies se seront éloignés, et je serai toute seule. Jusqu’à ce que je retrouve mes parents du moins… Arrête Charlotte. Je soupire. Je sais au fond de moi qu’ils n’ont pas survécu. Ils ont du être pris au piège comme les autres, je ne vois pas comment ils auraient pu être épargnés et pas les autres. « Ils sont morts hein... ? » Je ne relève même pas la tête, je n’écoute pas la réponse de Keith. Je n’en ai pas besoin. J’échappe un hoquet et finalement, les larmes se mettent à couler. Je pleure comme jamais je n’ai pleuré, parce que c’est soudainement tous les sentiments que j’ai refoulés qui s’abattent sur moi et me déchirent le cœur. J’ai perdu toute ma famille, je n’arrive même pas à m’en rendre compte. Je ne sais pas où est ma grande sœur et la seule personne qui reste près de moi est un mec qui ne rêve que de se débarrasser de moi. Je n’arrive pas à me reprendre, je pleure le plus silencieusement possible mais je sais qu’il m’entend. J’étouffe dans mes sanglots, dans la peur panique de ce qui va m’arriver quand Keith sera parti. J’ai déjà l’impression d’être toute seule.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 15 Déc - 4:48
Charlie s'approche et demande à voir ma plaie. Je grogne en lui assurant que je peux me débrouiller, mais elle insiste. Pour le coup, je ne suis plus très sûr qu'elle sache ce qu'elle fait. Elle a l'air complètement à l'ouest, comme si elle était sur le point de s'endormir après avoir veillé pendant trois jours de suite. Elle fouille son sac et en sort quelques trucs. Je serre les dents quand elle désinfecte et surveille ses gestes jusqu'à ce qu'elle rende son diagnostic. Ça va passer, encore heureux ! Putin j'en ai marre d'enchaîner les conneries depuis quelques jours ! Y'a pas moyen d'être tranquille deux minutes ?! Je hoche la tête silencieusement, parce que les zombies ne sont pas très loin, et parce que tout ce qu'il me vient à l'esprit ce sont des remarques cinglantes et pessimistes.

Alors j'imite Charlie qui se colle dans un coin, et je trouve une position pas trop douloureuse. Ptin un peu plus et je me serais planté avec mon propre couteau tiens. C'est pas vrai, quelle salope d'apocalypse. Alors que je ronchonne dans mon coin en silence, j'entends la petite blonde qui soupire. J'avais presque oublié sa crise reloue d'il y a deux minutes. Elle me demande si ils sont morts. Je tourne la tête vers elle, mais elle ne me regarde pas. Ça me fatigue, mais j'ai l'impression que je suis obligé de dire quelque chose. « On ne pouvait rien faire Charlie. » On a tous perdu des gens qu'on aimait dans cette période de merde. C'est pas nouveau, les gens meurent, dans d'atroces souffrances en plus de ça. Quand j'entends Charlie fondre en larmes, je ne peux m'empêcher de repenser à ma détresse en cherchant mes proches juste après la chute du barrage militaire. Ça m'a rendu fou des les avoir perdu. Je crois que l'on ne s'en remet jamais vraiment. Mais de les voir mourir comme ça, à quelques mètres... C'est peut-être une sale reloue qui m'a bien gavé, mais elle ne mérite pas ça. Personne ne le mérite. Je soupire un peu et je me décide à me rapprocher doucement d'elle en serrant les dents parce que ça tire sur ma plaie toute récente. « Hey, vient là. Je suis vraiment désolé. » Je passe un bras autour d'elle pour l'attirer contre moi. Je n'ai carrément pas l'habitude de me montrer si compatissant, mais je suis d'accord avec moi-même pour admettre que la pauvre fille a traversé beaucoup de choses en quelques heures seulement. Je ne suis pas un monstre insensible qui va la laisser pleurer toute seule dans son trou, comme certains pourraient le dire. Alors je la serre contre moi, et je la laisse pleurer autant qu'elle en a besoin. Ces choses là, il faut que ça sorte. C'est une sorte d'exorcisme. « Ça ira mieux après, tu verras. » J'ai parlé sur un ton un peu plus désabusé, mais après tout c'est la vérité. Il faudra bien que ça aille. Il faut continuer d'avancer malgré tout. Malgré la douleur, malgré le tristesse, et malgré la solitude terrible qui suit. Je passe une main douce dans ses cheveux blonds et je repense à ma sœur qui avait un peu les mêmes. Pendant un instant, je me sens presque coupable du terrible chagrin qui étouffe Charlie. J'aurais dû être plus insistant sur cette histoire de horde. Alors je laisse tomber doucement ma tête en arrière contre le mur dans mon dos, et je me force à repenser à leur tête d'abrutis hébétés à tous, quand personne n'a levé le petit doigt pour s'opposer à ma mise à mort camouflée en exil.

Je soupire et j'étends mes jambes, parce que je crois qu'on va rester coincés là un moment. Mais en bougeant, je heurte quelque chose. Quelque chose qui roule. Je le fais revenir à moi d'un mouvement du pied et je l'attrape pour le mettre à la lumière. C'est une bouteille. Une bouteille de rhum précisement. J'hausse les sourcils parce que ce n'est pas exactement le genre de trouvaille que je m'attendais à faire au fond d'un trou comme celui-ci, mais je ne vais pas cracher dessus. On dirait que pour une fois le destin compatit. Alors j'ouvre la bouteille et j'en prend une grosse gorgée avant de tapoter l'épaule de Charlie. Je sais même pas si elle a l'âge légal pour boire, mais ce n'est pas exactement moi qui vait lui faire la morale sur la loi. Elle en a de toute façon bien besoin je crois - de la bouteille j'entends. Je la lui tends et je murmure simplement : « Tiens ça va aider. »


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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 15 Déc - 17:09
Mauvaise graine
Keith & Charlie




J’ai l’impression que je n’arriverai jamais à arrêter de pleurer, que les larmes vont couler sans cesse jusqu’à ce que je m’effondre d’épuisement. Je me replie sur moi-même autant que je le peux, je n’arrive même plus à respirer. Tout ce que je veux, c’est crever là et ne plus avoir à penser à rien. Merde, il y a une heure j’étais une gamine dans un camp de survivants, je me battais encore avec ma petite sœur. Et maintenant je suis toute seule. Ou peut-être pas autant que je le pense. J’ignore la voix de Keith mais je ne peux pas ignorer son bras qui entoure mes épaules et me rapproche de lui. J’essaie de lutter un peu contre sa force qui m’attire contre lui. S’il ne veut pas rester avec moi, si je l’emmerde à ce point, je n’en veux pas de son câlin. Pourtant je n’arrive pas à résister vraiment. Il me serre contre lui et mes sanglots repartent de plus belle. J’enfouis mon visage dans le creux de son épaule et je ne bouge plus. J’attends désespérément de voir cette détresse s’atténuer, je me perds totalement dans un dédale de pensées incohérentes. En cet instant, Keith est mon seul lien avec la réalité, et j’agrippe sa veste sans même m’en rendre compte, comme si j’allais me noyer dans mes larmes.

Je continue de pleurer un moment, je tousse parce que l’air commence à me manquer. Et finalement, je commence à me calmer. Je ne sais pas comment, je crois que le corps n’est simplement pas fait pour pleurer pendant des heures entières. Mes sanglots s’espacent et les larmes ne coulent plus sur mes joues détrempées. J’ai les yeux qui piquent. L’épaule de Keith est trempée elle aussi. Sa main dans mes cheveux est d’un réconfort immense. Je suis soudainement envahie par la fatigue. Je ne bouge plus, je pourrais m’endormir comme ça, contre lui. Mais il bouge et je me redresse un tout petit peu, pour le laisser libre de ses mouvements. J’en profite pour essuyer un peu mon visage d’un revers de main. J’empêche les quelques larmes toujours présentes de couler, il faut que je me reprenne. Je ferme les yeux pour me concentrer sur ma respiration et c’est Keith qui me ramène à moi. Je sursaute violemment quand il me tapote l’épaule, mais je lui souris vaguement pour lui montrer que ça va. Que ça va aller. Et il me tend une bouteille. Je reste perplexe en voyant la chose, il a trouvé ça où lui ? Il se trimballe avec de l’alcool dans son sac ? Je n’ai pas trop l’habitude de boire, à vrai dire j’ai plutôt tendance à faire n’importe quoi quand je bois. Je ne sais pas vraiment du rhum réellement arranger la situation. Mais puisqu’il le dit, j’attrape la bouteille. Je m’appuie contre le mur derrière moi pour ne pas rester affalée sur l’autre râleur. Je savais qu’il était gentil dans le fond. J’en étais sûre. Au moins un peu. Je regarde la bouteille, toujours aussi peu convaincue, et je renifle.

Et puis merde. Je porte le goulot à mes lèvres et j’avale une gorgée d’alcool. Ca brûle la gorge mais ça ne me surprend pas vraiment, le rhum c’est pas de la bière hum. Presque instantanément, ça me réchauffe l’intérieur du ventre, ça brûle un peu même. Je grimace mais je bois une nouvelle gorgée, et puis une autre. Voilà. J’ai l’impression que je vais mourir d’avoir bu du rhum comme ça, sans aucun diluant. Je tousse et je rends la bouteille à Keith avec un petit rire nerveux. « C’est vraiment dégueulasse ! » Je laisse tomber ma tête contre le mur et je regarde un peu ce qui se passe au dessus de nous – enfin même si je ne vois rien. J’ai l’impression qu’un voile vient de tomber sur mes yeux, dans ma tête. J’ai chaud d’un coup, j’ai envie de m’allonger par terre et de ne plus bouger de toute ma vie. L’alcool hum. J’aurais peut-être du boire petite gorgée par petite gorgée ? Je souris à Keith et je reprends la bouteille finalement. Je la porte une nouvelle fois à mes lèvres parce que c’est vrai que ça fait du bien. Et cette fois je la lui rends pour de bon, parce que mon ventre n’a pas l’air de trop trop aimer ce que je suis en train de lui faire subir. Je me penche vers mon sac pour ressortir la tablette de chocolat entamée et je prends un bout avant de la filer à Keith, parce qu’il ne faut pas boire le ventre vide. Je crois. Le brun boit à son tour et je ne peux m’empêcher de fermer les yeux pour chantonner. « Yoho, yohooo nous sommes les pirates, les forbaaans.. » Je nous imagine sur une plage dans les Caraïbes, parce que ça serait toujours mieux qu’ici.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mer 16 Déc - 4:00
Je ne sais pas trop quoi faire avec Charlie dans les bras. Je crois qu'il n'y a rien à faire, rien à dire. La perte de sa famille est brutale et sans appel. La souffrance doit être écrasante, alors je la laisse gérer ça comme elle peut. Je caresse doucement ses cheveux, ils sont encore doux et propres de sa douche d'hier soir. Je m'en veux presque de l'avoir ramené juste au mauvais moment. Le timing n'aurait pas pu être plus mauvais. Le destin aurait au moins pu lui épargner les cris. Les cris d'ailleurs, ils ont cessés. Comme les coups de feu. C'est fini, je crois. Il ne reste plus que les sanglots silencieux de Charlie pour meubler le silence qui nous entoure. Je ferme les yeux un instant et je soupire. C'est tellement fatiguant cette putin d'apocalypse.

C'est là que je trouve la bouteille. Charlie hésite un peu et renifle le rhum. Je la regarde faire avec un petit sourire un peu amusé. Qu'est ce qu'elle fabrique ? Finalement elle boit. Sa grimace élargit un peu mon sourire moqueur, et encore plus lorsqu'elle manque de s'étouffer. Je récupère la bouteille qu'elle me tend et je lui répond d'un petit rire bref lorsqu'elle affirme ne pas aimer le rhum pur. « Désolé mais c'est tout ce qu'il restait dans le bar ! » Je me moque un peu en prenant une nouvelle gorgée à mon tour. Mh, c'est vrai que ce n'est pas ce qu'il y a de meilleur au monde. Mais au moins ça endormira peut-être la douleur de mon flan blessé. Pour mon mal de crâne par contre, rien n'est moins sûr. Mais il faut faire des choix dans la vie. Finalement, Charlie tend à nouveau la main vers moi pour s'emparer de la bouteille. Je la lui rend avec un petit regard un peu surpris mais amusé. Finalement ça lui plaît pas si mal que ça le rhum mh ? Je reprends une gorgée aussi parce que le temps que tout ce petit monde dehors ne trace sa route, on a bien le temps de faire une petite pause nous aussi. Alors que mon esprit s'endort doucement, la douleur s'en va avec la raison. Je souris et remercie brièvement la petite blonde lorsqu'elle me redonne un bout de chocolat. Ça c'était vraiment une bonne idée. Pas comme son histoire de poêle-mieux-que-rien. Et alors que je croque avec délice dans le chocolat, miss reloue numéro un se remet à jouer les princesses et décide que c'est l'heure de chanter. Je tourne la tête vers elle et je fronce les sourcils. « Qu'est ce que c'est que cette chanson ?! » Je me marre un peu parce qu'elle a sortit ça de nul part et je me demande si elle vient juste d'improviser une chanson de pirate.

J'essaye de me redresser mais je mets un moment à me pencher suffisamment en avant pour reprendre appui sur mes pieds. Lorsqu'enfin je suis debout, je titube un peu et je pointe un doigt moqueur sur Charlie. « Et puis toi en pirate avec a poêle, j'aimerais bien voir ça ! » Je ris à nouveau et je prends une nouvelle gorgée de rhum. Ça réchauffe, ça soulage, ça apaise. Hum, ça me fait parler aussi. Un peu trop d'ailleurs. Mais avec la fatigue des derniers jours et le manque évident de nourriture dans mon pauvre petit corps blessé, l'alcool a tôt fait de me monter à la tête. Je m'éloigne brièvement de la petite blonde pour faire le tour de notre cachette, et c'est là que je manque de me ramasser en rentrant dans une mini-étagère que je n'avais pas vu dans la semi-obscurité souterraine. Je m'accroupis et je pousse un petit cri victorieux. « Eheh ! C'est Noël ! Regarde ça ! » Je lui montre le tas de conserves sur lequel je viens de tomber, et je lui fais à nouveau signe. « Vas-y, lance mon sac steuplé. » Je crois que plus je remue, plus je vais aggraver mon cas. « Je suis blessé ok. » J'ajoute pour ma défense, avant de lui faire signe de se bouger au lieu de comater en rouspétant.


Dernière édition par Keith Harrison le Mer 16 Déc - 4:08, édité 1 fois
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mer 16 Déc - 4:00
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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mer 16 Déc - 23:19
Mauvaise graine
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Les yeux fermés, je chantonne la chanson de pirates avec un sourire idiot collé sur les lèvres. Le rhum a totalement anesthésié mes sens. Peu à peu, la tristesse quitte mon esprit embrumé par l’alcool, mon corps se détend et je m’effondre contre le mur. J’appuie ma tête contre le béton froid et j’ouvre brutalement les yeux quand je commence à pencher sur le côté. Je me redresse et je ricane quand Keith se fout de la gueule de ma poêle. « Je vais t’assommer avec, tu vas voir si je suis pas un pirate ! » J’attrape ma poêle et je la brandis avec un air qui se veut menaçant, mais je fais une espèce de grimace pourrie et c’est tout. Et puis je la fais tomber. Le bruit qu’elle fait sur le sol résonne dans ma tête et je ferme les yeux un instant parce que ça fait un peu mal au crâne. Et peut-être que ça me secoue les neurones, parce que je capte la question qu’il a posée juste avant de se lever. Comment ça qu’est-ce que c’est que cette chanson ? Il a perdu la mémoire ? Je ricane à nouveau et je me redresse un peu pour m’asseoir en tailleur. « Cette chanson très cher, c’est la chanson de Pirates des Caraïbes voyons ! » Il me regarde avec un air débile, et puis il ne répond pas, alors j’insiste. « Mais si ! Quand Jack et Elisabeth ils sont sur la plage ! Elle est même dans l’attraction à Disneyland ! » Oh mon dieu, j’ai envie d’aller à Disney ! Ça se serait vachement plus cool que d’être coincés dans un trou tout pourri et entouré de zombies en plus. Pour la peine, je continue de chanter ma chanson de pirates toute seule. « Toi t’es nul en pirate, tu serais prisonnier dans la soute hinhin. »

Keith s’en va et j’attrape la bouteille avant qu’il parte pour boire une nouvelle gorgée. J’observe le grand brun tituber un peu dans notre abri et je ris un peu, en me laissant tomber à nouveau contre le mur. J’ai l’impression que des heures s’écoulent alors que j’observe un peu autour de moi sans réussir à bouger. Je n’entends plus rien, je suis dans un brouillard total. Et Keith se casse à moitié la gueule, m’arrachant un nouveau sursaut. Je vais crever à ce rythme. Je grogne un peu parce que j’ai l’impression d’avoir dormi pendant 100 ans. Bon, où est-il ce relou ? Je le cherche un peu du regard dans l’obscurité avant de capter qu’il n’est qu’à quelques mètres de moi, mais accroupi. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’il me montre, mais je finis par identifier les boîtes de conserve. Trop bien ! Je souris comme je peux, parce que j’ai l’impression que mes joues pèsent dix tonnes chacune. Quand Keith me demande son sac, j’ai l’impression qu’il me demande de faire un aller-retour en courant jusqu’à la Lune. Comment est-ce qu’il veut que j’y arrive ? « Viens le chercher, c’est pas vrai ça.. » Je râle un peu, comme s’il déteignait sur moi. Pourtant quand il me sort son excuse de blessure, je le prends comme si c’était une excuse valable. « Ok, ok, ça va pas la peine de sortir les violons ! » J’attrape son sac et je le lui balance, comme il me l’a demandé. Bon, je le lance un peu de travers alors il n’arrive pas vraiment sur lui, mais c’est l’intention qui compte non ?

J’attends que Keith revienne avec sa trouvaille et je lui souris quand il se laisse tomber à nouveau à côté de moi. Je serai quand même un peu triste quand il sera parti et qu’il m’aura laissée toute seule. Il ferait vraiment ça ? Peut-être qu’il faudrait que je sois gentille, pour qu’il ait envie de rester ? Fais des efforts Charlie. Je bois une nouvelle gorgée de rhum avant de poser la bouteille entre nous. Ma tête commence à tourner sérieusement et j’ai un peu mal au ventre. Je fixe Keith avec un petit sourire. C’est vrai qu’il est beau. Stop. Ok, ça doit être bizarre. Je détourne les yeux et je me redresse un peu sans trop savoir quoi faire, mais j’ai du prendre 200 kilos et je retombe en arrière, à moitié sur mon compagnon de la soirée. Je n’arrive pas à me redresser alors je reste contre lui et je souris. « Désolée. J’ai trop mangé de chocolat j’arrive plus à me porter ! » Et j’y crois en plus. Calée contre lui, je recommence à chantonner doucement, parce que cette connerie de chanson de pirates, elle me reste dans la tête. « Alors tu t’en rappelles vraiment pas ?! » J’ai la tête à l’envers. Ou le corps. Ou alors c’est lui qui est à l’envers ? Tout tourne autour de moi et je n’arrive pas à arrêter de sourire. « T'es vraiment obligé de partir ? » Ah si. Je perds mon sourire finalement, mais je ne bouge pas. Je n’arrive pas à me relever de toute façon, alors je cherche le sol avec mes mains pour essayer de m’appuyer dessus et arrêter d'écrabouiller le pauvre Keith.

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Re: Mauvaise graine - Keith&Charlie [Mai 2025]   
Mar 22 Déc - 2:33
Quand l'autre nulle fait tomber sa poêle après avoir fait la maline, je sursaute et mon cœur s'arrête. Le temps que je réalise d'où ce bruit intense et soudain provient, et je lance un air blasé et accusateur à Charlie. Sérieusement ? On est pas assez dans la merde selon elle ? Il faut vraiment qu'elle balance son arme ridicule sur le sol pour attirer davantage de zombies sur nous ?! Cette fille est vraiment brillante ma parole ! Et puis en plus elle se redresse, et elle insiste pour que je reconnaisse la chanson. Je lui jette un regard de travers parce que je ne vois quand même pas de quoi elle parle, et je finis par hausser les épaules quand elle parle de Disneyland. J'ai bien offert une journée à ma petite sœur et à ma mère une fois, mais je n'y est jamais mis les pieds personnellement. D'après ma sœur, c'est le paradis. D'après moi, c'est beaucoup trop de princesses et de paillettes pour me plaire. Alors je ne dis rien et alors que j'entreprends de m'éloigner de la chipie, elle assure que je serais prisonnier et en profite pour me voler la bouteille. Je lui laisse le breuvage, mais je mets les mains sur les hanches en bombant de torse et en poussant un léger rire méprisant. « Hinhin ! Ça ça m'étonnerait ! Tu as devant toi le meilleur marin du pays !! Et c'est dans la cale qu'on balance les prisonniers dans ton genre, pas dans la soute, madame-la-reloue ! » Et après ce constat criant de vérité, je lui tourne le dos pour me lancer dans l'exploration de l'endroit, d'un pas plus ou moins certain.

Lorsque je dévoile ma trouvaille à Charlie en lui jetant un nouveau regard, je remarque qu'elle n'a plus l'air très bien. Je suis obligé d'insister pour obtenir un mouvement de sa part. Et lorsque je vois mon sac atterrir un peu plus loin de moi, je fais une grimace pour bien montrer mon insatisfaction. Sérieusement ? C'est tout ce dont elle est capable ? On ne va pas aller bien loin à ce rythme. Je râle intérieurement en faisant l'effort de tendre le bras, même si ça fait un mal de chien à ma blessure toute récente lorsque je m'étale à moitié par terre. Je fourre les conserves en désordre dans mon sac, comme s'il s'agissait de la tâche la plus pénible du monde, et je me traîne à nouveau jusqu'au mur qui semble désespérément avoir besoin de notre soutien pour tenir debout. Je me laisse tomber contre lui avec la même conviction que la petite blonde et je soupire. C'était trop d'efforts en un coup punaise. Je vais me reposer quelques années maintenant. Je ferme les yeux et je crois que je m'endors à moitié, comme si je faisais une sieste éclair pendant que Charlie a repris la bouteille. Je ne m'attendais pas à ce que le rhum pur lui plaise autant tiens. J'ouvre à nouveau les yeux pour vérifier qu'elle est toujours en vie, et je réalise qu'elle m'observe avec un sourire un peu bizarre. Je fronce les sourcils comme si elle cachait quelque chose, et mon cerveau n'a pas le temps de réagir quand je la vois tenter vainement de se relever et me retomber dessus. Elle s'excuse alors que j'ai poussé un petit gémissement, mais elle ne bouge pas pour autant. A la place, elle recommence à chanter sa chanson de pirates reloue. J'essaye de la repousser, ou alors j'y pense très fort, parce que mon corps est trop lourd à remuer. Mais dans mon esprit, je l'envoie loin à l'autre bout de la pièce – même si je crois qu'en vrai je remue à peine le petit doigt. Quelle reloue celle là alors ! C'est qu'elle est lourde en plus ma parole !

Je suis encore occupé à râler intérieurement en priant pour qu'on me foute bientôt la paix dans ce monde de relous plus qualifiés les uns que les autres pour me faire chier, lorsque soudain la princesse de la chiantise me tire de mes réflexions haineuses. « Nan. » Voilà qu'elle me saoule à nouveau avec sa chanson ! Oskour. « J'aime pas Disney. » Je lui révèle d'une voix tout à fait monotone, comme s'il s'agissait de la plus banale des informations, et je reprend possession de la bouteille. Peut-être que si je bois assez, cet instant passera plus vite ? Peut-être même que je vais trouver la petite blonde ultra chiante un peu sympa ? Je souris doucement en portant la bouteille à mes lèvres parce que j'aimerais bien voir ça. Peut-être même que si je finis le rhum, je vais pouvoir m'embrouiller suffisamment le cerveau pour l'oublier ? Hinhin. Je manque de m'étouffer lorsqu'elle change brutalement de sujet et qu'elle me balance son air tristounet au passage. Je rêve ou elle va encore insister pour me traîner dans les pattes plus longtemps ?! Je suis sûr le point de rouspéter et de lui hurler que je ne vais pas camper dans ce trou moisi toute ma vie lorsque je me rappelle désagréablement ce qu'il s'est passé un peu plus tôt à l'extérieur. Alors les mots se bloquent soudainement dans ma gorge et je referme la bouche sans rien dire pour prendre un instant de réflexion. « Tu fais ce que tu veux, mais moi je ne vais pas traîner dans les environs alors qu'une horde pareille erre dans le coin. » Je hausse les sourcils et je reprends une gorgée de rhum. Je crois qu'on va finir par en mourir, mais j'avais besoin de courage et surtout de me consoler après avoir sortit un truc pareil. Je ne l'invite pas directement à me suivre, mais elle est libre de faire ce qu'elle veut. Maintenant que je ne peux plus la déposer dans un endroit protégé, je ne sais plus quoi faire d'elle. J'aurais peut-être dû insister et mettre le campement en garde pour la horde. L'espace d'une fraction de seconde, je regrette d'avoir indirectement causé la perte de cet endroit sûr et de sa famille par la même occasion pour Charlie. C'est vrai qu'elle n'avait rien demandé. Et même si personne n'avait protesté contre mon exil, elle était quand même venue me chercher. Alors comme je sens que je commence à devenir sentimental, je me sens obligé de rajouter sur un ton un peu méchant. « Surtout que les abrutis du campement vont bientôt grossir les rangs des zombies. » Voilà, c'est bien fait pour leur gueule. D'après eux, c'était censé être moi à leur place. Le coup du sort est bien cruel. Et moi je ricane en buvant à leur santé zombifique.
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